Mais d'où viennent ces noms de villes, de rivières, de lieux ?

d'après les recherches de
© Marcel Villoutreix : Noms de lieux du Limousin
Paris, Christine Bonneton éditeurs, 1995

Marcel Villoutreix, agrégé de l'Université, professeur honoraire de Lettres supérieures, membre de la Société Française d'Onomastique, a fait depuis une quinzaine d'années des recherches approfondies sur la toponymie limousine, et en a publié les résultats, pour chacun des trois départements de la région, dans des ouvrages édités par l'Association des Antiquités Historiques du Limousin, dont il est membre actif.
Son livre est incontournable pour quiconque s'intéresse au Limousin et en ce qui nous concerne, à la Corrèze. Vous trouverez quelques éléments tirés de cet ouvrage essentiel et vendu au prix vraiment démocratique d'une quinzaine d'euros à peine ! De quoi vous convaincre de l'utilité du travail de Marcel Villoutreix. Pourquoi s'en priver ? Nous n'encouragerons en tout cas jamais les photocopies et autres moyens de reproduction tout aussi illicites des livres, partitions, photos ou disques.

note : cette page est en cours d'élaboration et donc forcément incomplète

ETYMOLOGIE

Noms de rivières

  1. L'Auvézère : affluent de l'Isle : flumen Alvesera, 1185. Nom composé de deux racines préceltiques *al et *vis, avec suffixe prélatin -era
  2. La Corrèze (Correzia, 879). Racine préceltique *cora et suffixe latin -itia.
  3. La Dordogne : Dorononia, VIe s. ; Dornonia, VIIIe s.). Avec double suffixe -on, -onia, nom tiré de la racine préceltique *dora, celle de la Durance, de la Drôme et de la Dronne. Dissimilation du premier n devenu d après le VIIIe s.
  4. Le Longeyrou, du latin longarius, qui s'étire en longueur. Nom du cours supérieur de la Vézère. Il évoque la longue vallée sinueuse et la lenteur du cours de la rivière sur le plateau de Millevaches.
  5. La Loyre : a pris le nom occitan de la loutre (loira) qui fréquente les berges des cours d'eau pour capturer le poisson.
  6. La Maronne (affluent de la Dordogne : Marona, XIIe s.). Nom dérivé de celui de la Matrona, déesse-mère des sources (qu'on retrouve aussi dans le nom de la Marne).
  7. La Montane : tiré de mont, évoque le cours torrentueux de la rivière et les gorges des cascades de Gimel (chutte totale de plus de 140 mètres).
  8. Le Roseix : pour évoquer l'abondance des roseaux (de l'ancien occitan raus).
  9. La Sarsonne : tire son nom de la commune de Sarsoux (Ussel)
  10. La Solane (affluent de la Corrèze : aqua Solana, 1427) évoque l'ensoleillement. Elle est orientée vers le sud ; son nom est tiré de l'ancien occitan Solan, terrain exposé au midi (du latin sol, soleil).
  11. La Soudaine (affluent de la Vézère). Le nom du chef-lieu de la commune est tiré de celui de la rivière : Sodenna, 1103-1104. Suffixe gaulois -enna ; premier élément obscur (prélatin ?)
  12. La Sourdoire (affluent de la Dordogne : fluvium Sordoriam). Deux racines préceltiques *sor et *dora, avec suffixe latin -ia.
  13. La Triouzoune : tire son nom de la commune de Triouzou (Saint-Angel)
  14. La Vézère (affluent de la Dordogne : Viseram, 875). Avec suffixe prélatin -era, racine préceltique *vis, celle de la Vistule polonaise.

 

Noms de lieux

  1. La Jarrige (une des trois cimes des Monédières, commune de Chaumeil). Un nom de chêne (avec chassanh, dans le domaine nord-occitan) est jarri (ancien occitan garric, d'origine préceltique). Il est représenté par son dérivé limousin jarrigeo, chênaie rabougrie. La Jarrige tient son nom « à cause de ses taillis rabougris de chênes » (J.-B. Champeval, cité par Marcel Villoutreix).
  2. Le plateau de Millevaches. Situé à plus de 900 mètres d'altitude, c'est l'un des reliefs les plus anciens et le plus élevé du Limousin. La plus ancienne mention connue du nom date de 1048, sous la forme Millevaccas ; une forme dialectale est attestée au XVIIe siècle : Miauvatsas (même sens de « mille vaches »). Evoquerait donc un immense pâturage.
    Marcel Villoutreix se demande cependant si la forme Millevaccas, qui est la seule attestée, ne provient pas, comme il arrive parfois en toponymie, d'une forme plus ancienne qui, n'étant plus comprise, aurait été refaire pour la rendre intelligible. Et d'évoquer plusieurs hypothèses qui ont été proposées : le toponyme pourrait signifier « mille sources » (et de fait, le plateau est un véritable château d'eau). Mais cette hypothèse n'a aucun fondement sérieux, poursuit-il.
    Plus plausible, celle d'Albert Dauzat qui suggère un toponyme primitif composé du nom gaulois melo, et de l'adjectif latin vacua, vide, abandonnée. Hypothèse en parfaite concordance avec ce que l'on sait de la désertification du plateau entre la fin du IIIe siècle et les débuts du Moyen Age, période pendant laquelle ce toponyme aurait pu être formé.
  3. La Montagne limousine : ensemble de hauts plateaux dont l'altitude est supérieure à 600 mètres, mais ne dépasse jamais 1000 mètres (plateaux de Millevaches et de Gentioux). Le nom de montagne dans la toponymie limousine n'a qu'une valeur relative : il désigne simplement une élévation de terrain plus ou moins importante.

 

  1. Les Ages : (commune : Sérandon : Les Ages, 1270). du bas latin d’origine germanique : agia, haie. A l’époque carolingienne, une haie vive pouvait constituer une clôture défensive dont la violation était punie par les peines les plus graves.
  2. Agudour (Voutezac : Agudor, 997) représentait Acutorum, génitif pluriel du nom d'homme latin Acutus : [possession] des « Acutus ».
  3. Ajustants (Les) (Sérandon). Du verbe occitan ajostar, assembler, réunir. Désigne le confluent de la Triouzoune et de la Dordogne.
  4. Albignac (commune : de Albiniaco, 1095). Nom d'homme latin Albinus ou Albinius.
  5. Albussac (commune : Albuciacus, 861). Nom d'homme latin Albucius.
  6. Allassac (commune : de Alaciaco, 947). Nom d'homme d'origine gauloise Alacius.
  7. Alleyrat (commune : Elariaco, monnaies mérovingiennes). Au nord du bourg, ruines d'un édifice d'époque gallo-romaine. Nom d'homme latin Elarius, variante attestée en Gaule au VIe siècle de Hilarius. Atelier monétaire mérovingien.
  8. Altillac (commune : in vicaria Altiliacense, 948). Nom d'homme latin Altilius.
  9. Ambrugeat (commune : Ambrujac, vers 1300). Nom masculin germanique Ambrico, Ambricus. Attraction ultérieure de l'ancien occitan bruga, bruyère.
  10. L'Arbrespic (Hautefage). Evoque la présence d'aubépines (ancien occitan albespin,  épine blanche, aubépine). Le nom est devenu aubrespi dans le Bas-Limousin, par attraction du mot albre, aubre, arbre.
  11. L'Arbrespie (Moustier-Ventadour). Evoque la présence d'aubépines (ancien occitan albespin,  épine blanche, aubépine). Le nom est devenu aubrespi dans le Bas-Limousin, par attraction du mot albre, aubre, arbre.
  12. Argentat (commune : Argentat, Argentate, monnaies mérovingiennes ; Argentado, vers 916 et vers 930). Près d'un point de franchissement de la Dordogne. Peut-être des vestiges d'un vicus (bourg rural). Argento- est un terme gaulois qui pouvait désigner l'argent, mais aussi évoquer des qualités de ce métal (blancheur, clarté, éclat,...).
  13. Arnac (Arnac-Pompadour : Arnac, 1137). Nom d'homme latin Arrenus.
  14. Artigeas : (commune : Juillac : Artigas, 937-954). De Artige (nord-occitan artijo, terre défrichée).
  15. Artigue :  (commune : Sexcles) (occitan méridional : terre défrichée).
  16. Astaillac (commune : Astaliaco, 860). Formé avec le suffixe -acum précédé d'un nom dont l'origine n'est pas déterminée. Formations de l'époque gallo-romaine ou de l'époque franque.
  17. Aubazine (commune). Conserve le souvenir du cadre forestier choisi par saint Etienne pour y installer un monastère et entreprendre des défrichements. Selon l'auteur de la Vie de saint Etienne, « le pays boisé d'Obazine » était appelé ainsi « à cause de l'opacité des forêts ». Cette étymologie est convaincante (latin opacus, touffu, sombre, opaque + suffixe latin -ina). La forme la plus ancienne du nom, vers 925, précise qu'Obazine est le nom de la forêt (silvam quae vocatur Obazina). L'orthographe moderne est injustifiée.
  18. Auriac (commune : de Auriaco, 1105). Nom d'homme latin Aureus.
  19. Ayen (commune : Aen, 1025 ; Aient, 1068-1090 ; de Ahento, vers 1315). Racine préceltique *ag qui est représentée par des lieux situés sur des hauteurs. Les noms sont des formations gauloises (suffixe gaulois -ento).

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  1. Balême (Affieux : Balesme, XIIIe s.). Non loin du dolmen de la Pierre-des-Druides. Du nom de la déesse gauloise Belisama, assimilée à Minerve.
  2. Bar (commune, Barro Castro, monnaie mérovingienne ; in vicaria Barrense, 885). Vient du gaulois barro, sommet. L'ancien bourg occupait en effet le sommet d'un piton de 458 mètres.
  3. Bassignac (Bassignac-le-Bas : Bassinhac, 1318). Nom d'homme latin Bassinus.
  4. Bassignac (Bassignac-le-Haud : Bassinhac, 1315). Nom d'homme latin Bassinus.
  5. Baudran (Nespouls : Baldran, 1158-1159). Nom masculin de l'époque franque Baldrannus.
  6. Beaulieu (commune : Bellus locus, 860). Evoque l'idée de beauté, sentiment d'admiration. Nom donné en 855 par le fondateur de l'abbaye, séduit par l'égrément du site, dans la vallée de la Dordogne.
  7. Beaumont (commune). Evoque l'idée de beauté, sentiment d'admiration.
  8. Beaune (Sornac : Belna, 925). Du nom du dieu gaulois Belenos.
  9. Bel-Air (Péret-Bel-Air). Lieu élevé et de bel aspect.
  10. Bellechassagne (commune). Belle chênaie.
  11. Bellevue (Chirac-Bellevue). Lieu élevé et de bel aspect.
  12. Bedaine (Albussac : Bedenas, vers 930 ; Bedenna, 1313). Le premier élément bedo- est un mot gaulois de sens inconnu ; suffixe gaulois -enna. L'ancienne orthographe, Bédènes, a été malencontreusement modifiée. En ce lieu, restes d'une villa gallo-romaine et de sépultures.
  13. Bétaille (Saint-Bonnet-Elvert : Bettalia, vers 1060). Forme féminine du nom masculin latin Bittalius.
  14. Beynat (commune : Biaenate pago, monnaies mérovingiennes ; in vicaria Beennatensi, vers 930). Nom du dieu gaulois Baginus.
  15. Benayes (commune : Benaias, 970-977) ; Benagias, 1028). Nom masculin gaulois Benagios, latinisé au féminin pluriel.
  16. Beyssac (commune : Beyssac, vers 1315). Nom d'homme latin Bassus ou Bassius.
  17. Beyssenac (commune : Bayssenac, 1272). Nom d'homme latin Bassienus.
  18. Billac (commune : Beliacus, 860 ; Biliacus, 860 ; Beliaco, 916). Nom d'homme latin Bellius.
  19. Les Boles : (commune : Malemort). Vient de l’ancien occitan boina ou bola qui désignent une borne.

  20. Bonnefond (commune). Il s'y trouvait deux fontaines consacrées à saint Médard.
  21. Bonnefont désigne une bonne source ou une fontaine dont les eaux sont appréciées. Vient de l'occitan font, nom féminin tiré du latin fontem (qui était masculin). Un d final que rien ne justifie a trop souvent été substitué au t qui avait cessé d'être prononcé vers le XIIe ou le XIIIe siècle.
  22. Bort (Saint-Salvadour : Born, 957). Du prélatin *born, transmis par le gaulois. Désigne une source en général, qu'elle soit ou non celle d'un cours d'eau
  23. Bort-les-Orgues (commune, Baort, 1106). Le second élément de Baort, -ort, vient du gaulois ritum, qui évoque le franchissement de la Dordogne à gué par un ancien itinéraire venant du Cantal ; Ba- fait penser Villoutreix à une racine préceltique *bal, escarpement, qui évoquerait les coulées basaltiques, dites « orgues de Bort », qui surplombent la rivière.
  24. Bournazel : du mot prélatin born-, source, transmis pas le gaulois et le latin populaire. A donné le diminutif Bournazel à l'époque romane.
  25. Bramefan (Palisse : Bramefam, 1398), évoque la pauvreté d'un terrain ingrat. Brame, crie bien fort ta faim ! (verbe occitan bramar à l'impératif).
  26. Branceilles (commune : de Brancelliis, vers 930). Nom masculin latin Brancilius (tiré du nom gaulois Brancus), mis au féminin pluriel.
  27. Brignac-la-Plaine (commune : Brignac, vers 1315). Emprunté au français et n'est pas présent avant le XIVe siècle.
  28. Brive, du nom gaulois briva, le pont. Se retrouve aussi en Limousin par un nom de rivière, la Briance.
    Brive (Briva Curretia, fin VIe s. ; Briva vico, monnaies mérovingiennes). Le toponyme désignait un pont sur la Corrèze (Briva Curretia). Ce pont était-il antérieur à la conquête romaine? La toponymie ne permet pas de se prononcer, puisque la langue gauloise a continué à être utilisée pendant plusieurs siècles encore. Au pont du Buy, des fouilles ont révélé l'existence d'un pont romain qui a été détruit en 1406. Sur la grandfe voie romaine reliant Lyon à Bordeaux par Clermon et Périgueux, Brive était à l'époque gallo-romaine un vicus, c'est-à-dire un petit centre artisanal et commercial, avec une nécropole.
  29. Brivezac (commune : Brivaciaco, 1061-1108) ; Brivazac, 1116). Peut-être nom d'homme latin Privatus (avec attraction ultérieure du nom de Brive).
  30. Bugeat (commune : Buiac, vers 1107). Vestiges gallo-romains. Nom d'homme gaulois Bugios, Bugius

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  • Camps : (Campus, 940), forme de l’occitan méridional de champ (ancien occitan camp, latin campus).
  • Cantemerle : évoque le merle (en latin merula) (forme plus médirionale que Chantemerle)
  • Chabrignac (commune : Scauriniacum, 572). Nom d'homme latin Scaurinus. Attraction ultérieure du nord-occitan chabra, chèvre.
  • Chadon (Gimel : villa Catonis, 962). Nom masculin latin Cato, Catonis.
  • Chameyrat (commune : Camairaco, 864). Nom d'homme latin Camarius.
  • Champagnac (Champagnac-la-Noaille : Campaniaco, 1084). Nom d'homme latin Campanius.
  • Champagnac-la-Noaille : (La Noalhia, fin XIIIe s.) de nouaille (latin novalia), terres nouvellement défrichées. Le nom n’est pas passé en ancien occitan.
  • Champagnac-la-Prune : latin prunus, prunier. Formation tardive.
  • Chanac (Chanac-les-Mines : de Cannaco, vers 1022). Nom d'homme latin Canus.
  • Chantecor : (Juillac : Chantacorp, 1036-1060). Evoque le corbeau (latin corbus, occitan corb)

  • Chantegril : évoque le grillon (ancien occitan grelh, grilh, limousin greu) (Chantagreus en 1200-1206)

  • Chanteix. Du gaulois dunum qui était passé du sens de« hauteur » à celui de « site fortifié ». (commune : Cantedunus, 916 ; de Canteduno, 1084-1091 ; Chantueu, vers 1315). Le premier élément, cant, est d'origine prélatine et désigne des hauteurs (par exemple, le mont du Cantal). Dès le Xe siècle, la finale a été altérée dans la langue parlée (Cantau, 924) et, à la fin du Moyen Age, la finale limousine -eix a été adoptée.
  • Chantemerle : évoque le merle (en latin merula)
  • Chanterane : évoque la grenouille (occitan rana)
  • La Chapelle-aux-Brocs (commune). Formé sur l'ancien occitan broc, qui désignait des épines, tout comme espina, espinat, espinassa.
  • La Chapelle-Geneste (Saint-Bonnet-l'Enfantier : Genesta, 942). Formé sur le latin et ancien occitan genesta, genêts.
  • La Chapelle-Spinasse (commune : Spinacias, 945). Evoque épines, arbustes épineux (de l'ancien occitan espina ; dérivés : espinat, buisson épineux ; espinassa, endroit plein d'épines).
  • Chartrier (Chartrier-Ferrière). Nom masculin de l'époque franque Carterius.
  • Le Chassaing : voir Le Chassang.

  • Le Chassang (Chamboulive : del Chassan, 1244-1245). Le nom usuel du chêne dans le domaine nord-occitan, chssanh, est issu du latin populaire cassaneus, d'origine gauloise
  • Chassang (Donzenac : del Chassanh, 1180). Le nom usuel du chêne dans le domaine nord-occitan, chssanh, est issu du latin populaire cassaneus, d'origine gauloise.
  • Chauffour (commune : de Calzfurno, vers 930), du latin calcis furnus, four à chaux. Dans la partie la plus méridionale de la Corrèze, Chauffour évoque la fabrication de la chaux. Quelques exemples se trouvent également en Bas-Limousin.
  • Chaumeil : (commune : Chalmelhs, 1314) diminutif de chalm, forme nord-occitane de l’ancien occitan (origine préceltique) calm : lande, plateau désert, hauteur en friche. On le trouve en 947 sous sa forme latine calmis (cartulaire de Tulle) et en 1184-1185 sous la forme limousine ancienne chalm (cartulaire d’Obazine). Durant le Moyen Age, le m final n’est plus prononcé et le l se vocalise en u. D’où la forme moderne chau (souvent et sans raison avec un d ou un x final).
  • Chauze, Le Chauze : terre calcaire dans la partie méridionale de la Corrèze. Forme nord-occitane de causse.
  • Chavanac (commune : Chavanac, vers 1137). Nom d'homme gaulois Cavanus.
  • Chaveroche (commune : de Cava Rupe, 1279). Désigne une roche creuse, soit cavités naturelles, soit d'excavations faites par l'homme. Le premier élément est l'adjectif nord-occitan chava, creuse. Du latin cavare, creuser, sont aussi issus d'autres toponymes : Chavades, Chavailles, Chavas.
  • Cher (Le) (Tulle : el Cher, 1109). La racine préceltique car, pierre, a été transmise par le gaulois et par le latin à l'occitan. En nord-occitan, elle donnera chier ou cheir, tas de pierre, grand amas de pierres naturel ou artificiel, ou encore hauteur rocheuse.
  • Cheyreau, Cheyrol, Cheyron : dérivés de la racine préceltique car, pierre, qui a été transmise par le gaulois et par le latin à l'occitan. En nord-occitan, elle donnera chier ou cheir, tas de pierre, grand amas de pierres naturel ou artificiel, ou encore hauteur rocheuse.
  • Chirac (Chirac-Bellevue : Chirac, vers 1315). Nom d'homme latin Carus.
  • Clergoux (commune : Clergor, vers 1025). Latin clericus, clerc, homme d'Eglise : [possession] des clercs.
  • Comborn (Orgnac : Combor, vers 993) ; Comborn, 1073-1086). Le toponyme paraît être formé de deux éléments gaulois (avec accentuation à la manière gauloise), le suffixe -one, précédé du nom *comboro, qui avait le sens de « barrage » : *combór-one. Le lieu est une hauteur rocheuse dominant la vallée de la Vézère qui l'enserre de trois côtés dans une boucle étroite. Le nom peut évoquer la protection apportée à ce site défensif naturel par le barrage que forme la rivière.
  • Comps (Peyrelevade : Comps, 1632). Issu de l'occitan (d'origine gauloire) comba, vallée étroite, combe. Nombreux dérivés de comba : Combeau, Combette, etc...). Comps en est une forme très rare, au masculin pluriel.
  • Confolens (Espagnac : Confolento, vers 930). Toponyme d'époque gallo-romaine, issu du latin confluentem.
  • Confolent (commune). Toponyme d'époque gallo-romaine, issu du latin confluentem. Au confluent du Chavanon et de la Dordogne.
  • Corbier :  (Saint-Pardoux-Corbier : Corber, vers 1085). Evoque le corbeau (latin corbus, occitan corb)

  • Corbières : (Aubazine : La Corbeira, 1154-1155). Evoque le corbeau (latin corbus, occitan corb)

  • Cornil (commune : Cornilio, monnaie mérovingienne ; Cornhil, 1105). Nom masculin latin Cornelius (dont est tiré Cornil, nom de baptême attesté au XIIe siècle en Bas-Limousin).
  • Cosnac (commune : Coznac, 1082-1088). Nom d'homme latin Cossinus.
  • Counil : (Le Lonzac : Conils, 1111-1124 ; la forme est au pluriel). Evoque le lapin (ancien occitan conil, conilh)

  • La Courberie : (Espagnac : La Corbaria, 894). Evoque le corbeau (latin corbus, occitan corb)
  • Couturas : (commune : Saint-Hilaire-les-Courbes : ad Culturas, 1116-1117), village renommé pour ses belles récoltes de seigle. Vient de couture (latin cultura), terre en culture, bonne terre de culture. « En Limousin on appelle encore aujourd’hui couture un champ qu’on laboure régulièrement pour porter chaque année une récolte de céréales, de plantes sarclées ou de blé noir » (G. de Senneville).
  • Cubertafon : fontaine aménagée et couverte.
  • Cublac (commune : Cublac, vers 1315). Formé avec le suffixe -acum précédé d'un nom dont l'origine n'est pas déterminée. Formations de l'époque gallo-romaine ou de l'époque franque.
  • Cueille (Gros-Chastang : Collia, vers 930). Fait allusion à la notion de hauteur, d'élévation.
  • Cueille (Naves : Cuolha, 1297), du latin populaire collia, colline.
  • Cussac. Nom d'homme latin Cuttius.

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  1. Dampniat (commune Daniaco, vers 1022 ; Dampnac, vers 1164-1174). Du nom masculin latin Domenïus. Attraction de l'occitan dan, seigneur (de dominus).
  2. Darazac (commune : in vicaria Daraciacense, 954-967). Nom masculin latin Daricius.
  3. Davignac :(commune : Daviniaco, 1120). Nom masculin gallo-romain Davinus (voir mention de la forme féminine sur une inscription latine à Langres).
  4. Donzenac (commune : Domicinago, 788). Nom masculin latin Domitianus.

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  1. Egletons (commune : de Glutonibus, 1075 ; de Glotos, 1251. Nom masculin de l'époque franque Gliuto, au pluriel pour désigner une famille. Il faut attendre le XVIe siècle pour voir apparaître la syllabe intiale actuelle (ancienne préposition es : chez les Glotos).
  2. Empeau : (Tulle : Empelt, 1090). De l’ancien occitan empeut, greffe. Lieu où se trouvaient des arbres greffés, donc désignait une plantation.
  3. Enval (Lagarde-Enval), « dans la vallée ». Le mot latin de la vallée, vallis, a donné val en ancien occitan, formes limousines val, puis vau ; ce mot a conservé le genre féminin du latin, contrairement au français.
  4. Entraygues (Saint-Martial-Entraygues). De l'occitan entre aigas (latin inter aquas), entre les eaux. Nom d'une commune limitée par le Doustre et la Dordogne, jusqu'à leur confluent.
  5. Espagnac (commune : Espaniaco, Spaniaco, monnaies mérovingiennes). Nom masculin latin Spanius. traces dans un atelier monétaire mérovingien.
  6. Espartignac (commune : Espartiniaco, 990-1014). Probablement nom masculin latin Spartinius, dérivé de Spartius (attesté par des inscriptions latines).
  7. Estivals (commune : Estivale, 823). Evoque un bon ensoleillement. Dans une vallée chaude et sèche (du latin aestivalis).
  8. Estivaux (commune : Estivals, 1096-1103). Sur une hauteur bien ensoleillée.
  9. Estresse (Astaillac et Beaulieu) : étranglement très périlleux pour la batellerie du cours de la Dordogne. De l'ancien occitan estreisa, étroitesse.
  10. Eyburie (commune : Iburia, 1071 ; Esburia, vers 1315). Nom masculin latin Eburius (attesté par des inscriptions en Gaule).
  11. Eygurande (commune : Aygurandia, vers 1315). Formation gauloise représentée par une série de toponymes.
    Le second élément -randa est un terme gaulois de nom de lieu dont le sens de « limite » est bien établi, et l'on a pu constater que les localités désignées par ces toponymes étaient situées à la limite d'anciennes cités gauloises. Sur le premier élément, il n'y a pas d'accord entre le toponymistes : c'est bien un terme prélatin, mais s'agit-il de « juste limite » ou de « limite d'eau »? Notons seulement que près d'Eygurande, c'était le Chavanon, affluent de la Dordogne, qui séparait la cité gauloise des Lemovices de celle des Arverni d'Auvergne.Glény (Servières : in villa Glanico, 875), au confluent de la Glane et de la Dordogne. Du gaulois glanna, rive, et suffixe gaulois -icos.
  12. Eyrein (commune : Airent, 930 ; Ayrent, vers 1315). Suffixe gaulois -ento.

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  1. Faugeras (Condat : Falgeiras, 977). Evoque les fougères (latin populaire filicaria).
  2. Favars : (commune, Favaris, 897). Origine : champ de fève (fava, du latin faba)
  3. Foissac (Saint-Hilaire-Foissac : Foyssac, 1270). Nom masculin latin Fuscius.
  4. Fontbelle : voir Bonnefont
  5. Fontbonne : voir Bonnefont
  6. Fontbouillant : source dont l'eau est bouillonnante.
  7. la Font-du-Drach (Nonards), dans la partie méridionale de la Corrèze évoque, autour de la fontaine, des esprits follets, sortes de lutins familiers et malicieux (occitan drac).
  8. Fontenelle, Fontanille : petite fontaine
  9. Fontfreyde (limousin freda) : source dont l'eau est froide.
  10. Fontgrège, Frègefont, Freygefont : source dont l'eau est froide (du limousin freja)
  11. Fontloup, Font-du-loup, Fontloube : fontaine située dans des lieux sauvages. Fontaine du loup ou de la louve.
  12. Fontmerle : pour évoquer la présence du chant des oiseaux près d'une fontaine.
  13. Fontmorte ou Mortefond : évoquent le tarissement d'une source
  14. Fontrouvée : évoque la découverte d'une source

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  1. Gastinel : (commune : Sainte-Fortunade). Diminutif de l’ancien occitan gast, désert, abandonné.
  2. Geneste (Marcillac-la-Croze : Ginesto, 842). Formé sur le latin et ancien occitan genesta, genêts.
  3. Gimel (commune : Gimel, 936 ; de Gemello, 1122). Nom masculin latin Gemelius.
  4. Gioux (Merlines). Il y existe des vestiges gallo-romains. Provenance : le latin Jovem (Jupiter).
  5. La Gorse : (commune : Donzenac, Gorsa vers 930). A l'origine, gorsa d'origine gauloise désigne une haie vive dont on fait la clôture des champs (Dom Cuclou). Mais, à partir du XVe siècle, gorsa prend aussi le sens de « buisson épineux ».

  6. Goulles (de Golas, 1296). Du latin gula, gorge, pris au sens figuré (géographique). Sur une hauteur dominant des vallées étroites, encaissées, sinueuses.
  7. Le Gour (Malemort). Signale un endroit profond dans le lit d'une rivière. Du nom limousin gour (du latin gurges, masse d'eau, gouffre).
  8. Gour-du-Diable (Cosnac). Signale un endroit profond dans le lit d'une rivière. Du nom limousin gour (du latin gurges, masse d'eau, gouffre).
  9. Grafeuille (Champagnac-la-Prune : Agrifolia, 947). Formé sur le nom latin acrifolium, ancien occitan agrefol : houx.
  10. La Grafouillère (Ménoire : La Graffolieyra, 1270). Formé sur le nom latin acrifolium, ancien occitan agrefol : houx.
  11. Grandsaigne (commune : Grandem Saniam, 945). De l'ancien occitan sanha, pré marécageux, terrain humide. Situé près d'un fond de vallée.
  12. Gratteloube : (Saint-Ybard : Grataloba, 1185-1187, Saint-Just : Grataloba, vers 1280). Evoque le loup. De l’ancien occitan grata, loba : gratte, louve ! Peut-être un lieu où les louves grattent la terre et laissent des traces.
  13. Les Graules : le nom évoque la corneille noire (limousin graulo)
  14. La Grillère : (commune de Gros-Chastang : La Greleira, 1172-1173). Evoque un lieu fréquenté par des grillons (ancien occitan grelh, grilh, limousin greu)
  15. La Guierle, à Brive : forme altérée de l'ancien occitan irela, île. Le nom désignait en effet des îles situées dans une partie élargie et marécageuse du cours de la Corrèze ; les formes anciennes en sont : les Hierles en 1543 ; l'isle de Guierle en 1728.
  16. Gumond (commune : de Acuto monte, vers 930 ; adjectif placé avant le nom et retranchement du a initial par aphérèse). Hauteurs qui se terminent par une pointe ou une extrémité allongée. Mont est la forme francisée du nom limousin correspondant. Il est généralement accompagné d'un adjectif ou d'un déterminant pour souligner selon le cas sa hauteur, sa forme, son emplacement, sa couleur ou sa couverture végétale.

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  1. Janjoux (Corrèze : Jovis, 885 ; premier élément obscur). Provenance : le latin Jovem (Jupiter).
  2. Juillac (commune : Juliaco, 572). Nom masculin latin Julius

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  1. Labroue (commune : Hautefage : La Broa, 1172-1173). L’ancien occitan broa désignait le bord d’un champ.
  2. Lachamp : rien à voir avec le champ mais provient (comme Lachau) de chalm, forme nord-occitane de l’ancien occitan (origine préceltique) calm : lande, plateau désert, hauteur en friche. On le trouve en 947 sous sa forme latine calmis (cartulaire de Tulle) et en 1184-1185 sous la forme limousine ancienne chalm (cartulaire d’Obazine). Durant le Moyen Age, le m final n’est plus prononcé et le l se vocalise en u. D’où la forme moderne chau (souvent et sans raison avec un d ou un x final).
  3. Lachenal (Sadroc). Le nom évoque une canalisation. Issu du latin canalis qui a donné la forme limousine chanal, chanau. Dans ce cas, le nom est précédé de l'article.
  4. Ladignac (Ladignac-sur-Rondelles : de Ladiniaco, 879-883-. Nom masculin latin Latinius ou Latinus.
  5. La Grafouillère : voir Grafouillère (La)
  6. Lagraulière. Le nom de Gane (aussi écrit Gasne, Ganne) est assez répandu en Limousin. C'est un appellatif encore en usage comme nom commun. Sa définition peut varier quelque peu selon les lieux : filet d'eau, petit ruisseau, ruisseau. Le sens premier semble bien être « endroit où un ruisseau s'élargit et où on le traverse à gué » car l'étymologie la plus généralement admise rattache ce nom au mot latin vadum, gué. La gorme limousine gaana, attestée notamment en 1162-1163 dans la commune de Lagraulière représente bien le latin de basse époque wadána (de vadum, croisé avec le germanique wad).
    Lagraulière : évoque aussi la corneille noire (limousin graulo) (La Grauleira, 1060-1084)
  7. Laguenne (commune : Agenna, vers 922). Sur un éperon de confluence. Racine préceltique *ag qui est représentée par des lieux situés sur des hauteurs. Les noms sont des formations gauloises (suffixe gaulois -ento).Le nom primitif a été altéré (retranchement du a initial et addition ultérieure de l'article.
  8. La Guierle (Brive) : voir Guierle (La)
  9. Lanteuil (commune : de Lantolio, vers 1315). Probablement, nom d'homme latin Lentus.
  10. Latronche : (de Tronchia, vers 1315). Le mot nord-occitan trouncho désigne une souche d’arbre abattu, restée en, terre.
  11. Laval (commune : Vallis, 931) « dans la vallée ». Le mot latin de la vallée, vallis, a donné val en ancien occitan, formes limousines val, puis vau ; ce mot a conservé le genre féminin du latin, contrairement au français.
  12. Lavolps : (communes de Saint-Germain-Lavolps et Saint-Sornin-Lavolps : de Vulpibus, des renards, vers 1315). Evoque le renard (ancien occitan volp, féminin, comme le latin vulpes).

  13. Lavaur (Meymac). Vallée très encaissée entre le Puy de Lavaur et le Puy du Jassonneix. Nom d'origine gauloise, passé en roman et en occitan, où il est représenté par une forme masculine vabre et une forme féminine vaur. Désigne un ravin, une petite vallée étroite aux versants raides.
  14. Lerme : (commune : Combressol : Lherm, XVIe s.). Evoque un lieu inculte, des landes, friches, en ancien occitan (du latin d’origine grecque eremus).

  15. Lespinat (Tulle : del Espinat, vers 1104). Evoque épines, arbustes épineux (de l'ancien occitan espina ; dérivés : espinat, buisson épineux ; espinassa, endroit plein d'épines).
  16. Lherm : (communes : Beaulieu et Camps). Evoque un lieu inculte, des landes, friches, en ancien occitan (du latin d’origine grecque eremus).
  17. Ligneyrac (commune : in Lineriaco, vers 930 ; Linairac, vers 1116). Nom masculin latin Linarius.
  18. Liourdres (commune : Lusidus, 868 ; de Lusde, 1118 ; Liordre, vers 1315). Nom masculin latin Lucidus. Toponyme très altéré.
  19. Lissac (Lissac-sur-Couze : Liciaco, 934). Nom masculin latin Liscius.
  20. Lom (Noailhac : Lolm, 1176-1177, article agglutiné). Vient de l'ancien occitan olm et olme, du latin ulmus.
  21. Longour (Argentat : villa Longorum, 992). Nom masculin latin Longus, bien attesté : villa des « Longus ». Une villa gallo-romaine y a été découverte en fouillée au XIXe siècle.
  22. Lonzac (Le) (commune : Olonziac, 925 ; Olonzac, vers 1315). Formation gauloise ou gallo-latine, tirée de Ollo-, terme attesté de nom gaulois. Le o initial a été pris pour au (d'où l'emploi de l'article).
  23. Loriol : (commune : Chaveroche : L’Auriol, XVe siècle). Evoque le loriot, oiseau des forêts (en latin aureolus) .

  24. Lostanges (commune : Laurestanicas, vers 922 ; Laustangas, vers 930). Suffixe latin -anicas, féminin pluriel ; premier élément non déterminé.
  25. La Loubière : (commune : Saint-Bonnet-près-Bort) Evoque le loup. De l’ancien occitan lobiera : tanière de loups.
  26. Louignac (commune : Nonniacum, 572 ; Lonhac, vers 1315). Nom masculin latin Nonnius ou Nonius. Dissimilation du n initial devenu l, et altération ultérieure du nom.
  27. Lubersac (commune : Vicaria Luperciacinse, 923 ; Lubersacum, XIIe s.). Nom masculin latin Lupercus.

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  1. Madranges (commune : de Madrangis, 1114). Nom masculin latin Matrius (avec -anicas, féminin pluriel).
  2. Malefaye : mauvaise hêtraie
  3. Malefont : mauvaise fontaine
  4. Malemort (commune : de Malamorte, 1108), mauvaise mort. Le nom peut rappeler des souvenirs tragiques ou signaler un passage dangereux.
  5. Malissard : mauvais essart
  6. Malleval (Chamboulive : Malevallis, vers 930) : mauvaise vallée.
  7. Mansac (commune : Manciacus, 909). Nom masculin latin Mancius.
  8. Marcillac (Marcillac-la-Croisille : de Marcilliaco, 1095). Nom masculin latin Marcilius.
  9. Marc-le-Vieux (Marc-la-Tour : Marco, 861 ; Marcus, vers 930). Nom masculin latin Marcus.
  10. Margerides (commune : Margaride, vers 1315). Très importants vestiges gallo-romains. Nom féminin latin (iu du grec) Margarita. Ce nom était au singulier.
  11. Maumont (Saint-Julien-Maumont : Momoni, 899). Nom masculin latin Momo. Momonis (nombreux exemples en Gaule). La forme moderne a subi l'attraction de Maumont issu de malum montem, mauvais mont.
  12. Maupas : mauvais passage.
  13. Maussac (commune : Moussac, vers 1315 ; jadis Moulsac, Pouillé du diocèse). Vestiges gallo-romains. Nom masculin latin Mollicius.
  14. Meilhards : (commune, Meillars, 947). Le millet était de consommation courante dans le Limousin. Meilhards vient de l’ancien occitan melhar, champ de millet (au pluriel)
  15. Ménoire : de durum, site fortifié. (commune : Menoidre, 1060-1108) ; Menoyre, 1270). Nom composé de deux éléments gaulois attestés, le premier étant minno, terme de nom propre, de sens obscur. Minnó (avec ó accentué) suivi de durum donne normalement une finale en -oidre, puis -oire.
  16. Mercoeur (commune : Mercorius, 887) ; de Mercurio, vers 1315). Souvenir du dieu Mercure, par le latin Mercurius (Mercure : messager des dieux, dieu de l'éloquence, des poètes, du commerce, etc...). Il est possible aussi que Mercoeur provienne d'un nom masculin latin Mercurius (attesté par des inscriptions).
  17. Merle (Saint-Geniez-ô-Merle : Merulam, 1218). Nom masculin latin Serranus.
  18. Merlines (commune : Merlinas, vers 1315). Vestiges gallo-romains. Nom masculin latin Merula (avec -inas, féminin pluriel).
  19. Mestes (commune). C'était une paroisse pauvre dont le nom représentait peut-être le latin maestas (terras), terres tristes, deshéritées.
  20. Meymac (commune : Maismac, 1085). Importante occupation à l'époque gallo-romaine. Nom masculin latin Maximus.
  21. Meyrignac (Meyrignac-l'Eglise : Matriniaco, 885). Nom masculin latin Matrinius.
  22. Meyssac (commune : In Maniciaco, 941). Peut-être nom masculin latin Minicius.
  23. Mialet : (trois exemples de ce nom de lieu). Du latin malus, pommier. Mialet vient du bas latin meletum, pommeraie.
  24. Mirambel (Saint-Rémy). De l'ancien occitan mirar, regarder, contempler, admirer. Le nom signifie : « regarde, admire, c'est beau ! ».
  25. Monceaux (commune : castrum Mulcedonum, vers 930 ; Molseon, 1114 ; Monceaulx, Moulceo, vers 1315). Le second élément du nom est le gaulois dunum représenté par -donum à l'époque franque (voir Austedonum au VIe s. pour Augustodunum, Autun). Il désignait ici un site fortifié de hauteur. L'étroite vallée où se trouve le bourg est en effet dominée par le Puy-du-Tour où ont été mis au jour d'imporetants vestiges d'une enceinte du second Age du Fer, qui contrôlait le franchissement de la Dordogne par un très ancien itinéraire de long parcours entre Armorique et Méditerranée. Le premier élément du toponyme est obscur. Au cours du Moyen Age, le nom, dont le sens n'était plus compris, a subi l'attraction de l'occitan moncel, monceu, petit mont, colline.
  26. Montaignac (Montaignac-Saint-Hippolyte : Montanach, 1167). Nom masculin latin Montanius.
  27. Montgibaud (commune : de Monte Gibaudi, vers 1315) appartenait à Gibaldus ou Gibaud. Mont est la forme francisée du nom limousin correspondant. Il est généralement accompagné d'un adjectif ou d'un déterminant pour souligner selon le cas sa hauteur, sa forme, son emplacement, sa couleur ou sa couverture végétale.
  28. Montméjot (Puy-d'Arnac : de Monte mediano, 943) occupait une situation médiane. Mont est la forme francisée du nom limousin correspondant. Il est généralement accompagné d'un adjectif ou d'un déterminant pour souligner selon le cas sa hauteur, sa forme, son emplacement, sa couleur ou sa couverture végétale.
  29. Mortefond ou Fontmorte : évoquent le tarissement d'une source

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  1. Naves (commune, in vicaria Navensi, 894). De *nava, vallée. Nom d'origine préceltique transmis par le gaulois.
  2. Nespouls : (commune, Mespols ca1315). Du latin mespilus, néflier ; et de l’ancien occitan nespola, nèfle.
  3. Noailhac (commune : de Nobiliaco, 1153 ; vers 1315). Nom masculin latin Nobilis.
  4. Noailles : (commune : Noallias, 934) de nouaille (latin novalia), terres nouvellement défrichées. Le nom n’est pas passé en ancien occitan.
  5. Nougein : le mot gaulois Novientum est composé de deux éléments celtiques : l'adjectif novio, nouveau (voir Nieul et Néoux) et le suffixe -ento ; on le rencontre dans d'autrs régions sous les formes Nogent, Nohant, Nouans, etc... Il désignait un nouveau lieu habité. Nougein (Marcillac-la-Croisille : Nogent, vers 1142-1159). On y a découvert des vestiges gallo-romains.
  6. Les Nozières : (commune de Saint-Etienne-aux-Clos). Origine : le latin nux, nucis, noix et le nord-occitan nousiéro, lieu planté de noyers.

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  1. Objat (commune : Oziacus, 845-846 ; Objac, 1105). Nom masculin latin Obvius.
  2. Orgnac (commune : Oriniaco, 845-846 ; Orniaco, 1082-1092). Nom masculin latin Orenius
  3. Oriol : (Lanteuil : du nom d’un bois appelé Auriolus en 1091). Evoque le loriot, oiseau des forêts (en latin aureolus)
  4. Orliac (Orliac-de-Bar : Aurliacus, 977 ; de Aureliaco, 1105). Nom masculin latin Aurelius.

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  1. Palazinges (commune : Pallaiangas, vers 925-931). Nom masculin latin Palladius (avec -anicas, féminin pluriel).
  2. Péret : (commune : de Pereto, vers 1315). Origine : le latin pirus, et l’ancien occitan perier, poirier.
  3. Pérols : (commune : Pérols vers 1315). Origine : le latin pirus, et l’ancien occitan perier, poirier. Diminutif au pluriel : ensemble de petits poiriers.

  4. Perpezac (Perpezac-le-Blanc : Perpeziacus, 872). Nom masculin latin Perpetus ou Perpetuus. Le qualificatif tirerait son sens « d'un pays plus découvert, d'un sol plus blanc (calcaire ou grès bigarré au lieu de granit) et d'une situation comme d'une culture plus méridionales et plus ensoleillées » (J.-B. Poulbrières, cité par Marcel Villoutreix).
  5. Perpezac (Perpezac-le-Noir : Perpeziaco, 924). Nom masculin latin Perpetus ou Perpetuus. Le qualificatif pourrait évoquer un sol plus gris, un pays plus boisé, et d'aspect plus sombre mais d'autres explications sont possibles..
  6. Le Pescher. Le nom peut prêter à confusion. Ici il s'agit du nord-occitan peschier, vivier, réservoir à poissons et non le pêcher, arbre fruitier qui s'appelait en limousin pressegier).
  7. Peuch (Le) (Cornil : ad Podium, 987). Le latin podium désignait une plate-forme surélevée, puis, dès le IVe siècle, une petite éminence, mais ce n'est pas avant le Xe siècle qu'il a été utilisé en toponymie. L'ancien occitan pog, poi, puy, colline, hauteur, est devenu chez nous pey, peu (et peuch en Bas-Limousin).
  8. Peyrelevade (commune : Petralevata, vers 1315). Un certain nombre de toponymes, attestés avant l'an mil, désignaient un menhir, une pierre sacrée, objet d'un très ancien culte, ou à tous le moins une borne marquant une limite importante. Ils sont composés du nom latin de la pierre, petra, et de l'adjectif bas latin ficta (latin classique fixa) : pierre plantée.
  9. Peyrelevade (Estivaux). On y a conservé des restes d'un dolmen.
  10. Peyrelevade (Naves : Petralevata, 1113)
  11. Peyrelevade (La) (Sérilhac). On y a conservé des restes d'un dolmen.
  12. Peyrissac (commune : de Peyrissaco, vers 1315). Nom masculin latin Patricius (un lieu disparu de Corrèze est attesté en 885 sous les formes : Patriciago, Patriciaco)
  13. Peyrissaguet (Chamberet, attesté vers 1095), près de Peyrissac (Chamberet : de Peyrissaco, 1443, lieu disparu). Au départ formé sur -ac, a ensuite connu un diminutif en -et. Moins ancien (époque occitne). Il peut s'agir d'une petite exploitation agricole qui s'est établie près du premier, dont il s'est détaché : Peyrissac - Peyrissaguet.
  14. Pialechavant : évoque la pratique des supplices d’animaux réputés de mauvais augure. Le premier élément vient du verbe occitan pelar (ou pialar en Bas-Limousin) : écorcher. Le second est le mot limousin chavan (hibou, oiseau nocturne considéré comme doté d’un pouvoir maléfique. Donc : écorche le hibou…
  15. Pierrefitte (commune : Peirafica, 1073-1097). Un certain nombre de toponymes, attestés avant l'an mil, désignaient un menhir, une pierre sacrée, objet d'un très ancien culte, ou à tous le moins une borne marquant une limite importante. Ils sont composés du nom latin de la pierre, petra, et de l'adjectif bas latin ficta (latin classique fixa) : pierre plantée.
  16. Pierrefitte (Albignac : (Albignac : Petraficha ; Petram ficam, vers 925) ; voir ci-dessus, Pierrefitte
  17. Pierrefitte (Saint-Paul : Petraficta, 943) ; voir ci-dessus, Pierrefitte
  18. Pierrefitte (Saint-Augustin ; Petraficta, 950) ; voir ci-dessus, Pierrefitte
  19. Planèze (Alleyrat). Du nom occitan planeza, plaine. En Bas-Limousin, le nom aurait désigné « une petite plaine agréable, couverte de verdure » (N. Béronie cité par Marcel Villoutreix).
  20. Le Plantadis : (commune du Lonzac, attesté en 1366). En Limousin, plantadis désignait selon Dom Duclou « un lieu planté de plusieurs pieds de jeunes arbres ». Dans le cas du Lonzac, il s’agissait d’une châtaignerie.

  21. Pomeyrol ou Poumeyrol : origine, l’ancien occitan poma, pomme. La pomme était considérée comme le fruit par excellence. La formation de ces toponymes remonte au Moyen Age : de l’occitan pomairol, pommeraie.

  22. Pompadour (Arnac-Pompadour : Pompedor, avant 1100). Valeur oronymique : le lieu est situé sur un plateau qui domine les environs. La forme ancienne Pompedor peut être rapprochée du nom occitan pompidor, qui désigne notamment un palier, le repos d'un escalier, surface plane entre deux montées et qui est représenté par Le Pompidour (Chanac), petit replat sur un versant. Dans tous les cas, il s'agit de hauteurs.
  23. Pompidour (Le) (Chanac). voir Pompadour.
  24. Pruniers, Prugne : formation du haut Moyen Age sur le latin prunus, prunier, et suffixe collectif –ea, ensemble de pruniers.
  25. Puy-des-Echelles (Tulle : dal puch deschalas, fin XIIIe siècle) est qualifié par un nom qui désigne une pente en escalier, une pente rapide. Le latin podium désignait une plate-forme surélevée, puis, dès le IVe siècle, une petite éminence, mais ce n'est pas avant le Xe siècle qu'il a été utilisé en toponymie. L'ancien occitan pog, poi, puy, colline, hauteur, est devenu chez nous pey, peu (et peuch en Bas-Limousin). Mais, en toponymie, ces formes ont été le plus souvent remplacées par puy (plusieurs centaines de noms), avec des adjectifs ou des déterminants comme c'est le cas ici.
  26. Puy-du-Tour (Monceaux) était surmonté d'une enceinte protohistorique qui contrôlait un passage à gué de la Dordogne (ancien occitan torn, enceinte). Voir à Puy-des-Echelles pour l'origine de puy.
  27. Puy-Mirat : puy que l'on regarde, que l'on admire. De l'ancien occitan mirar, regarder, contempler, admirer.

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  1. Queyssac (Queyssac-les-Vignes : Caissiacus, 869 ; Cayssac, vers 1315). Nom masculin latgin Cassius.

  1. Reygades : (commune, Radicatas, 1418). Du latin radicatas, plantes enracinées.
  2. Reyjades : (commune de Nespouls : Raigadas ca1160-1165). Du latin radicatas, plantes enracinées.
  3. Rilhac (Rilhac-Xaintrie : Rialiaco, XIe s.). Vestiges gallo-romains. Nom masculin latin Regalis.
  4. Rilhac (Rilhac-Treignac : Rialhac, vers 1315). Nom masculin latin Regalis.
  5. Roche-le-Peyroux (commune). En fait s'est écrit Roche-les-Peyrou, jusqu'au moins 1760. Le nom s'est altéré par la suite. Les (du latin latus) est une ancienne préposition, empruntée au français, et qui signifiait : « près de ». Peyrou était, dans la commune voisine de Liginiac, une importante châtellenie des Ventadour.
  6. Roche-près-Feyt (La) (commune : de Rupe, vers 1315) : l'église ancienne était bâtie sur une butte rocheuse, au confluent de la Ramade et de la Miouzette. De l''ancien occitan (d'origine préceltique) roca, forme limousine rocha, au sens premier de « butte rocheuse ».
  7. Rochesseux (Aubazine : Rochaselz vers 1133-1159). Nom composé dont le second élément est la latin silex, silicis, désignant des pierres très dures : le gneiss de Rochesseux servait à faire des dalles.
  8. Roumegiéras (Saint-Cyr) : du bas latin rumex, ronce, avec suffixe à valeur collective -aria. Evoque la présence de ronciers.
  9. Rosiers-d'Egleton (commune : vicaria Rosariense, 937). Evoque la présence de Rosiers (ancien occitan rozier)
  10. Rosiers-de-Juillac (commune : Roser, XIIe s.). Evoque la présence de Rosiers (ancien occitan rozier)

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  1. Sadroc (commune : Sadran, vers 1097) ; de Sadrano, vers 1315). Nom masculin latin Saturus (avec -anum). Altération de la finale : la forme est Sadran jusqu'au XIVe siècle.
  2. Saillac (commune : de Saliaco, 1154). Nom masculin latin Salius.
  3. le Saillant (Allassac et Voutezac : ad illo Salente, 904). En latin aqua saliens désignait une eau bondissante. Evoque des rapides et une cascade dans une gorge profonde.
  4. Saint-Bonnet-Avalouze : (commune : de Avalosa, vers 930). Origine : le gaulois aballo-, avallo- : pomme. Le nom remonte à l’époque gallo-romaine : nom gaulois de la pomme et suffixe latin –osa, pour signifier l’abondance.
  5. Saint-Bonnet-Elvert (commune : el Verni, vers 930 ; del Vern, 1114, du vergne). Présence d'aulnes ou vergnes (occitan vernh, masculin, vergne ; vernha, féminin, ensemble de vergnes, aulnaie).
  6. Saint-Bonnet-les-Tours-de-Merle : obtenu par modernisation de la forme ancienne Saint-Bonnet-ô-Merle, attestée en 1615. Voir encore ci-dessous : Saint-Geniez-ô-Merle.
  7. Saint-Cirgues-la-Loutre : évoque la loutre. Surnom tiré d’une légende.
  8. Saint-Etienne-la-Geneste (commune). Formé sur le latin et ancien occitan genesta, genêts.
  9. Saint-Geniez-ô-Merle (commune). On y trouve une ancienne préposition française. La forme latine (Sanctus Genesius prope Merle, vers 1315) signifiait : «près de Merle ». La forme francisée, conservée encore  - bien qu'elle soit peu intelligible -, avait un sens très voisin, mais exprimant en plus une idée de rattachement par l'ancienne préposition o, avec (sortie de l'usage depuis le XVIIe siècle) : « Saint-Geniez avec Merle ». Le château fort de Merle, dont subsistent des tours très imposantes, était en effet situé sur le territoire de la paroisse. Voir aussi la commune limitrophe appelée plus récemment Saint-Bonnet-les-Tours-de-Merle.
  10. Saint-Germain-les-Vergnes (commune : las Bernhas, XIIe s.). Présence d'aulnes ou vergnes (occitan vernh, masculin, vergne ; vernha, féminin, ensemble de vergnes, aulnaie).
  11. Saint-Martin-la-Méanne (commune : de Mediana, vers 1315). Situation entre deux rivières, le Doustre et la Dordogne.
  12. Saint-Martin-Sépert : (commune). En 924, c’était « l’église des sept poiriers » (ecclesiam de Septem Piris, d’où provient Sépert).
  13. Saint-Merd-les-Oussines : (les Aussines, 1604) de oussine (ancien occitan absina, terre inculte, qui devient aussine, puis oussine). Fréquent en Bas-Limousin.
  14. Saint-Pardoux-l'Ortigier (commune : Ortizieyras, 947 ; Ortigeiras, 1087 - latin urtica, nord-occitan ortija), lieu couvert d'orties (suffixe -aria à valeur collective).
  15. Saint-Viance. S'appelait autrefois Avolca (nom paraissant d'origine gauloise). Il s'agit donc de la substitution d'un nom de saint à un toponyme plus ancien. Ce n'est qu'après la mort de Vincentianus,  saint Viance, que l'église prit son nom.
  16. Saint-Yrieix-le-Déjalat (commune) évoque un dégel précoce. Tiré de l'occitan desgelat, dégelé : « la commune est située sur le versant méridional de la Montagne limousine, et le gel y dure moins longtemps ; il y a, dans la Creuse, une commune de Saint-Yrieix-la-Montagne, beaucoup plus froide » (J.-B. Champeval, cité par Marcel Villoutreix).
  17. Le Saleix (Laval). De l'ancien occitan saletz, saule.
  18. Salon (commune : Celom, 1068, forme maintes fois attestée jusqu'à la fin du XIIe s). La forme moderne (Salonno, vers 1315) a subi l'attraction de l'occitan sala, résidence seigneuriale (il y a une tour du XIIe siècle).
  19. Sarran (commune : Serran, 1073-1084). Nom masculin latin Serranus.
  20. Sarroux (commune : Serro, vers 1315) sur le plateau de Bort-les-Orgues, dérivé avec suffixe diminutif -onem, petite hauteur allongée. L'ancien occitan serra désignait effectivement une colline, une hauteur allongée.
  21. Saule (Le) (Saint-Bazile-de-Meyssac : ad illo Sabulo, XIe siècle). Evoque le sable. Du latin sabulum.
  22. Saulières (Monceaux). « long village dans le gravier et le sable » (J.-B. Champeval, cité par Marcel Villoutreix). Du latin sabulum, sable.
  23. Saut-de-Gimel (Gimel). Plusieurs cascades sont appelées saut (de l'ancien occitan saut, bond). Cascade de 45m sur la Montane.
  24. Segonzac (commune : Segonzac, vers 1315). Nom masculin latin Secundus.
  25. Seilhac (commune : Saliaco, monnaie mérovingienne ; de Saliaco, 1105). Nom masculin latin Salius.
  26. Sept-Fonts : pour des fontaines voisines ou peu éloignées, voire groupées en un ensemble de sept (chiffre à valeur sacralisante).
  27. Sérandon (commune : Serendo, vers 1315 ; de Serendonio, 1550). Le lieu domine les gorges de la Dordogne. Probablement, formation gallo-latine : gaulois dunum, hauteur ou site fortifié, et nom d'homme latin Seranus, nom du possesseur.
  28. Sérilhac (commune : de Cerilhac, 1270 ; Serelhac, vers 1315). Nom masculin latin Caerellius.
  29. Sermadiras (Saint-Ybard : Sarmadeiras, vers 1125) : dérivé avec suffixe latin -arias du nom des Sarmates, Sarmatae, proches des Iraniens, dont plusieurs îlots de peuplement existaient en Gaule, notamment dans la région de Poitiers où il  avait un « préfet » des Sarmates. Leur installation a pu être antérieure à la fin de l'Empire romain.
  30. Servières : (commune : castri de Cerveria, 1299). Evoque la présence de cerfs dans une région boisée
  31. Sexcles (commune : Sesches, vers 1315). Vient de l'occitan sesca, roseaux des étangs, plantes utilisées notamment pour faire des litières, des paillasses et rempailler des chaises.
  32. Sirieix : (commune de Basignac-le-Haut). Origine : l’ancien occitan cereix, cerier, cirier, cerisiers.
  33. Soleilhavoup : (Naves : Soleilavolp, 1216). Evoque le renard (ancien occitan volp, féminin, comme le latin vulpes). Lieu où le renard se chauffe au soleil (ancien occitan solelhar, exposer au soleil), clairière ensoleillée.
  34. Sornac (commune : in vicaria Saornacensi, 925 ; de Saornac, vers 1315). Vestiges gallo-romains. Nom masculin latin Saturninus.
  35. Soursac (commune : Sauriciaco, IX-Xe s.). Nom masculin latin Sauricus.
  36. Suc (Le) (Chaumeil). Une des cimes des Monédières. Le mot occitan, d'origine préceltique, désignait un sommet, une colline, une éminence à pentes arrondies.

voir aussi la page consacrée aux patronymes de saints, en Limousin - Corrèze

 

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  1. Taphaleschas (Saint-Sulpice-les-Bois). Se retrouve déjà sous la même forme en 1340 : la finale est le suffixe germanique féminin -iscas (terres). Ce suffixe a probablement été employé aussi au masculin puisqu'il est passé en occitan sous la forme -esc et qu'on trouve notamment dans une donation faite au XIIe siècle à l'église de Vignols l'expression : mansus Baronesc, le manse de Baro (nom masculin germanique).  Le premier élément [taphale] semble provenir de Taifali, peuple germanique dont la présence est signalée aux V et VIe siècles dans les régions voisines du Poitou (selon Grégoire de Tours).
  2. Tarnac (commune : Tarnacensem, 871 ; de Tarnaco, vers 1315). Nom masculin latin Tarinus.
  3. La Teyssonnière : désigne des terriers de blaireaux (ancien occitan tais, issu du bas latin taxo)
  4. Thalamy (commune : de Thalamino, 1530). Nom apparenté au nom de lieu gaulois attesté Talamun, de sens inconnu.
  5. Tintignac (Naves : Quintiniaco, 1104 ; Quintinhac, 1297). Très important site gallo-romain. Nom d'homme latin Quintinius ou Quintinus.
  6. Château du Tourondel (Saint-Augustin). Devait son nom (qui était un diminutif) « à la proximité d'une source claire, un touron » (J.-B. Champeval, cité par Marcel Villoutreix). Le mot occitan, probablement d'origine gauloire, toron, source, était encore en Bas-Limousin au début du XVIIe siècle « le terme générique par lequel on désignait une source » (Champeval).
  7. Toy : de durum, site fortifié. (Toy-Viam : Altoire, 1073-1084 ; Autoire, 1154 ; Le Thoyr, 1589). Le toponyme a été très altéré à partir du XVIe siècle ; Autoire a été compris comme Au Toire, d'où : Le Thoyr ; le r final a cessé d'être prononcé et l'article a été supprimé. Formation gallo-latine, avec l'adjectif latin altus, haut : enceinte fortifiée aux murs élevés.
  8. Treignac (commune : Trainiaco, 924 ; Trainiac, 1107). Vestiges gallo-romains. Nom masculin latin Traianus ou Traianius.
  9. Troche (commune : Trocha, vers 1315). Nom masculin gaulois Troccus, au féminin (valeur d'adjectif)
  10. Trois-Fonds : pour des fontaines voisines ou peu éloignées, voire groupées en un ensemble de trois (chiffre à valeur sacralisante).
  11. Tudeils (commune : Tudell, 859 ; Tudeilh, 1588). Nom masculin latin Tutelius.
  12. Tulle (chef-lieu de la Corrèze). Le nom évoque celui d'une divinité romaine. 894 : Tutela ; 1030 : Tuella ; au XIVe s. : Tulla. Vient donc du nom de la déesse Tutela, puissance divine à laquelle on confiait la protection des personnes, des choses, et surtout des lieux. Etait invoquée non seulement à Rome et en Espagne, mais aussi en Gaule, et notamment à Vesunna (Périgueux). Son culte s'est conservé jusqu'au déclin du paganisme. Le culte de cette divinité était lié au franchissement de la Corrèze en ce lieu, par un très ancien itinéraire de long parcours entre Armorique et Méditerranée. L'usage se continuera jusqu'au Moyen Age. Le lieu de culte où l'on invoquait Tutela devait se trouver dans le quartier du Trech, dont le nom désigne la traversée d'une rivière, et près duquel sera fondée l'abbaye Saint-Martin de Tulle.
  13. Turenne (commune, castrum Torrina, 763 ; Torena, 1072-1091) ; Turena, vers 1148-1155). Butte isolée dominant les environs. Formation gauloise : préceltique *turra, éminence, colline, hauteur, et suffixe gaulois -enna. Site défensif naturel fortifié dès le haut Moyen Age, puis occupé par le château des seigneurs de Turenne, dont il reste des ruines importantes (deux tours des XIIe et XIVe siècles)

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  1. Ussac (commune : de Ulciaco, 945). Nom d'homme latin Ulcius.
  2. Ussel (commune, Oxcello vico, Oxxello, monnaies mérovingiennes). Hauteur dominant les vallées de la Diège et de la Sarsonne. Nombreux vestiges gallo-romains. Du gaulois uxello, élevé, adjectif qualifiant ce site de hauteur.

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  1. Valiergues (commune : Valhargues, vers 1315). Nom masculin latin Vallius (avec -anicos, masculin pluriel).
  2. Varetz (commune : Varez, 1170)1171). Nom masculin latin Varicius.
  3. Vars (Vars-sur-Roseix : Vars, fin XIIIe s.). Nom masculin latun Varus, au pluriel, pour désigner une famille.
  4. Vaur (Saint-Cirgues : ad illa Vaber, 865). Nom d'origine gauloise, passé en roman et en occitan, où il est représenté par une forme masculine vabre et une forme féminine vaur. Désigne un ravin, une petite vallée étroite aux versants raides.
  5. La Vaysse (Turenne  La Vaissa, 1183-1184). De l'occitan vaissa, noisetier. En ancien occitan, vayssha désignait un noisetier sauvage, mais aussi un terrain où il y avait des noisetiers ou des arbustes. Dérivés : La Vayssade, La Vayssière, Les Veyssets.
  6. Végennes (commune : Vegena, vers 1315). Suffixe gaulois -enna.
  7. Veilhan (Saint-Cirgues : Veilhan, XIVe s.). Nom masculin latin Vigilius (avec -anum).
  8. Venarsal (commune : Venarcialis, 925) : évoque une chapelle bâtie pour des défricheurs. Toponyme dont le sens paraît être celui de l'ancien occitan venarsal, commun, d'où, pour un terrain : de peu de valeur.
  9. Ventadour (Moustier-Ventadour : Ventedor, vers 1035 ; Ventedorn, 1095,...). La forme authentique attestée par plusieurs sources jusqu'au milieu du XIVe siècle est Ventedorn. Le nom a subi, à partir du XIIe siècle, l'attraction de l'occitan ventador, aire exposée au vent, où l'on peut vanner le blé. En fait, cet éperon rocheux dominant à pic un confluent paraît bien avoir un nom plus ancien. Le premier élément pourrait être la racine oronymique *vin-t que l'on trouve notamment dans le nom du mont Ventoux (Vinturi) et celui de la montagne Sainte-Victoire (nom provençal Venturi), et le second élément, le mot gaulois durno, terme de nom propre.
  10. Ventegeol (Marcillac-la-Croze : Ventagiole, 870). Le mot gaulois ialo désignait un espace découvert, une clairière. En toponymie, il est représenté par de nombreux noms composés dont il forme le second élément, précédé d'un ó de liaison accentué : -ó-ialo est devenu -ogilo, puis -euil.
  11. Ventioux (Eyburie : Ventoiol, vers 1140). Le mot gaulois ialo désignait un espace découvert, une clairière. En toponymie, il est représenté par de nombreux noms composés dont il forme le second élément, précédé d'un ó de liaison accentué : -ó-ialo est devenu -ogilo, puis -euil.
  12. Vernejoux (Condat : Vernogillo, 965 ; Vernuiol, 970-977). Nom gaulois de l'aulne ou vergne, verno : clairière des vergnes.
  13. Viam (Toy-Viam : Viam, vers 1100). Nom masculin gaulois Viamos, transmis par des inscriptions latines.
  14. Vieillemard (Saint-Martial-de-Gimel : Vieliamar, 1270). Formé avec un second élément issu du mot latin mare, mer, pris au sens figuré d'étendue d'eau dormante. Vieille mare.
  15. Vieltheil (Pradines : de Vetulo Tilio, 1154). Le vieux tilleul (ancien occitan telh).
  16. Vignols (commune : Vinogilo, 926 ; Vinoilo, 940). Latin vinum, vin. Désignait une plantation de vignes à l'époque gallo-romaine.
  17. Vintejoux (Seilhac : Ventaiol, vers 966-1020). Le mot gaulois ialo désignait un espace découvert, une clairière. En toponymie, il est représenté par de nombreux noms composés dont il forme le second élément, précédé d'un ó de liaison accentué : -ó-ialo est devenu -ogilo, puis -euil.
  18. Veix : (Commune : Ves, 999 ; Veys, vers 1315 ; de Vesco, 1459). Peut, selon certaines sources mentionnées par Marcel Villoutreix, provenir de la cueillette du gui et des pratiques des druides. Et de fait, la forme du XVe siècle représente bien le latin viscum d'où est issu l'ancien occitan vesc, gui. Mais le c final n'apparaît dans aucune des formes précédentes. Il s'agit probablement, poursuit Marcel Villoutreix, de la latinisation tardive d'un nom très ancien qui n'était plus compris. Aux environs de la localité, il existe des mégalithes et notamment la pierre que la tradition appelle « des druides ». Le site a donc connu une occupation antérieure à l'époque gallo-romaine et le nom est probablement prélatin.
  19. Vigeois (commune ; monachis Vosidentibus, 572 ; Vosias, 1092-1110 ; Vigoas, 1588). Toponyme d'origine gauloise qui évoque l'emplacement où est situé un lieu habité. Le site a été occupé dès l'époque gauloise. Une station néolithique et gallo-romaine près du village des Bordes. Le nom a été rendu méconnaissable à partir du XVe siècle; C'était en fait une formation gauloise : Vosidum, nom tiré de l'adjectif Vosidensis, attesté en 572 dans le testament de saint Yrieix. Ce nom est formé de deux éléments gaulois : vo- qui signifie « sous, au-dessous » et sedo- ou sidum-, apparenté au verbe latin sedere, demeurer ; il pouvait évoquer la situation en contrebas de la localité.
  20. Vitrac (Vitrac-sur-Montane : Vitraco, vers 930). Nom masculin latin Victor.
  21. Voutezac (commune : Voltezac, 922-923) Formé avec le suffixe -acum précédé d'un nom dont l'origine n'est pas déterminée. Formations de l'époque gallo-romaine ou de l'époque franque.

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  1. Yssandon (commune : Issandone, monnaie mérovingienne ; in Issandone castro, 572). Sur une butte isolée dominant un très vaste horizon. Enceinte fortifiée de l'Age du Fer ; des monnaies gauloises et romaines y ont été recueillies ; qualifiée de castrum, site fortifié, en 572. Premier élément obscur, mais d'origine prélatine.

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© Marcel Villoutreix : Noms de lieux du Limousin
Paris, Christine Bonneton éditeurs, 1995


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