Madrange à Marmontel

 

Madrange, Jacques-Henry
Jacques-Henry Madrange, peintreNé en 1950 à Lagarde-Enval en Corrèze, Jacques-Henry Madrange a depuis toujours eu la passion de la peinture. Il fit sa première exposition personnelle dès l'âge de quatorze ans. Après des études juridiques, il se consacre définitivement à la peinture au début des années 1980. Remarqué dans plusieurs grands salons, notamment Brive, Angers, Aix en Provence, pour la qualité de ses marines, il s'adonne dès 1985 à la réalisation de portraits sur commande. Sans pour autant avoir abandonné la peinture de paysage, il compte à ce jour, l'exécution et la livraison de plus de 800 portraits allant du portrait simple à la scène de genre réunissant une famille entière. Si il est connu et reconnu pour ses qualités de pastelliste il n'en demeure pas moins habile dans toutes les autres disciplines. C'est une des raisons pour lesquelles il lui a été demandé d'enseigner son art. Depuis une quinzaine d'années il enseigne le dessin et la peinture, selon une méthode très personnelle (faisant l'objet d'un ouvrage) à Poitiers et en Corrèze. Cette méthode donne des résultats. Plusieurs de ses élèves sont devenus peintres professionnels. Nombreux sont ceux, étudiants, qui ont été admis dans de grandes écoles d’art, voire à l’I.F.R.O.A. Site internet : http://www.cours-de-dessin.com/
contact :
Atelier des Arènes : 1, rue des arènes romaines ; 86000 Poitiers
tél : 05 49 62 30 68. Mobile : 06 82 13 88 19. courriel : atelier.des.arenes@wanadoo.fr
Atelier de la Méchaussie ; 19150 Lagarde-Enval
tél : 05 49 62 30 68. Mobile : 06 82 13 88 19. courriel : jh.madrange@wanadoo.fr
A.I.M.A.D. 2, rue des Portes Chanac ; 19000 Tulle. Tel : 05 55 26 11 19.

Maigne, Pierre
Né à Cressensac (Lot) le 29 juin 1905, décédé à Brive le 10 novembre 1994, inhumé à Cressensac. Bijoutier à Brive de 1935 à 1976, il succéda à son père qui tenait depuis 1899 une horlogerie-bijouterie, fondée en 1720, place de l'Hôtel de Ville, aujourd'hui place Charles de Gaulle. Président des horlogers et bijoutiers de la Corrèze, il sera aussi leur représentant dans différentes instances nationales. Dès les années 1930 il s'engage, à la suite d'Edmond Michelet, dans l'action du Cercle Duguet et des Equipes Sociales. A l'issue du second conflit mondial (1939-1945), auquel il prit part comme officier de réserve, il s'investit dans de nombreuses activités au service de la communauté. Il devint chef de groupe dans le scoutisme catholique, président d'une association d'anciens combattants, juge au tribunal de commerce. Politicien partageant le point de vue de la démocratie chrétienne, il fut président départemental du MRP (Mouvement du Rassemblement Populaire), puis du CDS (Centre des Démocrates Sociaux). Elu au conseil municipal de Brive de 1966 à 1978, il fut chargé des fonctions de conseiller délégué au tourisme et à l'accueil.
sources : http://perso.wanadoo.fr/maddens/Rues-Brive/main.htm (site malheureusement fermé)

Mailher de Chassat, Antoine de
Né à Brive le 27 janvier 1781, Antoine Mailher de Chassat est décédé à Paris le 25 juillet 1864. Descendant d'une famille établie à Brive depuis plusieurs générations (ses ancêtres avaient quitté le château de Mailher, près de Curemonte). Son père était secrétaire-greffier de l'Hôtel de Ville.
Ses études commencées à Brive furent interrompues par la Révolution, il les termina à Paris, et compléta son instruction en Allemagne. Licencié en droit, il s'inscrivit au barreau de Paris, le 9 décembre 1808. Il y fait la connaissance du comte Louis de Narbonne, aide de camp de l'Empereur. Lorsque Louis de Narbonne fut chargé, en 1812, d'une mission en Allemagne, il le prit comme secrétaire et il participa alors à la rédaction de la correspondance particulière de l'Empereur. A la mort de Louis de Narbonne à Torgau en 1814, il rentre en France et reprend sa place au Barreau de Paris.
Ayant acquis une connaissance approfondie de la langue, de l'histoire et de la littérature allemandes, il publia en 1820 une traduction de l'Histoire de la Guerre de Trente-Ans par Schiller, et de la Paix de Westphalie par M. C.-L. de Woltmann.
En 1822, il publie son Traité de l'Interprétation des lois, dans lequel il donne les règles pour permettre une juste application des textes de lois. En 1823, il devient juge suppléant au tribunal civil de première instance de la Seine, mais quitte ses fonctions le 15 décembre 1824. Il serait encore sollicité, à plusieurs reprises, par le Gouvernement belge, pour tenir une chaire de droit romain dans une des grandes universités du pays mais refusa, ne voulant pas perdre la nationalité française, condition nécessaire pour enseigner en Belgique.
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Maillard, Marie Honorée (soeur Sophie)
Marie, Honorée Maillard dite sœur Sophie Maillard, née à Brive en 1756, est décédée à Nevers (Nièvre), le 10 décembre 1830. Agée de 21 ans, le 15 octobre 1777, elle fait sa profession de foi et est envoyée à l'hôpital de Nevers qu'elle doit quitter le 14 septembre 1792, la communauté ayant refusé l'aumônier assermenté que leur imposaient les administrateurs. Sœur Sophie se rend à la Maison-Mère, toujours à Nevers. Le 14 frimaire, an II, (14 décembre 1793), elle est incarcérée ainsi que douze autres sœurs. Libérée le lendemain, avec la plupart d'entre elles pour avoir prêté le serment de « liberté, égalité », elle reprend le secours aux pauvres. En 1795, elle est à l'hôpital de Figeac (Lot), puis, en 1808, de nouveau à celui de Nevers, où elle décède. Elle voua toute sa vie au service des malades.
sources : http://perso.wanadoo.fr/maddens/Rues-Brive/main.htm (site malheureusement fermé)

Maistre, Jean
Jean Maistre, sans doute né à Brive (aucune date de naissance n'a été trouvée) y serait décédé le 22 juillet 1374. Selon Henri Delsol, il aurait été un des consuls de Brive qui ont ouvert les portes de la ville aux Anglais, sous les ordres du duc de Lancastre, et serait mort lors de la bataille livrée par le duc de Bourbon aux occupants de la place.
sources : http://perso.wanadoo.fr/maddens/Rues-Brive/main.htm (site malheureusement fermé)

Majour, François Jean
François, Jean Majour naquit à Brive le 25 décembre 1755, et mourut à Paris, le 27 juillet 1834. Fils d'Antoine Majour, docteur en médecine, et de Jeanne Brune, sœur du maréchal Brune, il succéda à son père. Après le décès de ses parents, il gagna Paris où il s'installa jusqu'à sa mort. La fortune des Brune lui ayant été léguée en totalité par la descendante du maréchal, Nicole Brune, à charge « d'acquitter ses dettes et legs particuliers dans le délai d'une année », Majour, n'ayant pas lui-même d'héritier, légua tout son patrimoine (dont les deux tiers lui venaient de la branche maternelle) à sa ville natale, Brive.
sources : H. Demay, Limousins, et
http://perso.wanadoo.fr/maddens/Rues-Brive/main.htm (site malheureusement fermé)

Malaval, Jean-Paul
Né en 1949, il habite près de Brive. Il fut, pendant près de dix ans, journaliste à "l'Echo du Centre". En 1987, il publie son premier roman : "Deux journées à Bassora" ; on lui doit aussi : "La sorcellerie en Limousin" ; "La part du feu" ; et, en 1990 : "le deuil de l'image". Il annonce lui même (le 7 déc. 1990 sur FR3) la parution, en 1991, de son prochain ouvrage : un "Dictionnaire des chefs d'orchestre"
(© H. Demay, Limousins)

Malès, Gabriel
Gabriel Malès, né à Brive (Rue Maillard) le 23 décembre 1755, décède au Chauzanel, commune de Chasteaux le 15 avril 1837. Elu en 1789 à l'assemblée des Etats généraux après avoir voté le serment du Jeu de Paume, Malès vote avec le Tiers Etat et se tient en relation avec ses compatriotes en leur relatant les événements parisiens. A l'Assemblée Nationale Constituante, Malès subit l'influence de Mirabeau, (sans pour autant appartenir à son milieu où figure Cabanis), mais, plus encore, il est marqué par l'ascendant qu'exerce sur lui son ami Treilhard. Les idées généreuses auxquelles il est attaché sont l'objet de ses interventions : proposition que la garde nationale soit ouverte à tout citoyen justifiant d'un domicile régulier, projet tendant à ce que tout homme non libre qui atteindrait le territoire français devienne irrévocablement libre. Inéligible à l'Assemblée législative, il devient magistrat pour la Convention montagnarde ; il marque son hostilité au comité de surveillance de Brive, ce qui lui vaut d'être incarcéré. Avec la Convention thermidorienne, il retrouve la liberté et est élu maire de Brive, à la fin de 1794 (11 ventôse an III). Sous le Directoire, il siège au Conseil des Cinq Cents qu'il préside pendant le mois de ventôse, an VII, et intervient avec qualité, dans les discours sur les lois financières. Par la suite, il devient conseiller maître à la Cour des Comptes.
sources : H. Demay, Limousins et http://perso.wanadoo.fr/maddens/Rues-Brive/main.htm (site malheureusement fermé)

Mamy, Georges
(Allassac, 14 novembre 1921)
Journaliste depuis 1944, il débute à "l'Aube" (1944-1952), puis entre au "Monde" (1952-1962).
A "France-Soir", il sera chef du service politique (1962-1965), puis chroniqueur politique (1959-1971) à "Ouest-France", (sous le pseudonyme d'Yves Bressandes). De 1970 à 1973, il est chef de la rédaction parisienne de "l'Est Républicain". En 1974, il devient rédacteur en chef adjoint du "Nouvel Observateur".
Membre de l'Association française de science politique, Georges Mamy est chevalier de la Légion d'honneur ; Croix de guerre 39-45 ; Rosette de la résistance.
(© H. Demay, Limousins)

Mandrageas, René
Propriétaire du Jambon Madrange

 

MANOURY PHILIPPE (1952- )
Né le 19 juin 1952 à Tulle, Philippe Manoury commence l’étude de la musique vers l’âge de onze ans ; il est immédiatement attiré par la composition. Il étudie à l’École normale de musique de Paris : le piano avec Pierre Sancan, puis l’écriture et la composition avec Gérard Condé et Max Deutsch. Il entre au Conservatoire national supérieur de musique de Paris, où il obtient des premiers prix dans les classes de Claude Ballif (analyse) et d’Ivo Malec (composition).
Pas vraiment marginal, mais pas encore vraiment intégré au monde musical, il commence à se faire connaître en 1974, avec Focus, pour petit orchestre, créé au festival de Royan le 25 mars, puis avec Cryptophonos, pour piano seul, dédié à Claude Helffer et créé par celui-ci aux Rencontres internationales de musique contemporaine de Metz le 23 novembre. En 1977, Pierre Boulez programme Philippe Manoury au premier concert de Passage du XXe siècle, le grand cycle inaugural de l’I.R.C.A.M., avec Numéro cinq, pour piano et ensemble, une œuvre qui se présente, nous dit le compositeur, comme « bâtie sur un choix arbitraire et conscient d’un ensemble de règles et de contraintes ». À partir de 1975, il s’initie à la composition assistée par ordinateur avec Pierre Barbaud.
De 1978 à 1981, il réside au Brésil, où il donne des cours dans différentes universités (Brasília, São Paulo, Rio de Janeiro, Salvador). Pendant cette période, il compose Numéro huit, une œuvre écrite pour un très grand orchestre de 103 musiciens et qui sera créée dans sa version intégrale à la Maison de Radio-France le 9 juin 1990. Dès ses premières pièces, Philippe Manoury a manifesté sa préférence pour le grand orchestre, « non pour la masse mais pour l’image sonore, la possibilité de superposer avec eux-mêmes plusieurs fois un motif, un accord, une idée musicale ». Pour lui, l’important, c’est de disposer d’un vaste éventail de possibilités sonores. Il compose par strates, souvent en descendant en profondeur dans la texture musicale : une ligne, puis une autre qui transforme la première et ainsi de suite. Dans Numéro huit, l’engendrement par couches, les principes de prolifération, la démultiplication des motifs, le mélange des images sonores reviennent sans cesse.
Invité à l’I.R.C.A.M. en 1981, il y entreprend, en collaboration avec le mathématicien et informaticien Miller Puckette, des recherches dans le domaine de l’interaction en temps réel entre les instruments acoustiques et les nouvelles technologies liées à l’informatique musicale. Après une année de travail au cours de laquelle il apprend à intégrer dans son processus compositionnel les nouvelles technologies, il écrit Zeitlauf, pour douze voix solistes, ensemble de quatorze instrumentistes, bande magnétique et synthétiseur. Cette pièce, créée le 15 février 1983 à l’I.R.C.A.M., est née de réflexions sur des principes de corrélations qui existent entre les différents composants musicaux : « L’idée primitive, dit-il, était que ces pôles extrêmes (perception immédiate et mémorisante réfléchie) pourraient être reliés par un réseau de relations continues. C’est-à-dire que le point de départ devrait être l’analyse du timbre, et, à partir de cette analyse, la construction de tout l’espace sonore dans lequel le timbre évoluera. »
Ses recherches le conduisent à se pencher de plus près sur le problème de l’interaction instrument-machine, dont le but principal est le développement de systèmes permettant le suivi en temps réel du jeu instrumental par un ordinateur et le contrôle des processus musicaux électroacoustiques par l’interprète. De ces travaux naît un cycle de pièces interactives pour plusieurs instruments, Sonus ex machina, comprenant Jupiter, pour flûte et électronique en direct (1987), Pluton, pour piano M.I.D.I. et ordinateur en temps réel (1988), La Partition du ciel et de l’enfer, pour flûte M.I.D.I., piano, piano M.I.D.I. et orchestre de 28 musiciens (1989), et Neptune, pour percussions et ordinateur 4X (1991). Pour Neptune comme pour les pièces précédentes, Philippe Manoury nous explique que « l’idée repose sur un contrôle de la musique de synthèse effectué en temps réel par les instrumentistes. La musique électroacoustique n’est pas enregistrée, mais modulée, variée et transformée par les instruments au moment de l’exécution ». Jupiter est la première pièce fondée sur des processus entièrement en temps réel. Avec Pluton, le compositeur développe le concept de partition virtuelle. Il explore la « frontière mobile » entre ce que fixe la notation et ce que produit l’interprète. Par là, il s’efforce de faire entrer l’interprétation directement dans le processus compositionnel. Il cherche des rapports entre l’interprétation et l’écrit car les différences d’interprétation, qui sont bien réelles, ne peuvent venir que de l’incertitude de l’écrit, d’un manque de précision des différents paramètres musicaux. Dans une partition, les rythmes et les hauteurs sont généralement écrits avec une précision qui ne peut exister en ce qui concerne la notation de la dynamique. Alors que la quantification la plus précise de ce paramètre semble avoir été atteinte avec Mode de valeurs et d’intensités d’Olivier Messiaen – sept niveaux –, l’oreille, qui est beaucoup plus fine, pourra capter jusqu’à 27 attaques différentes grâce au système M.I.D.I.
Le 10 mars 1997, 60e Parallèle, la première partition lyrique de Philippe Manoury, est créé au Théâtre du Châtelet, à Paris, par l’Orchestre de Paris sous la direction de David Robertson. Parti d’un premier projet s’inspirant de l’univers d’Orson Welles, le compositeur a écrit un opéra en un acte d’une centaine de minutes pour 90 musiciens et 9 personnages réunis dans un aéroport, quelque part sur le 60e parallèle. L’œuvre repose sur un texte de Michel Deutsch. L’histoire a été déterminée par une nouvelle d’Anton Tchekhov, Sur la grande route, qui montre des personnages en transit se rencontrant en un lieu unique, isolés du monde par de mauvaises conditions météorologiques. Dans 60e Parallèle, il s’agit d’un aéroport bloqué sous les neiges du Grand Nord. La tension dramatique de l’œuvre vient de l’absence de progression logique et du fait qu’à n’importe quel moment une phrase que l’on n’attendait pas peut faire irruption. Le grand orchestre est souvent divisé en plusieurs petits orchestres de manière à pouvoir dupliquer la même image sonore. L’électronique n’intervient, de manière sporadique, comme un instrument supplémentaire, que dans le traitement des voix, pour les rendre plus compréhensibles : afin que les auditeurs saisissent nettement le texte, l’ordinateur reproduit les accents des voyelles en même temps que les interprètes chantent tout à fait naturellement.
Son deuxième ouvrage lyrique, K..., sur un livret de Bernard Pautrat et André Engel d’après Le Procès de Franz Kafka, commande de l’Opéra national de Paris, est créé le 7 mars 2001 à l’Opéra-Bastille, dans une mise en scène d’André Engel et sous la direction musicale de Dennis Russell Davies. Il s’agit d’un ouvrage en douze scènes de longueurs inégales illustrées par une musique discontinue qui caractérise chaque moment important. L’unité de l’ensemble n’en est pas moins préservée par une logique harmonique. Soucieux d’occuper la totalité de l’espace que lui offrait l’Opéra-Bastille, Philippe Manoury a fait ici preuve d’une grande maîtrise de la musique électronique, réalisée à l’I.R.C.A.M. : la spatialisation des sons grâce à 16 haut-parleurs disposés autour de la salle conduit par moments à une véritable polyphonie, notamment à la fin de l’ouvrage, lorsque K... se trouve dans la cathédrale avec l’aumônier, juste avant son exécution. Si K... peut être considéré comme un opéra, il tient aussi du théâtre musical : sans perdre leur autonomie, les voix, les instruments, les gestes, la mise en scène, les décors, les lumières et les costumes sont en effet étroitement liés ; les librettistes ont gardé les principaux dialogues du Procès mais il arrive que Manoury substitue au récit, qui n’est pas toujours linéaire, une sorte de contrepoint d’histoires et de points de vue.
Dans son processus compositionnel, Philippe Manoury adopte une organisation bipolaire de la forme : « D’un côté des processus, de l’autre des formes où prédomine l’aspect architectonique. Les processus se construisent de l’intérieur, par le développement d’éléments de détail, les formes où prédomine l’aspect architectonique, par l’organisation de la globalité : d’abord les éléments, puis les éléments des éléments. De cette façon, la relation entre forme globale et détail est très contrôlée, la forme globale étant vue sous l’angle du processus qui la dynamise et à l’inverse l’enchaînement des différents événements provoquant l’abstraction et l’apparition d’un modèle global. »
source : Encyclopédie Universalis

 

Mantes, Georges
(Naves, 6 juin 1937
Agriculteur et éleveur à Naves (1960), il devient président (1963-1967) du Centre des Jeunes Agriculteurs de la Corrèze ; secrétaire général (1967-1972) de la Fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles ; président (1974-1977) de la chambre régionale d'agriculture du Limousin ; président (1979) de la Mutualité sociale agricole.
En 1980, il est vice-président du Comité économique et social du Limousin.
Il est officier du Mérite agricole, et chevalier de l'ordre national du Mérite.
(©  H. Demay, Limousins)

Marbeau, Jean-Baptiste, Firmin
Jean-Baptiste, Firmin Marbeau, né à Brive le 18 mai 1798, mourut à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine), le 11 octobre 1875. Fils d'une grande famille bourgeoise de Brive, où il fit ses études secondaires, il suivit, en 1816, les cours de Droit à la faculté de Paris. Il entra, en 1819, comme clerc dans une étude d'avoué de la capitale, tenue par un de ses parents. Il publia en 1824 un Traité des Transactions, dont le mérite parut tel à la Chambre des avoués que celle-ci nomma son auteur à la tête de l'une des plus importantes études de Paris. Il acquit rapidement une brillante réputation, mais, pour des raisons de santé, dut vendre sa charge. Ayant eu, de par ses fonctions, connaissance de la misère humaine et de l'injustice sociale, il décida de consacrer son temps aux pauvres, et en particulier, aux enfants. Il fit sienne l'une des formules de Leibniz : « L'éducation peut tout ». En 1844, alors maire adjoint du premier arrondissement de Paris, il devait constater qu'aucun règlement ne se préoccupait de l'enfant depuis sa naissance jusqu'à l'âge de trois ans, âge auquel où il pouvait être gardé dans les « asiles ». Chrétien convaincu, sa foi lui souffla le mot de « Crèche » qu'il allait bientôt employer. C'est madame Pape-Carpentier, qui avait fondé, vers 1795, les premiers asiles destinés à recevoir et garder les enfants des deux sexes qui, les mamans travaillant à l'extérieur, devaient rester seuls à la maison. Il publia Des crèches pour les enfants d'ouvriers, ouvrage pour lequel l'Académie française lui décerna le prix Montyon. Il créa à Chaillot, le 14 novembre 1844, une première crèche de douze berceaux. Le développement de son œuvre ira en s'amplifiant et, en 1894, pour le cinquantenaire de l'institution, plus de trois cents crèches seront dénombrées dans cent-dix-sept villes de France. Il faudra attendre cependant 1971, la municipalité de Jean Charbonnel et l'impulsion d'Odette Neuville, pour voir la première crèche ouvrir ses portes dans sa ville natale. Cette crèche fut installée au Centre social Raoul Dautry aux Chapelies. La première directrice de cette crèche fut Mme Traverse (infirmière - puéricultrice). Pourtant, dès 1909, le maire Jean Fieyre, avait proposé une subvention, prise sur les fonds du Pari Mutuel, pour l'ouverture d'une crèche à Brive, mais aucune suite, hélas, ne fut donnée à ce projet.
sources : http://perso.wanadoo.fr/maddens/Rues-Brive/main.htm (site malheureusement fermé)

Marbot, Jean-Baptiste-Antoine-Marcellin, baron de
né le 18 août 1782 à Altillac, au Château de La Rivière, près du manoir d'Estresses où vécut le colonel marquis d'Estresses, décédé à Paris le 16 novembre 1854.
Après le siège de Gênes, il rejoint le Premier Consul, à Marengo et participe à la bataille. Rentré en France, il est nommé lieutenant en octobre 1803. Il participe alors à la campagne de 1805 et prend part aux combats d'Engen, de Stoekah, de Bregenz, de Feldkirch, à la bataille d'Austerlitz. L'année suivante, il se trouve à Saalfeld, à Kahla, Iéna, puis en Pologne (Kolozomb, Sochoczyn et Golymin).
Promu au grade de capitaine le 1er janvier 1807, passé ensuite à l'Etat-Major du maréchal Lannes, il part pour Friedland puis, l'année suivante, pour l'Espagne. En décembre, Lannes dirige le siège de Saragosse ; Marbot a sous ses ordres huit compagnies de grenadiers qui partent à l'assaut du fort de Santa-Engracia.
De retour en Allemagne en 1809, il reçoit l'épaulette de chef d'escadron et le titre de chevalier de l'Empire. Ce seront encore Wagram, Kornenburg, Guntersdorf,  et Znaïm. Un an après, il fait la campagne du Portugal avec Masséna (Ciudad-Rodrigo, Busaco, Fornos, Fuente-Cuberta, Miranda de Corvo, Foz de Arunce, Guarda, Fuentes d'0ñoro). Il épouse Madame Desbrières et le contrat de mariage est signé par l'Empereur lui-même.
Le Colonel Marbot quitte alors les états majors et prend le commandement du 23ème chasseurs à cheval, avec lequel il fait la campagne de 1812 dans le corps d'0udinot. Le 23ème fait la campagne de 1813 dans le corps de Sébastiani. On le trouve à la Katzbach, à Wackau, à Leipzig, à Hanau. Marbot reçoit la croix d'officier et le titre de baron. En 1815, il commande à Waterloo le 7ème hussards.
Proscrit le 15 juillet 1815, il écrit en exil une critique des Considérations sur la guerre du général Rogniat, qui lui valut de Napoléon un legs de 100 000 francs. Remis en activité en 1829, il obtient à la Révolution de 1830 le grade de général et le poste d'aide de camp du duc d'Orléans. Il le suit au siège d'Anvers en 1832, à l'expédition de Mascara en 1833, à celle des Portes-de-Fer en 1839, et en 1840 prend part à une dernière bataille, l'attaque du col de Monzaïa.
Ce seront alors des postes plus honorifique jusqu'au 6 juin 1848 où il est mis d'office à la retraite. Il vivra ses dernières années à Paris, se consacrant à la rédaction de ses Mémoires
sources :
http://www.histoiredumonde.net/1er_empire/heros/marbot.html
http://aigleconquerant.free.fr/recits/marbot-eylau.htm
http://avcm.free.fr/hist_marbot.htm
 

Marchal, Charles Gaston
Charles, Gaston Marchal naquit, le 21 janvier 1897, à Guelma, près de Constantine (Algérie), et décéda à Brive, le 30 mai 1967. Descendant d'une famille lorraine, dont le père, militaire, était basé en Algérie, engagé volontaire pour la durée de la guerre en 1915, il a à peine dix-huit ans. Il est affecté au 7ème Régiment de Tirailleurs. Très vite, il est nommé caporal et sergent en 1918, après avoir été blessé deux fois et gazé. La guerre finie, il restera militaire, et gagnera les galons d'adjudant, puis d'officier. Il servira au Maroc, puis en Algérie. Il est fait Chevalier de la Légion d'honneur. La guerre de 1939/1940 le trouve aux Armées avec le 21ème Régiment de Tirailleurs Algériens. Fait prisonnier en juin 1940, il s'évade et regagne la zone libre en novembre 1940. Après différentes affectations, dont la dernière comme commandant du CAT (Centre d'Armement Terrestre) de Brive, il entre, en 1942, dans la Résistance sous les ordres du Lieutenant-Colonel Vaujour et commande une compagnie statique, à Brive. A la Libération, il est au commandement du 1er Bataillon de l'AS (Armée Secrète) à Brive, puis est affecté au premier bataillon du 9ème Régiment de Zouaves, avec lequel il participera à la campagne d'Alsace et à l'occupation de l'Allemagne. Il sera démobilisé en 1946 avec le grade de Commandant. Elevé au grade de chevalier, puis d'officier dans l'ordre de la Légion d'honneur, il était, en outre décoré de la Médaille militaire, de la Croix de guerre 1914-1918 avec palme, de la Médaille d'Outre-Mer avec agrafe « Maroc ».
sources : http://perso.wanadoo.fr/maddens/Rues-Brive/main.htm (site malheureusement fermé)

 

Margerit, Robert
(Brive, 25 janvier 1910 - Isle (Haute-Vienne), 27 juin 1988) dans sa maison au lieu dit « Thais ». Il est inhumé au cimetière de Guéret.
Fils de parents négociants à Brive, il fait ses études à Cabanis jusqu'en classe de rhétorique, puis, ses parents déménageant à Limoges pour raison professionnelle, il suit à Limoges au lycée Gay-Lussac la classe de philosophie. Il débute des études de droit en vue d'être notaire, avant de commencer à écrire quelques « papiers » de critiques de théâtre pour le « Populaire du Centre » à Limoges. Remarqué par la qualité de ses articles, le journal lui offre une place de journaliste, et il suit plus particulièrement les affaires de tribunaux (couverture des procès, en particulier en Cour d'assises). Son acuité psychologique lui permet d'écrire des articles publiés dans le journal et remarqués par les lecteurs et la direction du journal.
Au début de la guerre 1939-1940, alors qu'il demeure (avec sa femme Suzanne) dans sa propriété du petit village de Thais (commune d'Isle), il recueille Georges-Emmanuel Clancier et son épouse, Anne.
Avec l'éditeur limousin René Rougerie, Margerit et Clancier créent une revue, appelée "Centres", et dont ne paraîtrons que 10 numéros. A travers les chapitres dits "la porte ouverte" et "la vie publique et privée", Margerit publie des dessins empreints d'une forte sensualité.
Journaliste, il publie des articles dans "Le Populaire" et dans "La Vie Limousine". Il assure des chroniques à Radio-Limoges rendant compte, notamment, d'opérettes et des revues.
Romancier, il publie, en 1945 : "Montdragon" (l'ouvrage sera, plus tard, porté au cinéma) ; « Par un été torride » (1950). Puis c'est : "Le Dieu nu", qui sera couronné, en 1951, par le prix Théophraste Renaudot.
Styliste minutieux, doué d'une "grande rigueur morale" et d'une "sensibilité extraordinaire", Robert Margerit laisse s'exprimer sa vocation d'historien. Il publie : "Le château des Bois Noirs" (dont Jacques Deray tirera un film, en 1980, sous le titre abrégé de : "les bois noirs"). Paraîtront également : "La Terre aux loups" et "L'île des perroquets".
Mais il y aura aussi sa monumentale tétralogie sur la Révolution française (les 4 livres totalisent 2000 pages...) : "L'amour et le temps" - "Les autels de la peur" - "Le vent d'acier" - "Les hommes perdus".
Selon René Morichon : "aujourd'hui, on fabrique des livres ; tandis que Robert Margerit, lui, les écrivait" (*).
(*) Le 9 janvier 1990, (à partir de 23 heures), FR3 a présenté une émission - signée par Dominique Papon - consacrée à la vie et à l'oeuvre de Robert Margerit.
Et précisément, parmi les intervenants, on remarquait Georges-Emmanuel Clancier, René Rougerie, et René Morichon. Robert Margerit (qui obtint aussi, en 1963, le Grand Prix du roman de l'Académie française, pour « La Révolution », était chevalier de la Légion d'honneur, officier de l'ordre national du Mérite et des Arts et Lettres.
(© H. Demay, Limousins) et
http://perso.wanadoo.fr/maddens/Rues-Brive/main.htm (site malheureusement fermé)

 

Maria de Ventadorn (ca1165-ca1222)
Une de « las tres de Torena » (les trois soeurs de Turenne. Fille de Raimon II. Avec ses soeurs, elle protège les trobadors et encourage leur art. Vers 1191-1198, elle épouse Eble V, vicomte de Ventadorn. Quatre chansons de Gui d'Ussel vantent ses mérites. Un autre trobador, Gaucèlm Faidit, lui dédie également une douzaine de pièces. (source : Miquèla Stenta dans l'Encyclopédie « Corrèze » (Paris, Bonnefond 2003, p.184)).
Si, comme plusieurs autres femmes de son temps, Marie de Ventadorn était elle-même trobairitz, on n'a conservé qu'une de ses pièces, une tenson (tençon) qu'elle offrit à Gui d'Ussel, où elle définit la situation de la femme au sein de la société occitane :
E il dòmna deu a son drut far onor
com ad un amic, mas non com a senhor
La dame doit honorer son amant
Comme un ami, mais non comme un seigneur

 

Marmontel, Jean-François (1723-1799)

marmontel.jpg (8294 octets)
Marmontel par Roslin, 1769

Jean-François Marmontel, né à Bort-les-Orgues le 11 juillet 1723, mourut à Abloville, près de Saint-Aubin-sur-Gaillon (Eure), le 31 décembre 1799. De famille pauvre, il fut élève des Jésuites à Mauriac (Cantal), fit sa philosophie à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) et prit l'habit ecclésiastique à Toulouse (Haute-Garonne) ; quelques succès poétiques aux Jeux floraux de cette ville éveillèrent ses ambitions littéraires. Venu à Paris, il y fut parrainé par Voltaire. La tragédie lui réussit d'abord avec Denys le Tyran (1748), surtout avec Aristomène (1749), mais moins avec Cléopâtre (1750), les Héraclides (1752) et les Funérailles de Sésostris (1753) qui furent un échec total. Secrétaire des bâtiments sous Marigny, il obtint, la même année, le privilège du Mercure de France, mais le perdit, pour une satire dont il n'était pas l'auteur et qui lui valut d'être embastillé. Il lut avec succès dans les salons ses Contes moraux, genre intermédiaire entre le roman et l'épopée, Bélisaire (1767) et les Incas (1777). La première de ces œuvres, dont le chapitre XV, Plaidoyer pour la tolérance, fit presque scandale, fut traduite dans toutes les langues européennes. Il composa les livrets du Huron (1768) de Grétry et le Dindon (1783) de Piccinni, œuvres qui furent jouées à l'Opéra de Paris. La Poétique française (1763), recueil de ses articles de l'Encyclopédie et les Eléments de littérature (1787) manquaient d'originalité critique. Historiographe de France en 1771, fixé de 1792 à 1795 dans sa retraite de Gaillon (Eure) où il écrivit d'intéressants Mémoires, il siégea au Conseil des Anciens, d'où le délogea le coup d'Etat du 18-Fructidor de l'an VI (4 septembre 1797), contre les royalistes. La renommée de ce polygraphe n'a pas survécu à la société littéraire, où il brillait par sa facilité de plume. Il fut membre de l'Académie française, en 1763, et secrétaire perpétuel en 1783. Léon Dautrement signale dans sa « Chroniquette brivoise » que les deux tragédies qui le rendirent célèbre furent montées au Théâtre-Français : Denys le Tyran et Aristomène.
Si ses "Mémoires d'un père" (posth.,1804) sont inachevés, il s'agit malgré tout d'une "autobiographie précieuse pour connaître la société du XVIIIe siècle".
(© H. Demay, Limousins) et http://perso.wanadoo.fr/maddens/Rues-Brive/main.htm (site malheureusement fermé)
Académicien, disciple et ami fidèle de Voltaire, adversaire résolu de Rousseau, collaborateur de Diderot et d'Alembert, il a contribué à la propagation des idées qui conduisirent à la Révolution. Et c'est la Révolution qui produira sa ruine. Il a notamment rédigé le livret de deux opéras de Grétry.
http://perso.wanadoo.fr/marmontel/index.htm

voir surtout la page réalisée par des élèves de Notre-Dame de la Providence à Ussel :
http://www.notredame-ussel.asso.fr/Jean_Francois_Marmontel.htm


sources :
les sites internets mentionnés et notamment :
Henri Demay, "Limousins à la Une" ; 87130-Neuvic Entier, Editions de la Veytizou
(téléphone : 05.55.69.71.24)
(lecture : Thierry Lefebvre)

 

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