19-Corrèze


 

Grabier, François
poète populaire d'Ussel. Toujours connu dans la ville pour la vingtaine de chansons composées sur des airs en vogue. Sources : Miquèla Stenta dans l'Encyclopédie « Corrèze » (Paris, Bonnefond 2003, p.185).

Gramat, général Antoine
Antoine Gramat, né à Brive le 7 octobre 1866, est mort à Turenne en décembre 1924. Elève à l’Ecole normale d’instituteurs de Tulle, il exerce pendant quelque temps en Corrèze, puis entre à l’Ecole militaire de Saint-Cyr dont il sort dans les premiers de sa promotion. Comme le veut la tradition, il sert dans la Légion étrangère. Chef de bataillon lors de la pacification de l’Algérie, il y est grièvement blessé. En 1892 dans l’expédition au Dahomey dirigée contre Béhanzin et commandée par le général Dodds, il est l’officier d’ordonnance de ce dernier. Après Algésiras, le Kaiser Guillaume II lui ayant remis lui-même l’aigle noir de Prusse, Gramat le lui retourne lors de la déclaration de guerre de 1914. Colonel, il soutient le premier choc dans les Ardennes à la tête d’une brigade, puis, comme général de brigade, commande la 12ème division d’infanterie de juillet 1915 à mai 1916. Il est l’un des artisans de la victoire des Eparges. Ayant contacté la typhoïde dans les tranchées de l’Argonne, il devient en 1917, après sa guérison, chef de cabinet de Painlevé, ministre de la guerre, et est envoyé en mission à Istanbul (Turquie). Après l’armistice de 1918 il est chef de la mission française auprès de l’armée grecque. Peu de temps après, il se retire à Turenne où il décède. Il était commandeur de la Légion d’honneur et décoré de la croix de guerre 1914- 1918.
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Granet, Gaston
Gaston Granet, né le 7 mai 1884 à Brive, y décéda le 5 février 1971. Sa grand-mère maternelle tenait une poissonnerie, commerce que ses parents continuèrent dans un local situé rue Saint-Jean, sous l’enseigne « A la marée fraîche ». Gaston Granet débuta comme représentant de commerce pour le compte de la maison Simbille qui possédait un magasin de mercerie, bonneterie, chaussures, place de l’hôtel de ville, aujourd’hui Charles de Gaulle. Puis il créa, avec Brugeilles, « Les comptoirs du Centre », avenue de la gare ; ce commerce de bonneterie et mercerie en gros fut transféré rue Lamartine. Elu au Conseil des Prud’hommes, il en fut président à plusieurs reprises. Il était chevalier de la Légion d’honneur.
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Grassin, Jean
Jean Grassin, né à La Rochelle (Charente- Maritime) le 10 novembre 1913, mourut à Brive le 10 septembre 1977. Jean Grassin débuta sa carrière, au lendemain de la Libération, comme chef de cabinet du préfet de l'Ariège. Devenu chef de cabinet du préfet du Gers, puis sous-préfet, il sera successivement, à Commercy (Meuse), Chateaulin (Finistère), Issoudun (Indre) et Marnia (Algérie), avant d'être nommé directeur d'une école d'administration au Cameroun de 1967 à 1972. De retour à Paris, il fut directeur adjoint de la Protection civile, puis administrateur détaché auprès du Ministère de la Défense. Il était titulaire de nombreuses décorations et distinctions, d'après la revue Brive Notre ville qui, cependant, ne les cite pas. Il fit construire autour des années 1950 une maison dans le chemin en impasse de Chevrecujols partant du lieu-dit Chastanet-haut ; il semble que les habitants prirent l'habitude de le dénommer tout naturellement Chemin Grassin.
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Gratadour, Cyrille
(St-Bonnet-près-Bort, 9 juillet 1933).
Médecin spécialiste du coeur et des vaisseaux, il est notamment chargé d'enseignement et maître de stages de différents centres hospitaliers et universitaires ; directeur des services médicaux de l'Association pour les urgences médicales de paris et de la région parisienne (AUMP) ; cardiologue consultant de l'Assemblée nationale. Il a publié divers travaux concernant l'artérite du cerveau et des membres, et sur le traitement de l'embolie pulmonaire. Il est aussi l'auteur d'une "méthode d'évaluation du risque opératoire".
(© H. Demay, Limousins)

Grégoire VIII (Maurice Bourdin)
Moine né dans les environs d'Uzerche, il fut remarqué par le pape Urbain II lors de son escale à Uzerche (1095). Il devint pape sous le nom de Grégoire VIII
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Grégoire XI - (Pierre Roger de Beaufort, dit)

(né à Rosiers d'Égletons en 1329, décédé à Rome en 1378).
Neveu de Clément VI (dont il porte l'exact patronyme), il est cardinal dès 1346, devient pape (1370-1378). Il reçoit Catherine de Sienne(*) en Avignon, et se laisse convaincre, par elle, de rétablir la papauté à Rome (1377). Il avait succédé à Urbain V.
(*) (Sienne, 1347 - Rome, 1380) - Mystique italienne. Elle raconte ses visions et ses extases dans le "Dialogue de la Divine Providence", et à travers des lettres et des poèmes - Fête : le 29 avril.  (© H. Demay, Limousins)
Pierre Roger de Beaufort, né à Rosiers d' Egletons en 1329, neveu de Clément VI, sera le dernier pape français. En 1374, il sera sensible à la démarche des notables brivistes. Il interviendra favorablement auprès d'un proche parent du cardinal Talleyrand, maître de la cité, et du duc d'Anjou pour obtenir la grâce de la ville. Les Brivistes avaient collaboré avec les Anglais et refusaient d'ouvrir leurs portes aux troupes du Roi de France.
Charles V confirme en mars 1375 la grâce totale et rétablit les droits et honneurs de la ville de Brive. Il commence ses lettres de rémission par cette phrase: "De même que Dieu ne veut pas la mort du pêcheur, mais qu'il se convertisse et qu'il vive..."
Grégoire XI, après avoir rétabli la paix entre la France et l'Angleterre, sensible aux supplications de Catherine de Sienne, décide de rentrer définitivement à Rome. Il rentre dans la ville éternelle le 17 janvier 1377. Il nomme de nombreux cardinaux français, surtout limousins. Mais Rome est toujours en proie aux désordres, et les luttes d'influence au sein du sacré collège entre limousins et romains augurent mal de l'avenir de l'église romaine. Avant de mourir, Grégoire XI qui songe rentrer à Avignon, réunit ses cardinaux pour les mettre en garde contre" les hommes et les femmes qui, sous le voile de la religion, débitent des visions de leur tête." sources : http://perso.club-internet.fr/mayvth/portraits.html
Pape pacificateur de la chrétienté et défenseur de la foi contre la montée des doctrines nouvelles.

30 décembre 1370, élu pape. 5 janvier 1371, consacré. Travaille à rapprocher la France, l'Angleterre, l'Espagne, Naples. Grâce à Catherine de Sienne, ramène Florence dans I'union avec la papauté. 1374, les efforts de Grégoire pour ramener les Grecs et les secourir échouent.
Luttes contre les erreurs :
la négation de la présence réelle dans l'Eucharistie (1371)
le fatalisme (I372)
les 19 propositions de Wiclef :
Le refus du culte des saints,
Le refus des cérémonies religieuses,
Le refus des voeux d'obéissance,
Le rejet de la transsubstantiation,
L'inutilité de la confession,
La mise en accusation du pape par ses inférieur
La totalité des pouvoirs sacramentaux aux simples prêtres,
Le refus du droit de propriété aux pécheurs, etc.
1377, Sur les instances de sainte Catherine de Sienne, entre à Rome.
Meurt à Rome le 26 mars 1378.

Grenaille, François de
(1616-1680) Acquiert la notoriété à Paris à l'aide de ses romans moraux tels que : L'Honnête Fille, L'Honnête Veuve, L'Honnête Garçon, La Bibliothèque des Dames, Les Plaisirs des Dames... Il devint, à 26 ans, historiographe du Duc d'Orléans puis se mit à faire de la politique, a été emprisonné pendant un an à la Bastille (1648-1649). A sa sortie de prison, il retourne terminer sa vie dans son château du Puy-Grolier à Uzerche.
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Grivel, Antoine
Antoine Grivel, né et mort à Brive, était père du vice-amiral Jean-Baptiste. Garde de la Porte sous Louis XVI, puis avocat au barreau de Brive et jurisconsulte distingué, il jouissait d’une grande considération dans la contrée. Il fut nommé, en 1790, député à la fête de la Fédération des départements. Indigné contre le régime de la terreur et voyant la Révolution devenir injuste et criminelle, il fut élu, en 1792, commandant des Forces départementales de la Corrèze qui furent dissoutes par décret de la Convention. Pour se mettre à l’abri des représailles du Comité de salut public il se joignit avec ses huit cents volontaires, dont ses deux fils aînés, à l’armée du général Dugommier qui combattait les Espagnols. Ils prirent part à tous les combats et ne rentrèrent chez eux que lorsque la paix fut signée avec l’Espagne. De retour à Brive, il fut choisi comme Président du Tribunal criminel et termina sa carrière, à soixante-dix-sept ans, en qualité de président de chambre à la Cour royale de Limoges (Haute-Vienne).
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Grivel, Guillaume
Uzerche, 1735 ; Paris, 1810. Ecrivain, auteur des ouvrages "Les mémoires du Chevalier des Gâtines", L'ami des jeunes gens", Théorie de l'Education et de l'Instruction".
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Grivel, amiral Jean-Baptiste
Jean-Baptiste Grivel, né à Brive-la-Gaillarde le 28 août 1778, est mort à Brest le 1à septembre 1869. Il fait ses études au collège des Doctrinaires. Puis il part avec son père dans l’armée des Fédérés et combat à la frontière espagnole. En 1796, il entre dans la marine après avoir facilement subi l’examen d’aspirant. Il accomplit sa première croisière en Méditerranée sur la frégate « L’Alceste », puis diverses campagnes de guerre sur la corvette « Badine » et le « chebeck » le « Saint-Hillaire » (bâtiment barbaresque très fin, allant à voile et à aviron). Au camp de Boulogne on le trouve au commandement d’une canonnière des marins de la Garde avec laquelle il échappe, grâce à une manœuvre hardie, à la frégate anglaise « L’immortalité » En 1805, il est en Autriche avec les marins de la Garde, puis en Italie où il explore le golfe de Venise. Envoyé par l’Empereur au siège de Dantzig, il reçoit l’ordre de lui rendre compte, directement et jour par jour des manœuvres maritimes des Anglais qui tentent de ravitailler la place. L’Empereur lui aurait dit : « Partez sur le champ pour Dantzig et ne vous laissez influencer ni par les maréchaux, ni par les caporaux ! ». Son plus bel exploit reste sans doute son évasion, après une captivité de vingt-deux mois sur les pontons (bateaux prison) de Cadix, d’où il s’évade le 22 février 1810, en prenant d’assaut un bateau-citerne sur lequel ses hommes sont en train d’amarrer des barriques. Hissant la voile et louvoyant entre les bâtiments ennemis qui ne lui ménagent pas leurs tirs, il réussit, après trois quarts d’heure de poursuite, à échouer son bateau au milieu de l’armée française qui borde la baie de Cadix. Cela lui vaut l’estime du maréchal Soult et, par suite, de l’Empereur. Poursuivant sa carrière avec les marins de la Garde, il est de presque toutes les batailles, la dernière étant la défense du pont d’Arcis-sur-Aube sous les ordres du général Exelmans. A cette occasion, le commandant Grivel est le dernier capitaine de vaisseau nommé par l’Empereur à Reims. Maintenu dans la marine sous la Première Restauration, il doit au hasard de la guerre de rencontrer un autre grand brivois, le maréchal Brune. En effet, l’amiral Duperré le charge de mission auprès de ce dernier et du marquis de Rivière, commissaire du roi Louis XVIII. Grivel poursuit sa carrière de marin et continue à gravir les échelons pour finir vice-amiral. Nous préciserons qu’en plus de son talent de militaire, il sut organiser une des plus belles écoles de la marine : l’Ecole des mousses. La carrière de marin de Grivel sera une des plus longues de la marine puisqu’elle durera un demi-siècle sur terre et sur mer. Préfet maritime de Brest, élevé à la pairie le 6 avril 1848, dernier représentant des marins de la Garde, le second Empire le fit grand-croix de la Légion d’honneur et Sénateur.
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voir aussi lien vers sa généalogie dans le dossier Généalogies en Corrèze
http://egrivel.tripod.com/biographie01.html

Grivel, Richild
Richild Grivel, né à Brest (Finistère) en 1827, mourut à Dakar (Sénégal) le 24 janvier 1883. Fils du vice-amiral Jean-Baptiste Grivel, il entra à l’école navale en 1840 et avait pour devise « consilio manuque » (par la clairvoyance et l’habileté). Il reçut le baptême du feu en 1853, lors de l’attaque des flottes alliées contre Sébastopol et consacra un livre à ce sujet. Il exerça alors divers postes de commandement dont un au Levant. Nommé contre-amiral aux débuts de la Troisième République, Richild Grivel appartint au conseil de l’amirauté. Par la suite, il participa à la fondation de la chambre de commerce de Montevideo (Uruguay) avant d’intervenir au Sénégal, où il devait trouver la mort. Il laissa le souvenir plus que celui d’avoir été un marin connu, expérimenté et un écrivain distingué, celui d’un homme de bien, au noble cœur, d’un être de caractère.
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Grostin, Maurice
Maurice Grostin naquit à Dabienad- Nerem (Pologne), le 2 août 1927, et décéda à Brive, le 31 mai 1988. Fils d'une famille juive, il dut s'enfuir de Pologne et venir se réfugier en France, à Paris. Issu d'une famille religieuse, il fut marqué par la nécessité d'être bon et généreux et ne comprit pas, lorsqu'il vit le déferlement de la barbarie nazie, la folie des hommes. En 1940, lors de l'avance des troupes allemandes, la famille partit en exode, qui se termina à Brive. Le jeune Maurice continua ses études à l'Ecole Pratique du Commerce et de l'Industrie, où il suivit la préparation aux Arts et métiers. Le père fut arrêté et déporté dans un camp de la mort, dont il ne revint pas. Maurice, dut interrompre ses études et, après avoir fait divers petits métiers, pour subvenir aux besoins de la famille, il entra par concours à la SNCF, comme élève mécanicien, puis devint conducteur de machines électriques. Homme très marqué par son humanisme et son besoin de servir les autres, il devint vite un des défenseurs des cheminots, en tant que délégué CGT (Confédération Générale des Travailleurs) et un militant du Parti communiste. Lors de son décès, le conseiller général Jacques Chaminade lui rendit un vibrant hommage dont nous avons retenu cette phrase qui dépeint bien l'homme Grostin : « Maurice était de ceux qui, au plus profond d'eux-mêmes, ont besoin de servir, d'être à la disposition des autres ». Il fut un conseiller très apprécié au Conseil des prud'hommes pour son intégrité et son sens profond de la justice ; c'est sans doute pour ce dernier titre que son nom fut donné à une de nos rues située dans le quartier rénové des Chapelies.
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Gui de Glotos
probablement marchant à Egletons. On n'a conservé de lui qu'un simple couplet. Source : Miquèla Stenta dans l'Encyclopédie « Corrèze » (Paris, Bonnefond 2003, p.183).

Guieu, Charles
Jean Pierre Joseph Charles Guieu, né à Paris le 12 juin 1875, mourut au château de Lacan à Brive le 25 avril 1935. Négociant à Brive, il fit don de son château et d’une partie de ses terres à la ville en vue d’y installer un centre aéré qui porte son nom.
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Guilhem IX
(né en 1071 - mort ?).
Duc d'Aquitaine. Suzerain des terres limousines, il est le premier troubadour (connu) à chanter le limousin dans sa langue :
"Pos de chantar m'es pres talentz
Farai un vers don sui dolentz ;
Mais non serai obedienz
En Peitau ni en Lemozi"
Par ailleurs, il est le grand-père d'Aliénor d'Aquitaine.
(© H. Demay, Limousins)

Guillot, Marie-Rose
Marie-Rose Guillot, née à Brive en 1899, y décéda le 13 janvier 1985. Le 1er janvier 1950, Henri Chapelle, maire de Brive, nommait Marie-Rose Guillot conservateur du musée Ernest Rupin. Succédant à Louis de Nussac, elle donna un nouvel élan au musée en le réorganisant et en affectant une place de choix à la préhistoire. On lui doit d’avoir organisé de remarquables expositions, notamment sur les illustres brivois (Dubois, Brune, Cabanis...). Elle fut membre du Comité Economique et Social du Limousin, et secrétaire générale de la Société Archéologique de la Corrèze et des Amis du Musée. Chevalier de la Légion d’honneur, la croix lui fut remise par Edmond Michelet. Elle était également officier dans l’Ordre des Palmes académiques et chevalier dans l’Ordre National du Mérite. A sa retraite, elle présida l’Université du « troisième âge » à laquelle elle donna un brillant essor. Marie-Rose Guillot a marqué, par son attachante personnalité, la vie culturelle de Brive des années 1950 à 1985.
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sources :
les sites internets mentionnés et notamment :
Henri Demay, "Limousins à la Une" ; 87130-Neuvic Entier, Editions de la Veytizou
(téléphone : 05.55.69.71.24)
(lecture : Thierry Lefebvre)

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