personnalités corréziennes

les notices des personnalités dont le nom commence par L
sont réparties sur trois pages

Laborde à Latrade

Latreille à Leymonerie

saint Libéral à Lovy

Laborde à Latrade

Laborde, Raymond
Raymond Laborde naquit à Brive en 1862 et mourut en 1913. Après des études secondaires classiques au lycée de sa ville natale, il devint licencié ès lettres et prépara l'agrégation. Entré à l'Université, il fut successivement maître répétiteur à Paris (école Monge, lycées Carnot, Henri IV et Michelet) avant de devenir professeur aux collèges de Mauriac (Cantal), Treignac où il se maria, Figeac (Lot), Condom (Lot-et-Garonne) et aux lycées du Puy (Haute-Loire) et d'Agen (Lot-et-Garonne). Dès 1892, il avait été un des artisans les plus actifs de la renaissance limousine et fut un des fondateurs de la « Ruche Corrézienne de Paris », où il tint le poste de vice-président et de « l'Ecole parisienne du Félibrige », dont il fut également vice-président. Il collabora à « L'Echo de la Corrèze » et à la revue « Lemouzi ». Raymond Laborde était un homme très cultivé, un fin lettré curieux de philologie, dont il employait les méthodes pour étudier la langue limousine qu'il affectionnait tout particulièrement. Il composa un Lexique Limousin, d'après les œuvres de Joseph Roux et de certains autres auteurs limousins. Il collabora aux journaux locaux, notamment au « Conciliateur de la Corrèze », au « Corrézien », au « Petit Gaillard » et à la République de Brive. Il fut également l'auteur de « Corrèze », notices biographiques parues dans La Galerie Française et d'un roman, Mystères de Brive-la-Gaillarde. Membre de l'association des anciens du Collège, c'est lui qui, en 1898, proposa le nom de Cabanis pour le collège de Brive. Il fut, suivant son désir, inhumé à Brive et le docteur Priolo, prononça sur sa tombe ces mots : « Nul ne pourra remuer la poussière du vieux Limousin sans évoquer Raymond Laborde, dont nous sommes et resterons fier. »
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Labouchet, Jean-Claude
Né en 1957 à Sérilhac près de Brive, il commence à jouer de l'accordéon dès l'âge de huit ans. Très imprégné de la musique traditionnelle, il apprend dans un premier temps le folklore et les airs du terroir. Il anime de petites soirées, banquets, mariages, puis s'intègre au sein de l'orchestre d'un groupe folklorique de sa région. Pendant les années qui vont suivre, il continue à jouer tout en apprenant d'autres morceaux du répertoire musette. Cet exercice un peu plus difficile apporte à ce musicien autodidacte une grande amélioration à son doigté tout en enrichissant son programme musical. Cet effort était cependant nécessaire car en 1973, il délaisse le groupe folklorique pour rentrer comme accordéoniste dans un orchestre de sa localité. Ce sont ses premiers bals, ses premières prestations sur les planches pour faire danser le public des bals à papa de l'époque. En 1982 il reprend la direction de cette formation qui désormais va s'appeler « Jean-Claude Labouchet et ses Compagnons ».
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Labrousse, François
Pierre, Etienne, Léon, François Labrousse, né à Brive le 29 décembre 1878, y décède le 27 novembre 1951. Fils de Michel Labrousse, docteur en médecine et expert en psychiatrie près la Cour d'Appel de Paris, François Labrousse fut sénateur de la Corrèze pendant trente ans, conseiller général du canton de Donzenac de 1921 à 1929, maire de Sainte-Féréole pendant quarante-sept ans. Elu sénateur, pour la première fois en 1921, il s'inscrivit au groupe de la gauche démocratique. Il intervint avec brio contre le vote des femmes, afin de « les empêcher de prendre la mentalité de vieilles filles ayant tout le sang froid de vieux avoués ». Ses préoccupations étaient générales : taxe sur le chiffre d'affaires, expropriations pour cause d'utilité publique, enseignement, logement, défenseur de la laïcité. En 1926, il fut désigné comme rapporteur des accords conclus à Locarno (Suisse), qui, en réintégrant l'Allemagne dans le concert international, semblaient devoir procurer à la fois la sécurité, la détente et la paix. De son grand discours, retenons ces phrases, dans lesquelles il affirme ses convictions en faveur de la solidarité internationale : « ... il ne saurait y avoir de pays sauvage et muet et l'isolement ne saurait créer pour une nation qu'un retard du développement, une tardiveté intellectuelle, une régression économique... Nous voulons croire à la marche vers l'unité européenne, vers la paix et la réconciliation des pays, mais dans la sécurité et la vigilance nationales ». Aux côtés d'Aristide Briand, il sera à quatre reprises, délégué suppléant à la Société des Nations. En 1929, il fut également rapporteur du pacte Briand-Kellogg, qui veut mettre la guerre hors-la-loi, qualifié par lui d'hymne à la Paix. En 1929, il sera réélu sénateur de la Corrèze, comme il le sera en 1939 ; depuis 1932, il était devenu questeur de la Haute Assemblée (Sénat). Lors de l'éloge funèbre que prononça le 29 novembre 1951, Gaston Monerville, Président du Conseil de la République, celui-ci souligna que François Labrousse, en 1940, à Vichy, au moment où se posa pour lui la question de la sauvegarde de la République, fut spontanément des quatre-vingts parlementaires qui refusèrent les pleins pouvoirs au maréchal Pétain. Recherché par la Gestapo, il vécut dix-huit mois dans la clandestinité. Vice-président du Conseil de la République en 1946, son discours pour le retour de la Constitution de la République de 1875 fut particulièrement remarqué. Grand ami des Arts, il fut élu à l'Académie des Beaux-Arts en remplacement de Louis Hourticq. Pour lui, l'Art répondait aux nécessités vitales : « Au delà de l'esprit qui veut se survivre, l'Art apprend aux hommes à découvrir la nature ». Il enrichit d'ailleurs, par ses collections personnelles, le Musée Carnavalet (Paris). Sa brillante conduite, durant la grande guerre (1914), lui avait valu la croix de la Légion d'honneur. Après la Libération (1945), il reçut la rosette de la Résistance, puis celle de la Légion d'honneur, avant de se voir attribuer la cravate de Commandeur. Eu égard à ses qualités de patriote résistant, il fut choisi pour siéger à l'Assemblée Consultative Provisoire (1945), dont il fut l'un des vice-présidents, avant d'aller siéger au Conseil de la République (Sénat) en 1948. Il laissa deux enfants : Michel, éminent archéologue, professeur émérite à l'Université de Toulouse et Denise qui épousa Henri Larrieu, qui fut préfet de la Région Picardie. François Labrousse fut longtemps Vénérable de la loge maçonnique « La Fraternité de Brive » et Président d'honneur de la Société Scientifique, Historique et Archéologique de la Corrèze. La statue érigée sur le square auquel il a donné son nom rappelle son souvenir.
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Labrousse, Jean-François
Jean, François Labrousse né à Juillac le 14 juillet 1907, mourut à Brive, le 19 janvier 1961. Après des études au lycée Cabanis et ensuite à l'école de commerce d'Agen (Lot-et-Garonne) il devint courtier en céréales et assermenté auprès des tribunaux. Il fut président de la Chambre de commerce de Brive de 1956 à 1961, mandat au cours duquel il donna l'élan pour la construction d'un nouvel immeuble consulaire. Il fit acheter le terrain des frères de l'École Saint-Joseph et commença à faire étudier les plans ; les travaux seront entrepris et achevés par Roger Roncier (Président de la Chambre de commerce de 1965 à 1983) qui en fit l'inauguration en 1973. François Labrousse était chevalier de la Légion d'honneur et du Mérite national.
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Labrousse, Michel
Philippe, Michel Labrousse, né à Sainte-Féréole le 3 mai 1847, est décédé le 11 décembre 1910, avenue Marceau, à Paris. Descendant d'une famille de notaires, il commence ses études au collège de Brive et les termine à Paris au Lycée Saint-Louis. Il entre à l'École de médecine de Strasbourg (Haut-Rhin), où il reste deux ans avant d'être interne à l'hôpital Bichat à Paris. Lors de la guerre de 1870, il s'engage comme médecin. A la bataille de Loigny – 2 décembre 1870– (commune d'Orgères en Eur-et-Loire), il aide à l'amputation de la jambe de Sonis (commandant des zouaves pontificaux). Il est décoré de l'ordre de la Légion d'honneur à vingt-trois ans sur le champ de bataille. Il s'installe à Brive en 1873 et se marie en 1874 avec Claire Bruel de Souillac (Lot). Elu la même année au conseil municipal de Brive, il devient conseiller d'arrondissement de 1875 à 1877, date à laquelle il quitte le Conseil d'arrondissement pour intégrer le Conseil général du canton de Donzenac jusqu'à sa mort. Il démissionne du conseil municipal de Brive pour se faire élire conseiller municipal de Sainte-Féréole en 1883 ; il laisse ce mandat à son fils François, en 1904. Elu député de la Corrèze en 1884, à la place de Louis Latrade, il est réélu en 1889 et 1893. Sénateur de la Corrèze en 1894, siége auquel il sera réélu en 1903, il est porté à la présidence du Conseil général de la Corrèze en 1898. Appartenant au parti radical et s'intéressant tout particulièrement à l'agriculture et à l'enseignement, il dépose, en 1891, une proposition de loi tendant à établir la gratuité des Ecoles : Polytechnique, Spéciale militaire, Normale supérieure et du Service de santé. Il prend part, en tant que président de la commission, à la délibération du projet de loi concernant l'assistance médicale gratuite. Son buste est visible dans le jardin de l'hôpital de Brive dont il fut l'un des bienfaiteurs.
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Lachaud, Charles
Charles Alexandre Lachaud, né à Treignac le 25 février 1817, mourut à Paris le 9 décembre 1882. Son grand-père, issu d'une très vieille famille de Treignac, avait fait partie du Directoire de département en 1796 et son père fut maire de la ville. Après avoir été au collège Lakanal de Treignac, où semble-t-il il fut un élève médiocre, Alexandre Lachaud passa son baccalauréat à Bazas (Gironde) et fit ses études de droit à Paris. Madame Lafarges accusée d'avoir empoisonné son mari avec de la mort-aux-rats, l'adjoignit à Maître Bac, lors de son procès devant la Cour d'Assises de la Corrèze, pour assurer sa défense. Quelques mois auparavant (Juillet 1840), Maître Lachaud avait défendu l'énigmatique et ténébreuse madame Lafarges, prévenue de vol de diamants au préjudice de madame de Léautaud. Cette célèbre cause décida de l'avenir du jeune ténor du barreau, qui se fixa à Paris, où il épousa la fille de l'académicien Ancelot. Le nom de Lachaud devint inséparable des grandes causes criminelles de 1840 à 1880 : Troppman, Courry de la Pommeraie. Il défendit devant le Conseil de guerre l'infortuné maréchal Bazaine. Lors de ses obsèques, en l'église Saint-Germain-des-prés à Paris, le bâtonnier Pouillet retraça en ces termes la figure de Lachaud : « Si l'éloquence consiste à agiter les foules, à les émouvoir, à les tenir haletantes, à leur arracher des cris d'horreur et de pitié, à asservir ses auditeurs, personne ne fut plus éloquent que Lachaud. Il avait cette voix harmonieuse, tantôt caressante comme un soupir, tantôt vengeresse et qu'il savait si habillement moduler. Lachaud était un charmeur, un dominateur des consciences ». Il fut le grand-père de Marc Sangnier, fondateur du mouvement démocrate chrétien « Le sillon ». Il était décoré de la Légion d'honneur.
sources : H. Demay, Limousins et
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Lachaud, Edouard
Jean, Baptiste, François, Guillaume, Edouard Lachaud naquit à Brive le 27 juin 1857 et y décéda le 23 octobre 1923. Docteur en médecine, officier d'Académie, il était déjà une notabilité locale quand il se présenta en 1898 aux élections législatives du canton de Brive, puisqu'il occupait alors les fonctions de conseiller municipal de Malemort et de conseiller général de la Corrèze. Elu pour la première fois en 1898 avec une très forte majorité, il fut réélu jusqu'aux élections de 1919, où il ne se représenta pas. Pendant la première guerre mondiale, il servit comme médecin-major et médecin-chef de l'hôpital des Arts et Métiers. Il fut décoré de la Légion d'honneur le 30 juillet 1916. Au Parlement, où il s'inscrivit au groupe de la gauche radicale, il fit d'abord partie de la commission de l'hygiène publique puis, à partir de 1902, de la commission de l'armée qu'il ne quitta plus. Passionné par les problèmes de l'hygiène publique, il les aborda sous tous leurs aspects possibles : hygiène dans les salles de spectacles - lors de la reconstruction du Théâtre-Français à Paris en 1901 - lors de l'installation et de l'aménagement de la salle des séances de la Chambre des députés au Palais Bourbon ; de même pour les agents des Postes et Télécommunications pour lesquels il déposa un projet de résolution tendant à créer, dans le personnel, une société d'assurance mutuelle, contre les maladies chroniques et la tuberculose, véritable fléau de l'époque. Il lutta aussi, au sein de la commission de l'Armée, en vue de l'amélioration des conditions de vie dans les casernes pour ceux qu'il appelait les « petits soldats ». En 1909, il publia un ouvrage consacré à cette amélioration, Pour la race, notre soldat, sa caserne. Il s'intéressa aux problèmes des victimes des ouragans survenus dans notre région en proposant une loi tendant à l'indemnisation de ces dernières. En 1912, il se présenta aux élections sénatoriales, mais fut battu par Bussière, le sénateur réélu. Il n'avait pas pris part au vote lors de l'investiture de Waldeck-Rousseau en juin 1899, mais vota pour le ministère Combe avant la démission de ce dernier, le 14 janvier 1905. Il prit part à la discussion de la loi sur le service militaire le 19 juillet 1913, en particulier sur les questions relatives au service de santé, mais ne la vota pas. Ne se représentant pas aux élections de 1919, il exerça pendant encore quelques années comme médecin à Brive et y mourut d'une hémorragie cérébrale.
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Lachaud, Léopold
Léopold, Jean-Baptiste Lachaud naquit à Brive le 3 septembre 1825 ; son père, qui le déclara à l'état-civil, indiqua comme profession avocat. Lui même fut avoué au numéro 11 de la rue Blaise Raynal. Il fut le père du député de Brive Edouard Lachaud. Il est probable que le nom de la rue lui fut donné en raison de son père.
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Lachaume, Antoine
Antoine Lachaume naquit à Le Dorat (Haute-Vienne), en 1800, et décéda à Brive, le 27 septembre 1876. Il fut nommé, en 1818, régent de septième, ce qui devait être l'équivalent d'un répétiteur surveillant, avant de passer son baccalauréat ès lettres et, en 1821, professeur de seconde et chargé de la chaire de mathématiques. En 1836, il remplaça M.Muzac, jugé indésirable par le conseil d'administration. Henri Delsol, dans Le passé du collège de Brive (publié en 1935 à l'occasion du cinquantenaire du collège), nous donne, à son sujet, quelques informations intéressantes, qui constituent, au demeurant, notre seule source : « M.Lachaume était un universitaire des plus distingués, ayant au plus haut degré la conscience de ses devoirs et la probité professionnelle, plein de bonne volonté pour rendre au collège sa prospérité d'autrefois ». Il rencontra lui aussi de sérieuses difficultés et il dut démissionner. Il décéda à Brive et fut enterré au cimetière Thiers où sa tombe est toujours visible et entretenue.
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Lacore, Marie (Suzanne)
Née en 1875 au Glandier (Beyssac). Fille d'André, charpentier et de Marie Malaure. Elle sera institutrice en Dordogne, journaliste et sous-secrétaire d'Etat.

Lacoste, Emile
Emile Lacoste naquit à Brive en 1851, et y décéda en 1904. Après des études de droit, il s'inscrivit au Barreau de Brive. Lacoste du Bouig écrivit de lui : «…a l'intuition des affaires et combat comme un vétéran ». Il fut bâtonnier de l'Ordre, Conseiller général et membre de la commission administrative des Hospices. Il était membre de la société des lavoirs publics et du bureau de rédaction de la Société Scientifique Historique et Archéologique.
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Lafarge, Marie, née Cappelle
A-t-elle ou non empoisonné son mari Charles Lafarge, maître de forges au Glandier ? Se demande Claude Latta dans son Guide de la Corrèze (pp.64...). Elle fut défendue lors de son procès d'assises par l'avocat Charles Lachaud.
Jeune et jolie orpheline de vingt-trois ans, nièce du directeur de la Banque de France, elle était aussi cultivée, musicienne et, ce qui a du plus que tout séduire Lafarge, nantie d'une dot somptueuse de cent mille francs-or. Charles Lafarge s'était présenté comme un riche maître de forges habitant l'ancienne chartreuse du Glandier. Le mariage fut célébré le 10 août 1839 à Paris (Eglise Notre-Dame des Victoires).
Dès son arrivée au Glandier, qui n'était plus, écrit-elle, qu'une « vieille maison délabrée, envahie de rats et habitée par une belle-mère jalouse et un mari criblé de dettes), ses relations avec Lafarge s'enveniment. En décembre, Lafarge tombe malade et est pris de crises de vomissement. Il se trouve à Paris où il est allé officiellement pour affaires, mais en fait pour emprunter de l'argent et en profiter pour tirer des traites de complaisance. Il revient au Glandier le 3 janvier et mourra dans de terribles souffrances le 14.
La belle-mère accuse aussitôt Marie et l'autopsie du cadavre révèle la présence d'arsenic. Marie est arrêtée et conduite à la prison de Brive. Elle crie son innocence mais rien n'y fait. Elle choisit alors de se faire défendre par maître Charles Lachaud, originaire de Treignac, un jeune et brillant stagiaire de vingt-deux ans, inscrit au barreau de Tulle. Passage au tribunal de Brive. Elle est condamnée pour un vol de bijoux qu'elle aurait commis à Paris avant son mariage et condamnée à deux ans. On la transfère alors à Tulle où elle passe devant la cour d'assises. Trois avocats prennent sa défense : Maîtres Paillet, Bac et Charles Lachaud dans une ambiance à la fois tendue et passionnée.
Malgré les plaidoiries de ses avocats, Marie Lafarge est condamnée aux travaux forcés à perpétuité et emprisonnée à Montpellier où elle restera douze ans. Elle écrit ses Mémoires, publiés en 1841 (voir ci-dessous).
Affaiblie par la tuberculose, elle obtient avec l'aide des médecins, d'être transférée dans une maison de santé à St Rémy de Provence où elle arrive le 13 février 1851.
Le 1er juin 1852, gravement atteinte de tuberculose, elle est graciée par le prince Louis Napoléon Bonaparte (alors président de la République), Sur les conseils de ses médecins, elle part pour Ussat dans l'Ariège où elle arrive le 2 août. Elle s'installe à l'Hôtel Pélissier sous son nom de jeune fille mais ensuite reconnue, elle en est chassée.
Elle trouve alors un ultime refuge à la pension Menville.
Epuisée, elle s'éteint le 7 septembre 1852 à l'âge de 36 ans. Elles est inhumée au cimetière d'Ornolac.
Le Glandier (Orgnac-sur-Vézère) est devenu un établissement pour enfants handicapés de la ville de Paris et appartient aujourd'hui au Conseil Général de la Corrèze qui l'a acquis en janvier 2005.

préface des

Mémoires de Marie Cappelle
Veuve Lafarge
Ecrits par elle-même
Bruxelles, 1841, Méline, Cans et Compagnie, libraire, imprimerie et fonderie
312 pp

A mes Amis.

Je ne vous dédie pas un livre, je vous confie mes actions et mes pensées...

Adoptée par vos coeurs, je ne veux pas vous rester étrangère, inconnue : j'ai besoin de vous dire mes fautes pour que vous me les pardonniez, mon innocence pour que vous la protégiez, mes douleurs pour que vous m'aimiez davantage, pour que vous m'aimier toujours !

Dans le silence recueilli de ma prison, je me suis isolée de mes souffrances pour retourner avec vous dans les sentiers de ma vie ; je vous ai initiés à toutes mes joies, à tous mes deuils, à toutes mes larmes... Je me souvenais, je pleurais, j'écrivais... Je n'ai pas demandé à Dieu de me faire éloquente, je l'ai prié de mettre le pardon et la vérité dans mes souvenirs, de donner à mes paroles le pouvoir de persuader, de convaincre... Si vous m'approuvez, si j'ai affermi une croyance, ramené un esprit prévenu, mon but est rempli.

Mes nobles amis, vous qui m'avez préservée du désespoir en plaçant mon honneur sous la sauvegarde de vos convictions, providences de mon malheur, soyez mille fois bénis !

J'ai gardé ma vie pour combattre, mes forces pour préparer, pour hâter le grand jour de la vérité et de la réhabilitation. Si Dieu me rappelait vers lui à moitié du chemin, je vous confie le nom de mon père, je vous demande pour ma tombe la réparation.

Marie Cappelle
(Prison de Tulle, juillet 1841)


Ornolac d'en Bas : panorama Ussat en Arriège : panorama

Lafeuille, Célestin
Célestin Lafeuille naquit à Brive le 14 juillet 1828 et y décéda en 1904. Apprenti menuisier, il accomplit « son tour de France » aux Compagnons des Devoirs de Liberté. Il est reçu Compagnon menuisier, en 1850, à Tours (Indre-et-Loire), à l'âge de vingt-deux ans, sous le nom de « Limousin l'ami de l'Union ». Homme entreprenant et ayant un sens aigu des affaires, il crée, de retour à Brive, une entreprise de menuiserie et, parallèlement, ouvre une épicerie, dans une maison lui appartenant au coin de l'avenue de la gare (aujourd'hui avenue Jean Jaurès) et de la rue Firmin Marbeau, à l'emplacement de ce qui est, de nos jours, l'Hôtel du Progrès. Puis il achète l'ensemble des terrains compris dans le triangle actuellement délimité par l'avenue Jean Jaurès, l'avenue Firmin Marbeau et l'avenue Treilhard. En 1883, alors que ses affaires sont devenues très prospères, il rencontre trois Compagnons de Brive, dont « le Pays » Jean Albert, l'ancien charron, qui avait son atelier et magasin à l'angle de l'avenue Thiers et de l'avenue d'Alsace-Lorraine. Ils décident alors de fonder une « Cayenne » à l'usage des futurs Compagnons réalisant leur tour de France. La « Cayenne » est le lieu de rencontre, de réunion et d'hébergement des Compagnons ; elle est placée sous l'autorité de « la Mère » pour l'intendance. Cette « Cayenne » était située dans la petite maison de la rue Traversière, juste en face du porche de Saint-Martin, et pour les anciens Brivois, là où se trouvait le restaurant bien connu pour ses escargots : « Chez Pierre ». Célestin Lafeuille fonde, en 1850, avec Lucien Blanc, « L'Union Compagnonnique Mutualiste ». N'ayant pas d'héritier et voulant laisser ses biens à son ami Jean Albert, ce dernier lui suggère de faire construire sur ses terrains de la rue, devenue avenue Firmin Marbeau une grande « Cayenne ». Outre des salles de classes et d'hébergement pour les jeunes accomplissant leur Tour de France, cette dernière possède un lieu où se trouvent rassemblés les « Chefs-d'œuvre » que tout compagnon aspirant à la maîtrise se doit de soumettre à l'examen d'un jury pour être admis. Ces chefs-d'œuvre attestent du professionnalisme de ceux qui les ont exécutés et certains sont dignes de l'appellation d'œuvres d'art. Il est à regretter que ce « musée des Compagnons », l'un des plus beaux de France, avec celui de Tours, ne soit pas accessible à tout un chacun… un jour peut-être… qui sait ? En attendant, dans le jardin donnant sur l'avenue Treilhard, on peut admirer, coiffant la toiture de l'ancien puits, un coq en feuilles de cuivre formées et martelées à la main, d'une très belle facture, œuvre d'un Compagnon ferronnier et dinandier.
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Laffont - Paris : L'Ecole de Brive
des écrivains à découvrir ou déjà célèbres
http://www.laffont.fr/brive.htm

Lajoinie, André
(Chasteaux, 26 décembre 1929).
Exploitant agricole, il adhère au PCF en 1948 ; en 1972, il entre au Comité Central de ce parti ; en 1973, il est secrétaire de la Commission paysanne. En 1976, il est membre du Bureau politique, et responsable de la section agricole.
Il est aussi directeur du journal "La Terre" (1977). Élu député communiste de l'Allier (19 mars 1978), il est réélu en 1981, 1986 et 1988, et président du groupe communiste à l'Assemblée nationale (1981). Conseiller général d'Auvergne, il a été candidat à la Présidence de la République (1988).
(© H. Demay, Limousins)

Lajoinie, Georges
Georges Lajoinie, né à Donzenac, le 12 mars 1902, mourut à Brive le 13 juin 1969. Pharmacien à Brive, il est mobilisé en 1939 sur la ligne Maginot et fait prisonnier, mais libéré au titre du service de santé. Il devient après la guerre conseiller technique de la Chambre de Commerce et président du Syndicat d'Initiative de Brive pendant dix-huit ans, succédant à ce poste au comte de Chalup. Il aimait à dire concernant les gens de passage dans la cité : « ce ne sont pas des étrangers que nous recevons à Brive, mais des amis qui viennent d'ailleurs ».
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Lalande, Philibert
Philibert Lalande naquit à Brive, le 11 juin 1838, et y décéda le 26 octobre 1925. Issu d'une très vieille famille de Brive implantée dans le pays depuis le XVII e siècle, et qui a donné à la ville des consuls et des magistrats, ancien élève du collège, il fut nommé, en 1867, receveur des hospices et du bureau de bienfaisance. Il se maria avec Adélaïde de Marquessac, fille du colonel. Il participa à la fondation de la Société Historique et Archéologique de la Corrèze, avec le comte Ferdinand de Lasteyrie et son fils Robert, Ernest Rupin, Elie Massenat et le géologue Mouret, le 9 septembre 1878, et en fut nommé secrétaire général. Il occupera ce poste pendant vingt ans. En 1903, il devint vice-président et remplaça Godin de Lépinay comme président, en 1915. Il était le collaborateur et l'émule d'Elie Massénat. En 1865, en tant que membre de la commission de la topographie des Gaules, il avait été chargé de donner un inventaire des stations et des monuments préhistoriques de la Corrèze. A la suite du remarquable travail effectué sur la Corrèze, il fut chargé de la même tâche pour le département du Cantal. Il s'occupa tout particulièrement de l'époque Gallo-Romaine, et a présenté et décrit tous les objets trouvés à son époque dans le département. Le sujet le passionna à un point tel qu'il écrivit une petite nouvelle imitée des derniers jours de Pompéi : Les derniers jours de Tintignac. Il s'occupa également de spéléologie en explorant, avec Martel et Rupin, les cavernes et grottes de la région. Il légua au musée de la ville de Brive sa collection d'objets préhistoriques. Il fut décoré de la Légion d'honneur en 1921 et était officier de l'Instruction publique.
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Lapeyre, Georges
Georges Lapeyre naquit le 24 avril 1921 à Saint-Hilaire-Peyroux et y mourut le 30 décembre 1995. Né d'un père ébéniste qui décéda alors que Georges avait huit ans, il fut rapidement confronté aux dures réalités de la vie. Il fit des études qui le conduisirent au concours d'entrée à l'Ecole normale d'instituteur de Tulle (promotion 1939-1942). Sorti dans les premiers de l'Ecole normale, il fut nommé au lycée Edmond Perrier de Tulle où il fut un éducateur de premier ordre. Il y prépara le diplôme de professeur d'éducation physique et fut nommé au lycée d'Objat en 1947. Très vite, il se révéla un recruteur de sportifs de haut niveau. Il fonda l'Union sportive Objatoise et devint entraîneur de l'équipe de rugby du Club Athlétique Briviste (CAB). Il avait eu, pendant la période sombre de l'occupation, une activité de résistant et la Médaille de la Résistance lui fut remise à la fin de la guerre. Son dévouement à la cause du sport lui valut l'insigne reconnaissance de la municipalité de Jean Charbonnel qui dénomma, de son vivant, le stade annexe du Stadium : Stade Georges Lapeyre. Il était décoré de la Médaille d'or de la jeunesse et des sports, officier des Palmes académiques et chevalier de la Légion d'honneur. On notera qu'il est une des rares personnes auquel son nom a été donné, de son vivant, à un site de la ville.
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Lapradelle, Albert de Geouffre de
Albert de Geouffre de Lapradelle, né à Tulle en 1871, mourut à Paris en 1955. Professeur de droit international à Grenoble (1897), puis à Paris, conseiller de nombreux gouvernements dans leurs litiges internationaux, il réclama l'humanisation de la guerre et créa l'Institut des hautes études internationales. Entre autres ouvrages, citons les Principes généraux du droit international (1930), la Justice internationale (1933), Maîtres et Doctrines du droit des gens (1939), la Paix moderne (1947). Professeur de droit international en 1901.
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Lapradelle, Guillaume de Geouffre de Leyrat de
Guillaume de Geouffre de Leyrat de La Pradelle, né à Sainte-Féréole. Il est cité dans l'Histoire de l'ordre de Saint-Louis comme ayant été capitaine au régiment de Piémont en 1674. Il fut commandeur d'Aigrefeuille (Charente-Maritime) en 1685 et de Guebwiller (Haut-Rhin) en 1687. D'après l'Histoire de l'ordre de Saint-Louis (pages 220-221) « …il était distingué parmi les braves ; il eut une jambe emportée d'un coup de canon et, pendant qu'on le pansait, il demanda aux blessés qu'on apportait auprès de lui : « Les ennemis sont-ils battus ? ». En 1693, à la première promotion des chevaliers de l'ordre de Saint-Louis, fondé par Louis XIV, pour récompenser « la vertu et les services rendus avec distinction » (sic) par les officiers catholiques pendant au moins dix ans, le roi, ayant tenu à recevoir les nouveaux chevaliers, fut étonné de voir qu'un des ces derniers était le seul debout alors que tous les autres avaient un genou en terre. Il en demanda la raison au maréchal de Navailles qui était à ses côtés. « Sire, répondit le maréchal, c'est le commandeur de la Pradelle, un de vos braves officiers et qui n'a qu'une jambe ». Alors, le roi se tournant vers les autres leur déclara : « J'aime à croire qu'il n'en est aucun parmi vous, Messieurs, qui ne fût bien aise d'être, en ce moment, comme Monsieur de la Pradelle ».
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Lartigue, Jean-Paul
Jean-Paul Lartigue naquit à Brive le 13 avril 1945 et y mourut le 26 décembre 1994. Ses études secondaires terminées à l'école Bossuet de Brive, il effectua ses études supérieures à la faculté de Droit de Toulouse (Haute-Garonne), où il prépara parallèlement, et obtint, un diplôme d'Études Supérieures de Sciences Politiques (Mémoire sur L'implantation de Jacques Chirac en Corrèze) et un Doctorat en Droit (Thèse sur Les élections à la Chambre des députés et l'esprit public en Corrèze sous la Seconde Restauration qui lui valut une mention Très Bien). Durant cette période, il fut stagiaire chez Me Chapelle (fils d'Henri Chapelle ancien maire de Brive). Il s'inscrivit ensuite au barreau de Brive, où il exerça la profession d'avocat, ce qui lui valut de plaider à plusieurs reprises aux Assises de la Corrèze à Tulle : Il plaida, en particulier, lors d'une des dernières plaidoiries avant l'abolition de la peine de mort, où, au procès Guedj, il obtint, pour son client, la réclusion à perpétuité, alors que le procureur avait encore requis la peine de mort. Hors de sa profession, il excellait en histoire : Ses travaux sur Les conventionnels corréziens, la vie politique en Corrèze au XIXème siècleème siècle et sur Les possessions de la famille de Noailles en Xaintrie font autorité. Il participa à la rédaction de l'Histoire de Brive et de sa région, où il rédigea le chapitre sur la Restauration, et, avec Martine Chavant et Etienne d'Alençon, il écrivit Regard sur le passé de Brive. Homme plein d'allant, ses conférences empreintes de vivacité et d'humour étaient d'un charme incomparable. Il fut un membre émérite de la Société Scientifique, Historique et Archéologique de la Corrèze dont il était le plus ancien des vice présidents. Il était en outre président de l'association « Les amis du Livre », et, à ce titre, il y joua un rôle éminent, en particulier lors des manifestations annuelles de la Foire du Livre de Brive. Il fut enfin, à la suite du décès de Bernard Denoix, élu président du Syndicat d'Initiative de Brive. Sur un autre plan, il fut membre et président de La Table ronde et aussi membre du Rotary club Brive-Vézère dont il tint la présidence en 1989-1990. Il était officier dans l'Ordre des Palmes académiques, décoré de la médaille d'honneur de la Jeunesse et des Sports et des loisirs, de la médaille du Tourisme. Coauteur du Dictionnaire sur les noms des rues de Brive dont le premier tome est paru en 1990, il n'aura pas eu la satisfaction et la joie de voir éditer le second tome.
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Lasteyrie : grande famille corrézienne. En 1649, les Lasteyrie achètent ce qui reste du château des Comborn (commune d'Estivaux) et font reconstruire en 1735 un castel à l'emplacement d'une partie des ruines. C'est aujourd'hui l'accès au site de COmborn.

Lasteyrie du Saillant, Charles, Ferdinand
Charles, Ferdinand, fils de Robert Charles, né à Paris le 27 avril 1877 y décéda le 26 janvier 1936. Diplômé de l'école des chartes, homme politique, archiviste, inspecteur des finances, directeur de banque, il fut délégué à la conférence de Spa (Belgique) et à celle de Paris (1919). Il fut élu député de Paris du bloc national en 1919, puis en 1928. Poincaré lui confia le portefeuille des finances dans son deuxième cabinet. Ne souhaitant pas imposer de nouveaux impôts, il préféra recourir à l'emprunt afin de faire face aux retards des paiements allemands. Il tenta aussi de lutter contre « la vie chère », en réduisant le prix des transports et en luttant contre la fraude fiscale. En le remplaçant par François Marsal dans son nouveau cabinet, Poincaré le félicita alors d'avoir « gagné une nouvelle bataille de la Marne » en redressant le franc.
sources : http://perso.wanadoo.fr/maddens/Rues-Brive/main.htm (site malheureusement fermé)

Lasteyrie du Saillant, Charles-Philibert de
Charles-Philibert, comte de Lasteyrie du Saillant, naquit à Brive le 3 novembre 1759 et mourut à Paris le 5 novembre 1849. Publiciste, agronome, issu d'une prestigieuse famille limousine, propriétaire du château du Saillant sur la commune d'Allassac, il fonda à Paris un atelier qui le fit considérer comme l'introducteur en France de l'impression lithographique, dont il était allé apprendre à Munich (Allemagne) le procédé. Il semble qu'il créa la première fabrique de plumes métalliques, véritable aubaine pour les écrivains et les écoliers. On lui doit, en outre, divers écrits d'économie rurale, ainsi que la Typographie économique (1827). Esprit libéral, il accepte - malgré son grand âge - la présidence du "Comité des électeurs de l'Opposition" de la seine, qui organise la "campagne des banquets" (1847).
sources : H.
Demay, Limousins et http://perso.wanadoo.fr/maddens/Rues-Brive/main.htm (site malheureusement fermé)

Lasteyrie du Saillant, Ferdinand, Charles, Léon
Fils de Charles-Philibert : Ferdinand, Charles, Léon, archéologue et homme politique, né et mort à Paris (1810-1879), fut aide de camp de La Fayette (1830), député de la Seine (1842), membre de l'Assemblée nationale constituante, puis de l'Assemblée législative sous la Deuxième République. Après le coup d'Etat du 2 décembre 1851 contre lequel il protesta, il se retira de la vie politique. Auteur d'une Histoire de la peinture sur verre et de L'histoire de l'Orfèvrerie, il fut élu membre de l'Académie des Inscriptions et Belles Lettres en 1860. Lors de la constitution de la Société Scientifique Historique et Archéologique de la Corrèze en 1878, il en devint président d'honneur.
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Lasteyrie du Saillant, Guy

Guy Lasteyrie du SaillantNé en 1923, il était assureur à Paris. Le château du Saillant appartient à sa famille depuis le Moyen Age. Souhaitant rassembler les riverains autour de la Vézère, il crée le Syndicat Intercommunal d'Aménagement de la Vézère avec pour mission : nettoyer la Vézère et ses berges, donner du travail à des spécialistes, aménager des sentiers de randonnée, embellir la chapelle du Saillant (vitraux de Chagall), installer les échelles à poissons sur les barrages, organiser les concerts : « Festival de la Vézère »". Mort en 1999, il confie à son fils, Paul de Lasteyrie du Saillant et à sa femme Isabelle, le soin de poursuivre son œuvre.

Isabelle de Lasteyrie du Saillant
Présidente du festival de la Vézère

Lasteyrie du Saillant, Robert, Charles
Fils de Ferdinand : Robert, Charles, fils du précédent, né à Paris en 1849, décéda au château du Saillant d'Allassac en 1921. Archiviste, paléographe (1873), il entra aux Archives nationales où il suppléa son maître Quincherat, auquel il succéda comme professeur à l'école des Chartes (1880). De 1893 à 1898, il fut élu député progressiste de Brive. Auteur d'une précieuse Bibliographie générale des travaux historiques et archéologiques des sociétés savantes de la France et de L'architecture religieuse en France à l'époque romane, il était membre de l'Académie des Inscriptions et Belles Lettres depuis 1890. A la mort de son père, il devint président d'honneur de la Société Scientifique Historique et Archéologique de la Corrèze.
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Latrade, Louis Chassaignac de
Louis Chassaignac de Latrade, né au château de Sauvebœuf commune du Lardin (Dordogne) le 25 Novembre 1811, mourut le 26 Décembre 1883 à Lescure, sur la commune de Rosiers de Juillac, dans sa propriété qu'il tenait de son père. Sa mère était originaire de la Fauconnie dans le canton de Terrasson (Dordogne). Après ses études au lycée de Bourges, il fut admis à l'Ecole polytechnique dans la promotion de 1831. Attiré très jeune par la politique, il s'engagea dans le mouvement républicain qui commençait à se manifester. Impliqué dans le procès des « vingt-sept », et traduit devant la Cour d'assises, il fut acquitté mais décida d'abandonner la possibilité de carrière ouverte par l'Ecole polytechnique et se consacra entièrement à la politique. Il fut rédacteur dans le journal « Le National », d'Armand Carrel, jusqu'à la suppression de ce dernier en 1851. Républicain convaincu, il fut très surveillé par la Monarchie de juillet (règne de Louis-Philippe), et s'exila de lui-même aux Etats-Unis, puis en Angleterre. Rentré en France après 1840, et ayant étudié au cours de ses voyages la construction de lignes de chemin de fer, il participa à la mise en œuvre de celles du Gard et devint le directeur du réseau à la Révolution de 1848. Le gouvernement provisoire le nomma commissaire général le 16 mars 1848. Il fut élu simultanément par la Corrèze et la Dordogne à l'Assemblée constituante et, en 1849, le département de la Corrèze l'élut à l'Assemblée législative. Exilé par le Second empire en Belgique et en Espagne, il ne rentra en France qu'en 1861 grâce à une loi d'amnistie. En 1870, il fut nommé préfet de la Corrèze pour y organiser la défense nationale. Il fut un des fondateurs de la Troisième république. Son buste, inauguré par Paul Doumer le 28 septembre 1930, est à Rosiers de Juillac.
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site créé le 4 avril 2002

sources :
les sites internets mentionnés et notamment :
Henri Demay, "Limousins à la Une" ; 87130-Neuvic Entier, Editions de la Veytizou
(téléphone : 05.55.69.71.24)
(lecture : Thierry Lefebvre)