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personnalités corréziennes
les notices des personnalités dont le nom commence par L
sont réparties sur trois pages
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saint Libéral à Lovy
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saint Libéral à Lovy
saint Libéral
La deuxième moitié du IXe siècle fut marquée par l'invasion normande et le
déclin de la dynastie Carolingienne au profit des féodaux. C'est pour le
Limousin une des périodes les plus sombres de son histoire. Pendant quarante
ans, jusqu'à leur défaite à Estresses près de Beaulieu, en 888, les bandes de
pillards normands désolèrent le pays. C'est durant cette période d'épouvantables
ravages que naquit, vers 870, Libéral Delcour, personnage peu connu et dont la
vie apparaît surtout légendaire ; mais il est vrai que son époque a été bien
mouvementée et que peu de documents ont échappé aux dévastations et aux
incendies. Bien que de condition modeste, ses parents firent donner à leur fils
une instruction suffisante pour qu'il puisse enseigner. Dans sa jeunesse, lors
d'un temps de famine, attendri par les gémissements des pauvres et n'ayant rien
à sa disposition, il leur distribua un plein pétrin de pâte prête à mettre au
four. Sa mère s'en apercevant blâma son zèle. Libéral passa alors dans la
boulangerie, fit une courte prière et montra à sa mère le pétrin à nouveau
rempli. Le miracle accrut les témoignages de vénération envers Libéral qui, par
ses vertus, édifiait ses concitoyens. Sa modestie le fit s'éloigner de Brive ;
il se rendit à Noyon (Oise), puis dans diverses villes. En 915, des bandes
sarrasines ravagent l'Italie et s'emparent d'Embrun. Il arrive dans la cité
détruite, secourt les malheureux, réconforte la population. Le clergé, à la
demande de tous, le choisit comme archevêque, et, pendant dix ans, il multiplie
les œuvres charitables. En 930, Embrun est à nouveau pillée ; obligé de fuir,
Libéral regagne son Limousin natal. Arrivant à Brive sans se faire connaître,
cet indigent, vient se présenter incognito à sa mère qui vit encore, et lui
demande l'hospitalité. Prise de pitié pour ce malheureux, elle l'héberge dans la
grange, où, peu de temps après, il meurt. Une servante ayant assisté à son
agonie remarque son anneau pastoral, et lors de la nuit, aidée d'un complice,
viole la sépulture, mais ne pouvant enlever le bijou, coupe le doigt, pour se
l'approprier. Aussitôt le vol sacrilège accompli, une lueur illumine la grange ;
les voisins, réveillés, s'assemblent et la servante, épouvantée, avoue son
larcin. Le clergé, prévenu, se rend sur les lieux : le cadavre est retiré de la
tombe, mais, nouveau miracle, les traits du défunt son redevenus ce qu'ils
étaient autrefois. La veuve Delcour reconnaît enfin son fils. Le peuple,
enthousiasmé, le proclame saint et demande qu'une chapelle soit érigée. Ainsi
Saint-Libéral va devenir le second patron de Brive. L'actuelle chapelle date des
XIVème et XVème siècles. Donnée par le diocèse de Tulle à la ville de Brive,
elle sert à des manifestations culturelles.
source :
http://perso.wanadoo.fr/maddens/Rues-Brive/main.htm (site malheureusement fermé)
Liberati, Ernest
Ernest, Louis, Pierre Libérati, né à Oran (Algérie) le 22 mars 1903, est mort à
Brive le 2 juin 1983. Footballeur de grande classe, il fut dix-neuf fois
international, sélectionné dans l'équipe de France pour disputer la coupe du
monde de football en 1930 en Urugay. Il termina sa carrière au club de l'Etoile
Sportive de Brive, dont il devint un des entraîneurs. Il était fonctionnaire de
la ville de Brive.
sources :
http://perso.wanadoo.fr/maddens/Rues-Brive/main.htm (site malheureusement fermé)
Lidon, Bernard
Bernard Lidon, né à Brive en 1752, mourut à Cublac où il se suicida,
le 3 novembre 1793. Il appartenait par sa famille à la bourgeoisie du
Bas-Limousin. D'une taille élevée, il possédait un regard franc, inspirant
confiance et sympathie. Courageux devant le danger, il prit avec entrain le
parti de l'opprimé et ne refusa jamais son aide aux déshérités. Epris des idées
de la Révolution, admirateur des idées de Voltaire, Lidon devint commandant de
la gendarmerie en 1789, président du club des amis de la Constitution, puis
président du directoire de la Corrèze. Elu à la Convention, Lidon se montra un
farouche adversaire des Montagnards. Ami de Vergniaud et attaché aux idées
fédéralistes, il fut décrété d'arrestation lors de la proscription qui frappa
les Girondins. Il quitta Paris et l'échec du soulèvement des départements
l'obligea à chercher refuge en Dordogne ; poursuivi par les sbires de Lakanal,
Lidon, réfugié au village de la Géronie près de Cublac, fut dénoncé par Ségéral,
qui l'hébergeait. Sur le point d'être pris, il mit fin à ses jours, le 3 novembre 1793. Ainsi se termina la vie de Lidon, à qui s'applique fort bien le
mot prononcé par Vergniaud, victime lui aussi de la « Montagne » : « La
Révolution fait comme Saturne, elle dévore ses enfants ». Au cours du procès de
Louis XVI, Lidon se prononça pour la ratification par le peuple du jugement qui
sera rendu. Il vota la mort de l'ex-souverain, tout en demandant que soit pris
en considération l'amendement Mailhe, qui, bien que condamnant à mort, demandait
le sursis. Homme probe, Lidon n'eut peut-être pas le courage nécessaire pour
rester fidèle à son idéal, mais il était condamné à être emporté par la
fatalité.
sources :
http://perso.wanadoo.fr/maddens/Rues-Brive/main.htm (site malheureusement fermé)
Limoujoux, Léon
(Ussel, 25 janvier 1913).
Administrateur de sociétés, diplômé des H.E.C., et de l'École supérieure de
Commerce et d'Administration des entreprises, il deviendra président de la
Chambre syndicale des salaisonniers du Centre (1974), et président de la Chambre
de Commerce et d'Industrie de Tulle-Ussel (1976).
Il est chevalier de la Légion d'honneur, et du Mérite agricole.
(© H. Demay, Limousins)

Limouzin, René
Né en 1926 à St Pardoux-le-Vieux (près d'Ussel), dans une vieille famille terrienne marquée depuis longtemps par le phénomène de migration :
-
ancêtres scieurs de long
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grand-père cocher de fiacre à Paris
-
grand-mère couturière
-
autre grand-père laboureur saisonnier dans la Beauce
-
père cocher et chauffeur de taxi...
Il passe sa jeune enfance à Paris.
Le père revient au pays pour reprendre l'exploitation familiale (raisons de santé de la mère)
Ecole primaire - Jusqu'au CEP à 11 ans - Impossibilité continuer en secondaire pour raisons de décès de la mère et guerre de 1939/45 (père mobilisé) - Le regret de toute une vie !
Boulimique de lecture - lit en cachette - commence à écrire premiers poèmes vers 14/15 ans.
« Paysan malgré lui ! ».
Reprend seul ses études générales - Passe avec succès un brevet professionnel agricole
Membre de l'association des « Ecrivains paysans »
Deuxième passion : la musique. Apprend violon et l'accordéon
Devient membre du groupe folklorique « Les Compagnons de la joie au village »
Produit des reportages agricoles pour journaux professionnels (Remporte le 3e Prix du Concours national du reportage agricole organisé par revue « AGRI 7 »
Membre correspondant Sociétés savantes, notamment : « Lemouzi »
Travail à mi-temps comme technicien agricole, puis à temps plein dans une coopérative agricole.
Moniteur-éducateur dans un CAT durant sept ans (avant la retraite)
Auteur de nombreuses préfaces de livres d'auteurs
Auteur d'une trentaine de sketchs écrits pour « Les Compagnons de la joie au village »
René Limouzin est membre de la SACEM (comme auteur et compositeur)
Prix Emile Guillaumin pour « D'une Toussaint à l'autre » en 1999
Lauréat du Prix Jean Ségurel de la chanson Française en 1994.
bibliographie :

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Pastorales (Poèmes) (1959)
- Figures et scène Paysannes du pays d’Ussel (1978)
- Ceux de la Platane (1980) : un roman historique, qui débute par une sorte de monographie d’USSEL et de ses environs.
- Paris sur Sarsonne (1981 et 1989) : c’est la vie de cette famille à Paris, pendant les vacances en Corrèze, et de retour au pays que nous suivons dans ce livre où tout Limousin trouvera un peu de lui-même.
- Le temps des 3 J (1983) : une adolescence paysanne pendant la guerre 1939-1945.
- Les eaux sauvages (1987 et 1988)
- Le temps des vérités (1991) : on y retrouve le parcours d’une vie ordinaire comme tous ces moments de vie vécus intensément, l’auteur met à nu sa sensibilité exceptionnelle et pratique quand il le faut l’humour-dérision.
- Les chemins de terre (1993) : l’étonnant parcours de vie d’une famille française (originaire de Corrèze) attaché à se faire une place au soleil dans le bush australien.
- Les moissons de l’Hiver (1995) : l’incroyable histoire des gens du pays Limousin qui partaient vers le Nord et la Belgique, vendre des vins de « Meymac près Bordeaux ».
- Le bal des loups (1997) : sur fond de mystère et de légende, une histoire qui s’inspire des récits fantastiques que nos grands-mères contaient le soir à la veillée.
- D’une Toussaint à l’autre (1998, Prix Emile Guillaumin, Conseil Général de l’Allier, 1999) : la vie d’un village en pays Limousin, avec ses petites gens, dans les années 55-60 : un document exceptionnel sur le monde rural.
- Les feux de l’automne (2000) : un récit empreint d’humour bienveillant où sont mis en scène les personnes du troisième âge croquées au gré de leur quotidien.
- Les cèpes de la colère (2002) : au pays de Vassivière, une banale querelle entre chercheur de champignons, conduira le vieux François et son inséparable ami Fernand, à commettre la « connerie de leur vie » …
(Prix Panazô)
- Les mangeurs de châtaignes (première partie) : Le
Lionard
éditions de la Veytizou (2003) On les
surnommait "les mangeurs de châtaignes" ou bien encore : "les
lionards". C'étaient les maçons creusois qui, à l'instar de
Martin Nadaud, le plus célèbre d'entre- eux, partaient chaque
Printemps pour aller "limousiner" à Paris, Saint-Etienne et
Lyon...

reportage : merci à Matthieu Beyne,
décembre 2002 et janvier 2004 |
Livron, Jean-Léon de
(24 août 1807 - Limoges, 2 septembre 1889).
Sorti de l'école militaire de Saint-Cyr en 1827, il entre, la même année, aux
gardes du corps, compagnie de Grammont. En 1830, il accompagne Charles X à
Cherbourg.
(*) La famille de Livron établit sa filiation à partir de la fin du XIIIe siècle
en Limousin : au château de la Rivière, à Beyssac, à Vars et Objat, dont les
églises portent encore ses armoiries (1990).
Plusieurs autres membres de cette illustre famille furent plus ou moins
célèbres, en leur temps.
Parmi eux :
-
Jaubert de Livron, abbé de Montaigu, et aussi abbé de Mont-Majour (diocèse
d'Arles) de 1353 à 1361.
-
Jacques de Livron, abbé de Morimond, célèbre abbaye dont dépendait les 5
ordres de chevalerie d'Espagne.
-
Charles de Livron, marquis de Bourbonne ; grand guidon, puis enseigne des
gendarmes de la reine Marie de Médicis ; commandant un régiment d'infanterie
au siège de Verves ; en 1623, chevalier des ordres du roi (promotion de 1633)
; gouverneur des villes et comtés de Montbéliard et de Potantu ; maréchal des
camps et armées du roi, et l'un de ses lieutenants-généraux au gouvernement de
Champagne.
-
Joseph-Henry (ou Rémy) de Livron (1653-1687) : Seigneur de Cuisie, dit "le
marquis de Livron" ; il est page de la grande écurie, et colonel d'un régiment
de cavalerie.
-
Henry-Marie-Jean de Livron (20 septembre 1861 - 21 janvier 1922) ; colonel
d'infanterie.
-
Henry-Jean-Joseph-Léonard de Livron (Limoges, 28 juin 1923) ; officier
d'infanterie.
(© H. Demay, Limousins)
Lovy, Charles
Charles Lovy, né à Tulle le 6 juin 1880, mourut pour la France,
dans le sud-ouest algérien le 29 mars 1903, au combat de Ksar-el-Azoudj
(Algérie), près de la frontière marocaine. Son père, descendant d'une famille du
Jura, vint à Tulle, lors de son service militaire, détaché comme
artilleur-armurier à la Manufacture d'armes. Son temps de service accompli, il
épousa, une demoiselle Jaucent dont la famille était originaire de
Sainte-Fortunade, près de Tulle. En 1870, il s'engagea pour la durée de la
guerre, et, à son retour, reprit son poste à Tulle où il décéda, âgé de
quarante-quatre ans, laissant une veuve et trois enfants parmi lesquels Charles
Lovy, alors âgé de sept ans. A treize ans, lors d'un incendie survenu dans une
ferme de Sainte-Fortunade, où il travaillait le jardin afin d'y récolter des
légumes, aidant ainsi sa mère à faire vivre sa famille, ce garçon courageux
n'hésita pas à se jeter dans les flammes pour porter secours aux gens et aux
bêtes qui s’y trouvaient. Il s'engagea comme enfant de troupe, et suivit les
cours de l'Ecole militaire d'infanterie de Montreuil-sur-Mer (Pas-de-Calais). A
dix-huit ans, il s'engagea au 105ème régiment de Ligne, à Riom (Puy-de-Dôme) :
trois ans plus tard, nommé sergent, il demanda et obtint de servir en Algérie,
au 2ème régiment de tirailleurs. En poste tout d’abord à la frontière du Maroc,
il fut ensuite affecté dans l’extrême sud de l’Algérie : à Béni-Ounif, puis à
Ksar-el-Azoudj le 3 mars 1903 (petit fortin sur la piste de Figuig à Béchard). A
cette époque, les caravanes venant de l'Est étaient souvent attaquées par des
pillards qui s'abritaient dans le djebel Béchard. Sur ce fortin, les alertes
étaient fréquentes : le 29 mars 1903, à la suite de l'attaque d'un convoi de
chameaux par des berbères, le capitaine Normand, secondé par le sergent Lovy, se
porta, à la tête d'une trentaine d'hommes, vers Ferdj où les berbères s'étaient
embusqués dans les rochers. L'assaut fut vain et les pertes terribles : seuls
restaient dix-huit hommes valides. Lors du repli, la petite troupe fut harcelée
sans répit. Ce fut alors que Lovy, s'adressant aux trois tirailleurs qui
constituaient l'arrière garde, leur dit : « Nous allons rester ici pour sauver
nos camarades ». Deux tirailleurs tombèrent : Lovy, voyant que la résistance
touchait à sa fin, ordonna au survivant de fuir et s'écria : « Les Arabes ne
m'auront pas vivant, tu feras prévenir ma mère ». Sur ces paroles, frappé d'un
coup de poignard, il trouva la mort, et par son sacrifice, sauva le reste de la
colonne.
sources :
http://perso.wanadoo.fr/maddens/Rues-Brive/main.htm (site malheureusement fermé)
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