
Madrange à Marmontel
Madrange, Jacques-Henry
Né en 1950 à Lagarde-Enval en
Corrèze, Jacques-Henry Madrange a depuis toujours eu la passion de la peinture.
Il fit sa première exposition personnelle dès l'âge de quatorze ans. Après des
études juridiques, il se consacre définitivement à la peinture au début des
années 1980. Remarqué dans plusieurs grands salons, notamment Brive, Angers, Aix
en Provence, pour la qualité de ses marines, il s'adonne dès 1985 à la
réalisation de portraits sur commande. Sans pour autant avoir abandonné la
peinture de paysage, il compte à ce jour, l'exécution et la livraison de plus de
800 portraits allant du portrait simple à la scène de genre réunissant une
famille entière. Si il est connu et reconnu pour ses qualités de pastelliste il
n'en demeure pas moins habile dans toutes les autres disciplines. C'est une des
raisons pour lesquelles il lui a été demandé d'enseigner son art. Depuis une
quinzaine d'années il enseigne le dessin et la peinture, selon une méthode très
personnelle (faisant l'objet d'un ouvrage) à Poitiers et en Corrèze. Cette
méthode donne des résultats. Plusieurs de ses élèves sont devenus peintres
professionnels. Nombreux sont ceux, étudiants, qui ont été admis dans de grandes
écoles d’art, voire à l’I.F.R.O.A. Site internet : http://www.cours-de-dessin.com/
contact :
Atelier des Arènes : 1, rue des arènes romaines ; 86000 Poitiers
tél : 05 49 62 30 68. Mobile : 06 82 13 88 19. courriel :
atelier.des.arenes@wanadoo.fr
Atelier de la Méchaussie ; 19150 Lagarde-Enval
tél : 05 49 62 30 68. Mobile : 06 82 13 88 19. courriel :
jh.madrange@wanadoo.fr
A.I.M.A.D. 2, rue des Portes Chanac ; 19000 Tulle. Tel : 05 55 26 11 19.
Maigne, Pierre
Né à Cressensac (Lot) le 29 juin 1905, décédé à Brive le 10
novembre 1994, inhumé à Cressensac. Bijoutier à Brive de 1935 à 1976, il succéda à son père qui
tenait depuis 1899 une horlogerie-bijouterie, fondée en 1720, place de l'Hôtel
de Ville, aujourd'hui place Charles de Gaulle. Président des horlogers et bijoutiers de la
Corrèze, il sera aussi leur représentant dans différentes instances nationales.
Dès les
années 1930 il s'engage, à la suite d'Edmond Michelet, dans l'action du Cercle Duguet et des
Equipes Sociales. A l'issue du second conflit mondial (1939-1945), auquel il
prit part comme officier de réserve, il s'investit dans de nombreuses activités
au service de la communauté. Il devint chef de groupe dans le scoutisme
catholique, président d'une association d'anciens combattants, juge au tribunal
de commerce. Politicien partageant le point de vue de la démocratie
chrétienne, il fut président départemental du MRP (Mouvement du Rassemblement
Populaire), puis du CDS (Centre des Démocrates Sociaux). Elu au conseil
municipal de Brive de 1966 à 1978, il fut chargé des fonctions de conseiller
délégué au tourisme et à l'accueil.
sources :
http://perso.wanadoo.fr/maddens/Rues-Brive/main.htm (site malheureusement fermé)
Mailher de Chassat, Antoine de
Né à Brive le 27 janvier 1781, Antoine Mailher de Chassat est décédé à Paris le 25 juillet 1864. Descendant d'une famille
établie à Brive depuis plusieurs générations (ses ancêtres avaient quitté le château de Mailher, près de Curemonte).
Son père était secrétaire-greffier de l'Hôtel de Ville.
Ses études commencées à Brive furent interrompues par la Révolution, il les
termina à Paris, et compléta son instruction en Allemagne. Licencié en droit, il
s'inscrivit au barreau de Paris, le 9 décembre 1808. Il y fait la connaissance du comte
Louis de Narbonne, aide de camp de l'Empereur. Lorsque Louis de Narbonne fut
chargé, en 1812, d'une mission en Allemagne, il le prit comme secrétaire et il
participa alors à la rédaction de la correspondance particulière de l'Empereur.
A la mort de Louis de Narbonne à Torgau en 1814, il rentre en France et reprend sa place au
Barreau de Paris. Ayant
acquis une connaissance approfondie de la langue, de l'histoire et de la
littérature allemandes, il publia en 1820 une traduction de l'Histoire de la
Guerre de Trente-Ans par Schiller, et de la Paix de Westphalie par M. C.-L. de
Woltmann. En 1822, il publie son Traité de l'Interprétation des lois, dans lequel
il donne les règles pour permettre une juste application des textes de lois. En 1823, il
devient juge suppléant au tribunal civil de première instance
de la Seine, mais quitte ses fonctions le 15 décembre 1824. Il serait encore sollicité, à plusieurs
reprises, par le Gouvernement belge, pour tenir une chaire de droit romain
dans une des grandes universités du pays mais refusa, ne voulant pas perdre la
nationalité française, condition nécessaire pour enseigner en Belgique.
sources :
http://perso.wanadoo.fr/maddens/Rues-Brive/main.htm (site malheureusement fermé)
Maillard, Marie Honorée (soeur Sophie)
Marie, Honorée Maillard dite sœur Sophie Maillard, née à Brive en 1756, est
décédée à Nevers (Nièvre), le 10 décembre 1830. Agée de 21 ans, le 15 octobre
1777, elle fait sa profession de foi et est envoyée à l'hôpital de Nevers
qu'elle doit quitter le 14 septembre 1792, la communauté ayant refusé l'aumônier
assermenté que leur imposaient les administrateurs. Sœur Sophie se rend à la
Maison-Mère, toujours à Nevers. Le 14 frimaire, an II, (14 décembre 1793), elle
est incarcérée ainsi que douze autres sœurs. Libérée le lendemain, avec la
plupart d'entre elles pour avoir prêté le serment de « liberté, égalité », elle
reprend le secours aux pauvres. En 1795, elle est à l'hôpital de Figeac (Lot),
puis, en 1808, de nouveau à celui de Nevers, où elle décède. Elle voua toute sa
vie au service des malades.
sources :
http://perso.wanadoo.fr/maddens/Rues-Brive/main.htm (site malheureusement fermé)
Maistre, Jean
Jean Maistre, sans doute né à Brive (aucune date de naissance n'a été trouvée) y
serait décédé le 22 juillet 1374. Selon Henri Delsol, il aurait été un des consuls de Brive qui ont ouvert les portes de la ville
aux Anglais, sous les ordres du duc de Lancastre, et serait mort lors de la
bataille livrée par le duc de Bourbon aux occupants de la place.
sources :
http://perso.wanadoo.fr/maddens/Rues-Brive/main.htm (site malheureusement fermé)
Majour, François Jean
François, Jean Majour naquit à Brive le 25 décembre 1755, et mourut à Paris, le
27 juillet 1834. Fils d'Antoine Majour, docteur en
médecine, et de Jeanne Brune, sœur du maréchal Brune, il succéda à son père.
Après le décès de ses parents, il gagna Paris où il s'installa jusqu'à sa mort.
La fortune des Brune lui ayant été léguée en totalité par la descendante du
maréchal, Nicole Brune, à charge « d'acquitter ses dettes et legs particuliers
dans le délai d'une année », Majour, n'ayant pas lui-même d'héritier, légua tout
son patrimoine (dont les deux tiers lui venaient de la branche maternelle) à sa
ville natale, Brive. sources : H. Demay, Limousins, et
http://perso.wanadoo.fr/maddens/Rues-Brive/main.htm (site malheureusement fermé)
Malaval, Jean-Paul
Né en 1949, il habite près de Brive. Il fut, pendant près de dix ans,
journaliste à "l'Echo du Centre". En 1987, il publie son premier roman : "Deux
journées à Bassora" ; on lui doit aussi : "La sorcellerie en Limousin" ; "La
part du feu" ; et, en 1990 : "le deuil de l'image". Il annonce lui même (le 7
déc. 1990 sur FR3) la parution, en 1991, de son prochain ouvrage : un
"Dictionnaire des chefs d'orchestre"
(© H. Demay, Limousins)
Malès, Gabriel
Gabriel Malès, né à Brive (Rue Maillard) le 23 décembre 1755, décède au Chauzanel, commune de
Chasteaux le 15 avril 1837. Elu en 1789 à l'assemblée des Etats
généraux après avoir voté le serment du Jeu de Paume, Malès vote avec le Tiers
Etat et se tient en relation avec ses compatriotes en leur relatant les
événements parisiens. A l'Assemblée Nationale Constituante, Malès subit
l'influence de Mirabeau, (sans pour autant appartenir à son milieu où figure
Cabanis), mais, plus encore, il est marqué par l'ascendant qu'exerce sur lui son
ami Treilhard. Les idées généreuses auxquelles il est attaché sont l'objet de
ses interventions : proposition que la garde nationale soit ouverte à tout
citoyen justifiant d'un domicile régulier, projet tendant à ce que tout homme
non libre qui atteindrait le territoire français devienne irrévocablement libre.
Inéligible à l'Assemblée législative, il devient magistrat pour la Convention
montagnarde ; il marque son hostilité au comité de surveillance de Brive, ce qui
lui vaut d'être incarcéré. Avec la Convention thermidorienne, il retrouve la
liberté et est élu maire de Brive, à la fin de 1794 (11 ventôse an III). Sous le
Directoire, il siège au Conseil des Cinq Cents qu'il préside pendant le mois de
ventôse, an VII, et intervient avec qualité, dans les discours sur les lois
financières. Par la suite, il devient conseiller maître à la Cour des Comptes.
sources : H. Demay, Limousins et
http://perso.wanadoo.fr/maddens/Rues-Brive/main.htm (site malheureusement fermé)
Mamy, Georges
(Allassac, 14 novembre 1921)
Journaliste depuis 1944, il débute à "l'Aube" (1944-1952), puis entre au "Monde"
(1952-1962).
A "France-Soir", il sera chef du service politique (1962-1965),
puis chroniqueur politique (1959-1971) à "Ouest-France", (sous le pseudonyme
d'Yves Bressandes). De 1970 à 1973, il est chef de la rédaction parisienne de
"l'Est Républicain". En 1974, il devient rédacteur en chef adjoint du "Nouvel
Observateur".
Membre de l'Association française de science politique, Georges Mamy est
chevalier de la Légion d'honneur ; Croix de guerre 39-45 ; Rosette de la
résistance.
(© H. Demay, Limousins)
Mandrageas, René
Propriétaire du Jambon Madrange
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MANOURY PHILIPPE (1952- )
Né le 19 juin 1952 à Tulle, Philippe Manoury commence l’étude de
la musique vers l’âge de onze ans ; il est immédiatement attiré par la
composition. Il étudie à l’École normale de musique de Paris : le piano avec
Pierre Sancan, puis l’écriture et la composition avec Gérard Condé et Max
Deutsch. Il entre au Conservatoire national supérieur de musique de Paris,
où il obtient des premiers prix dans les classes de Claude Ballif (analyse)
et d’Ivo Malec (composition).
Pas vraiment marginal, mais pas encore vraiment intégré au monde musical, il
commence à se faire connaître en 1974, avec Focus, pour petit orchestre,
créé au festival de Royan le 25 mars, puis avec Cryptophonos, pour piano
seul, dédié à Claude Helffer et créé par celui-ci aux Rencontres
internationales de musique contemporaine de Metz le 23 novembre. En 1977,
Pierre Boulez programme Philippe Manoury au premier concert de Passage du
XXe siècle, le grand cycle inaugural de l’I.R.C.A.M., avec Numéro cinq, pour
piano et ensemble, une œuvre qui se présente, nous dit le compositeur, comme
« bâtie sur un choix arbitraire et conscient d’un ensemble de règles et de
contraintes ». À partir de 1975, il s’initie à la composition assistée par
ordinateur avec Pierre Barbaud.
De 1978 à 1981, il réside au Brésil, où il donne des cours dans différentes
universités (Brasília, São Paulo, Rio de Janeiro, Salvador). Pendant cette
période, il compose Numéro huit, une œuvre écrite pour un très grand
orchestre de 103 musiciens et qui sera créée dans sa version intégrale à la
Maison de Radio-France le 9 juin 1990. Dès ses premières pièces, Philippe
Manoury a manifesté sa préférence pour le grand orchestre, « non pour la
masse mais pour l’image sonore, la possibilité de superposer avec eux-mêmes
plusieurs fois un motif, un accord, une idée musicale ». Pour lui,
l’important, c’est de disposer d’un vaste éventail de possibilités sonores.
Il compose par strates, souvent en descendant en profondeur dans la texture
musicale : une ligne, puis une autre qui transforme la première et ainsi de
suite. Dans Numéro huit, l’engendrement par couches, les principes de
prolifération, la démultiplication des motifs, le mélange des images sonores
reviennent sans cesse.
Invité à l’I.R.C.A.M. en 1981, il y entreprend, en collaboration avec le
mathématicien et informaticien Miller Puckette, des recherches dans le
domaine de l’interaction en temps réel entre les instruments acoustiques et
les nouvelles technologies liées à l’informatique musicale. Après une année
de travail au cours de laquelle il apprend à intégrer dans son processus
compositionnel les nouvelles technologies, il écrit Zeitlauf, pour douze
voix solistes, ensemble de quatorze instrumentistes, bande magnétique et
synthétiseur. Cette pièce, créée le 15 février 1983 à l’I.R.C.A.M., est née
de réflexions sur des principes de corrélations qui existent entre les
différents composants musicaux : « L’idée primitive, dit-il, était que ces
pôles extrêmes (perception immédiate et mémorisante réfléchie) pourraient
être reliés par un réseau de relations continues. C’est-à-dire que le point
de départ devrait être l’analyse du timbre, et, à partir de cette analyse,
la construction de tout l’espace sonore dans lequel le timbre évoluera. »
Ses recherches le conduisent à se pencher de plus près sur le problème de
l’interaction instrument-machine, dont le but principal est le développement
de systèmes permettant le suivi en temps réel du jeu instrumental par un
ordinateur et le contrôle des processus musicaux électroacoustiques par
l’interprète. De ces travaux naît un cycle de pièces interactives pour
plusieurs instruments, Sonus ex machina, comprenant Jupiter, pour flûte et
électronique en direct (1987), Pluton, pour piano M.I.D.I. et ordinateur en
temps réel (1988), La Partition du ciel et de l’enfer, pour flûte M.I.D.I.,
piano, piano M.I.D.I. et orchestre de 28 musiciens (1989), et Neptune, pour
percussions et ordinateur 4X (1991). Pour Neptune comme pour les pièces
précédentes, Philippe Manoury nous explique que « l’idée repose sur un
contrôle de la musique de synthèse effectué en temps réel par les
instrumentistes. La musique électroacoustique n’est pas enregistrée, mais
modulée, variée et transformée par les instruments au moment de
l’exécution ». Jupiter est la première pièce fondée sur des processus
entièrement en temps réel. Avec Pluton, le compositeur développe le concept
de partition virtuelle. Il explore la « frontière mobile » entre ce que fixe
la notation et ce que produit l’interprète. Par là, il s’efforce de faire
entrer l’interprétation directement dans le processus compositionnel. Il
cherche des rapports entre l’interprétation et l’écrit car les différences
d’interprétation, qui sont bien réelles, ne peuvent venir que de
l’incertitude de l’écrit, d’un manque de précision des différents paramètres
musicaux. Dans une partition, les rythmes et les hauteurs sont généralement
écrits avec une précision qui ne peut exister en ce qui concerne la notation
de la dynamique. Alors que la quantification la plus précise de ce paramètre
semble avoir été atteinte avec Mode de valeurs et d’intensités d’Olivier
Messiaen – sept niveaux –, l’oreille, qui est beaucoup plus fine, pourra
capter jusqu’à 27 attaques différentes grâce au système M.I.D.I.
Le 10 mars 1997, 60e Parallèle, la première partition lyrique de Philippe
Manoury, est créé au Théâtre du Châtelet, à Paris, par l’Orchestre de Paris
sous la direction de David Robertson. Parti d’un premier projet s’inspirant
de l’univers d’Orson Welles, le compositeur a écrit un opéra en un acte
d’une centaine de minutes pour 90 musiciens et 9 personnages réunis dans un
aéroport, quelque part sur le 60e parallèle. L’œuvre repose sur un texte de
Michel Deutsch. L’histoire a été déterminée par une nouvelle d’Anton
Tchekhov, Sur la grande route, qui montre des personnages en transit se
rencontrant en un lieu unique, isolés du monde par de mauvaises conditions
météorologiques. Dans 60e Parallèle, il s’agit d’un aéroport bloqué sous les
neiges du Grand Nord. La tension dramatique de l’œuvre vient de l’absence de
progression logique et du fait qu’à n’importe quel moment une phrase que
l’on n’attendait pas peut faire irruption. Le grand orchestre est souvent
divisé en plusieurs petits orchestres de manière à pouvoir dupliquer la même
image sonore. L’électronique n’intervient, de manière sporadique, comme un
instrument supplémentaire, que dans le traitement des voix, pour les rendre
plus compréhensibles : afin que les auditeurs saisissent nettement le texte,
l’ordinateur reproduit les accents des voyelles en même temps que les
interprètes chantent tout à fait naturellement.
Son deuxième ouvrage lyrique, K..., sur un livret de Bernard Pautrat et
André Engel d’après Le Procès de Franz Kafka, commande de l’Opéra national
de Paris, est créé le 7 mars 2001 à l’Opéra-Bastille, dans une mise en scène
d’André Engel et sous la direction musicale de Dennis Russell Davies. Il
s’agit d’un ouvrage en douze scènes de longueurs inégales illustrées par une
musique discontinue qui caractérise chaque moment important. L’unité de
l’ensemble n’en est pas moins préservée par une logique harmonique. Soucieux
d’occuper la totalité de l’espace que lui offrait l’Opéra-Bastille, Philippe
Manoury a fait ici preuve d’une grande maîtrise de la musique électronique,
réalisée à l’I.R.C.A.M. : la spatialisation des sons grâce à
16 haut-parleurs disposés autour de la salle conduit par moments à une
véritable polyphonie, notamment à la fin de l’ouvrage, lorsque K... se
trouve dans la cathédrale avec l’aumônier, juste avant son exécution. Si
K... peut être considéré comme un opéra, il tient aussi du théâtre musical :
sans perdre leur autonomie, les voix, les instruments, les gestes, la mise
en scène, les décors, les lumières et les costumes sont en effet étroitement
liés ; les librettistes ont gardé les principaux dialogues du Procès mais il
arrive que Manoury substitue au récit, qui n’est pas toujours linéaire, une
sorte de contrepoint d’histoires et de points de vue.
Dans son processus compositionnel, Philippe Manoury adopte une organisation
bipolaire de la forme : « D’un côté des processus, de l’autre des formes où
prédomine l’aspect architectonique. Les processus se construisent de
l’intérieur, par le développement d’éléments de détail, les formes où
prédomine l’aspect architectonique, par l’organisation de la globalité :
d’abord les éléments, puis les éléments des éléments. De cette façon, la
relation entre forme globale et détail est très contrôlée, la forme globale
étant vue sous l’angle du processus qui la dynamise et à l’inverse
l’enchaînement des différents événements provoquant l’abstraction et
l’apparition d’un modèle global. »
source : Encyclopédie Universalis |
Mantes, Georges
(Naves, 6 juin 1937
Agriculteur et éleveur à Naves (1960), il devient président (1963-1967) du
Centre des Jeunes Agriculteurs de la Corrèze ; secrétaire général (1967-1972) de
la Fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles ; président
(1974-1977) de la chambre régionale d'agriculture du Limousin ; président (1979)
de la Mutualité sociale agricole.
En 1980, il est vice-président du Comité économique et social du Limousin.
Il est officier du Mérite agricole, et chevalier de l'ordre national du Mérite.
(© H. Demay, Limousins)
Marbeau, Jean-Baptiste, Firmin
Jean-Baptiste, Firmin Marbeau, né à Brive le 18 mai 1798, mourut à Saint-Cloud
(Hauts-de-Seine), le 11 octobre 1875. Fils d'une grande famille bourgeoise de
Brive, où il fit ses études secondaires, il suivit, en 1816, les cours de Droit
à la faculté de Paris. Il entra, en 1819, comme clerc dans une étude d'avoué de
la capitale, tenue par un de ses parents. Il publia en 1824 un Traité des
Transactions, dont le mérite parut tel à la Chambre des avoués que celle-ci
nomma son auteur à la tête de l'une des plus importantes études de Paris. Il
acquit rapidement une brillante réputation, mais, pour des raisons de santé, dut
vendre sa charge. Ayant eu, de par ses fonctions, connaissance de la misère
humaine et de l'injustice sociale, il décida de consacrer son temps aux pauvres,
et en particulier, aux enfants. Il fit sienne l'une des formules de Leibniz : « L'éducation peut tout ». En 1844, alors maire adjoint du premier arrondissement
de Paris, il devait constater qu'aucun règlement ne se préoccupait de l'enfant
depuis sa naissance jusqu'à l'âge de trois ans, âge auquel où il pouvait être
gardé dans les « asiles ». Chrétien convaincu, sa foi lui souffla le mot de «
Crèche » qu'il allait bientôt employer. C'est madame Pape-Carpentier, qui avait
fondé, vers 1795, les premiers asiles destinés à recevoir et garder les enfants
des deux sexes qui, les mamans travaillant à l'extérieur, devaient rester seuls
à la maison. Il publia Des crèches pour les enfants d'ouvriers, ouvrage pour
lequel l'Académie française lui décerna le prix Montyon. Il créa à Chaillot, le
14 novembre 1844, une première crèche de douze berceaux. Le développement de son
œuvre ira en s'amplifiant et, en 1894, pour le cinquantenaire de l'institution,
plus de trois cents crèches seront dénombrées dans cent-dix-sept villes de
France. Il faudra attendre cependant 1971, la municipalité de Jean Charbonnel et
l'impulsion d'Odette Neuville, pour voir la première crèche ouvrir ses portes
dans sa ville natale. Cette crèche fut installée au Centre social Raoul Dautry
aux Chapelies. La première directrice de cette crèche fut Mme Traverse
(infirmière - puéricultrice). Pourtant, dès 1909, le maire Jean Fieyre, avait
proposé une subvention, prise sur les fonds du Pari Mutuel, pour l'ouverture
d'une crèche à Brive, mais aucune suite, hélas, ne fut donnée à ce projet.
sources :
http://perso.wanadoo.fr/maddens/Rues-Brive/main.htm (site malheureusement fermé)
Marbot, Jean-Baptiste-Antoine-Marcellin, baron
de
né
le 18 août 1782 à Altillac, au Château de La Rivière, près du manoir d'Estresses
où vécut le colonel marquis d'Estresses, décédé à Paris le 16 novembre 1854.
Après le siège de Gênes, il rejoint le Premier Consul, à Marengo et participe à
la bataille. Rentré en France, il est nommé lieutenant en octobre 1803. Il
participe alors à la campagne de 1805 et prend part aux combats d'Engen, de
Stoekah, de Bregenz, de Feldkirch, à la bataille d'Austerlitz. L'année suivante,
il se trouve à Saalfeld, à Kahla, Iéna, puis en Pologne (Kolozomb, Sochoczyn et
Golymin). Promu au grade de capitaine le 1er janvier 1807, passé ensuite à
l'Etat-Major du maréchal Lannes, il part pour Friedland puis, l'année suivante,
pour l'Espagne. En décembre, Lannes dirige le siège de Saragosse ; Marbot a sous
ses ordres huit compagnies de grenadiers qui partent à l'assaut du fort de
Santa-Engracia. De retour en Allemagne en 1809, il reçoit l'épaulette de
chef d'escadron et le titre de chevalier de l'Empire. Ce seront encore Wagram,
Kornenburg, Guntersdorf, et Znaïm. Un an après, il fait la campagne du
Portugal avec Masséna (Ciudad-Rodrigo, Busaco, Fornos, Fuente-Cuberta, Miranda
de Corvo, Foz de Arunce, Guarda, Fuentes d'0ñoro). Il épouse Madame Desbrières
et le contrat de mariage est signé par l'Empereur lui-même. Le Colonel
Marbot quitte alors les états majors et prend le commandement du 23ème chasseurs
à cheval, avec lequel il fait la campagne de 1812 dans le corps d'0udinot. Le
23ème fait la campagne de 1813 dans le corps de Sébastiani. On le trouve à la
Katzbach, à Wackau, à Leipzig, à Hanau. Marbot reçoit la croix d'officier et le
titre de baron. En 1815, il commande à Waterloo le 7ème hussards. Proscrit
le 15 juillet 1815, il écrit en exil une critique des Considérations sur la
guerre du général Rogniat, qui lui valut de Napoléon un legs de 100 000 francs.
Remis en activité en 1829, il obtient à la Révolution de 1830 le grade de
général et le poste d'aide de camp du duc d'Orléans. Il le suit au siège
d'Anvers en 1832, à l'expédition de Mascara en 1833, à celle des Portes-de-Fer
en 1839, et en 1840 prend part à une dernière bataille, l'attaque du col de
Monzaïa. Ce seront alors des postes plus honorifique jusqu'au 6 juin 1848 où
il est mis d'office à la retraite. Il vivra ses dernières années à Paris, se
consacrant à la rédaction de ses Mémoires sources :
http://www.histoiredumonde.net/1er_empire/heros/marbot.html
http://aigleconquerant.free.fr/recits/marbot-eylau.htm
http://avcm.free.fr/hist_marbot.htm
Marchal, Charles Gaston
Charles, Gaston Marchal naquit, le 21 janvier 1897, à Guelma, près de
Constantine (Algérie), et décéda à Brive, le 30 mai 1967. Descendant d'une
famille lorraine, dont le père, militaire, était basé en Algérie, engagé
volontaire pour la durée de la guerre en 1915, il a à peine dix-huit ans. Il est
affecté au 7ème Régiment de Tirailleurs. Très vite, il est nommé caporal et
sergent en 1918, après avoir été blessé deux fois et gazé. La guerre finie, il
restera militaire, et gagnera les galons d'adjudant, puis d'officier. Il servira
au Maroc, puis en Algérie. Il est fait Chevalier de la Légion d'honneur. La
guerre de 1939/1940 le trouve aux Armées avec le 21ème Régiment de Tirailleurs
Algériens. Fait prisonnier en juin 1940, il s'évade et regagne la zone libre en
novembre 1940. Après différentes affectations, dont la dernière comme commandant
du CAT (Centre d'Armement Terrestre) de Brive, il entre, en 1942, dans la
Résistance sous les ordres du Lieutenant-Colonel Vaujour et commande une
compagnie statique, à Brive. A la Libération, il est au commandement du 1er
Bataillon de l'AS (Armée Secrète) à Brive, puis est affecté au premier bataillon
du 9ème Régiment de Zouaves, avec lequel il participera à la campagne d'Alsace
et à l'occupation de l'Allemagne. Il sera démobilisé en 1946 avec le grade de
Commandant. Elevé au grade de
chevalier, puis d'officier dans l'ordre de la Légion d'honneur, il était, en
outre décoré de la Médaille militaire, de la Croix de guerre 1914-1918 avec
palme, de la Médaille d'Outre-Mer avec agrafe « Maroc ».
sources :
http://perso.wanadoo.fr/maddens/Rues-Brive/main.htm (site malheureusement fermé)
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Margerit, Robert
(Brive, 25 janvier 1910 - Isle (Haute-Vienne), 27 juin 1988) dans sa
maison au lieu dit « Thais ». Il est inhumé au cimetière de Guéret.
Fils de parents négociants à Brive, il fait ses études à Cabanis jusqu'en
classe de rhétorique, puis, ses parents déménageant à Limoges pour raison
professionnelle, il suit à Limoges au lycée Gay-Lussac la classe de
philosophie. Il débute des études de droit en vue d'être notaire, avant de
commencer à écrire quelques « papiers » de critiques de théâtre pour le «
Populaire du Centre » à Limoges. Remarqué par la qualité de ses articles,
le journal lui offre une place de journaliste, et il suit plus
particulièrement les affaires de tribunaux (couverture des procès, en
particulier en Cour d'assises). Son acuité psychologique lui permet
d'écrire des articles publiés dans le journal et remarqués par les
lecteurs et la direction du journal.
Au début de la guerre 1939-1940, alors qu'il demeure (avec sa femme
Suzanne) dans sa propriété du petit village de Thais (commune d'Isle), il
recueille Georges-Emmanuel Clancier et son épouse, Anne.
Avec l'éditeur limousin René Rougerie, Margerit et Clancier créent une
revue, appelée "Centres", et dont ne paraîtrons que 10 numéros. A travers
les chapitres dits "la porte ouverte" et "la vie publique et privée",
Margerit publie des dessins empreints d'une forte sensualité.
Journaliste, il publie des articles dans "Le Populaire" et dans "La Vie
Limousine". Il assure des chroniques à Radio-Limoges rendant compte,
notamment, d'opérettes et des revues.
Romancier, il publie, en 1945 : "Montdragon" (l'ouvrage sera, plus tard,
porté au cinéma) ; « Par un été torride » (1950). Puis c'est : "Le Dieu nu",
qui sera couronné, en 1951, par le prix Théophraste Renaudot.
Styliste minutieux, doué d'une "grande rigueur morale" et d'une
"sensibilité extraordinaire", Robert Margerit laisse s'exprimer sa
vocation d'historien. Il publie : "Le château des Bois Noirs" (dont
Jacques Deray tirera un film, en 1980, sous le titre abrégé de : "les bois
noirs"). Paraîtront également : "La Terre aux loups" et "L'île des
perroquets".
Mais il y aura aussi sa monumentale tétralogie sur la Révolution française
(les 4 livres totalisent 2000 pages...) : "L'amour et le temps" - "Les
autels de la peur" - "Le vent d'acier" - "Les hommes perdus".
Selon René Morichon : "aujourd'hui, on fabrique des livres ; tandis que
Robert Margerit, lui, les écrivait" (*).
(*) Le 9 janvier 1990, (à partir de 23 heures), FR3 a présenté une
émission - signée par Dominique Papon - consacrée à la vie et à l'oeuvre
de Robert Margerit.
Et précisément, parmi les intervenants, on remarquait Georges-Emmanuel
Clancier, René Rougerie, et René Morichon.
Robert Margerit (qui obtint aussi, en 1963, le Grand Prix du roman de
l'Académie française, pour « La Révolution », était chevalier de la Légion
d'honneur, officier de l'ordre national du Mérite et des Arts et Lettres.
(© H. Demay, Limousins) et
http://perso.wanadoo.fr/maddens/Rues-Brive/main.htm (site malheureusement fermé) |
Maria de
Ventadorn (ca1165-ca1222)
Une de « las tres de Torena » (les trois soeurs de Turenne. Fille
de Raimon II. Avec ses soeurs, elle protège les trobadors et
encourage leur art. Vers 1191-1198, elle épouse Eble V, vicomte de
Ventadorn. Quatre chansons de Gui
d'Ussel vantent ses mérites. Un autre trobador,
Gaucèlm Faidit, lui dédie
également une douzaine de pièces. (source : Miquèla Stenta dans
l'Encyclopédie « Corrèze » (Paris, Bonnefond 2003, p.184)).
Si, comme plusieurs autres femmes de son temps, Marie de Ventadorn était
elle-même trobairitz, on n'a conservé qu'une de ses pièces, une tenson (tençon)
qu'elle offrit à Gui d'Ussel, où elle définit la situation de la femme au
sein de la société occitane : |
E il dòmna deu a son drut far onor
com ad un amic, mas non com a senhor |
La dame doit honorer son amant
Comme un ami, mais non comme un seigneur |
| Marmontel, Jean-François (1723-1799)

Marmontel par Roslin, 1769
Jean-François Marmontel, né à Bort-les-Orgues le 11 juillet
1723, mourut à Abloville, près de Saint-Aubin-sur-Gaillon (Eure), le 31
décembre 1799. De famille pauvre, il fut élève des Jésuites à Mauriac
(Cantal), fit sa philosophie à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) et prit
l'habit ecclésiastique à Toulouse (Haute-Garonne) ; quelques succès
poétiques aux Jeux floraux de cette ville éveillèrent ses ambitions
littéraires. Venu à Paris, il y fut parrainé par Voltaire. La tragédie lui
réussit d'abord avec Denys le Tyran (1748), surtout avec Aristomène
(1749), mais moins avec Cléopâtre (1750), les Héraclides (1752) et les
Funérailles de Sésostris (1753) qui furent un échec total. Secrétaire des
bâtiments sous Marigny, il obtint, la même année, le privilège du Mercure
de France, mais le perdit, pour une satire dont il n'était pas l'auteur et
qui lui valut d'être embastillé. Il lut avec succès dans les salons ses
Contes moraux, genre intermédiaire entre le roman et l'épopée, Bélisaire
(1767) et les Incas (1777). La première de ces œuvres, dont le chapitre
XV, Plaidoyer pour la tolérance, fit presque scandale, fut traduite dans
toutes les langues européennes. Il composa les livrets du Huron (1768) de
Grétry et le Dindon (1783) de Piccinni, œuvres qui furent jouées à l'Opéra
de Paris. La Poétique française (1763), recueil de ses articles de
l'Encyclopédie et les Eléments de littérature (1787) manquaient
d'originalité critique. Historiographe de France en 1771, fixé de 1792 à
1795 dans sa retraite de Gaillon (Eure) où il écrivit d'intéressants
Mémoires, il siégea au Conseil des Anciens, d'où le délogea le coup d'Etat
du 18-Fructidor de l'an VI (4 septembre 1797), contre les royalistes. La
renommée de ce polygraphe n'a pas survécu à la société littéraire, où il
brillait par sa facilité de plume. Il fut membre de l'Académie française,
en 1763, et secrétaire perpétuel en 1783. Léon Dautrement signale dans sa
« Chroniquette brivoise » que les deux tragédies qui le rendirent célèbre
furent montées au Théâtre-Français : Denys le Tyran et Aristomène.
Si ses "Mémoires d'un père" (posth.,1804) sont inachevés, il s'agit
malgré tout d'une "autobiographie précieuse pour connaître la société du
XVIIIe siècle".
(© H. Demay, Limousins) et
http://perso.wanadoo.fr/maddens/Rues-Brive/main.htm (site malheureusement fermé)
Académicien, disciple et ami fidèle de Voltaire, adversaire résolu de
Rousseau, collaborateur de Diderot et d'Alembert, il a contribué à la
propagation des idées qui conduisirent à la Révolution. Et c'est la
Révolution qui produira sa ruine. Il a notamment rédigé le livret de deux
opéras de Grétry.
http://perso.wanadoo.fr/marmontel/index.htm
voir surtout la page réalisée par des élèves de
Notre-Dame
de la Providence à Ussel :
http://www.notredame-ussel.asso.fr/Jean_Francois_Marmontel.htm
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