19-Corrèze


Jalinat, André
André Jalinat, né à Travassac, commune de Donzenac (Corrèze) le 23 juillet 1906, est mort à Brive le 12 avril 1981. Après l’Ecole normale d’instituteurs de Tulle (1922-1925) André Jalinat obtient un poste à Allassac (Corrèze). Au cours de son service militaire il est élève officier à Saint-Maixent (Deux-Sèvres) où il est nommé sous-lieutenant. Revenu à la vie civile, il est nommé à Brive, au cours complémentaire Jules Ferry puis à Firmin Marbeau où il termine sa carrière comme directeur, prenant la suite de Léon Dautrement. Observons, au cours de la vie d’André Jalinat, outre son action d’enseignant, trois grandes activités : sportive, il joue au rugby au Club Athlétique Briviste (CAB) dont il est capitaine de l’équipe première et ensuite membre du comité de direction ; para-scolaire en participant au Cercle Laïque Briviste dont il est le président et membre des Pastourelles Limousines dont il est le président d’honneur ; enfin politique et philosophique, en militant au parti socialiste dont il est le secrétaire de la section de Brive et à la Libre Pensée. Conseiller municipal et plusieurs fois adjoint au maire dans les municipalités de Courbatère et de Labrunie, Gérard Denecker dira de lui qu’il fut : « Un instituteur attaché à sa mission, un militant laïque, fidèle à l’idéal de sa jeunesse et de sa vie, un socialiste convaincu, enthousiaste et lucide, respectueux de l’autre, un élu travailleur infatigable, un sportif passionné et dévoué. »
sources : http://perso.wanadoo.fr/maddens/Rues-Brive/main.htm (site malheureusement fermé)

Famille Joseph Janoueix
Vers la fin du siècle dernier Jean 1er Janoueix, décida de se lancer dans le commerce des vins. Il se déclara négociant à "Meymac près Bordeaux" (sur les cartes les distances sont réduites à quelques centimètres). Il commença par prospecter la Bretagne, région sans facilités ni complaisance, et s'y constitua une clientèle fidèle grâce à la qualité des produits proposés.
Plus tard, il invita ses quatre fils et son gendre à se joindre à lui pour développer son entreprise.  Son fils Joseph le suivit fidèlement dans ses conceptions commerciales mais réalisa vite qu'on défendait mieux ce que l'on vendait si l'on en était propriétaire. En 1930 il réalise son rêve: l'acquisition du Château Haut-Sarpe, dans le terroir des Grands Crus Classés, mais dont les vignobles et les bâtiments souffrent depuis des années.
Fort de ce premier succès, il fonde en 1932 sa propre maison de commerce, entreprend la restauration du domaine et n'a de cesse depuis cette époque, d'agrandir son patrimoine viticole, imité en cela par ses trois frères. Si l'on additionne aujourd'hui les hectares des grands vignobles appartenant aux quatre fils de Jean 1er et à leur descendance, on dépasse le chiffre de 250: tout cela dans les appellations Saint-Émilion, Montagne-Saint-Émilion, Canon-Fronsac, Pomerol, Lalande-de-Pomerol...
Deux ans plus tard Joseph Janoueix épouse Marie-Antoinette Estrade, elle aussi corrézienne de vieille souche et fille de négociant. Femme de tête, de coeur et d'action, elle est le complément indispensable de Joseph qui continue à parcourir l'Europe francophone pour y commercialiser ses produits.
Ainsi Jean II, son fils aîné, secondant son père dans la visite de clientèle (étendue à présent au monde entier), réalise à son tour un rêve précis: celui de ressusciter le Château du Castelot à Saint-Émilion, vieille demeure où Henry IV séjourna.
Parallèlement il s'est engagé à ce que le Château La Croix à Pomerol, autre fief vinicole Janoueix, demeure le relais de pèlerins de Saint-Jacques de Compostelle qu'il a toujours été. Chacun des chais des Domaines Janoueix est un éco-musée dédié à la gloire des grands vins et aux traditions millénaires de la viticulture et des métiers annexes.

A présent, sur trois générations, la famille reste unie et persiste à perfectionner l'entreprise.
Françoise, l'épouse de Jean II est chargée de tout ce qui concerne les exportations.
Leur fils aîné, Jean-Pierre, s'occupe de la prospection en Grande-Bretagne.
Jean-Philippe, son frère cadet, propriétaire du Château Mouton et du Château de Chambrun, est en passe de prendre le relais de l'affaire familiale avec l'enthousiasme de ses trente ans.
Leur cousin germain, Henry Chabut Janoueix, fils de Marie-Jo, soeur de Jean II, seconde le maître de chai, Arnaud Martin. Henry, actif comme ses grands parents, possède quant à lui le Château La Rose Saint Georges à Montagne Saint-Émilion, ainsi le Château Saint-Genès et le clos des Bruges dans le terroir des Côtes de Castillon.

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© Domaine J. Janoueix
 

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Jaubert, Alexis
Alexis Jaubert, né à Larche (Corrèze) le 1er décembre 1879, y mourut le 9 octobre 1961. Issu d’une vieille famille d’artisans et de cultivateurs, son père possédait une fabrique de fers à bœuf. Il était ingénieur agronome, diplômé de l’Institut national d’agronomie. Sans doute influencé par l’ambiance familiale (son père fut adjoint au maire de Larche, Léopold de Lamaze) et par ses origines terriennes, les problèmes de l’agriculture et du syndicalisme agricole l’amenèrent à s’orienter vers la politique. Il fut élu maire de Larche en 1912, puis conseiller général en 1913. Henri Queuille, en 1924, le prit comme chef de cabinet alors qu’il était ministre de l’Agriculture. Elu député de Brive en 1928, sous l’étiquette du parti radical socialiste, il devint sous-secrétaire d’Etat à l’Agriculture dans le ministère Paul Boncour, puis sous-secrétaire d’Etat aux Finances dans le ministère Daladier. Il fut réélu en 1936 sous l’étiquette du Front Populaire : Camille Chautemps lui confia alors le sous-secrétariat d’Etat aux forces hydrauliques, ce qui lui convenait d’autant mieux qu’il avait beaucoup milité pour l’électrification des campagnes et qu’il y avait acquis une expérience certaine. En 1940, il se rangea aux côtés des « quatre-vingts » qui refusèrent les pleins pouvoirs à Pétain. Son opposition au régime de Vichy lui valut d’être révoqué de ses fonctions d’élu, d’être très surveillé et même recherché par la Gestapo. A la Libération, il reprit ses activités politiques et fut élu à l’Assemblée consultative. A la mort du sénateur Labrousse en 1952, il fut élu sénateur. En 1958 il refusa la nouvelle Constitution que le peuple ratifia par référendum. En 1959, lors du renouvellement du mandat de sénateur, sentant ses forces faiblir, il renonça à son siège. Peu de temps après il devait décéder. Il était officier de la Légion d’honneur et commandeur du Mérite Agricole. Il était président de la Fédération des sociétés Concédantes et à ce titre il avait été vice-président du conseil d’administration de la société EGDF (Electricité et Gaz de France). Par son dévouement à la cause publique ainsi qu’à celle des campagnes, il restera une des personnalités marquantes de la Troisième République.
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Joudoux, Robert
(Brive, 15 avril 1939).
Une des personnalités les plus marquantes du "pays corrézien". Il est issu d'une des plus anciennes familles paysannes de la Basse-Corrèze. Son père (Pierre) né à Ayen, érudit et historien, est ingénieur des Ponts et Chaussées, et inspecteur des Transports de la Corrèze ; sa mère, née Yvonne Texier, est originaire de Coussac-Bonneval (Hte Vienne).
Élève au lycée Edmond Perrier, à Tulle, puis en lettres supérieures (lycée Louis-le-Grand à Paris), il est, très tôt, attiré par "l'archéologie militante, l'histoire et les traditions ancestrales, l'originalité limousine, et la grandeur française".
Il passe sa maîtrise de lettres classiques, puis un doctorat d'études latines (avec mention "très bien"), devant l'Université de Bordeaux III ; depuis 1966, il enseigne ces disciplines au lycée Edmond Perrier de Tulle, ainsi, d'ailleurs, que l'Occitan et la Civilisation régionale. Parallèlement, il se livre à des "recherches scientifiques en histoire antique et en poésie latine classique, une autre passion de sa jeunesse".
Depuis 1961, il dirige la prestigieuse revue "LEMOUZI" ; Robert Joudoux a publié un nombre considérable d'articles, d'études ou d'ouvrages (plus de trois cents) touchant à toutes les facettes de l'histoire et de la vie limousines : langue et littérature ; archéologie ; traditions ; bio-bibliographies ; vie limousine et régionaliste ; etc.
Le 29 mai 1982, à Nice, le Consistoire des Majoraux du Félibrige élit Robert Joudoux au titre de Majoral du Félibrige, en remplacement de Roger Barthe, décédé. C'est, de la sorte, "la première fois qu'un titre aussi prestigieux est décerné à un homme du pays de Brive, à un "simple pied-terreux", comme aime à se dire Robert Joudoux". (Le dernier majoral corrézien avait été Amédée Muzac, poète et érudit d'Argentat, mort en1943 ; avant lui, son maître Eusèbe Bombal (historien et conteur), le Tulliste Johannès Plantadis, et Joseph Roux (le chantre de la "chanson Lemousina") portèrent également la Cigale d'Or).
Professeur certifié de lettres classiques (et docteur es lettres), Robert Joudoux est lauréat d'Histoire de l'Académie Française (1973) ; président de la société Historique et Régionaliste du Bas-Limousin ; membre du Conseil national des langues et cultures régionales (représentant des Pays d'Oc) ; initiateur et directeur du chantier de sauvegarde et de fouilles au château de Ventadour, et de nombreux autres chantiers (les Jaillants, la Plate d'Eyrein, Le Boin, etc.).
Il est encore : chevalier de l'Ordre du Mérite ; officier des Arts et Lettres ; médaille d'or Arts, Sciences, et Lettres ; médaille d'argent de la Jeunesse et des Sports.
Le 6 août 1983, à Objat (Corrèze), le majoral Jean Monestier (président du "Bournat du Périgord") remettait à Robert Joudoux la "Cigale d'Or de Majoral du Félibrige". A cette occasion, Robert Joudoux rappelait : "Mon rôle est, autant que faire se peut, de galvaniser la recherche limousine, d'inciter les autres à créer, à écrire !, de rappeler les vérités de notre enracinement ancestral et d'éviter, comme disait mon ami Pestour, que le limousin devienne "un simple nom écrit sur une pierre" !
Fondée le 28 novembre 1930 ; revivifiée le 13 septembre 1959, à Uzerche (JO du 18 octobre 1959) la Société Historique et régionaliste du Limousin édite une publication trimestrielle : la revue LEMOUZI.
La revue LEMOUZI a été fondée en 1893 : entrée en sommeil en 1931, elle est ranimée, en 1961, comme Bulletin de la société Savante, étendu aux trois départements limousins Corrèze, Creuse, Haute-Vienne, l'ancienne Province limousine : Histoire, Archéologie, Lettres et traditions du Haut et Bas-Limousin, de la Haute et Basse-Marche, du Pays de Combraille, du Nontronnais et du Confolentais. (Siège de la revue en 1990 : 13, place municipale - 19000 Tulle).
(© H. Demay, Limousins)

 

Jourde, Antoine
Né le 23 septembre 1848 à Saint-Merd (Corrèze) mort le 30 janvier 1923 à Caudéran (Gironde).
Député de la Gironde de 1889 à 1902 et de 1906 à 1910
Il a eu un comportement glorieux pendant la guerre de 1870. En 1889, il est candidat de l'alliance de tous les groupes révisionnistes de Bordeaux. Il se présente comme républicain socialiste et boulangiste, adversaire du régime parlementaire, et partisan de la révision de la Constitution par une assemblée constituante. Il se présentera également comme républicain collectiviste, se prononçant en faveur du référendum, d'une chambre unique, de l'impôt progressif sur les revenus dépassant 3000 francs et du retour au trésor public de l'héritage en ligne collatérale à partir du quatrième degré, de la création d'une caisse de retraite pour les travailleurs , de l'abrogation de loi contre l'internationale , de l'annulation de tous les contrats ayant aliéné la propriété publique : banque de France, chemin de fer, mines, pour faire retour à la nation, etc...
Pour que les électeurs puissent suivre les travaux de leur mandataires, il a réclamé la mise en vente, au prix de 5 centimes le numéro, du compte rendu publié par le Journal officiel. Il réussit d'ailleurs, au cour de la législature, à faire adopter cette mesure.
A la chambre, il participa très activement aux débats parlementaires, faisant partie de nombreux bureaux et de nombreuse Commissions, notamment celle de l'armée et celle de l'assurance et de la prévoyance sociale.
Dès sa première législature, il a proposé et fait voter l'impôt sur les opérations de bourse, s'est occupé de l'unification des pensions de retraite et pris part à toutes les discussions concernant les lois ouvrières
A voté en faveur de la loi sur le droit d'association.
sources : http://membres.lycos.fr/mgelbard/Deputes.htm


Jouvenel, Henry de
Henry de Jouvenel, né à Paris en 1876, y mourut en 1935. Ce journaliste et homme politique épousa la romancière Colette dont il devait divorcer plus tard. Il fut rédacteur en chef au journal « Le Matin ». Le 10 novembre 1920, il fit paraître un article pour demander, en termes émouvants, que le Soldat inconnu aille dormir sous l’Arc de triomphe de Paris. Limousin d’origine et de cœur, il organisa en 1912, le voyage de Poincaré à travers sa région. Il est élu, après la guerre de 1914, sénateur de la Corrèze (1921-1933). Haut-Commissaire de France en Syrie et au Liban de 1925 à 1926, il fut ministre de l’Education Nationale dans un court ministère Poincaré et délégué de la France à la Société des Nations (SDN) à Genève. Nommé ambassadeur de France à Rome en 1932, il renoua en quelques mois des relations amicales avec l’Italie ; malheureusement il décéda trop tôt pour permettre une alliance plus solide. En 1934, il fut le premier ministre à porter le titre de Ministre de la France d’Outre-Mer dont le souvenir est rappelé à Varetz (Corrèze), à quelques kilomètres de Brive, par un monument, dû au sculpteur Landowsky (1933), sur le socle duquel on peut lire l’inscription : « La Liberté comporte un acte de foi dans l’homme. Nous voulons l’élargir par un acte de foi de chaque peuple dans les autres peuples. » La famille de Jouvenel était propriétaire du château de Castel-Novel où il résida avec son épouse Colette.
sources : http://perso.wanadoo.fr/maddens/Rues-Brive/main.htm (site malheureusement fermé)

Jouvet, Louis
Louis Jouvet, né à Crozon (Finistère) en 1887, mourut à Paris en 1951. Il a vécu à Brive dans son enfance et fut baptisé en l’église Saint-Martin de Brive. Il débuta au Vieux Colombier dans la troupe de Jacques Copeau. Il passa ensuite à la Comédie des Champs-Elysées. Il poursuivit à l’Athénée la série de ses créations. Il est un des plus grands comédiens du vingtième siècle. Il interpréta de nombreuses pièces de Molière et de Jean Giraudoux. Il fut directeur de théâtre (Comédie des Champs-Elysées en 1927), metteur en scène et acteur de cinéma et de théâtre. Parmi quelques-uns de ses succès il faut citer : Quai des brumes, Hôtel du Nord, L’Ecole des femmes, Don Juan, le Tartuffe et tout particulièrement Knock de Jules Romains
sources : http://perso.wanadoo.fr/maddens/Rues-Brive/main.htm (site malheureusement fermé)

 

sources :
les sites internets mentionnés et notamment :
Henri Demay, "Limousins à la Une" ; 87130-Neuvic Entier, Editions de la Veytizou
(téléphone : 05.55.69.71.24)
(lecture : Thierry Lefebvre)

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