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CONTES ET LEGENDES DE CORREZE

voir aussi : Contes et Comptines du Limousin
contes, comptines, une foule d'informations passionnantes
le site de Nathalie Champeaux

Rites et Traditions : autour du thème de la guérison
 http://apella.ac-limoges.fr/ia19/colleges/clemen/sommaire.htm
parcours proposé par Geneviève Queyrie, professeur d'histoire au collège Clemenceau de Tulle, trois classes de 6eme du collège, et les archives départementales de la Corrèze
Favars
A quelques kilomètres à l'ouest de Tulle, sur la route qui conduit à Brive en passant par le plateau, Favars possède au creux d'un vallon une fontaine vouée à Saint-Eutrope. Une légende locale raconte comment au XIVe siècle un seigneur décida, suite à une vision, de vouer la fontaine à ce saint afin que cesse une épidémie de peste qui ravageait le pays. Depuis cette époque, cette fontaine n'a cessé d'être en vénération dans toute la contrée. Chaque année, le premier dimanche de mai, on vient dès les premières lueurs du jour puiser l'eau miraculeuse. Aujourd'hui encore, alors qu'en de nombreux lieux les pèlerinages aux fontaines ont cessé, Favars voit encore venir des pèlerins, certes en nombre très réduit, chercher l'eau. (Benjamin Lambert)

Lubersac, la fontaine Saint-Jean
A la limite de la Haute-Vienne, la fontaine Saint-Jean de Lubersac passait pour guérir les maux de tête. Chaque année, le 24 juin, une grande procession partait de l'église pour se rendre à la fontaine.
On jetait dans celle-ci des fleurs et des pièces avant de gagner la croix dite de la métairie située à la limite des terres cultivées et des bois puis de revenir au point de départ. La fontaine Saint-Jean existe toujours mais le pèlerinage, comme beaucoup d'autres, n'a plus lieu de nos jours.

Saint-Pardoux-la-Croisille
Dans un cadre boisé et pentu, sur les bords du Doustre la fontaine dite de Saint-Eutrope nous attend tout comme elle attendait il y a de cela plus de cinquante ans les deux mille pèlerins qui s'y pressaient le premier dimanche de mai. Ce jour-là, par un chemin sinueux, quatre jeunes gens descendaient au bord de la rivière la statue du Saint installée sur un brancard. Des malades handicapés trempaient leurs membres estropiés dans l'eau de la fontaine tandis que d'autres, tout en faisant un voeu, y jetaient des piécettes. Les filles qui souhaitaient se marier dans l'année devaient y tremper le pied gauche. Tout près de là, le moulin des Gouttes servait d'auberge à ceux qui venaient souvent de très loin. Le pèlerinage s'achevait dans une atmosphère de liesse. On dansait tard le soir après avoir festoyé. Pour le maire de la commune, François Miginiac, alors que les bals avaient vu leur nombre se réduire pendant la seconde guerre mondiale, le pèlerinage de Saint-Eutrope était une aubaine pour la jeunesse des villages environnants. Sous le couvert du saint, on retrouvait alors goût à la vie... La fontaine, une fois de plus, avait joué de magie (Damien Veysset & Vanessa Naldo)

Saint-Paul
Près du bourg de Saint-Paul, une petite localité située à l'est de Tulle, se trouve la fontaine Saint-Pierre. Elle est abritée dans une maisonnette construite sur le bord d'un chemin qui traverse des prés verdoyants.

Le saint y était honoré le 29 juin, jour de la Saint-Pierre et Saint-Paul.

La statue de celui-ci était promenée à cette occasion revêtue d'un manteau.
On lui prêtait pour vertus de guérir les maux de tête, de jambes et de bras.

On y conduisait aussi les enfants lents à marcher, rachitiques, arriérés ou idiots. (Audrey Vieillefond)

Saint-Germain-Lavolps
voir : http://mapage.noos.fr/lavolps/sommairelegendes.htm
quelques légendes de Saint-Germain-Lavolps
le chien loup ; le chariot d'or ; le dernier saut ; ultime échappatoire
et aussi le récit des travaux de restauration du château

 

Saint-Sornin-Lavolps
Au sud de Lubersac, la fontaine Sainte-Radegonde de Saint-Sornin-Lavolps voyait affluer chaque deuxième dimanche de septembre de très nombreux pèlerins.
Son eau passait pour guérir les enfants manquant de vigueur.
(Mathieu Renaudie)
Qui se souvient encore, comme mon arrière-grand-mère Marie Soulier, âgée de 93 ans, du chant récité par les pèlerins qui formaient un long cortège :
« O Sainte-Radegonde - Protège ta paroisse - et conserve ta foi ».
 

Treignac
Treignas : La Fontaine Saint-Méen (copyright www.conceze.com)Aurait des vertus curatives. Attire chaque année, le 24 juin, plusieurs dizaines de personnes, la plupart originaires de l'arrondissement de Brive.
Les Treignacois, quant à eux, utilisent peu le "pouvoir" des eaux de Saint-Méen, sauf à des fins touristiques puisque la fontaine est logiquement au programme du circuit de l'eau proposé par l'Office de Tourisme.
sources : http://www.conceze.com

 

LEGENDES

Contes et Légendes du Limousin

 

La légende de la Loutre de St-Cirgues-la-Loutre

Il y a plus de cinq siècles, Jean de Veyrac seigneur du lieu, décida de faire construire une nouvelle église, l'ancienne menaçant ruine. Il fit appeler un maître-maçon, convint avec lui des plans, de l'emplacement et du coût du bâtiment. Quelques mois plus tard, l'homme de l'art, ayant réuni et fait charroyer les matériaux, commença son ouvrage. Les murs s'élevaient peu à peu, l'abside prenait forme.
Une nuit d'orage, elle s'écroula. On accusa la solidité des fondations, la qualité du liant d'argile, le savoir faire des ouvriers. Puis, on recommença, veillant à tout, multipliant les étais, bâtissant avec soin les contreforts. Un vendredi, on mit en place la première clef de voûte. Mais, à minuit, dans un grand bruit qui réveilla tout le village, l'édifice s'effondra. Le bon peuple était consterné, le seigneur irrité, l'entrepreneur désespéré.
Au matin, parcourant avec son équipe le chantier ruiné, dans un geste de rage impuissante le maçon jeta au loin son marteau. Un jeune apprenti, conscient qu'il fallait retrouver l'outil, courut le rechercher. Et que vit-il ?
O surprise! La lourde masse de fer était tombée sur une loutre et l'avait tuée. Aux exclamations du jeune homme, on accourut. Le maître-maçon déclara: "Voici le signe du destin ! C'est ici même que doit s'élever l'église."
On reprit courage, sachant maintenant que la Providence avait manifesté son accord. L'oeuvre se réalisait dans la joie et sans incident. On dit même qu'au matin il arrivait qu'on retrouvât les murs plus hauts qu'on ne les avait laissés la veille ! L'enthousiasme aidant, les tailleurs de pierre rivalisaient d'adresse pour affiner le galbe des nervures d'ogives, les sculpteurs ornaient la base des arcs de culs-de-lampe qui ressemblaient aux visages des habitants. Ainsi l'église fut créée plus belle qu'elle ne l'eût été sans ces vicissitudes et les sentiments extrêmes qu'elles suscitèrent. Et pour perpétuer le souvenir de la loutre et célébrer son sacrifice bénéfique on la sculpta par deux fois.
Ce village a longtemps prospéré autour de son église. Il subit aujourd'hui le sort de la plupart de nos campagnes. S'il veut survivre, il faut qu'entre autres ferveurs il cultive le souvenir de sa loutre, car, a prédit le poète Patrice de La Tour du Pin, « les pays qui n'ont plus de légende seront condamnés à mourir de froid ».
Légende transcrite par François Ernest Cisterne (ancien maire et poète 1er prix de la ville de Bordeaux)
copyright : http://www.saint-cirgues.correze.net/

 

un prêtre très bien informé à Saint-Exupéry en 1782
un phénomène naturel dans le ciel de Saint-Exupéry en 1788  

  • un prêtre très bien informé à Saint-Exupéry en 1782
    « Un homme curieux des événements surprenants soit dans l'ordre de la nature soit dans l'ordre de la politique trouvera de quoy se satisfaire dans la lecture des journaux et gazettes de 1782. Les effets des ouragants des tempêtes, des déluges d'eau arrivés par toute la terre et leurs terribles effets et en particuliers la catastrophe arrivée au Royaume de Sicile par l'engloutissement de toutes les villes, bourgs, bourgades et villages de la plus brillante et fertile province de ce Royaume ditte la Calabre. Catastrophe arrivée dans le tems ou les principaux seigneurs du Royaume et de l'Italie qui gagnaient des terres sy étaient retirés pour y passer le printemps et l'été. Catastrophe qui fit porter le deuil a toutes les cours chrétiennes et qui en supprima pour cette année les divertissements du Carnaval et plusieurs autres particularités ».
    (Registre paroissial de Saint-Exupéry, A.D. de la Corrèze). Texte recueilli par Brigitte Jugie et repris dans
     http://www.histoire-genealogie.com/
  • un phénomène naturel dans le ciel de Saint-Exupéry en 1788 
    « Il parut du côté du couchant un globe boréal de la grandeur deux fois plus grande que la lune en son plein. Ce globe était parsemé dans toute sa capaute de lumières plus vives que le fond et éclairait l'air qui l'environnait comme fait la lune quand elle est couverte de brouillards. A neuf heures un quart ce globe s'allongeat comme une nappe pliée en quatre et les luminons ne parurent plus. A neuf heures et demi tout disparut... le Mercure de France avait annoncé le mois précédent qu'on avait vu dans l'air du côté de Paris des gerbes de feu. Les astronomes et les phisiciens ne manqueront pas d'en donner l'explication, en attendant le peuple en tire de mauvais augures ».
    (Registre paroissial de Saint-Exupéry, A.D. de la Corrèze). Texte recueilli par Brigitte Jugie.
    Note : Ce phénomène naturel s'est répété plusieurs fois durant l'année 1788. On note également la chute de plusieurs météorites sur la France
    (sources : Chronique de la Révolution, Ed. Larousse, Paris, 1988, repris dans
    http://www.histoire-genealogie.com/.
 

Affieux : la fontaine Saint-Pardoux
censée guérir les maux d'yeux

 

Espartignac : la Fontaine Saint-Martial

La fontaine St-Martial se trouve à la sortie du Bourg en direction de Ceyrat.
Selon la tradition, c’est saint Martial qui, passant sur le chemin au bord duquel coule aujourd’hui la Fontaine, rencontra une femme portant de l’eau. Le Saint lui demande de l’eau pour se désaltérer mais la femme ne répond pas. Pour se venger de ce refus, saint Martial frappe le sol avec le bâton qu’il tenait de saint Pierre et fait jaillir une source limpide. Les eaux coulent, depuis ce jour, abondantes. Au 17e siècle, le 30 juin avait lieu la fête de Saint-Martial avec ablutions à sa fontaine contre la gale.

 

Lagraulière : la Légende de la forêt de Blanchefort
A une époque lointaine, l’emplacement de la forêt de Blanchefort était occupée par une cité étagée sur les flancs du Puy d’Arial. Ses habitants vivaient égoïstement dans l’oisiveté et l’opulence. Rejetée de tous, une pauvre vieille avait bâti sa cabane près du Brezou. Un soir de violent orage, un inconnu demanda l'hospitalité mais en vain. Seule l'habitation de la pauvresse s'ouvrit et sitôt le voyageur installé, le feu s'alluma, du vin, du pain, des fleurs apparurent. « Prenons des forces et quittons cette ville maudite que la fureur du ciel va anéantir. Surtout ne te retourne pas ! » dit l'inconnu. Effrayée par le fracas de la destruction de la ville, la chèvre qui les accompagnait tourna la tête et fût transformée en bloc de pierre. L'inconnu disparut alors, après avoir offert la sécurité à la vieille femme. A notre époque, le fontaine l'Ermite marque l'emplacement de la cabane, le rocher qui lui fait face figure la chèvre... Légende ? Il paraît pourtant que certains jours les cloches de la cité, profondément englouties dans une gorge du Brezou, répondent à celles des villages environnants.
(© source : site de Lagraulière http://www.lagrauliere.correze.net/associations.html)
 

Masquet-Bas (Forgès) : la fontaine miraculeuse
Tout près du village de Masquet-Bas en un lieu appelé Les Rochants, sur une roche schisteuse et très dure, on remarque des empreintes de divers animaux. Comment expliquer le fait ? Un villageois du lieu, dit la légende, avait une fille très belle. Un jeune homme vint solliciter la main de cette enfant de façon pressante. Pour se débarrasser d’instances qui le fatiguait, le père déclara un jour au solliciteur : « Je vous donne ma fille, si demain avant que le coq chante, le ruisseau des Rochants passe devant ma porte ».
On se sépare, la nuit vient. Quelle ne fut pas la terreur du villageois, quand, réveillé au milieu des ténèbres il entend le ruisseau s’approcher de sa porte ! Un instant lui a tout fait comprendre.
« Jal, jal, jalinat » s’écrie-t-il. « Galle, galle, gallinate, sauva mé ma filla... (sauve-moi, ma fille) ». La dessus il fait le signe de la croix, le coq chante, la fille est sauvée ! ... Ce n’est qu’en s’enfuyant que les ouvriers de Satan, porteurs du torrent devant la demeure du pauvre homme, laissèrent de leurs pieds brûlants, les traces qu’on y voit.
Si le fait est exact, dit le curé Faurie qui rapporte cette légende, il faudrait convenir que Satan trouva bien sa revanche dans les années 1756-1757. A cette époque une femme de la commune attira une immense foule en affirmant recevoir des apparitions de la très sainte Vierge. Ce fut prés d’une fontaine au fond d’un bois voisin du hameau de Prugnoles. Ce qu’il y a de plus curieux c’est que la chose était prédite dans un vieux livre dont on possède encore un exemplaire en bas limousin. Je ne l’ai point lu mais des personnes dignes de foi ont lu : « entre Tulle et Argentat, a un endroit appelé Forgés, il y aura une fontaine qui fera courir beaucoup de monde ». La femme était-elle trompeuse ? Comme elle était honnête beaucoup de gens ne l’ont cru que trompée !
 Un fait troublant, fait encore parler les gens du pays au sujet de cette fontaine soit disant « miraculeuse », un prêtre de Forgés ( l’abbé Auliac ), à l’époque, ayant entendu parler de la chose aurait dit en public ces paroles : « si cette fontaine est miraculeuse je veux bien perdre mes deux yeux ». Quelques temps après le prêtre devint aveugle.
© http://www.gillesgrand.com/forges/
 

Saint-Robert : la fontaine miraculeuse
La Fontaine Miraculeuse est situé en contrebas du village de Saint-Robert, dans une excavation voûtée, à gauche de la croix et du tombeau. Autrefois, les pèlerins du 15 août arrivaient par trains spéciaux, et il fallait du renfort à la gare de Segonzac-Saint-Robert pour effectuer le contrôle.
Légende : la fontaine aurait des pouvoirs bénéfiques sur les enfants malades, chétif ou rachitiques. A cet effet, les enfants étaient mis devant la fontaine, et on leur sur la tête un ou deux litres d'eau. une fois la douche donnée, on habillait l'enfant avec des vêtement de rechange apportés par les parents, les vieux habits étant abandonnés à coté de la fontaine.
(sources : Mairie de Saint-Robert)
 

Saint-Cirgues-la-Loutre : la fontaine miraculeuse
Au cours de son histoire Saint Cirgues a souvent changé de nom, en 1342 Saint Cirgues près Merle, pendant la Révolution Cirgues d'Eyge (La Maronne ) puis Saint Cirgues. Ce n'est qu'en 1920 qu'elle prit son nom définitif de Saint Cirgues La Loutre.
Pourquoi la loutre ? peut-être ce petit mammifère était-il très répandu pendant longtemps ? Ou tout simplement un rappel de sa légende. La tradition locale rapporte qu'au moment de bâtir l'église le chef maçon était très embarrassé car tous les matins le travail de la veille était effondré. Alors pour conjurer le sort il décida de lancer son marteau et de la construire à l'endroit où il tomberait. En tombant le marteau tua une loutre dans un vivier. Cette légende fut inscrite dans la pierre en deux points : l'un dans la clef de voûte et l'autre entre les baies du clocher.
(sources : Mairie de Saint-Cirgues-la-Loutre http://www.saint-cirgues.correze.net/developpement.html)

 

La Légende de saint Viance
Né vers l'an 623, Vincentien est élevé à la cour des ducs d'Aquitaine. Ayant choisi une vie d'austérité érémitique, il se retire dans une forêt, proche de Limoges, à Rouffiac, où il meurt. L'évêque de Limoges, Rustique, ordonne alors de faire transporter son corps à Avolca-Curtis (aujourd'hui Saint-Viance en Corrèze) où un dévot prêtre, Savinien, ami de Viance, fait élever une église. Un ange apparaît à Savinien, lui ordonnant d'aller chercher le corps de Viance et de l'ensevelir dans son église. En route, le cortège funèbre tiré par des boeufs est attaqué par un ours, qui tue l'un d'eux. Alors se produit un miracle : l'ours prend docilement dans l'attelage la place du boeuf. Trois médaillons, au revers de la châsse de saint Viance, illustrent la vie et la mort du saint (voir http://www.culture.fr/emolimo/viance.htm. Ils y sont mis en correspondance avec trois autres médaillons illustrant la Passion du Christ : la Flagellation, la Crucifixion et les Saintes femmes au tombeau.

 


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