Fage, Émile
(Tulle, 1823-1906).
Avoué. Fondateur de la "Revue Limousine".
(© H. Demay, Limousins)
Faure, Adrien et Eva
Adrien Faure, né à Ussel (Corrèze) le 18 janvier 1905, est mort à Brive le 16 mars 1981. Après des études de notariat, il acquiert une charge d’huissier de Justice qu’il tiendra jusqu’à sa mort. Militant dans divers mouvements catholiques, il fait la connaissance d’Edmond Michelet et se trouve à ses côtés pour diffuser son tract du 17 juin 1940. Chef de la propagande pour la région au mouvement « Combat » il participe notamment, à l’organisation de la manifestation du 11 novembre 1942 au monument aux morts alors que les troupes allemandes entrent dans la ville. Il est arrêté, sur dénonciation, par la Gestapo le 29 juin 1943, interné au camp de Compiègne, puis déporté en mai 1944 au camp de concentration d’Oranienburg-Sachsen-Hausen. A son retour il devient président de la Fédération Nationale des Internés Résistants (FNDIR). Plusieurs fois conseiller municipal, cité à l’Ordre de l’Armée et médaillé de la Résistance, il était officier de la Légion d’honneur et titulaire de la croix de guerre avec palme. Le nom de cette rue fut attribué par délibération du conseil municipal du 11 mai 1984 en remplacement de la rue Marcellin Berthelot. Marie, Raymonde, Eva Auphelle, née à Azerat (Dordogne) le 12 novembre 1908, décéda à Brive le 9 janvier 1992. Elle était l'épouse d'Adrien Faure, grand résistant. Eva fut son adjointe dans la Résistance. Femme de cœur et très dévouée, elle créa en 1962, à Brive, l'Association Départementale des Amis et Parents d'Enfants Inadaptés de la Corrèze (l'ADAPEIC). Elle fut décorée de la Légion d'honneur et titulaire de l'Ordre national du mérite.
sources : http://perso.wanadoo.fr/maddens/Rues-Brive/main.htm (site malheureusement fermé)
Faure, Joseph |
Féletz, Abbé Charles-Marie d'Orimont de
Charles-Marie d’Orimont de Féletz, né à Gumond (Saint-Pantaléon-de-Larche) en 1767, décédé à Paris le 25 février 1850. Brillant élève au collège des Doctrinaires de Brive, il poursuivit ses études à celui de Périgueux (Dordogne), avant de les compléter à Paris au collège Sainte-Barbe. En 1791, il reçut l’ordination sacerdotale d’un évêque insermenté. Arrêté en 1793, il fut envoyé dans les cachots de Rochefort et jeté sur les pontons du « Washington » et des « Deux-Associés ». Rendu à la liberté après Thermidor, il fut à nouveau menacé lors du 18 fructidor. En 1801, il devint critique littéraire au « Journal des Débats » auquel il collabora pendant trente ans. Sous l’Empire, Fontanes le fit nommer conservateur de la bibliothèque Mazarine. Après le retour des Bourbons il fut désigné en 1820 comme inspecteur de l’Académie de Paris, ce qui ne l’empêcha pas, lui, prêtre loyal et royaliste convaincu, de défendre les droits de l’enseignement laïque. Elu à l’Académie française en 1827, Féletz fut non seulement, comme le dit Saint-Marc Girardin, « l’un des esprits les plus ingénieux et les plus élevés de son temps » mais encore ainsi que l’a écrit Sainte-Beuve, « un sage et un heureux qui avait conservé, à travers les habitudes du critique et avec un esprit volontiers piquant, un cœur bienveillant et chaud, une extrême délicatesse dans l’amitié. M de Feletz me représentait en perfection le galant homme littéraire. » L’abbé de Feletz devait publier un choix de ses articles sous le titre de Mélanges de philosophie d’histoire et de littérature (1828). Critique avisé, il sut tout autant apprécier l’œuvre de Chateaubriand, qu’annoncer ce grand poète que fut Lamartine. On lui doit aussi une série d’articles recueillis sous le titre Jugements historiques et littéraires sur quelques écrivains et quelques écrits du temps. Atteint de cécité, il cessa d’écrire à partir de 1830. Frappé par la loi de Faloux, de qui, moins que de tout autre, il devait attendre une telle mesure, il vécut l’avènement de la Deuxième République tout en mesurant l’ingratitude monarchique. Ultime consolation avant sa mort, il eut la joie d’entendre l’archevêque de Paris prononcer son éloge en ces termes : « J’ai reconnu en lui le confesseur de la foi sur les pontons de Rochefort. »
sources : http://perso.wanadoo.fr/maddens/Rues-Brive/main.htm (site malheureusement fermé) et H. Demay, Limousins
Ferrier, François
Directeur de l’école communale Jules Ferry à Brive, Ferrier François est né à Uzerche (Corrèze) le 25 avril 1832, mort à Brive le 29 octobre 1898. Il sort de l’Ecole normale d’instituteurs de Tulle le 8 août 1851 et enseigne à Cublac (Corrèze) puis à Aubazine (Corrèze). A ce poste qu’il occupera à deux époques différentes, il se distingue en instaurant un horaire d’été « afin de permettre (juin et juillet) aux enfants d’aider à la ferme au moment des foins et des moissons ainsi qu’en octobre pour la récolte des pommes de terre. » Il y obtient de bons résultats, l’école ayant été classée « une des premières du département » et doit à ce succès d’être nommé sous-directeur de l’école mutuelle de Tulle. Une note de l’académie datée de 1880, retrouvée dans les archives de l’Ecole normale de Tulle mentionne : « a été nommé instituteur, puis sous-directeur à Brive, en remplacement de M. Fournial », le nom de l’école n’est pas précisé mais il est bien possible que ce soit l’école Jules Ferry.
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Fieyre, Jean
Jean Fieyre, né à Saint-Julien-du Maumont (Corrèze) le 6 avril 1861, est mort à Brive le 12 décembre 1921. Professeur au collège Cabanis, il succède le 17 mai 1908, à Louis Thomas, comme maire de Brive. Jean Fieyre sera maire trois fois : la première fois en 1908 jusqu’au 25 mai 1910 où il sera remplacé par le docteur Lachaud, la deuxième fois du 11 février 1911 jusqu’au 30 janvier 1912 et la troisième fois du 11 décembre 1919 au 30 janvier 1922, date à laquelle il sera remplacé par Joseph Escande. Au cours de son premier mandat, la commune achète les terrains et les bâtiments du couvent des Ursulines : le nom d’Ernest Rupin est alors donné au musée de Brive, est attribué également, pour la première fois, le prix Fernand Delmas, le boulevard amiral Grivel est ouvert et, le 25 décembre 1908, deux écrivains brivistes, Pierre Verlhac et Fernand Vialle, font jouer avec succès, à Toulouse, un opéra comique, Le Beau Dormeur dont la partition est l’œuvre de Louis Reynaud, chef de musique du 14ème Régiment d’Infanterie. Réélu maire le 11 février 1911 il ne le restera que quatorze mois. En 1919, l’école ménagère est ouverte, fondée par mademoiselle Bahuet qui la dirigera pendant plus d’un quart de siècle. Le 22 janvier 1920 éclate un triple incendie à Brive : aux établissements de la Bobine, chez Vergnaud et au Tilleul. L’année 1920 est marquée par une offensive de vie chère, les œufs valent vingt sous pièce et seuls les gens très aisés peuvent en acheter. Jean Fieyre était conseiller général et chevalier de la Légion d’honneur.
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Filliol, Jean
Jean Filliol, né à Argentat (Corrèze) le 11 septembre 1906, est mort le 5 septembre 1981 à Tulle. Après des études secondaires au lycée Louis-Le-Grand à Paris, il entre au ministère des Affaires étrangères. En 1940, il est à la Légation de France à Helsinki (Finlande) d’où il entend l’appel du général de Gaulle. Il rejoint la France Libre en traversant l’URSS et la Roumanie avant d'arriver à Alexandrie où il s’engage dans les FFL (Forces Françaises Libres). Après la guerre, il retrouve les Affaires étrangères et est nommé, en 1955, Haut-Commissaire adjoint au Vietnam. En 1958 il s’engage dans la politique et est élu député UNR (Union pour la Nouvelle République) de Brive. Il est désigné par l’Assemblée nationale comme député au Parlement européen. Frappé d’hémiplégie en 1961, il est contraint de cesser toute activité. Il était commandeur de la Légion d’honneur, médaillé de la Résistance, commandeur de l’ordre de Saint-Marc d’Alexandrie.
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Fitz, Maurice
(Tulle, 19 octobre 1928 - idem, 15 octobre 1990).
Dès 1945, il collabore à différentes publications, comme "Le Courrier du Centre". Jusqu'en 1955, il est employé à la "Société Limousine de publications", dont le siège se situait rue Turgot à Limoges. Le 1er mai 1955, il entre à "La Montagne", et rejoint Tulle ; il dirigera là, durant 35 ans, l'agence de ce journal. Il y devint très vite un "élément marquant du paysage politique local" et un "personnage-clé de la presse corrézienne".
(© H. Demay, Limousins)
Fontaine, Catherine
chanteuse, née à Tulle
http://www.catherinefontaine.com/
Fossard, Pierre
Né en 1959 à Tulle, Pierre Fossard y a été rédacteur au journal municipal, puis bibliothécaire. Il animait des ateliers d'écriture à la maison d'arrêt de Tulle. Il est décédé le 12 avril 1998 des suites d'une longue maladie. Il a publié Forêts noires (Editions canaille, 1993), Les Hasards de la route (Editions Canaille, 1994), Je suis un assassin (Editions Baleine, Canaille-Revolver, 1997) et Veine haineuse (137).
Il a également écrit un roman noir intitulé La route sanglante qui est paru dans la collection Canaille/revolver en 1999.
http://membres.lycos.fr/lepoulpe/ecrivains.html
Freyssinet, Eugène
Né à Objat, en Corrèze, le 13 juillet 1879, Eugène Freyssinet passe successivement par l'Ecole Polytechnique et l'Ecole Nationale des Ponts et Chaussées. Il est d'abord nommé à Moulins jusqu'à la Grande Guerre, où il construit de nombreux ponts. Il obtient le prix Caméré de l'Académie des Sciences pour la technique du décintrement par vérins, employée pour la première fois pour la construction du pont de Châtel-de-Neuvre.
Lors de la guerre, il est mobilisé comme capitaine du génie à la Commission militaire du réseau du Nord, mais continue quand même ses activités civiles en devenant directeur des entreprises Mercier, Limousin et Cie. Ses nombreuses recherches lui permettent de mettre au point des cintres roulants, des voûtes à nervures au-dessus et surtout, il découvre la vibration du béton.
Après la guerre, il construit plusieurs ponts dont le pont de Plougastel à trois travées identiques de 180 m de portée; pendant la construction du pont, il découvre les lois de la déformation différée des bétons. Intéressé par la précontrainte du béton, il décide de quitter les entreprises Limousin pour mener à bien ses recherches. En 1928, il fabrique des pièces en béton, précontraintes par fils adhérents et, en 1933, il consolide la gare maritime du Havre qui se tassait sur elle-même et menaçait de s'effondrer. Il acquiert ainsi la notoriété. C'est alors que E. Campenon lui propose de devenir concessionnaire des procédés Freyssinet. Il réalise alors plusieurs gros ouvrages, comme la surélévation du barrage des Beni-Bahdel, avec mise en précontrainte par les vérins plats qu'il a inventés, ou les caissons de fondation du quai des Flottilles à Brest.
Pendant la Deuxième Guerre, il constitue la Société Technique pour l'Utilisation de la Précontrainte (STUP) puis édifie de nombreux ponts en France et à l'étranger. Il constuit également les hangars d'Orly, les réservoirs d'Orléans, la tranchée couverte de Rouen... Jusqu'à sa mort, il déploie une intense activité : président d'honneur de la Fédération internationale de la précontrainte, ingénieur-conseil de la STUP et des entreprises Campenon-Bernard, il est nommé inspecteur général honoraire des Ponts et Chaussées. Il meurt le 8 juin 1962.
(© Ecole Nationale des Ponts et Chaussées )
voir aussi : http://perso.wanadoo.fr/maddens/Rues-Brive/main.htm (site malheureusement fermé)

