Cabanis, Georges
Georges Cabanis, qui sera philosophe et médecin, professeur à l'école de médecine, membre de l'Institut, sénateur et comte de l'Empire, est né à Salagnac sur la commune de Cosnac le 13 avril 1757. Son père, Jean-Baptiste, avait épousé la châtelaine de Salagnac. Après ses études au collège des Doctrinaires de Brive, il part pour à Paris et y découvre les principes philosophes du temps : l’Essai sur l’Entendement humain de Locke fut pour lui une révélation. Il accepte ensuite la place de secrétaire auprès d’un prélat polonais à Varsovie. Deux ans plus tard (1775) il regagne la France. Turgot patronne ses débuts, lui ouvrant les portes des salons et l'introduisant auprès de Voltaire. Cabanis est cependant surtout attiré par la médecine : il deviendra médecin en 1783. Le 14 juillet 1789, il assiste à la prise de la Bastille et l’annonce à Versailles où il rencontre Mirabeau. Établi à Auteuil, Georges Cabanis fit la connaissance de philosophes tels que Condorcet, Franklin, Volney, Diderot. Inscrit au club des Amis de la Constitution, il devint le médecin et l'ami de Mirabeau. Il sera élu au Conseil des Cinq Cents, et participera « discrètement » au coup d'état du 18 brumaire. C'est le 23 novembre 1799 qu'il est fait sénateur.
Cabanis était un médecin réputé, et compta notamment parmi ses patients Madame de Florian (nièce de Voltaire et grand-tante du fabuliste). Il publia plusieurs mémoires qui formeront son œuvre capitale et paraîtront dans le « Recueil de l’Institut ». Son système reposait sur les phénomènes sensibles à la vie : « Je sens, donc je suis ». Les recherches de l’idée pure, la métaphysique, les données de la foi n'avaient pas droit de cité. Il refusait fermement ce que l’observation des faits ne pouvait atteindre. La dualité de notre être était ramenée par lui à un principe unique, celui des sensations, nos impressions devenant les seules forces motrices de l’existence; d’elles, dépendaient nos besoins et l’action de nos organes. Matérialiste, Cabanis n'était pas pour autant athée. Si pour lui la raison et l'observation devaient toujours l'emporter, l'inconnu l'intrigue.
Marié à Charlotte de Grouchy (soeur du maréchal et belle-sœur de Condorcet Georges Cabanis dont la santé déclinait se retira près de Meulan (Yvelines) où il décéda d'une attaque d'apoplexie le 5 mai 1808. Il a été inhumé au Panthéon, « malgré son idéologie ». A Brive, un grand établissement d'enseignement porte son nom.
A noter, parmi quelques grands médecins corréziens du vingtième siècle, le docteur Louis Tamain (originaire de Donzenac), qui professa durant 40 ans. Il est aussi sculpteur apprécié : à travers ses sculptures, il veut « aider à mieux saisir la nature profonde de l'homme ».
sources : © H. Demay, Limousins et http://perso.wanadoo.fr/maddens/Rues-Brive/main.htm (site malheureusement fermé)
photo du buste de Cabanis : http://perso.wanadoo.fr/lycee.cabanis/g-caba.htm
Cahuet, Albéric
Albert, Camille, Jean, dit Albéric Cahuet, est né à Brive le 1er avril 1877, et est décédé à Lyon (Rhône) le 31 janvier 1942. Brillant élève du collège Cabanis, il obtint en 1902 le titre de docteur en droit avec une thèse sur La liberté du théâtre en France et à l’étranger. Sa connaissance du théâtre le conduisit à composer, en collaboration avec C. Sorbet, Le roi s’ennuie et Les roses rouges. Plusieurs de ses romans, généralement d’inspiration historique, ont paru dans « La petite Illustration » : Les amants du lac, Mademoiselle de Milly, Moussia, ou la vie et la mort de Marie Baskkirtesff (1926), Lucile de Chateaubriand (1935), La question d'orient, Le masque aux yeux d'or. Pontcarral, dont l’action se déroule en Sarladais (Cahuet possédait une gentilhommière à Fontdaumier, commune de Cénac en Dordogne) est certainement son oeuvre la plus connue, notamment parce qu'elle a été portée à l’écran. Avec Régine Romani et Le Missel d’amour, Cahuet se distingua dans le roman psychologique. Indigné de l’état d’abandon de la maison de Napoléon 1er à Longwood (Sainte-Hélène), il mena une vigoureuse campagne de presse qui contribua à sa restauration. C'est en effet à la pensée napoléonienne que se rattachent la plupart de ses écrits historiques : Sainte-Hélène, petite île, Après la mort de l’Empereur, Napoléon délivré, Retour de Sainte-Hélène.
Il publia aussi en 1907 La question d’Orient dans l’histoire contemporaine.
Journaliste à « L’illustration », il collabora également à « L’écho de Paris », « Le Temps », « Le Figaro » ainsi qu’à divers périodiques. Attaché à ses racines, il s’adonna au Félibrige, à l’école du chanoine Joseph Roux et signa plhsieurs articles pour les revues « Lemouzi » et « La ruche corrézienne ».
sources : © H. Demay, Limousins et http://perso.wanadoo.fr/maddens/Rues-Brive/main.htm (site malheureusement fermé)
Campbell-Johnston, Diarmid
Né à Boulogne-sur-Seine le 11 avril 1906, Diarmid Campbell-Johnston est mort à Brive le 7 octobre 1976. Il provenait des Campbell, importante famille de la noblesse écossaise et l'un des "clans" les plus importants au Moyen Age. Au XVème siècle, le mariage avec un membre de la famille des Johnston donna naissance à une nouvelle lignée. La famille Campbell devait hériter du titre des Johnston et, un peu plus tard, du marquisat d’Annandale dans le Dumfrieshire, en Ecosse. De parents britanniques, le jeune Diarmid avait du sang latin par sa mère, petite-fille du dictateur du Chili, Vergaras. A sa sortie d’Oxford, il partit aux Etats-Unis apprendre l’économie monétaire à la banque Taylor. De retour en Europe en 1929, il se maria en 1934, à une Française, née à Paris de parents corréziens. Il semble que le château d’Arnac, à Nonards près de Beaulieu, fut son refuge pendant la guerre. A la Libération, il s’engagea dans l’armée française et servit comme lieutenant interprète dans l’armée de l’air, sous le commandement du général Bouscat puis, intégré dans l’armée britannique, il participa à l’occupation de la Belgique et de l’Allemagne jusqu’en 1947. A la fin de sa vie, il habitait au 33, Rue Clément Ader à Brive.
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Cappelle, Marie
voir Lafarge, Marie
Castanet, Toinette
Toinette Castanet (dite « Julia ») naquit à Jugeals-Nazareth le 9 décembre 1879, et mourut en déportation au camp de Ravensbrück (Allemagne), en novembre 1944. Fille d'agriculteur, elle épousa Pierre Vialatoux et devint, à la mort de ce dernier, la directrice de l'entreprise de transports en ville « Vialatoux-Valade », bien connue des anciens Brivistes qui ont encore en mémoire les attelages de chevaux et leurs voitures rouges et noires qui « montaient » à la gare chercher les marchandises arrivant par voies ferrées pour les livrer en ville. La maison et les entrepôts étaient attenants à l'ancien Hôtel de Bordeaux, entre l'avenue de Bordeaux (de nos jours Président Roosevelt) et la rue Fernand Delmas.
Julia était la tante de Dupuy, résistant bien connu qui avait organisé, notamment, le maquis des Suspins sur la commune de Jugeals-Nazareth (il en deviendra le maire, de la Libération à 1995). La maison de Julia servait assez souvent de lieu de rencontre aux amis de Dupuy, membres de la Résistance. C'est ainsi qu'un soir de mars 1944, alors qu'elle hébergeait son neveu et deux autres résistants de passage à Brive, la police de Vichy (Milice) vint sonner à sa porte et lui demanda de « visiter » sa maison. Julia, en maîtresse femme qu'elle était, lui tint tête et l'éconduisit, prétextant l'heure légale de perquisition dépassée. Toutefois, Dupuy et ses compagnons s'habillèrent, tant bien que mal, et se sauvèrent par les toits. Julia et sa fille, Marie-Louise alors âgée de quarante ans, s'empressèrent de refaire les lits pour le cas où la police reviendrait. C'est ce qui arriva, mais avec, cette fois, les hommes de la police allemande, qui, bien que n'ayant rien trouvé d'anormal, emmenèrent les deux femmes au siège de la Gestapo situé à l'Hôtel de l’Étoile. N'étant pas au courant des « affaires » de Dupuy, par ailleurs recherché, elles ne purent rien révéler aux Allemands, qui les transférèrent à Tulle, puis à Limoges et enfin à Compiègne. La fille, Marie-Louise, fut séparée de sa mère et envoyée à Ravensbrück où elle vit arriver Julia une huitaine de jours plus tard dans un convoi de personnes âgées. Allant travailler tous les jours en « commandos » dans une entreprise allemande, elle apprit, quelques jours après, en rentrant du travail, que sa mère avait été envoyée au four crématoire crématoire avec les autres personnes âgées. Nous étions en novembre 1944. Marie-Louise sera libérée en 1945 par les troupes alliées. Elle revint à Brive traumatisée et, très diminuée, fut prise en charge par Madame Delon, l'épouse du résistant André Delon.
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Cazeneuve, Jean
(né à Ussel le 17 mai 1915). Universitaire, diplomate, et membre de l'Institut. Son père (Charles) était directeur des chemins de fer de Tanger, à Fez. Agrégé de philosophie, docteur ès lettres, Jean Cazeneuve sera notamment : directeur de la recherche (1964-1966) au CRNS (Centre National de la Recherche Scientifique) ; professeur (chaire de sociologie) à la Sorbonne (dès 1966) ; président du comité des programmes de télévision (1971-1974) ; président-directeur-général de TF1 (1975-1977) ; ambassadeur ; représentant permanent de la France auprès du Conseil de l'Europe (1978-1980) ; membre de l'Académie des Sciences morales et politiques (dès 1973) ; vice-président du haut comité de langue française (1980-1981). Il a publié : les Rites et la Condition humaine ; les dieux dansent à Cibola ; Psychologie de la joie ; C'est mourir beaucoup ; Sociologie de la radio-télévision ; Bonheur et Civilisation ; l'Ethnologie (couronné par l'Académie française, 1968) ; les Pouvoirs de la télévision ; la Sociologie (1970) ; la Société de l'ubiquité (1972) ; l'Homme téléspectateur (1974) ; Dix grandes notions de la sociologie ; les Communications de masse (1976) ; Aimer la vie (1977) ; Des métiers pour un sociologue (1978) ; La raison d'être (1981).
Jean Cazeneuve est commandeur de la Légion d'honneur ; officier de l'Ordre national du mérite, des palmes académiques, et des Arts et Lettres ; docteur honoris causa de l'Université Libre de Bruxelles ; co-président de "France-Pologne" ; membre d'honneur de la Fondation nationale de cardiologie.
(© H. Demay, Limousins)
Cassière, Jean
Né à Uzerche, 18e siècle. Capitaine de Hussards
http://perso.wanadoo.fr/cbo/index.htm
Cérou, Pierre (Chevalier de)
Il n'y a guère d'auteur qui soit resté aussi inconnu que le chevalier de Cérou, à qui l'on doit la jolie comédie de « L'Amant Auteur et Valet », qui a donné à Marivaux l'idée des Jeux de l'Amour et du Hasard. Tout ce que nous savons du Chevalier, c'est qu'il a fait deux autres comédies, qu'il est né à Gignac (Lot) en 1709 et mort à Cressensac (Corrèze) en 1797. oeuvres théâtrales : Les Comédiens, Le Père désabusé, L'Amant Auteur et Valet
source : http://lelouptheatre.free.fr/docdicoc.html
Ceyrac, François
(Meyssac, 12.09.1912).
Administrateur de sociétés, il est licencié ès lettres et en droit, et diplômé de l'École libre des sciences politiques. Il a été, entre autres : président (1969-1973) de l'Union des industries métallurgiques et minières. Au CNPF (Conseil National du Patronat Français), il fut vice-président (1968-1972), président (1972-1981), puis président d'honneur (dès 1981). Il a encore été vice-président de la Fédération des industries mécaniques et transformatrices de métaux ; membre fondateur du Comité national pour le développement des grandes écoles (1970) ; vice-président de la chambre de commerce internationale (dès 1981). Il est officier de la Légion d'honneur, membre du Cercle Inter-allié, et du Travellers Club.
(© H. Demay, Limousins)
http://www.routard.com/partir_destination.asp?id_destination=88&id_generalite=367
Chadeau André
(Pérols-sur-Vézère, 8.4.1927).
Licencié en droit, il est , en 1953, sous préfet mis "à la disposition du Conseil des ministres", puis du gouverneur général de l'Algérie (1954). En 1961, il est directeur du cabinet du secrétaire d'État auprès du premier ministre, chargé de l'information. De décembre 1962 à septembre 1964, il est chef de cabinet de Roger Frey (ministre de l'Intérieur) ; il deviendra encore directeur du cabinet de J. Chaband-Delmas (Premier ministre) (novembre 1971 - juillet 1972). Il sera successivement préfet de la Haute Garonne (1972) ; du Nord (1974), etc. ; délégué à l'Aménagement du territoire (1978-1981) ; conseiller du Premier ministre (1981), puis président du Conseil d'Administration d la SNCF (1981).
Il est officier de la Légion d'honneur, et de l'ordre national du Mérite, et membre du Polo de France.
(© H. Demay, Limousins)
Chaminade, Jacques
(Brive, 17.6.1926), ouvrier horticole, il aura été : secrétaire fédéral du PCF ; conseiller général (1976) ; député (1978-1981) ; conseiller régional.
(© H. Demay, Limousins)
Champeix Marcel
(Masseret, 31.03.1902)
Instituteur, il sera destiné à une très longue carrière politique. Du 21 octobre 1945 au 10 novembre 1946, il est député (socialiste) de la Corrèze. Quelques semaines après (8 déc. 1946), il est élu sénateur, et le restera durant 34 ans, jusqu'en septembre 1980 ; il a alors 78 ans, et il ne se représente pas.
Parallèlement, il est conseiller général de la Corrèze de 1945 à 1973 ; et maire de Masseret, de 1945 à 1983 (durant donc, 38 ans).
Il a été membre du Comité directeur du Parti Socialiste de 1959 à juin 1973. Président d'honneur des Élus socialistes et républicains, Marcel Champeix fut secrétaire d'état à l'Intérieur aux affaires algériennes dans le cabinet de Guy Mollet (1er février 1956 - 22 mai 1957) ; puis secrétaire d'état aux affaires algériennes dans le cabinet Bourgès-Maunoury (13 juin 1957 - 1er octobre 1957).
Il est commandeur de la Légion d'honneur (décembre 1980) ; médaille d'or départementale et communale (janvier 1983) ; chevalier des palmes académiques (juillet 1985) ; croix de guerre 1939-1940.
(© H. Demay, Limousins)
Charbonnel, Jean
(La Fère, Aisne, 22 avril 1927)
Agrégé d'histoire. Attaché de recherches au Centre national de la Recherche scientifique (1951). Elève à l'Ecole d'administration (1953-55).
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Dès 1957, il est maître de conférence à l'Institut d'études politiques de Paris. En juin 1962, il est conseiller référendaire à la Cour des Comptes.
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Du 21 novembre 1962 au 8 février 1966, il est député UNR (gaulliste) de la Corrèze ; en 1964, il est conseiller général de Brive, et sera réélu en 1970 et en 1976.
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Du 8 novembre 1966 au 1er avril 1967, il est membre du cabinet Pompidou : secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères, chargé de la Coopération.
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Il devient alors (1967-1968) un des secrétaires nationaux de l'UNR-UDT ; puis secrétaire général adjoint de « l'Association des Démocrates pour la République » (1968-1971)
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Le 23 juin 1968, Jean Charbonnel est réélu député ; il l'est encore en 1972, et jusqu'au 5 mai 1973.
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Il devient ensuite ministre du développement industriel et scientifique, dans le cabinet Messmer (5 avril 1973 - 27 février 1974).
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En octobre 1974, il est réintégré à la Cour des Comptes.
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Président de la Fédération des Républicains de Progrès (1976), il est, plus tard, délégué général du R.P.R.
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A partir de 1983, il est conseiller-maître à la Cour des Comptes.
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Maire de Brives dès 1966, Jean Charbonnel a publié « L'Aventure de la fidélite » (1975)
Chapelle, Henri
Henri Chapelle est né le 1er mars 1881 à Perpezac-le-Blanc. Il est décédé le 16 octobre 1976 à Brive. Clerc d’avoué à l’étude de maître Laurier à Brive, il obtint une bourse qui lui permit d’effectuer des études à la Faculté de droit de Toulouse. Devenu avocat, il exerça jusqu’en 1929, date à laquelle Poincaré supprima le tribunal de Brive : il fut bâtonnier de l’Ordre des avocats, conseiller municipal à trente et un ans sur la liste de A. Bos, ancien administrateur des colonies. Elu maire le 3 mai 1925, il le resta sans interruption pendant quinze ans. En 1940, il fut révoqué par le gouvernement du Maréchal Pétain et remplacé par une Délégation spéciale, nommée par le préfet, qui administra la commune jusqu’au 15 août 1944, date à laquelle Brive fut libérée ; il retrouva son poste de maire le 26 octobre 1947 et le garda jusqu’à sa démission en 1961.
Parmi ses réalisations : rues élargies, nouveaux ponts (ponts du Buy, de la Bouvie, aménagement du pont Cardinal), nouvelle poste construite en 1930, extension du réseau de distribution du gaz, construction de l’école pratique de commerce et d’industrie et des groupes scolaires (Henri Gérard, Louis Pons, Saint-Germain, du lycée Cabanis), création de la Caisse des écoles et de l’aérodrome, ouverture d’une centaine de rues, aménagement des premiers jardins publics de la place Thiers et de la Guierle. Le centre hospitalier lui doit un certain nombre de réalisations : aménagement et équipement moderne des pavillons médicaux, création des services de neurologie, de pédiatrie, du service de traitement des voies respiratoires et, enfin, de l’école d’infirmières.
En 1940, il organisa l’hébergement de milliers de réfugiés de guerre, en créant le restaurant populaire sous la direction d’Edmond Michelet, secondé par les dames de la Croix-Rouge. Son regret aura certainement de ne pas avoir réussi à implanter à Brive, excepté le dépôt de la SNCF, un centre industriel important. Il a laissé un recueil de poèmes dont un sonnet sur Brive.
sources : http://perso.wanadoo.fr/maddens/Rues-Brive/main.htm (site malheureusement fermé)
Chardoune, Louis
Louis Chadourne est né à Brive en 1890, au n°3 de l’avenue Charles Rivet, aujourd’hui Président Roosevelt. Il décéda le 20 mars 1925 à Ivry sur Seine (Val de Marne). Il appartenait à une vieille famille briviste : son père était avoué et sa mère (qui mourut centenaire en 1965), tint longtemps un salon littéraire, tout en présidant le Comité de la Croix-Rouge de Brive. Il fit ses études au lycée Louis-le-Grand à Paris puis fut reçu, en 1913, au concours d’agrégation d’italien. Il vécut à Florence et à Rome. Romancier, critique littéraire, poète, il fut très grièvement blessé en 1915 lors de la guerre fut marqué par la crainte de la mort. Pour Louis Chadourne, écrire des poèmes dans le domaine familial du Bousquet de Cublac était l’aboutissement de sa vie. Dans son roman L’inquiète adolescence, il se révèle l’égal d’Alain Fournier. De même mériteraient d’être mieux connus Le Maître du Navire et Terre de Chanaan. Louis Chadourne est un auteur qui ne vieillit pas pour ceux qui, dans leur inquiète curiosité d’adolescents, cherchent à mieux se connaître et à mieux se comprendre eux-mêmes ; le poète ne peut qu’attirer par sa sensibilité toujours en éveil, toujours prête à éclater dans la joie comme dans la peine, toujours tendue vers un « éternel ailleurs ». Pour Benjamin Crémieux, Louis Chadourne a vécu « L’angoisse laforguienne de l’éternel féminin, l’invitation au voyage baudelairien, l’évasion gidienne, la hantise et la quête de l’aventure ».
Sa mort le jour du Printemps 1925 donne toute sa dimension à ces vers déchirants de
« La commémoration d'un mort de Printemps ».
Tel je te vois, ô mon ami,
Mon frère
Et ma mémoire est comme
Une eau lourde d’été
Où glisse le visage des feuilles
Et du ciel, maintenant,
Tu es nu de tout effort,
Libéré de toute pitié,
Fais que j’entre avec toi dans
La nuit.
sources : http://perso.wanadoo.fr/maddens/Rues-Brive/main.htm (site malheureusement fermé)
Chardoune, Marc
Frère de Louis. Né à Brive en 1895, décédé à Cagnes-sur-Mer (Alpes-Maritimes) en 1975 , s’illustra dans le roman avec notamment Cécile de la Folie (Prix Fémina 1930), Vasco, Absence.
sources : http://perso.wanadoo.fr/maddens/Rues-Brive/main.htm (site malheureusement fermé)
Charles, Benoît
Né en 1972 à Compiègne, Benoît Charles a fait les arts décoratifs de Strasbourg dans la section illustration didactique. Directement après le diplôme, il a commencé à travailler avec divers éditeurs comme Casterman, Nathan, ou Milan pour qui il a réalisé les illustrations de nombreux documentaires… Il vit aujourd’hui à Condat-sur-Gavaneix, en Corrèze.
sources : Editions Milan
Chassagnoux, Amédée
En 1920, Amédée Chassagnoux, basé en Corrèze, part sur les routes du Nord pour vendre en porte à porte à des particuliers le Vin de Bordeaux. Soucieux d’assurer la pérennité de son affaire, Amédée et son Fils, Pierre Chassagnoux, s’installent en 1950 à Libourne, où ils construisent eux-même un chai pour leur négoce. L’enseigne CHASSAGNOUX & FILS vient de naître. L'installation libournaise devient totale avec l'acquisition en 1955 de 6 hectares de vignes sur Saint Emilion. Par achats successifs, Pierre bâtit un vignoble de 14 hectares : le Château JEAN VOISIN, Saint Emilion Grand Cru.
http://www.chassagnoux.com/fr/Index.cfm
Chasteau, Marcelle
Née à Tulle en 1872, Marcelle Chasteau mourut à Grosrouvre (Yvelines) en 1948. Elle épousa en 1889 le graveur Julien Tinayre. Son premier roman, Avant l'amour, écrit en 1891, fut publié en 1897, mais c'est surtout La Maison du péché (1899) qui fit sa réputation. Elle publia ensuite : La Rebelle (1905), L'amour qui pleure (1908), L'Ombre de l'amour (1910), La Veillée des armes (1914), Un drame de famille (1925), L'Ennemie intime (1931), Gérard et Delphine (1936). Attirée par des thèses hardies, combative, mais sans violence, Marcelle Tinayre a soutenu ses idées dans un style simple et facile.
sources : http://perso.wanadoo.fr/maddens/Rues-Brive/main.htm (site malheureusement fermé)
Chastre, Jean
Jean Chastre est né à Brive le 7 mai 1896 et est mort en déportation le 23 avril 1945. Journaliste à la « Corrèze Républicaine », puis propriétaire du journal « Centre-Sport », il entre dans la Résistance au mouvement « Combat » et au MUR (Mouvements Unis des Résistants) comme agent de renseignements et participe activement à la diffusion de tracts et journaux clandestins. Il est membre du Comité de Libération de la Corrèze au titre de la SFIO. Il est arrêté par la Gestapo, à Brive le 4 juin 1944 et transféré au camp de Compiègne, puis de Buchenwald et, le 7 avril 1945, à celui de Dachau. Ce camp étant évacué devant l’avance des Alliés, il meurt dans le train le 23 avril 1945 et son corps est laissé à Stod en Tchécoslovaquie, où il repose au « Bocage des Martyrs ».
sources : http://perso.wanadoo.fr/maddens/Rues-Brive/main.htm (site malheureusement fermé)
Chastrusse, Jacques
(Brive, 27.09.1936 - 20.02.1990).
Journaliste limousin de grand talent, "dynamique et enthousiaste", il doit beaucoup à l'ambiance journalistique à travers laquelle se déroule son enfance. (son père dirige une imprimerie). Il débute dans la profession en 1957, au "Gaillard" un quotidien du soir fondé précisément par son père. En 1960, et jusqu'en 1978, il est reporter à "Centre-Presse" (édition corrézienne), où il traite, notamment, des principaux faits de "l'actualité briviste et départementale". En 1979, il entre au "Courrier Français" (journal catholique), et devient chef d'agence de la "Vie Corrézienne", à Brive, d'abord, puis (deux ans plus tard), à Bordeaux. De retour à Brive en 1984, il devient rédacteur en chef à "La Montagne".
"Le fait politique le passionnait, il le commentait avec enthousiasme et vigueur. Pendant plus de trente ans, il a suivi, observé, accompagné les changements et les mutations de la société corrézienne. Il était l'interlocuteur compétent et attentif des élus, des décideurs et des responsables socio-professionnels de tout un département dont il connaissait mieux que quiconque les nuances. Comme sa mémoire, ses archives étaient rigoureuses. Sa plume était éclectique (...)". Et sa "signature était respectée".
(© H. Demay, Limousins)
Chatras, Pierre
Pierre Chatras, est né le 19 juin 1887 à Donzenac. Il décéda le 31 mars 1962 à Brive. Son père était agriculteur, sa mère tenait une épicerie-bazar. De celle-ci, il hérita le goût du commerce et des affaires. Installé à Brive, il oeuvra pour la défense du commerce indépendant tout en préparant son évolution face à la concurrence naissante des grandes surfaces. Henri Chapelle ayant décelé les qualités de Pierre Chastras, l'appela à se présenter sur sa liste, ce qui lui valut d’être élu à plusieurs reprises.
sources : http://perso.wanadoo.fr/maddens/Rues-Brive/main.htm (site malheureusement fermé)
Chaumeil, Jean-Marie.
Né à Aubazine (Obazine) en Corrèze. Études Collège brive, Faculté Droit Toulouse et Faculté Droit Lille. Docteur en droit, Thèse Lille. Débute dans l'enseignement. Instituteur à Carayac (lot). Maître d'internat à Tulle et Saint-Flour (Cantal). Concours École Droit Fiscal puis concours Police pour éviter départ en Allemagne. Inspecteur à 21 ans, commissaire à 22, entre à l'École Nationale Supérieure de Saint-Cyr (grande école). Nommé en 1943 commissaire à la police judiciaire du Nord (section criminelle). Il fera carrière dans cette spécialité ; après Limoges, Lyon et Lille, il est nommé à la Première Brigade faubourg Saint-Honoré à Paris, puis successivement il sera chef de la Section judiciaire de Seine-et-Marne et Yonne, directeur du Service régional de Police judiciaire à Rennes pour les cinq départements de Bretagne, et enfin chef d'un service au Ministère de l'Intérieur...
A Lille, il est en même temps professeur à l'École Nationale Supérieure du Journalisme (Facultés) où, pendant sept ans, il enseigne la criminologie. Il est aussi président de l'Association Limousin-Quercy (défense langue d'Oc et vieilles pierres) et fonde l'Association des amis de Carennac (Lot).
A Paris, pendant près de vingt ans, il est membre du Conseil d'administration de l'Association Nationale de Docteurs en Droit et aussi délégué de l'Amicale des Cadres de la Sûreté Nationale. Il enseigne à Sens (École de police) le droit et la culture, fait des conférences à l'École Nationale Supérieure de Police à Lyon. Devient correspondant de la Revue internationale de Criminologie (Genève). Au Ministère de l'Intérieur, il fait partie du jury des concours.
Depuis sa retraite, il est devenu vice-président de l'Association des Poètes classiques d'Armorique et président des Écrivains de l'Ouest (Bretagne, Normandie, pays de Loire, Charente et Poitou).
Il est aussi :
- Sociétaire de l'Académie des Poètes classiques, Paris
- Sociétaire de l'Institut Académique de Paris
- Sociétaire des Gens de Lettres, Paris
- Sociétaire de la Société des Poètes français, Paris
- Juge suppléant en Ille-et-Vilaine (Aide sociale)
Décorations et médailles : une douzaine
Publications : outre des articles, une bonne quinzaine de livres parus ou à paraître.
Pour tous renseignements, s'adresser à l'auteur :
J.-M. Chaumeil - 62, rue Leclerc - 35580 Guichen
(© H. Demay, Limousins)
Chausson, Clément
ancien député
(© H. Demay, Limousins)
Chavailles, Jacques de
(1592-1670) Lieutenant général au Sénéchal (Sénéchaussée). Incarcéré en 1640 pour motifs non connus, écrivit trois tomes de son ouvrage "Observation morales et politiques, en forme de maximes sur les vies des hommes illustres".
http://perso.wanadoo.fr/cbo/index.htm
Chevalier, Pierre
Président de la Fédération Nationale Bovine
Chevrier, Jacky
http://membres.lycos.fr/dessins/
44 ans, autodidacte, Jacky Chevrier travaille au service communication et reprographie de Tulle.
Connu pour ses photos et dessins, il expose régulièrement à Tulle (Musée du Cloître, Galerie du Trech, Théâtre, CCS, etc...).
C'est aussi un poète plein de raffinement qui aime associer poésie et image :
« La poésie c'est l'image, c'est même plus complexe, c'est beaucoup d'images.
C'est tout en faisant des images que je suis poète ».
Chèze, Jean-Baptiste (1870-1955)
Artiste tout en délicatesse. Fils d'un drapier, il est retenu pendant trente ans à Paris par sa carrière de fonctionnaire à la Préfecture. Il se découvre une vocation dans la littérature par les Contes e niorlas de Jan-de-la-Luna (histoires plaisantes et malicieuses). Suivirent des pièces de théâtre populaire : Tracassou, Las Prunas. Mais aussi son oeuvre lyrique : Una Princessa dins la tour, aux thèmes traditionnels, parfois naïfs mais toujours emprunts de fraîcheur et raffinement. Sources : Miquèla Stenta dans l'Encyclopédie « Corrèze » (Paris, Bonnefond 2003, p.188).
