
voir aussi :
Contes et Comptines du Limousin
contes, comptines, une foule
d'informations passionnantes
le site de Nathalie Champeaux
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http://apella.ac-limoges.fr/ia19/colleges/clemen/sommaire.htm parcours proposé par Geneviève Queyrie, professeur d'histoire au collège Clemenceau de Tulle, trois classes de 6eme du collège, et les archives départementales de la Corrèze A
quelques kilomètres à l'ouest de Tulle, sur la route qui conduit à Brive
en passant par le plateau, Favars possède au creux d'un vallon une
fontaine vouée à Saint-Eutrope. Une légende locale raconte comment au XIVe
siècle un seigneur décida, suite à une vision, de vouer la fontaine à ce
saint afin que cesse une épidémie de peste qui ravageait le pays. Depuis
cette époque, cette fontaine n'a cessé d'être en vénération dans toute la
contrée. Chaque année, le premier dimanche de mai, on vient dès les
premières lueurs du jour puiser l'eau miraculeuse. Aujourd'hui encore,
alors qu'en de nombreux lieux les pèlerinages aux fontaines ont cessé,
Favars voit encore venir des pèlerins, certes en nombre très réduit,
chercher l'eau. (Benjamin Lambert)
Le saint y était honoré le 29 juin, jour de la Saint-Pierre et Saint-Paul.
La statue de celui-ci était promenée à
cette occasion revêtue d'un manteau.
On y conduisait aussi les enfants lents à marcher, rachitiques, arriérés ou idiots. (Audrey Vieillefond)
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La légende de la Loutre de
St-Cirgues-la-Loutre
Il
y a plus de cinq siècles, Jean de Veyrac seigneur du lieu, décida de faire
construire une nouvelle église, l'ancienne menaçant ruine. Il fit appeler
un maître-maçon, convint avec lui des plans, de l'emplacement et du coût
du bâtiment. Quelques mois plus tard, l'homme de l'art, ayant réuni et
fait charroyer les matériaux, commença son ouvrage. Les murs s'élevaient
peu à peu, l'abside prenait forme.Une nuit d'orage, elle s'écroula. On accusa la solidité des fondations, la qualité du liant d'argile, le savoir faire des ouvriers. Puis, on recommença, veillant à tout, multipliant les étais, bâtissant avec soin les contreforts. Un vendredi, on mit en place la première clef de voûte. Mais, à minuit, dans un grand bruit qui réveilla tout le village, l'édifice s'effondra. Le bon peuple était consterné, le seigneur irrité, l'entrepreneur désespéré. Au matin, parcourant avec son équipe le chantier ruiné, dans un geste de rage impuissante le maçon jeta au loin son marteau. Un jeune apprenti, conscient qu'il fallait retrouver l'outil, courut le rechercher. Et que vit-il ? O surprise! La lourde masse de fer était tombée sur une loutre et l'avait tuée. Aux exclamations du jeune homme, on accourut. Le maître-maçon déclara: "Voici le signe du destin ! C'est ici même que doit s'élever l'église." On reprit courage, sachant maintenant que la Providence avait manifesté son accord. L'oeuvre se réalisait dans la joie et sans incident. On dit même qu'au matin il arrivait qu'on retrouvât les murs plus hauts qu'on ne les avait laissés la veille ! L'enthousiasme aidant, les tailleurs de pierre rivalisaient d'adresse pour affiner le galbe des nervures d'ogives, les sculpteurs ornaient la base des arcs de culs-de-lampe qui ressemblaient aux visages des habitants. Ainsi l'église fut créée plus belle qu'elle ne l'eût été sans ces vicissitudes et les sentiments extrêmes qu'elles suscitèrent. Et pour perpétuer le souvenir de la loutre et célébrer son sacrifice bénéfique on la sculpta par deux fois. Ce village a longtemps prospéré autour de son église. Il subit aujourd'hui le sort de la plupart de nos campagnes. S'il veut survivre, il faut qu'entre autres ferveurs il cultive le souvenir de sa loutre, car, a prédit le poète Patrice de La Tour du Pin, « les pays qui n'ont plus de légende seront condamnés à mourir de froid ». Légende transcrite par François Ernest Cisterne (ancien maire et poète 1er prix de la ville de Bordeaux) copyright : http://www.saint-cirgues.correze.net/ |
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un prêtre très bien informé à Saint-Exupéry en 1782
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Affieux : la fontaine Saint-Pardoux censée guérir les maux d'yeux |
Espartignac : la Fontaine Saint-Martial
La
fontaine St-Martial se trouve à la sortie du Bourg en direction de Ceyrat. Selon la tradition, c’est saint Martial qui, passant sur le chemin au bord duquel coule aujourd’hui la Fontaine, rencontra une femme portant de l’eau. Le Saint lui demande de l’eau pour se désaltérer mais la femme ne répond pas. Pour se venger de ce refus, saint Martial frappe le sol avec le bâton qu’il tenait de saint Pierre et fait jaillir une source limpide. Les eaux coulent, depuis ce jour, abondantes. Au 17e siècle, le 30 juin avait lieu la fête de Saint-Martial avec ablutions à sa fontaine contre la gale. |
Lagraulière : la Légende de la forêt de Blanchefort A une époque lointaine, l’emplacement de la forêt de Blanchefort était occupée par une cité étagée sur les flancs du Puy d’Arial. Ses habitants vivaient égoïstement dans l’oisiveté et l’opulence. Rejetée de tous, une pauvre vieille avait bâti sa cabane près du Brezou. Un soir de violent orage, un inconnu demanda l'hospitalité mais en vain. Seule l'habitation de la pauvresse s'ouvrit et sitôt le voyageur installé, le feu s'alluma, du vin, du pain, des fleurs apparurent. « Prenons des forces et quittons cette ville maudite que la fureur du ciel va anéantir. Surtout ne te retourne pas ! » dit l'inconnu. Effrayée par le fracas de la destruction de la ville, la chèvre qui les accompagnait tourna la tête et fût transformée en bloc de pierre. L'inconnu disparut alors, après avoir offert la sécurité à la vieille femme. A notre époque, le fontaine l'Ermite marque l'emplacement de la cabane, le rocher qui lui fait face figure la chèvre... Légende ? Il paraît pourtant que certains jours les cloches de la cité, profondément englouties dans une gorge du Brezou, répondent à celles des villages environnants. (© source : site de Lagraulière http://www.lagrauliere.correze.net/associations.html) |
Masquet-Bas (Forgès) : la fontaine miraculeuseTout près du village de Masquet-Bas en un lieu appelé Les Rochants, sur une roche schisteuse et très dure, on remarque des empreintes de divers animaux. Comment expliquer le fait ? Un villageois du lieu, dit la légende, avait une fille très belle. Un jeune homme vint solliciter la main de cette enfant de façon pressante. Pour se débarrasser d’instances qui le fatiguait, le père déclara un jour au solliciteur : « Je vous donne ma fille, si demain avant que le coq chante, le ruisseau des Rochants passe devant ma porte ». On se sépare, la nuit vient. Quelle ne fut pas la terreur du villageois, quand, réveillé au milieu des ténèbres il entend le ruisseau s’approcher de sa porte ! Un instant lui a tout fait comprendre. « Jal, jal, jalinat » s’écrie-t-il. « Galle, galle, gallinate, sauva mé ma filla... (sauve-moi, ma fille) ». La dessus il fait le signe de la croix, le coq chante, la fille est sauvée ! ... Ce n’est qu’en s’enfuyant que les ouvriers de Satan, porteurs du torrent devant la demeure du pauvre homme, laissèrent de leurs pieds brûlants, les traces qu’on y voit. Si le fait est exact, dit le curé Faurie qui rapporte cette légende, il faudrait convenir que Satan trouva bien sa revanche dans les années 1756-1757. A cette époque une femme de la commune attira une immense foule en affirmant recevoir des apparitions de la très sainte Vierge. Ce fut prés d’une fontaine au fond d’un bois voisin du hameau de Prugnoles. Ce qu’il y a de plus curieux c’est que la chose était prédite dans un vieux livre dont on possède encore un exemplaire en bas limousin. Je ne l’ai point lu mais des personnes dignes de foi ont lu : « entre Tulle et Argentat, a un endroit appelé Forgés, il y aura une fontaine qui fera courir beaucoup de monde ». La femme était-elle trompeuse ? Comme elle était honnête beaucoup de gens ne l’ont cru que trompée ! Un fait troublant, fait encore parler les gens du pays au sujet de cette fontaine soit disant « miraculeuse », un prêtre de Forgés ( l’abbé Auliac ), à l’époque, ayant entendu parler de la chose aurait dit en public ces paroles : « si cette fontaine est miraculeuse je veux bien perdre mes deux yeux ». Quelques temps après le prêtre devint aveugle. © http://www.gillesgrand.com/forges/ |
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Saint-Robert : la fontaine miraculeuse La Fontaine Miraculeuse est situé en contrebas du village de Saint-Robert, dans une excavation voûtée, à gauche de la croix et du tombeau. Autrefois, les pèlerins du 15 août arrivaient par trains spéciaux, et il fallait du renfort à la gare de Segonzac-Saint-Robert pour effectuer le contrôle. Légende : la fontaine aurait des pouvoirs bénéfiques sur les enfants malades, chétif ou rachitiques. A cet effet, les enfants étaient mis devant la fontaine, et on leur sur la tête un ou deux litres d'eau. une fois la douche donnée, on habillait l'enfant avec des vêtement de rechange apportés par les parents, les vieux habits étant abandonnés à coté de la fontaine. (sources : Mairie de Saint-Robert) |
Saint-Cirgues-la-Loutre : la fontaine miraculeuseAu cours de son histoire Saint Cirgues a souvent changé de nom, en 1342 Saint Cirgues près Merle, pendant la Révolution Cirgues d'Eyge (La Maronne ) puis Saint Cirgues. Ce n'est qu'en 1920 qu'elle prit son nom définitif de Saint Cirgues La Loutre. Pourquoi la loutre ? peut-être ce petit mammifère était-il très répandu pendant longtemps ? Ou tout simplement un rappel de sa légende. La tradition locale rapporte qu'au moment de bâtir l'église le chef maçon était très embarrassé car tous les matins le travail de la veille était effondré. Alors pour conjurer le sort il décida de lancer son marteau et de la construire à l'endroit où il tomberait. En tombant le marteau tua une loutre dans un vivier. Cette légende fut inscrite dans la pierre en deux points : l'un dans la clef de voûte et l'autre entre les baies du clocher. (sources : Mairie de Saint-Cirgues-la-Loutre http://www.saint-cirgues.correze.net/developpement.html) |
La Légende de saint VianceNé vers l'an 623, Vincentien est élevé à la cour des ducs d'Aquitaine. Ayant choisi une vie d'austérité érémitique, il se retire dans une forêt, proche de Limoges, à Rouffiac, où il meurt. L'évêque de Limoges, Rustique, ordonne alors de faire transporter son corps à Avolca-Curtis (aujourd'hui Saint-Viance en Corrèze) où un dévot prêtre, Savinien, ami de Viance, fait élever une église. Un ange apparaît à Savinien, lui ordonnant d'aller chercher le corps de Viance et de l'ensevelir dans son église. En route, le cortège funèbre tiré par des boeufs est attaqué par un ours, qui tue l'un d'eux. Alors se produit un miracle : l'ours prend docilement dans l'attelage la place du boeuf. Trois médaillons, au revers de la châsse de saint Viance, illustrent la vie et la mort du saint (voir http://www.culture.fr/emolimo/viance.htm. Ils y sont mis en correspondance avec trois autres médaillons illustrant la Passion du Christ : la Flagellation, la Crucifixion et les Saintes femmes au tombeau. |
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