
Dignac à Dutheil
Dignac, Frédéric
Frédéric Dignac, né à Egletons (Corrèze) le 2 mai 1922, décéda à Brive le 27 août 1987. Diplômé de la faculté de Droit de Toulouse, il s’inscrivit au barreau de Brive comme avocat stagiaire et ne devait le quitter que pour prendre une retraite très éphémère en juin 1987, date à laquelle l’honorariat lui fut conféré. Excellent lycéen de Cabanis, il s’engagea pendant la seconde guerre mondiale dans les rangs de l’Armée Secrète qui devait libérer Brive de l’occupation des troupes allemandes. Le cheminement du bâtonnier Dignac fut marqué par le service du Droit et le respect de la liberté individuelle. Il eut toujours à cœur de représenter cet humanisme que constitue le Radicalisme, avec son maître Alain. Tout naturellement, il lui sera donné d’être président des Jeunesses Radicales, puis maire-adjoint de Brive, sous les deux derniers mandats d’Henri Chapelle. Frédéric Dignac, ainsi que devait le souligner le bâtonnier Lartigue, prononçant son éloge funèbre, fut tout au cours de son activité d’avocat et d’homme politique ou de responsable dans la vie associative (il présida le conseil d’administration de la Caisse d’allocations familiales de la Corrèze), dans la lignée de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen. Il s’est voulu un défenseur de ceux qui réclamaient non seulement la Justice mais, plus encore, l’Equité. Bienveillant aux personnes, inflexible dans la défense, il restera pour ses confrères, un avocat qui a été constamment présent et entièrement libre.
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Doumer, Paul
Paul Doumer, né à Aurillac (Cantal) en 1857, est mort à Paris en 1932. D’origine modeste, il poursuit ses études tout en travaillant et devient professeur de mathématiques, avant d’être rédacteur en chef du journal « La Tribune ». Elu député de l’Aisne (1885), après un échec (1889), il représente à la Chambre le département de l’Yonne. Il siège avec la gauche radicale et se spécialise dans les finances et les affaires coloniales. En 1895, Léon Bourgeois le nomme ministre des Finances, mais le Parlement refuse d’instituer l’impôt sur le revenu. En 1896, désigné comme gouverneur de l’Indochine, il accomplit un travail considérable dans ce territoire jusqu’à son retour en France (1902) où il est à nouveau élu député de l’Aisne. A la Chambre, il combat la politique de Combes et flétrit l’action du général André. Appuyé par les modérés, il est élu président de la Chambre en 1905, et réélu en 1906. Sénateur de la Corse (1912), il la représente jusqu’en 1931. Son extraordinaire compétence en matière financière, sa puissance de travail en font un sénateur des plus remarqués ; l’admiration qui l’entoure se double de respect à la suite de la mort glorieuse de quatre de ses fils. De septembre à novembre 1917, il fait partie du 1er cabinet Painlevé en qualité de ministre d’Etat et devient membre du Comité de guerre et président du Comité économique. Aristide Briand, constituant son 7e cabinet (janvier 1921- janvier 1927), lui confie le portefeuille des finances ; poste qu’il recouvre dans le 8e cabinet Briand (décembre 1925-mars 1926). En janvier 1927, il est appelé à la présidence du Sénat. Elu président de la République (mai 1931), il voit grandir sa popularité quand, le 6 mai 1932, alors qu’il se rend à la vente annuelle de l’association des écrivains combattants, il est mortellement blessé à coup de revolver par un « russe blanc », nommé Gorgoulov.
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Douvisis, Jean
(Né le 24 juillet 1866 à Saint-Hilaire, décédé prématurément en 1926)
Célébré dans toute la région d'Argentat, comme « précurseur et animateur qui sollicita et encouragea le négoce des vins à Argentat ». Profession dont le grand-père de Vincent Lelong, Paul BOURLIOUX, était un digne représentant.
Fils d'un tailleur de campagne, il suit l'école Normale à Tulle et devient instituteur à Egletons puis à Meymac.
Il épouse Marie-Amélie Orliange de Sornac en 1887, également institutrice ; ils obtiennent un poste double à Monceaux-sur-Dordogne.
Fonde en 1899 l'Association Amicale des instituteurs et institutrices de la Corrèze.
Ayant constaté l'essor du commerce de vins lors de son séjour à Meymac, il se consacre après 1900 à encourager l'émergence d'un commerce similaire à partir d'Argentat. Il confie un petit pécule à ceux qui osaient partir pour la "chine" vers le Nord et la Belgique, en leur disant : « si ça marche, cet argent tu me le rendras, si ça ne marche pas, tu ne me le rendras pas ». Détail savoureux, mais vrai sachant que la Belgique à l'époque était très religieuse, certains se faisaient octroyer par le Curé un certificat de bon chrétien, il paraît que cette lettre était très efficace et ouvrait bien des portes.
Promoteur du mouvement commercial, Jean Douvisis créa même, avec le concours de la maison Malher-Besse une maison de vente et de dégustation en Belgique, une agence en douane Douvisis pour le transport franco-belge des fûts et bouteilles.
Rendu très populaire, il fut élu maire d'Argentat (union républicaine) en 1925, puis conseiller général du Canton.
Il s'éteint prématurément en 1926 à l'âge de 60 ans alors qu'une brillante carrière politique s'ouvrait devant lui.
(© Vincent Lelong)
Dubayle, Antoine
Antoine Dubayle, né à Chaumeil (Corrèze) le 29 décembre 1870, mourut à Brive le 9 mai 1934. Ancien instituteur et directeur de l’école de Bouquet, il eut, comme adjoint, le grand-père de Jacques Chirac. Il avait eu la renommée d’avoir, autour des années 1920, pratiquement tous ses élèves reçus au Certificat d’études primaires, ce qui, pour l’époque, était une belle performance. DUBOIS (Boulevard Cardinal). Guillaume Dubois, né à Brive le 6 septembre 1656, mourut à Paris le 10 août 1723. Si l’on en croit certains historiens, il fut l’homme le plus dépravé, le ministre le plus corrompu dont l’histoire ait conservé le souvenir. Il appartenait aux auteurs de vérifier leurs dires en tenant compte des mœurs d’alors avant d’écrire une courte biographie sur l’un de leurs plus illustres concitoyens. Son père était médecin et, suivant l’usage de l’époque, tenait quelques drogues, d’où l’épithète de fils d’apothicaire que lui lancèrent plus tard les nobles, jaloux de son ascension. Il passa son enfance à Brive et suivit les cours des Doctrinaires où il affirma des dispositions extraordinaires. A seize ans, il obtint du marquis de Pompadour, une bourse d’études au collège Saint-Michel à Paris. Les qualités dont il fit preuve lui valurent le préceptorat du duc de Chartres, plus tard duc d’Orléans. Louis XIV, qui l’apprécia dans cette tâche ingrate et difficile, compte tenu de la personnalité et des mœurs du Régent, ne tarda pas à découvrir en lui l’étoffe d’un habile politique. Il le donna comme conseil au maréchal de Tallard quand celui-ci fut envoyé à Londres pour les affaires d’Espagne. Nommé conseiller d’Etat, il fut envoyé en ambassade à Londres par le Régent. Ministre d’Etat en 1717, puis ministre des Affaires étrangères, on peut certainement dire de lui qu’il fut un grand ministre des relations extérieures, par sa politique qui valut vingt-cinq années de paix à l’Europe. Il fut ainsi un des partisans de l’Entente cordiale qui allait jouer un si grand rôle dans notre siècle. Il est sûrement aussi un des précurseurs de l’Europe unie. Il faut noter qu’il n’était encore que simple ecclésiastique. Ce n’est qu’en 1720 qu’il fut nommé archevêque de Cambrai et, l’année suivante, le 12 juillet 1721, Cardinal par le pape Innocent XIII. Louis XV le choisit comme premier ministre le 1er août 1721. Un an après, il mourait des suites d’une intervention chirurgicale. Peu d’hommes d’Etat peuvent prétendre à un tel palmarès et l’abbé Poulbrière pose la question sur laquelle beaucoup de brivois peuvent s’interroger : « Comment cet homme étrange put-il monter si haut de son vivant, pour tomber si bas, après sa mort, dans les gémonies de l’histoire ? » Sans doute par ses origines modestes, son ambition, son intelligence, son talent de négociateur, sans doute aussi par les mœurs de son temps et sa lutte contre les jansénistes.
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Dubois, Guillaume le Cardinal Dubois : photo transmise par Bertrand de la Renaudie
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Dubois, Joseph
Joseph Dubois, frère du cardinal, né à Brive en 1645, y est mort le 1er août 1740. Maire perpétuel de Brive, ce grand voyer de France avait, en 1784, fait combler, de ses propres deniers, le fossé qui entourait la ville pour en faire un grand boulevard circulaire qui fut planté d’ormes. Ce boulevard, qui existe toujours, est un des éléments importants de la régulation du trafic des véhicules dans la cité et met en relief tout particulièrement le bel hôtel de Labenche dont la façade donne sur celui-ci. Son fils, Jean-Baptiste Dubois, chanoine de l'église Saint-Honoré à Paris, fut un bienfaiteur de la ville de Brive.
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Duboureau, Francis
Francis Duboureau, chirurgien des hôpitaux militaires, né à Guéret (Creuse) le 2 février 1892, est décédé à Brive le 2 janvier 1976. Son père, intendant de lycée, était natif de Beyssenac (Corrèze) et sa mère d’Uzerche (Corrèze). Il choisit la carrière de médecin militaire en entrant à l’Ecole de Santé de Lyon en 1914. Il est aux armées pendant la Grande Guerre et sera décoré de la croix de guerre avec palme et quatre étoiles. Il devient chirurgien en Syrie, à Trêves (Allemagne), et à Casablanca (Maroc). En 1939, il est médecin-chef d’une ambulance chirurgicale lourde, puis médecin-chef du centre des blessés osseux au Mont des oiseaux, à Hyères (Var). Après avoir été sous-directeur du service de santé à Montpellier (Hérault), il termine sa carrière comme directeur régional de santé à Toulouse et prend sa retraite à Brive en 1948. Il est alors président de la société d’entraide de la Légion d’honneur, président départemental de la Croix-Rouge et vice-président de la commission administrative du centre hospitalier de Brive. A la suite de l’annulation des élections municipales de 1965, il est nommé par le préfet pour siéger, sous la présidence de Henri Chapelle, à la Délégation municipale chargée de gérer les affaires courantes et d’organiser de nouvelles élections (cette délégation de cinq membres comprenait, outre Henri Chapelle et Duboureau, Roncier, Allary et Jean Monteil). Il était décoré de la médaille militaire, commandeur de la Légion d’honneur, grand-officier de l’ordre national du Mérite, titulaire de la croix de guerre des T.O.E. (Théâtres d’Opérations Extérieures) et avait les Palmes académiques.
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Dubousquet-Laborderie
Dubousquet-Laborderie est né à Brive le 6 janvier 1793 et y est mort le 7 avril 1864. Avocat, député de la Corrèze à l’Assemblée constituante de la Deuxième République (1848).
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Duché, Moïse
Moïse Duché, né à Objat (Corrèze) le 8 septembre 1891 est mort à Brive le 19 septembre 1955. Après ses études au collège Cabanis, il entre à l’école spéciale de Saint-Cyr en 1912, après avoir fait ses classes au 126e Régiment d’Infanterie à Brive. Engagé dans la Grande Guerre en 1914, il est blessé grièvement à la tête en entraînant sa compagnie à l’assaut, ce qui lui vaut une citation à L’Ordre de l’Armée. En 1916, de nouveau au front avec le 29e Bataillon de chasseurs à pied, il est à nouveau cité pour sa bravoure à la tête de ses hommes. Avec l’armée du Levant, il participe aux combats de Kara et de Webek, et, le 12 septembre 1918, il est décoré de la Légion d’honneur, avec une citation élogieuse, mentionnant en particulier « ...son tranquille courage ». Admis à l’Ecole de guerre en 1921, il est en 1925 désigné comme attaché au cabinet du Haut-Commissaire en Syrie, Henry de Jouvenel, dont le secrétaire était l’avocat Jean-Louis Aujol. Ce dernier rapporte, dans son livre Un avocat dans le siècle, que Jouvenel lui ayant demandé de lui désigner un officier originaire de la Corrèze pour être l’adjoint du chef de cabinet militaire, il lui proposa Moïse Duché. Le nom d’un autre officier ayant été proposé, Jouvenel lui dit : « Je préfère, en Terre Sainte, emmener Moïse avec moi. » Après le Liban, il est promu Chef de Bataillon en 1927, puis nommé au Maroc, à l’état-major de Lyautey. Il y reviendra plus tard comme chef d’état-major du général Catroux. Il a sous ses ordres les futurs généraux : Sevez, signataire de l’Armistice, Navare, Koenig, avec lequel il se liera d’amitié. Il se distingue durant les opérations de Marrakech et du Sagho. Il est ensuite envoyé au CHEM (Centre des Hautes Etudes Militaires, dit « Ecole des Maréchaux ») avec les futurs maréchaux Juin et Delattre qui devient un de ses grands amis. Promu Colonel le 1er septembre 1939, il monte au front avec son régiment, qui se distingue lors de l’attaque allemande du 10 mai 1940 et est cité, ainsi que son colonel, avec la mention : « ...dans des circonstances où la situation était extrêmement confuse, a été dans la bataille un animateur confiant, calme, énergique et pré-voyant et a contribué par son action personnelle constante au succès de ces journées. » Mais, en dépit du courage de certains, la défaite est inéluctable. Le colonel Duché en est d’autant plus amer qu’il a signalé dans un rapport, bien avant la déclaration de guerre, que l’armée française ne lui paraît pas suffisamment équipée pour résister à une invasion éventuelle. Ses proches gardent en mémoire cette phrase : « Nos moyens sont nuls et périmés. Quant à la Ligne Maginot, c’est une porte sans charnière. » La rage au cœur, il refuse la défaite et s’engage dans la Résistance. Il devient l’un des chefs de l’ORA (Organisation de la Résistance dans l’Armée). En 1944, il est nommé par le général de Gaulle général de brigade, commandant la place de Paris et le département de la Seine ; puis en 1945, général de division commandant la 13e Région militaire à Clermont-Ferrand (Puy de Dôme). En 1946 il est général de corps d’armée de la 10e Région militaire à Alger. Là, son réalisme politique et militaire, plus près des thèses du général de Gaulle que des gouvernants de l’époque, lui vaut quelques solides inimitiés à Paris. Entrevoyant les profondes mutations de notre temps et convaincu de la nécessité du dialogue, il reçoit les indépendantistes de l’époque dont Ferrat Abbas. On ne le lui pardonnera pas. En 1947, il est rappelé en France pour commander la 5 e Région militaire à Bordeaux (Gironde) dont le maire, Jacques Chaban-Delmas, restera son ami, et où il finit sa carrière. Indépendamment de sa brillante carrière, il est aussi un grand sportif. Cavalier et rugbyman, il est vice-président de la FFR (Fédération Française de Rugby). Marié à la fille d’un médecin briviste, le docteur Henri Thiroux du Plessis, il eut cinq enfants, dont une fille mariée au commandant Jean Pouget qui s’illustra en Indochine et en Algérie avant de devenir journaliste-écrivain, et un fils, Jacques Duché. Jacques Duché, né à Brive le 2 décembre 1923, mourut au combat le 5 janvier 1954 au Viet-Nam. Il fit ses études au hasard des garnisons paternelles. Il les termina à Brive, à l’école Bossuet, pendant la guerre de 1939. En 1943, il rejoignit les rangs de la Résistance, devenant « commandant des Corps Francs », comme l’atteste sa citation à l’Ordre de l’Armée du 3 août 1945, avec attribution de la croix de guerre avec palme. « Jeune officier des Forces Françaises de l’Intérieur...toujours volontaire pour les missions dangereuses, a montré en toutes circonstances, le mépris absolu du danger, s’imposant à ses hommes par son sang-froid, son audace et son courage personnel. » Il intégra Saint-Cyr à Cherchell (Algérie) après la guerre. Quoique conscient des doutes grandissants de son père concernant les guerres coloniales, refusant la facilité d’une vie de garnison en France tandis que d’autres se battaient ailleurs, il se porta volontaire pour l’Indochine. Il avait cependant, pour ceux qui l’ont bien connu, une prémonition de ce qui l’attendait. Il sauta sur une mine à la tête de sa section le 5 janvier 1954 au Viet-Nam. Grand sportif comme son père, cavalier, tennisman, rugbyman, international militaire, il joua au Racing Club de France, au Club Atlétique Briviste et au Club Atlétique Béglais. Il était chevalier de la Légion d’honneur.
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Duclaux, Emile
Emile Duclaux, né à Aurillac (Cantal) en 1840, mourut à Paris en 1904. En 1885, il fut nommé professeur de biologie chimique à la Sorbonne, puis élu, en 1888, à l’Académie des sciences. Lors du décès de Pasteur en 1895, Duclaux, qui était un des élèves favoris de l’illustre savant, lui succéda à la direction de l’Institut Pasteur. En témoignage d’admiration pour son maître, Duclaux écrivit en 1896 : Pasteur, histoire d’un esprit
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Dufour, Jacques
(Saint-Pardoux-Corbier, 22 avril 1925).
Ingénieur des Ponts et Chaussées, il deviendra notamment : professeur à l'École spéciale des travaux publics (1968-1970) ; maître de conférence à l'École nationale des Ponts et Chaussées (1969-1974). Il a participé à la reconstruction, dans les Vosges, de 150 ponts et de plusieurs villes (Épinal, Saint-Dié, Gérardmer, etc.) entre 1951 et 1958 ; à la construction de nombreux ouvrages hydroélectriques et sections d'autoroutes, tunnels et ports maritimes, en France et à l'étranger. Il est chevalier de la Légion d'honneur, et officier de l'ordre national du Mérite.
(© H. Demay, Limousins)
Dumaitre, Paule
(Tulle, 28 avril 1911).
Licenciée es lettres, diplômée supérieure d'histoire, et diplômée technique de bibliothécaire, elle deviendra, entre autres : conservateur en chef de la bibliothèque de l'ancienne faculté de médecine de Paris (1971-1979). Elle a publié plusieurs ouvrages : "Histoire de la médecine et du livre médical à la lumière des collections de la bibliothèque de la faculté de médecine de Paris" (1962) ; "La jeunesse d'une petite reine" (1965) ; "La jeunesse d'Henri IV" (1969) ; "Louis XIV au temps des mousquetaires" (1971) ; "Médecine et médecins" (1977) ; "Rue Brûle-maison" (1980). Elle est officier de l'ordre national du Mérite, et commandeur des Palmes Académiques. Elle est également lauréate de l'Académie de médecine (Prix Bignoux 1973).
(© H. Demay, Limousins)
Dumoulin-Borie, Pierre (saint Pierre Dumoulin Borie)
(Beynat, 1808-1838).
canonisé le 19 juin 1988
Missionnaire catholique. Évêque d'Acanthe. Il mourut au Tonkin ; décapité, après six tentatives du bourreau.
(© H. Demay, Limousins et Office de Tourisme de Beynat)
Dumyrat de Boussac
Dumyrat de Boussac, né à Tulle en 1776, mourut à Brive en 1830. Ancien Conseiller au Présidial de Tulle et Conseiller de Préfecture de la Corrèze, il acheta en 1802 le domaine de Champanatier qui avait été donné aux religieuses de Sainte-Claire par les vicomtes de Turenne. Sa veuve, née Labrousse, légua par testament à la Ville, sa maison de Champanatier et les dépendances. L’hospice Dumyrat fut fondé en 1831.
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Dutheil, Jean
Jean Dutheil, né à Brive le 20 janvier 1898, est mort le 12 novembre 1963 à Cieurac près de Souillac (Lot). Son père était entrepreneur de travaux publics, il fait ses études à l’école La Cabanne (commune de Cublac en Corrèze) qui deviendra par la suite l’école Bossuet de Brive. Engagé volontaire en 1916, il fait la guerre comme artilleur en France, en Italie et en Pologne avec le grade de lieutenant. Après l’armistice, il entre à l’Ecole coloniale à Paris, après s’être marié le 27 décembre 1923 à Pazayac (Dordogne) avec la nièce des abbés Bouyssonie, Marie Gabrielle Chassin, née à Uzerche (Corrèze) en 1903. A sa sortie de l’Ecole coloniale (major) en septembre 1924, il entre comme contrôleur civil dans l’administration du protectorat marocain. En 1940, il s’engage comme volontaire pour combattre à Narwick (Norvège), mais son engagement est refusé par l’administration jugeant sa présence nécessaire au Maroc où il participe à l’organisation du débarquement allié sous les ordres du général Béthouard. En 1943, il est avec la 2e DIM (Division d’Infanterie Marocaine) en Italie, comme officier du 2e Bureau. Il est rappelé au Maroc sur ordre du Gouverneur, juste avant l’entrée de la division dans Rome. En septembre 1945, il est rappelé par le général Béthouard nommé Haut-Commissaire en Autriche, qui lui confie le poste de gouverneur du Tyrol. Il y rencontre, au cours d’une réception, le prince Eugène de Habsbourg et découvre que tous deux ont combattu face à face, en 1914, dans le Tyrol italien, Dutheil, comme officier d’artillerie, et le prince Eugène, comme gouverneur du Tyrol, place qu’occupe alors Dutheil. En 1946, il est nommé à Vienne Haut-Commissaire adjoint, puis est envoyé en Tripolitaine (Lybie) pour assister le roi Idris réinstallé sur son trône par les alliés. Il est rappelé au Maroc en 1952, comme directeur de la sécurité, puis est versé dans le corps des officiers des affaires sahariennes en Algérie. Enfin, en 1958, il est nommé au secrétariat aux Hautes Etudes Militaires et Civiles où il retrouve son ami Edmond Michelet, alors ministre des anciens combattants. Jean Dutheil a eu une vie très mouvementée et riche en enseignements coloniaux. Il a été un de ces « coloniaux bâtisseurs » de la génération de Lyautey, voulant croire à l’association des pays du Maghreb avec la France. Il prend sa retraite en 1962 à Cieurac. Il aurait, après les événements d’Algérie, assisté moralement les « soldats égarés » en prison à Tulle.
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Cardinal et homme politique. Fils d'apothicaire, il devient précepteur de Philippe d'Orléans(*), lequel, promu Régent, l'appelle au pouvoir. Vénal, hypocrite, libertin, intrigant, mais fort intelligent, il s'avère habile diplomate. Insatiable, il ne se contente pas d'être ministre des Affaires étrangères : il obtient l'archevêché de Cambrai, le chapeau de cardinal, et le titre de premier Ministre (1722). Il entre à l'Académie Française ; et il se fait nommer président de l'assemblée du clergé. (En 1989, à l'occasion de l'annuelle compétition culinaire, dite "la toque de la porcelaine", organisée par les journalistes limousins, le vainqueur fut Dominique Favier : il avait alors imaginé et réalisé une préparation spéciale de "testicules ovins", qu'il baptisa : "Les gaillardises du cardinal").