19-Corrèze


Baillely à Billot

 

Baluze, Etienne
Erudit français et historien né à Tulle le 24 décembre 1630, décédé à Paris le 28 juillet 1718. Il commença son éducation au collège jésuite de Tulle, où il se distingua par son intelligence, son assiduité au travail et sa prodigieuse mémoire. Il termina ses études classique au collègue Saint-Martial, fondé au 14ème siècle à Toulouse par le Pape Innocent VI à destination de 20 étudiants limousins…. Il entreprit d’étudier les origines de la nation française, ses coutumes, ses lois et ses institutions en s’appuyant uniquement sur des documents authentiques et originaux plutôt qu’en utilisant des légendes et autres histoires fabuleuses. Il introduisit ainsi l’esprit scientifique dans les recherches historiques.
En 1654 Pierre de Marca, archevêque de Toulouse en fit son secrétaire et à la mort de son mentor, en 1662, il publia « Marca historica » une description historique et géographique de la Catalogne. Cette publication le fit connaître de Colbert, qui le nomma bibliothécaire, emploi qu’il occupa pendant 30 ans, longtemps après la mort de Colbert
En 1707 il fut nommé professeur de droit canonique au Collège de France. Il fut plus tard l’objet d’une lettre de cachet qui lui enjoignit de se retirer à Lyon. Expulsé de l’université et privé de sa fortune il vécut entre Rouen, Blois et Orléans. Sous la protection du Cardinal de Bouillon il retrouva la faveur du roi et s’installa à Paris où il mourut.

Baluze publia un nombre important d’ouvrages parmi eux son préféré : « Historia Tutelensis » (1717) c’est à dire l’histoire de Tulle depuis sa fondation en 900 jusqu’à l’épiscopat de Daniel de Saint-Aulaire (1702). Cet ouvrage est divisé en trois livres, le premier traitant des comtes, le second des abbés et le dernier des évêques.

BALUZE (Et.). Histoire Généalogique de la Maison d'Auvergne Justifiée par Chartes, Titres, Histoires anciennes, & autres preuves authentiques. publié en 1704. Ecrit sur les instances du cardinal de Bouillon, le livre fut accusé de soutenir ses prétentions. Il fut supprimé par arrêt du 20 juin 1710

Le Quai BALUZEIl écrivait :
« J'ai résolu de décrire ma chère ville de Tulle, ainsi qu'une autre Ithaque, attachée comme un nid aux flancs d'âpres rochers, et de fixer par mes récits le souvenir des événements qui y survinrent, et qui méritent d'être rapportés. Car c'est ma patrie et celle de mes frères, où vécurent mon père, mon aïeul et une longue suite d'ancêtres, qui brillèrent moins par de vaines splendeurs que par une probité éprouvée ; j'ai, dis-je, résolu d'écrire l'histoire de notre ville pour mes concitoyens, de peur que nous ne paraissions des étrangers et des hôtes dans notre propre pays ».
Un quai à Tulle porte son nom (voir carte postale). Ce lieu était appelé « la promenade » quand j'étais enfant, précise encore Jean Maury, l'auteur de cette contribution.

Bardon, Jean-Pierre
Jean-Pierre Adrien Clodomir Bardon (né à Ségur  le 22 avril 1857, décédé le 3 janvier 1927 à Brive). On le surnomma « le Médecin des pauvres ». Il était le père de Jean Baptiste Etienne Edouard Bardon, médecin et chirurgien très connu et très apprécié aussi de la population de Brive et des environs. Ce dernier fit aménager un pavillon à l’hôpital et lui donna le nom de « Marion », du nom de son « patron » lorsqu’il était étudiant en chirurgie. Avec le Docteur Priolo, fondateur de la Polyclinique, il prit une part active au développement de cette dernière.
source : http://perso.wanadoo.fr/maddens/Rues-Brive/main.htm (site malheureusement fermé)

Beaufort, Pierre Roger de (Pape Grégoire XI)
(neveu du Pape Clément VI)
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Beaufort, Pierre-Roger de (Pape Clément VI)
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Beauvoir, Simone de

(1908-1986) : la "jeune fille rangée", qui remporta le Goncourt 1954 avec Les Mandarins, avait ses racines en Corrèze (exactement à Saint-Ybard).
source : le Guide du Routard

Bedoch, Pierre-Joseph
Né au village de L’Escurotte (Sérilhac) le 13 mars 1761, mort à Tulle en 1837. Sous la République, il fait partie du bataillon de la Corrèze mais, blessé, il se rend à Brive où il s’inscrit comme avocat. Jouissant sous l’Empire d’une assez forte influence politique il soutient dès 1804 la candidature au Sénat du général Souham. Substitut du procureur général à la Cour d’Appel de Limoges en 1811 il fut appelé l’année suivante à faire partie du Corps Législatif où il se prononça pour la Paix et l’abdication de Napoléon. Sous la Première Restauration, Bedoch se montra un des chefs de l’opposition constitutionnelle. Défenseur des libertés nationales fondées sur la charte, il fut désigné comme rapporteur de la commission chargée d’examiner le projet de loi sur la remise des biens des émigrés et conclut à ce que rien ne soit changé à l’état des choses établi par la Révolution. De même, il défendit la liberté de la presse et fut membre de la loge maçonnique de Tulle « L’Intime Fraternité ». Elu par sept fois à la Chambre des députés.
source : http://perso.wanadoo.fr/maddens/Rues-Brive/main.htm (site malheureusement fermé)

Bergougnioux, Pierre
La biographie de Pierre Bergounioux tient en une ligne et demie sur la quatrième de couverture de ses ouvrages: « né à Brive en 1949 », il est« professeur de lettres dans la région parisienne ».
La platitude de l’information, en violente rupture avec la touffeur et la beauté de cette œuvre majeure, est à elle seule la marque d’un humour singulier, éloigné de tout comique, qui éclaire la grosse vingtaine de romans et de récits parus depuis 1982. On finit aussi par savoir qu’il passe son enfance à Brive, jusqu’à l’âge de dix-sept ans, qu’il fit ses années de khâgne à Limoges et à Bordeaux, qu’il intégra l’Ecole normale supérieure de Saint-Cloud, obtint l’agrégation de lettres modernes et passa le doctorat. Les voyages l’attirent peu. Il a milité au P.C.F. de 1970 à 1985, après un détour chez les «maos», dans la suite du mouvement de Mai-68. Une vie ordinaire en somme, si elle n’était la condition nécessaire pour accéder à l’autre vie, celle de l’écriture, engagée à trente-trois ans avec Catherine (1984) et à laquelle il se consacre désormais totalement. Fils spirituel de Flaubert, acharné à composer une œuvre exigeante, il laboure patiemment les terres de la mémoire corrézienne en façonnant la langue française à la manière d’un céramiste du Néolithique. À partir de ses souvenirs d’enfance et de la recomposition de la vie des gens de sa famille dans le Limousin ou le Quercy (La Maison rose , 1987), Pierre Bergounioux fait surgir un bloc de mots, compact et fluide, rugueux et poli, ordonné et déraisonnable. Athée, matérialiste, cette écriture accouche de personnages qu’on distingue mal de la grossièreté végétale, des arbres et des pierres, de la pluie ou des papillons (Le Grand Sylvain , 1993), des oiseaux et des sources dont l’auteur portera «toujours le deuil». Le fil narratif est mince. Ficeler une intrigue n’a guère d’intérêt quand l’essentiel est dans l’entreprise ontologique de dévoilement par le langage des choses dans leur apparition même, dans l’étonnement des commencements. La narration des enfances provinciales dans les années 1950 ou 1960 (La Bête faramineuse , 1987; L’Arbre sur la rivière , 1988; La Toussaint , 1994; La Mort de Brune , 1996), celle de la Grande Guerre et de ses conséquences (L’Orphelin , 1992), celle aussi des vies obscures et rebelles d’une institutrice (Miette , 1995) ou d’un bûcheron (Ce Pas et le suivant , prix Alliance française 1986) ne sont pas les fantômes passéistes de la littérature régionaliste comme la Corrèze a su en produire. Elle participe au contraire de la construction du présent et de l’universel, quand le narrateur se fait le lieu géométrique des accidents de l’histoire dans le récit des émotions et des chimères: «on est les choses auxquelles on naît». Les premiers tracteurs corréziens (Le Chevron , 1996) qui signent la mort d’une civilisation agraire séculaire, la passion obstinée et l’œil crevé de ce sauvage qui a pour bagage un chandail et un livre de grammaire (Ce Pas et le suivant ), les aboiements des chiens (La Casse , 1994) ou les écailles de poisson (La Ligne , 1997), tout se confond en une même assomption poétique de l’être, le même insaisissable des choses «rétives, dures, inexorables». La peine d’écrire, le travail de la raison fragile pour décrasser l’univers de l’ignorance (Descartes, Hegel), les souvenirs d’Alain-Fournier ou de Colette, de Gracq ou de Proust parfois, mais surtout de Faulkner et sans doute de Rousseau, donnent leur poids à ces livres et sont l’antidote des peurs opaques de l’homme divisé, démuni, brisé dans ses « démêlés avec le temps », « le principal ennemi », « l’aliment, l’instrument des métamorphoses ». C’est aussi le choc entre « les horloges cosmiques » ou la « durée itérative », et les « visées humaines », «la répartition des biens et des pouvoirs, l’organisation de la production et de la société», qui engendre une prose poétique proche parfois de Lucrèce. Cette littérature conçue comme une éthique et une forme de la connaissance, et dont on trouve une théorisation dans La Cécité d’Homère (1995), est le lieu d’un affrontement incessant entre la justesse qui désenchante le monde et le respect de l’obscurité où rayonnent les « valeurs du vécu et de l’opaque ».
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Sur le haut plateau du Limousin, l'histoire millénaire a façonné la terre, puis la terre a façonné les hommes. Pierre Bergounioux est un de ceux-là. Il s'y est façonné une langue. Tournée vers le passé, son oeuvre n'est pas tant une oeuvre autobiographique qu'un témoignage unique sur l'expérience sensible. Pierre Bergounioux a tissé ses livres de phrases courbes qui décrivent des révolutions. Normalien, professeur, il a quitté le classicisme pour épouser la spirale hégélienne et faire gicler les mots qui disent sa sortie d'une enfance rurale pour trouver la culture de la ville et revenir autrement au matin de ses origines. Aux Bordes, la maison mitoyenne de celle de Pierre Bergounioux abrite ses voisins qui disposent d'un magnifique panorama sur la vallée de la Corrèze. Avec eux, il a évoqué les héros de Miette. A Brive, dans une rue tranquille, un petit jardin et une petite maison protègent une vieille dame tout sourire qui ouvre ses bras pour accueillir son fils, Pierre Bergounioux. Elle sait évoquer à merveille son approche de la littérature. Dans les faubourgs de Meymac, dans une entreprise de tôlerie, nous retrouverons ceux qui fournissent à Pierre Bergounioux la ferraille indispensable à sa sculpture. Lorsqu'il est lassé d'écrire, notre auteur s'enferme dans son garage pour ciseler pendant des heures de magnifiques ferrailles.
© Antoine Spire, Radio-France

Bernis, Joseph
(Meilhards 4.2.1884-Limoges 30.4.1959).
Spécialiste en forge et en mécanique, il devient, en 1906, contremaître aux Automobiles MORS, sous la direction d'André Citroën. Il sera concessionnaire régional Citroën (jusqu'à la mort d'André Citroën), puis concessionnaire Renault. Esprit inventif et créateur, il "lance" les premières lignes d'autobus : en 1920, en Corrèze ; puis, en 1922, en Haute Vienne. En 1933, il crée, à travers tout le Limousin, les lignes interdépartementales d'autobus. Le 13 décembre 1943, il est arrêté par la gestapo, et restera incarcéré durant très longtemps. Il fut chevalier de la Légion d'Honneur, et titulaire de la croix de guerre avec étoile.
Son fils, Jacques (Limoges, 28.10.1925), diplômé de l'Ecole Supérieure de Commerce de Paris, devient directeur commercial (1946) puis président (ou gérant) des différentes sociétés appartenant au groupe Bernis (Bernis ; Renault ; Saviem ; Bernis-motoculture ; transports J.Bernis ; Berger transports ; Location Diffusion SA ; Sefico.).
(© H. Demay, Limousins)

Besse du Peyrat
17e-18e siècles. La résidence principale de cette famille est le château Pontier.
http://perso.wanadoo.fr/cbo/index.htm

Besse, Dom Jean Martial
(1861-1920)
Né en Corrèze le 29 octobre 1861 dans un milieu modeste, brillant élève du séminaire de Servières, il entra en 1881 à Solesmes, dans une communauté disséminée parmi les maisons du bourg, et fit profession le 11 juillet 1883.
cliquez ici
pour accéder à la page consacrée à Dom Jean Martial Besse

Bial, Jean-Pierre
Né à Collonges en 1775, mort à Meyssac en 1859. Entre dans la carrière des armes en 1792 comme lieutenant au 2e bataillon de la Corrèze, et sert dans l’infanterie lors des campagnes de la Révolution. Nommé Capitaine (brumaire An II), il fut affecté aux armées de Sambre et Meuse, du Rhin, de Hollande, de l’Ouest et d’Italie. Commandant en l’An X une expédition contre les insurgés du Piémont, il rentra en France l'année suivante pour servir dans l’armée des côtes de l’Océan. Il suivit ensuite la Grande Armée (An XIV à 1809) en Autriche, Prusse, Pologne, Allemagne où il participa à toutes les batailles (blessé lors de la bataille de Wagram). Promu lieutenant colonel, il commanda le 126e Régiment d’Infanterie, prit une part active à la campagne de Russie et se distingua notamment dans la retraite de Moscou et du passage de la Bérézina. Pendant la campagne de Saxe, il fut à nouveau blessé et fait prisonnier lors de la bataille de Leipzig. Jean-Pierre Bial devint maire de Meyssac en 1830, lors de l’avènement de la Monarchie de Juillet. Il a laissé d’intéressants mémoires, publiés par son petit fils Gabriel Soulié, président de la Société Archéologique de la Corrèze : « Les Carnets du Colonel Bial ».
 source : http://perso.wanadoo.fr/maddens/Rues-Brive/main.htm (site malheureusement fermé)

Billot, Jean-Baptiste
(Chaumeil, 1822-1907).
Général. Député républicain. Sénateur de la Corrèze. Deux fois ministre de la guerre.
(© H. Demay, Limousins)

 

sources :
les sites internets mentionnés et notamment :
Henri Demay, "Limousins à la Une" ; 87130-Neuvic Entier, Editions de la Veytizou
(téléphone : 05.55.69.71.24)
(lecture : Thierry Lefebvre)

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