Marquessac à Monteil

Marquessac, comte Pierre Jean de
Pierre-Jean, comte de Marquessac naquit à Brive le 17 mars 1773, et y mourut le 29 août 1850. Par son père, il descendait d'une famille du Périgord, et par sa mère, une demoiselle de Sales, d'une vieille famille Briviste. La famille Marquessac possédait le château de Croze, en Quercy, sur la commune de Sarrazac. De par ses origines, le jeune Marquessac n'avait sans doute pas d'autre choix, compte tenu de l'époque, que celui des armes. C'est ainsi qu'il devança l'appel, s'engagea dans le 4e bataillon du Lot, en 1792, fut nommé sous-lieutenant, puis rapidement capitaine, et devint l'aide de camp de son parent, le général de division Sahuguet, d'après Philibert Lalande (petit-fils du colonel) qui rédigea la biographie de Marquessac. Biographie intéressante, pour ceux qui sont passionnés par l'histoire militaire des illustres brivois, et auxquels nous conseillons de consulter l'intégralité de cette biographie dans le Bulletin de la Société Scientifique, Historique et Archéologique de la Corrèze de l'année 1900. Dans ce dictionnaire, nous écrirons qu'il fut un brillant officier sans toutefois accéder au grade de général et qu'il est mort dans son lit, à Brive, après avoir combattu sur la plupart des champs de bataille de la Révolution et de l'Empire. Nous avons noté poursuivent les auteurs du dictionnaire des rues de Brive, qu'il était même à la terrible bataille du cimetière d'Eylau, bien décrite par Victor Hugo dans Le colonel Chaber.
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Marsalés, Jean Paul Joseph
Jean, Paul, Joseph Marsalés naquit à Souillac (Lot), le 27 janvier 1881, et décéda à Brive, le 21 février 1930. Fils d'un receveur de l'Enregistrement, il fit ses études primaires au collège de Brive, et ses études supérieures au lycée Janson de Sailly, à Paris, où il prépara le concours d'entrée à l'Ecole polytechnique. Reçu au concours, promotion 1900, il passa à l'Ecole supérieure d'électricité un diplôme d'ingénieur électricien. Il revint à Brive et fonda à l'âge de 23 ans (1904), avec Paul Bordier la Société d'éclairage « P. Bordier & Cie et J. Marsalès & Cie », devenue ensuite la « Société d'éclairage et de force motrice de Brive », et en assura la direction pendant vingt-six années. Cette société possédait l'usine à gaz de Brive et l'usine électrique des Bordes (dont on peut voir encore les vestiges). Ces deux sociétés étaient complémentaires : le coke, résidu de l'usine à gaz, était employé pour produire la vapeur qui, ensuite alimentait les génératrices de courant électrique, en complément de la chute d'eau des Bordes. Il s'intéressa toute sa vie, de façon active, à tout ce qui concernait les sciences, le progrès et l'extension de la région. Il participa à la création de la section locale de la « Société de Géographie de Paris », l'ancêtre du Syndicat d'Initiative de Brive. Il anima plusieurs sociétés locales, soit à caractère industrielle, telle la « Paumellerie électrique », soit à caractère touristique, telle la « Société des autobus de Rocamadour à Padirac ». Dès 1912, il présenta une étude pour la création d'un aérodrome à Brive, projet d'envergure, dont la piste empruntait la vallée de la Corrèze (âxe ouest-est des vents dominants) et évitait ainsi les difficultés d'atterrissage dues aux collines entourant la ville. L'emplacement choisi, s'il était intéressant du point de vue aéronautique, recelait une faille car il neutralisait un grand espace, perdu pour l'extension possible de la ville du côté de l'ouest. Homme de cœur et courageux, en mai 1910, il n'hésita pas à se porter volontaire pour installer un éclairage dans le puits de mine d'Allassac, lors du sauvetage de trois ouvriers mineurs ensevelis à plus de cent mètres de fonds. Sa conduite lui valut la Médaille d'honneur de sauvetage. Il fut fait officier d'Académie en 1914, et officier de l'Instruction publique en 1923. Il fut inhumé à Gourdon (Lot) dans le caveau familial.
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Martignac, de Gaye de
La famille de Gaye de Martignac a été une des grandes familles de Brive et une étude très documentée a été faite par Louis de Saint-Germain, publiée dans le bulletin de 1904 de la Société Scientifique, Historique et Archéologique de la Corrèze, et qui s'appuie sur une étude d'Ernest Daudet. La famille de Gaye de Martignac apparaît dès le XVIe siècle. On a relevé entre autres, un Jean-Léonard de Gaye de Martignac, né à Brive le 10 mars 1741, avocat au parlement et résidant à Bordeaux en 1769, marié avec Marie-Thérèse Lanuse, puis procureur au parlement. Celui ci fut le père de Jean-Baptiste, Sylvestre de Gaye de Martignac, ministre de l'intérieur sous la Restauration et Premier ministre de Charles X. Est-ce cet homme que nos édiles ont voulu honorer ? Sans doute, aussi est-ce sa biographie que nous donnerons. Jean-Baptiste, Sylvestre de Gaye vicomte de Martignac naquit à Bordeaux (Gironde) le 20 juin 1778, et mourut à Paris, le 3 avril 1832. Après des études de droit à Bordeaux, il fut un brillant avocat grâce à la vivacité de son esprit, au charme de sa diction, et obtint de brillants succès. Il fut nommé, en 1818, avocat général à Bordeaux (Gironde), et, en 1819, Procureur général de Limoges (Haute-vienne). Il devint député à Marmande (Lot-et-Garonne) en 1821. Esprit libéral et modéré, il fut appelé, en 1828, par Charles X, pour être son ministre de l'Intérieur, puis le chef du Gouvernement. Après des réformes libérales telles que le rétablissement de la liberté de la presse et les ordonnances du 16 juin 1828, qui mettaient les écoles ecclésiastiques (petits séminaires) sous le contrôle de l'Etat, et retiraient le droit d'enseigner aux membres des congrégations non reconnues, sa politique déplut à Charles X, qui le remplaça par Polignac. Le 19 mai 1825, il avait été élevé au rang de vicomte lors du sacre de Charles X. Il avait eu comme chef de cabinet au ministère de l'Intérieur le baron Charles Rivet qui devint préfet du Rhône.
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saint Martin
Un jeune espagnol d'origine modeste, après avoir vécu plusieurs années auprès de Saint-Martin de Tours, dont il prit le nom, voyagea en Gaule et en Italie, puis se retira à Savignac en Périgord. Là, chez le prêtre Laurent qui l'hébergeait, il apprit que les habitants de Brive sacrifiaient encore aux faux dieux. Accompagné de Laurent, il s'y rendit pour prêcher la religion nouvelle et dans son zèle renversa les idoles. Furieux, les habitants le lapidèrent et l'un d'eux lui trancha la tête. Laurent l'ayant enseveli sur le lieu du martyre, des calamités s'abattirent sur la ville et ne cessèrent qu'après qu'on eut demandé l'intervention du martyr. Convertis, les brivois élevèrent un oratoire sur son tombeau, où, par la suite, de nombreux miracles se produisirent. Suivant la tradition, le martyr eut lieu le 9 août 407 et, selon un récit du XVIIème siècle, l'évènement aurait eu lieu ainsi : « Ayant appris que dans Brive, qui estoit au voisinage du lieu de sa demeure, il y avait un temple ou au moins un autel à idoles au bord de la rivière Corrèze, où les fidèles vesnaient chaque samedy pour y faire leurs sacrifices abominables, » il persuada son ami Laurent de ne souffrir davantage cet opprobre de la Religion Chrétienne, estant tous deux résolus ou de donner la Foy ou le sang à ce peuple. Ils prennent leur temps et vont aborder cette populace aveuglée et les prêtres chargés des sacrifices. Ils leur montrent leur erreur, Saint Martin s'échauffe à leur mettre devant les yeux la vanité de leurs dieux et la nécessité d'un seul Dieu qui s'étoit incarné pour le salut des hommes. Frappé à coups de pierres et de bâtons et estat déjà demy-mort et tout sanglant de ses playes, il se met à genoux et profère les paroles du premier martyr Saint Etienne, en disant : O Seigneur ne leur imputez pas ce péché, mais convertissez les à votre culte et service ». Quelque temps après, les brivois élevèrent un oratoire sur son tombeau, remplacé depuis par une église, puis par une seconde vers 600, avant de laisser place à la collégiale actuelle.
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Massénat, docteur Jean François
Jean, François Massénat naquit à Brive le 13 pluviôse de l'an IV (17 février 1796) et y décéda le 20 février 1877. Fils du notaire Jean, Baptiste Massénat et de Marie Guitard, il devint docteur en médecine. Nous n'avions que peu de renseignements sur cet homme, mais monsieur Layotte, des archives municipales de la ville, nous a communiqué une note succinte fournissant un aperçu sur sa vie, note dont nous reproduisons littéralement la teneur : « Le docteur Massénat, médecin, chevalier de la Légion d'honneur, surtout médecin des pauvres, a consacré sa vie et dépensé son patrimoine pour le soulagement du malheureux qu'il soignait gratuitement et qu'il comblait de bienfaits ; sa mémoire est à ce titre respectée de tous. Il n'a jamais pris part aux luttes politiques, mais ses actes et ses paroles étaient empreintes du libéralisme le plus pur : c'était un noble cœur et un bon citoyen ». Il fut médecin à l'hôpital et ce fut le docteur Verlhac qui le remplaça à son décès.
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Massénat, Elie
Elie Massénat, né à Brive le 29 février 1832, y mourut assez brusquement après quelques jours seulement de maladie, le 14 mars 1903. Il était le fils de Jean-Baptiste Massénat, notaire, et de Cécile Marbeau. Il fit ses études au petit séminaire, puis au collège. Après avoir obtenu une licence de droit à la Faculté de Paris, il revint à Brive. D'un tempérament « ardent et d'une grande activité », il fit l'acquisition de la filature de coton des frères Le Clère, à Malemort. Malheureusement pour lui, la guerre de Sécession, en Amérique du Nord (1861-1865), provoqua une crise économique telle qu'il dut reconvertir sa filature en usine à papier, fabriqué à base de paille de céréales : le seigle étant principalement récolté dans notre région à cause de sa paille plus courte et plus résistante aux assauts des vents, c'est surtout avec cette dernière que le papier était produit. Homme entreprenant, très jeune (1860) il fut élu au conseil municipal de Brive, où son caractère, entier mais généreux, le fit remarquer par son ardeur à soutenir et à défendre, sans concession, ce qui lui semblait juste. Rapidement, il acquit une grande popularité et son mandat lui fut renouvelé jusqu'en 1871. A cette époque, il devint maire de Malemort et, sous son administration, il semble que la commune fit de grands progrès. En 1892, après avoir vendu son usine de Malemort, il revint à Brive et se fit élire au conseil municipal et ne cessa plus d'en faire partie. En parcourant les délibérations des conseils de l'époque, il est possible de juger de l'ardeur de l'homme à défendre les causes qui lui paraissaient justes. Les discussions, parfois orageuses, entre lui et des hommes comme Crozat, le maire Simbille et d'autres, donnent un aperçu de ce qu'étaient à l'époque les conseils qui ressemblaient à bien de ceux d'aujourd'hui. En dehors de son travail, il était un chercheur infatigable et un archéologue estimé. Ses recherches dans le pays de Brive et en Dordogne lui permirent d'écrire, en collaboration avec le docteur Girod, professeur à la faculté de Clermont (Puy-de-Dôme), un ouvrage sur la classification et la description de leurs découvertes : les stations de l'âge du renne, dans les vallées de la Corrèze et de la Vézère, leur valurent un prix à l'Académie des sciences, en 1900. Il fut un des fondateurs et un des présidents de la Société Scientifique, Historique et Archéologique de la Corrèze, à laquelle il fit don d'un grand nombre d'ouvrages. Il légua aussi, au musée de Brive, toute la collection de pierres, d'outils en silex et d'armes préhistoriques qu'il avait récoltés.
sources : http://perso.wanadoo.fr/maddens/Rues-Brive/main.htm (site malheureusement fermé)

Masson, Paul
(Ussel, 21 juillet 1920).
Préfet. Il a été en poste au Niger (1945) ; en Haute Volta (devenue Burkina Faso) (1948) ; au Soudan (1954) ; en Guinée (1957-1958). En 1960, il est gouverneur de la France d'Outre-Mer. Préfet du Lot (1967-1971), il deviendra ensuite directeur du cabinet civil et militaire de Michel Debré (ministre de la Défense nationale), de novembre 1971 à mars 1973. Il aura également été préfet du Loiret (juin 1973) ; de la région Aquitaine ; de la Gironde (1976) ; de la zone de défense Sud-Ouest (1976-1978) ; et également, directeur du cabinet civil et militaire d'Yvon Bourges (ministre de la Défense) de 1978 à 1979.
Paul Masson est commandeur de la Légion d'honneur, de l'ordre national du Mérite agricole et de l'Etoile Noire ; officier des Palmes académiques.
(© H. Demay, Limousins)

Materre, Général
Né à Uzerche. 18e siècle. Un des nombreux généraux de Napoléon. Enterré à Saint Martin Sepert (petit village à 10km d'Uzerche)
http://perso.wanadoo.fr/cbo/index.htm

Maugein Frères, à Tulle
L'histoire a fait de la Corrèze le principal centre de fabrication de l'accordéon en France. Cette histoire mal connue s'est déplacée de Brive à Tulle au terme de multiples péripéties, d'aventures humaines et musicales, de réussites industrielles et commerciales. Cette activité, qui a touché pendant plus quatre-vingts ans des centaines de personnes à travers toute la Corrèze, est encore vécue intensément par beaucoup de gens comme un monde riche et coloré, prolongée aujourd'hui par le renouveau de la firme Maugein.
http://www.mdcn.fr.fm/  

Meilhac, Henri
(Argentat, 1831-1897).
Un des premiers auteurs dramatiques de son époque, il entra à l'Académie française. Il laisse : "La belle Hélène" ; "La vie parisienne" ; "La Périchole" ; "Le petit Duc", etc.
(© H. Demay, Limousins)

Melon, Jean-François
(Tulle, 1680-1738).
Economiste, il est l'auteur, entre autres, d'un "Essai politique sur le commerce" (1734), fort "apprécié de Voltaire".
(© H. Demay, Limousins)

Michel, Jean-Claude
Jean-Paul Michel est né en Corrèze en 1948. Il a fondé les éditions William Blake & Co à Bordeaux en 1975. La plupart de ses poèmes publiés entre 1976 et 1996 ont été regroupés en deux volumes chez Flammarion : Le plus réel est ce hasard et ce feu - Cérémonies et sacrifices (1997), Défends-toi beauté violente (2001)
source : http://www.crl-bourgogne.org/poetes.htm

 

Michelet, Claude

photo : © D.R : A.Auboiroux / Opale

Biographie
Claude Michelet est né en 1938 à Brive-la-Gaillarde, en Corrèze.
A quatorze ans, il choisit d'arrêter ses études parisiennes et entre à l'école d'agriculture de Lancosme, en Indre, puis se consacre à l'élevage.
Agriculteur le jour, la nuit il écrit. Son premier roman, "La Terre qui demeure", paraît en 1965.
Succède un second, "La Grande Muraille", en 1969, suivi une année plus tard d' "Une fois sept", où il raconte ses souvenirs d'enfance, et "Mon père Edmond Michelet", qui reçoit en 1972 le prix des Ecrivains combattants.
Quelques temps après "J'ai choisi la terre" (Robert Laffont, 1975), il entre dans la toute jeune Ecole de Brive.
Son succès ne fera que grandir, notamment avec l'histoire de la famille Vialhe, réunissant à chaque nouvelle parution des lecteurs supplémentaires et fidèles, des amoureux de la terre comme lui, dont le nombre dépassera le million lors de la sortie du premier volume retraçant l'histoire de la famille Vialhe : "Des grives aux loups".

Bibliographie
La Terre qui demeure (Editions du Moniteur agricole, 1965)
La Grande Muraille (Julliard, 1969)
Une fois sept (Julliard, 1970)
Mon père Edmond Michelet (Presses de la Cité, 1971) Prix des Ecrivains combattants Rocheflame (Julliard, 1973)
J'ai choisi la terre (Robert Laffont, 1975) Prix des Volcans
Cette terre est la vôtre (Robert Laffont, 1977)
Des Grives aux loups (Robert Laffont, 1979) Prix Eugène-Le Roy ; prix des Libraires
Les palombes ne passeront plus - Des grives aux loups, tome II (Robert Laffont, 1980)
Les Promesses du ciel et de la terre (Robert Laffont, 1985)
Pour un arpent de terre - Les Promesses du ciel et de la terre, tome II (Robert Laffont, 1986)
Le Grand Sillon - Les Promesses du ciel et de la terre, tome III (Robert Laffont, 1988)
L'Appel des engoulevents - Des grives aux loups, tome III (Robert Laffont, 1990)
Quatre Saisons en Limousin (Robert Laffont, 1994)
La Nuit de Calama (Robert Laffont, 1994)
Cette terre qui m'entoure (Editions Christian de Bartillat / Robert Laffont, 1995)
Histoires des paysans de France (Robert Laffont, 1996)
La Terre des Vialhe - Des grives aux loups, tome IV (Robert Laffont, 1998)
L'Or du temps (Robert Laffont, 1998)
Un jour de bonheur (Robert Laffont, 1999)
Les Défricheurs d'Eternité(Robert Laffont, 2000)
Pour le plaisir (Robert Laffont, 2001)
Des maisons au coeur (Robert Laffont, 2001)

http://www.laffont.fr/brivemichelet.htm

 

Edmond Michelet


© Brive, Centre d’études Edmond Michelet

Michelet, Edmond (Paris, 8 octobre 1889 - Marcillac (près de Brive), 9 octobre 1970)

Edmond Charles Octave Michelet est né à Paris dans le XIXe arrondissement, le 8 octobre 1899.
Début 1918, il s'engage volontairement pour la durée de la guerre. Affecté au 126e régiment d'infanterie de Brive, il découvre la Corrèze et Brive où il se marie. Il milite à l'ACJF (Action catholique de la jeunesse française) dont il devient le président en Béarn puis en Corrèze lorsqu'il se fixe définitivement à Brive en 1925. En 1932, il développe les Equipes sociales, créées par Robert Garric en 1919, dont le but était de faciliter l’ascension professionnelle, intellectuelle et morale de ses membres défavorisés en dehors de toute idée de cloisonnement. Devant la montée du nazisme il crée le Cercle Duguet, un groupe de réflexion qui organise, entre autres, une série de conférences intitulée : « Les dangers qui menacent notre civilisation ». Parmi les titres de celle-ci : « Comment défendre la personne humaine en danger ? », « l’état totalitaire », « le racisme », « l’antisémitisme ».
Père de famille, il n'est pas mobilisé en 1939, mais organise le Secours national pour venir en aide aux nombreux réfugiés. Il pose un premier acte de résistance dès juin 1940 en distribuant avec des amis, dans les boîtes aux lettres de Brive, un tract reprenant un texte de Péguy : « celui qui ne se rend pas a raison contre celui qui se rend ». Fin 1940, « Duval », tel est son pseudonyme, organise le groupe « Liberté » qui s'intégra au mouvement « Combat » fin 1941. En 1942, il en devient chef régional puis prend la direction de la région 5 des MUR (Mouvements Unis de la Résistance).
Michelet est arrêté pour ses activités de résistance par la police allemande le 25 février 1943. Emprisonné d'abord à Fresnes, au secret pendant 6 mois, il est déporté à Dachau le 15 septembre 1943. A la libération du camp, le 29 avril 1945, il représente la France au Comité international et s'occupe du rapatriement de tous les Français ainsi que de celui des Espagnols internés. Il rentre en France le 27 mai 1945.
En juillet 1945, il est désigné par le MLN (Mouvement de libération nationale) comme membre de l'Assemblée consultative provisoire. Le 21 octobre 1945, il est élu député de la Corrèze à la première Assemblée constituante dans les rangs du MRP (Mouvement républicain populaire).
Il devient en novembre 1945, ministre des Armées du gouvernement de De Gaulle.
En juin 1946, il est élu député à la deuxième Assemblée constituante et en novembre 1946, il est élu député à la première Assemblée législative. Battu aux élections législatives du 17 juin 1951 en Corrèze, il est élu en mai 1952, conseiller de la République et devient vice-président de la Haute Assemblée en 1958.
En 1954, il dirige la délégation française à l'ONU. En juin 1958, Michelet devient ministre des Anciens Combattants, fonction qu'il conserve jusqu'en janvier 1959, puis ministre de la Justice, du gouvernement de Michel Debré, entre le 8 janvier 1959 et le 24 août 1961.
Il entre au Conseil constitutionnel en février 1962. Le 12 mars 1967, il est élu député de la première circonscription du Finistère : Quimper. Un mois plus tard, Edmond Michelet revient au gouvernement comme ministre chargé de la Fonction publique.
Après mai 1968, il est ministre d'Etat sans portefeuille. Après les élections des 23 et 30 juin 1968, avec la formation du gouvernement Couve de Murville, il retrouve son banc de député du Finistère à l'Assemblée. Il le quitte le 22 juin 1969 pour recueillir les Affaires culturelles dans le gouvernement Chaban-Delmas où il succède à André Malraux. Il occupe ce poste jusqu'à sa mort, le 9 octobre 1970, à Marcillac près de Brive.
Edmond Michelet a reçu le prix littéraire de la Résistance en 1959 et le Grand prix littéraire franco-belge de la Liberté en 1960 pour son ouvrage de souvenirs Rue de la Liberté. Il était président de l'Amicale des Anciens de Dachau dont il sut maintenir l'unité malgré la guerre froide et président fondateur de l'Association France-Algérie en 1963.
merci au Centre Michelet
http://www.centremichelet.org/edmondmichelet.htm
Le Centre d’études Edmond-Michelet est un établissement culturel ouvert au public, situé à Brive-la-Gaillarde, en Corrèze (19). Son objectif est de contribuer à la recherche historique et à sa diffusion, en s’attachant aux problématiques liées à l’image, pour la période du xxe siècle et plus particulièrement durant la seconde guerre mondiale.
http://www.centremichelet.org/

voir aussi :
http://www.charles-de-gaulle.org/degaulle/biographies/michelet.htm

Michon, Jean-Hippolyte
Né en Corrèze en 1806. Précurseur de la graphologie
http://www.gallican.org/michon.htm

Mie, Jean-Baptiste, Louis-Philippe, dit Louis
Jean-Baptiste, Louis-Philippe (dit Louis), Mie né à Tulle, le 28 février 1831, est mort à Paris, le 31 octobre 1877. La famille Mie était originaire de Périgueux (Dordogne). Le père de Louis, Justin, polytechnicien, était officier d'artillerie ; affilié à la Société des Droits de l'homme, il était en fonction à Rennes (Ille-et-Vilaine), lorsqu'à la nouvelle de la révolution de juillet 1830, il proclama la République ; quelques temps après il fut nommé à Tulle, capitaine à la manufacture d'armes, lors de la naissance de son fils Louis ; son frère (l'oncle de Louis), Louis, Augustin dit Auguste Mie (1809-1881), avocat et imprimeur à Paris, fut, sous la Deuxième République, représentant de la Dordogne aux Assemblées de la constituante et de la législative. Avocat au barreau de Périgueux, Louis Mie, qui, alors qu'il était étudiant en droit, avait fondé, dès 1849, un cercle républicain à la Faculté de Droit, s'efforce de reconstituer le parti républicain après le coup d'état du 2 décembre 1851, tout en échouant aux élections législatives de 1863. A la chute de l'Empire (1870), il met toute son énergie à combattre les conservateurs et ce, notamment, grâce au journal « La République de la Dordogne », dont il est le fondateur. Au palais de justice, il s'illustre dans la fameuse affaire du crime de Hautefaye, où il fait avec éloquence le procès de l'Empire, comme dans des dossiers relatifs à la liberté de la presse, ou à la défense des ecclésiastiques en rupture avec la hiérarchie catholique. Elu député de Bordeaux (deuxième circonscription de la Gironde) le 10 avril 1877, et ce, lors d'une élection partielle, il est réélu le 18 octobre de la même année, après la dissolution de la chambre par le maréchal Mac-Mahon. Louis Mie décède après avoir exprimé le désintéressement que manifesta sa vie : « Je ne suis fier que de ma pauvreté ». Par ailleurs, son activité littéraire avait été féconde. Ses écrits, pour la plupart des libellés républicains et anticléricaux, souvent imprimés sous couverture rouge sang, traduisent ce qu'a été l'engagement sans faille de son existence : Evêque et Pontife (1868), La Franc-Maçonnerie et l'Evêque de Périgueux (1869), Le soldat sait mourir, Le peuple doit payer (1869), Théories et petits négoces de Monsieur le Curé (1869), La République par la Loi. Mais sa brochure : Tu ne défendras plus demeure son plus bel écrit, de par les pages poignantes dans lesquelles l'avocat décrit les conditions révoltantes qui le conduisirent à renoncer au barreau. Voici un passage qui est de nos jours toujours d'actualité : « L'amour de la justice et le respect de la liberté individuelle sont les deux forces qui mènent la vie sociale. Détruisez l'une et toute base fait défaut ; éteignez l'autre et vous verrez s'obscurcir la lumière qui rayonne au sommet humain ». Ses cendres reposent au cimetière de Périgueux (Dordogne) et un médaillon orne le socle funéraire.
sources : http://perso.wanadoo.fr/maddens/Rues-Brive/main.htm (site malheureusement fermé)

Miginiac, Louis
Louis Miginiac, né à Argentat le 10 mai 1873, est décédé à Brive, le 20 février 1948. Son père était percepteur et, après Argentat, fut nommé à Beaulieu-sur-Dordogne. Le jeune Louis fait ses études d'abord au collège de Brive, puis au Lycée de Tulle. Brillant élève puisqu'il obtient un accessit de composition française au Concours Général de 1891, il fait à Paris des études de droit en 1893, et collabore à la revue « Lemouzi », en donnant en 1895 un article sur : Argentat et le château de Merle, Souvenirs de Vacances. Il passe le doctorat en droit, ce qui, à l'époque, lui permet de ne faire qu'un an de service militaire au lieu de trois. Rédacteur au Ministère du Commerce en 1900, il collabore comme attaché à la rédaction du journal « Le Temps ». Il collabore également au journal « La République », de Charles de Lasteyrie, ministre des finances de Poincaré. De 1901 à 1903, il publie dans « Lemouzi » : Les enfants du Pays, une étude sur Paul Meilhac et Silhouettes limousines, un portrait de Marcel Mielvaque. En 1903, sur la demande de Maître Laurier, avoué à Brive, il quitte Paris et s'installe comme avocat à Brive. Il épouse, en 1906, Mademoiselle Delsol, petite-fille d'avocat, dont la famille occupe cette charge depuis 1850. Il plaida en 1904, au moment de la séparation des Eglises et de l'Etat, en faveur du Petit Séminaire, situé à l'époque à l'Hôtel Labenche, et en faveur des Pères de Saint-Antoine. Par la suite, il se spécialise dans les affaires commerciales et industrielles. Il est l'avocat de la ville de Brive de 1909 jusqu'à sa mort, excepté pendant son mandat de maire délégué par le gouvernement de Vichy, en 1940. Il accepte cette fonction contre son gré, mais dans l'intérêt de ses concitoyens, comme le précisera le maire Chapelle lors de ses obsèques : « … investi des fonctions de maire, il les assuma sans passion et sans haine, n'ayant en vue, à cette époque, la plus tourmentée de notre histoire, que le bien public et la sauvegarde des intérêts de nos concitoyens ». D'Edmond Michelet, on notera cette phrase : « … Sa sensibilité était à la hauteur de son intelligence. Qu'il ait pu, à un certain moment, remplir les ingrates fonctions qui lui furent imposées, sans pour autant se faire d'ennemis, n'est-ce pas tout à l'honneur de son cœur autant que toutes ses autres qualités… ». Il fut président de la Société Scientifique, Historique et Archéologique de la Corrèze de 1944 à sa mort, et ce fut le chanoine Jean Bouyssonie qui lui succéda.
sources : http://perso.wanadoo.fr/maddens/Rues-Brive/main.htm (site malheureusement fermé)

Millet, Richard
Richard Millet, écrivainNé à Viam en 1953, Richard Millet vivra de 7 à 14 ans au Liban, puis rentrera en France, à Paris. Il aura déjà connu, à 14 ans, deux exils qu’il va tenter de réduire par le chemin de l’écriture. Richard Millet a déjà publié une douzaines de romans (La gloire des Pythre, L’amour des trois sœurs Piale) qui lui ont valu des lecteurs fidèles et nombreux. Il a revisité récemment le Proche-Orient et a publié en 1994 « Un balcon à Beyrouth ». Cité perdue esquisse d’Istanbul un portrait lucide et passionné, qui est aussi une réflexion sur l’avenir de la Méditerranée.
Illustrations inédites d’Abidine.

http://www.gallimard.fr/catalog/html/rentree_2003/index_mill.htm
voir aussi :
http://perso.wanadoo.fr/jean-pierre.mourieras/celebrites.htm
http://ecrits-vains.com/points_de_vue/paris3.htm

 

Mimoun, Alain

Champion de France

  • 1947 : 5000 et 10 000 m
  • 1949 : 5000 et 10 000 m
  • 1950 : 10 000 m
  • 1951 : 5000 et 10 000 m
  • 1952 : 5000 et 10 000 m
  • 1953 : 5000 et 10 000 m
  • 1954 : 5000 et 10 000 m
  • 1955 : 5000 et 10 000 m
  • 1956 : 5000 et 10 000 m

Champion de France de cross

  • en 1949 - 1952 - 1955 - 1956

Championnats d'Europe

  • 2ème sur 5000 et 10 000 m en 1950

Jeux Olympiques

  • 2ème sur 10 000 m en 1948
  • 2ème sur 5000 et 10 000 m en 1952
  • 1er au marathon en 1956

records de France en 1956

  • 2 miles : 9'01''08
  • 3 miles : 13'54''6
  • 5000 m : 14'07''4
  • 6 miles : 28'19''
  • 10 000 m : 29'13''4
  • 15 000 m : 46'21''3
  • 20 km : 1 h 01'56''4
  • heure : 19 km 365 m

Grand athlète français, Alain Mimoun est né en Algérie le 1er janvier 1921.Commandeur de la Légion d'Honneur

Garçon de café au restaurant du Racing Club de France. Il deviendra le coureur de France le plus titré.

Il a conquis son dernier titre de champion de France en 1965 à l'âge de 44 ans.
Alain Mimoun a épousé une Tulliste, et créé le centre sportif de Bugeat, où de nombreux sportifs viennent s'entrainer.

http://www.10-15.com/Limousin/magazine/celebre/mag_mimoun.html

Alain Mimoun s'est entraîné dans les bois de Bugeat pour gagner le Marathon Olympique en 1956 et a toujours une maison « La Mimounière », où il séjourne souvent. Il a donné son nom au Stade du Centre National d'Entraînement.
(site de Jean-Pierre Mourieras http://perso.wanadoo.fr/jean-pierre.mourieras/celebrites.htm)
(renseignements transmis par Jean Maury, Pascale Dathanat et Christian Audy et Richard Levieux)

Cet homme extraordinaire est le plus grand athlète français jamais connu. Médaille d’or aux Jeux Olympique du marathon de Melbourne en 56, médaille d’argent du 5000 m et 10 000 m à Helsinki en 52, médaille d’argent du 10 000 m à Londres en 48, 4 médailles d’or aux Cross des Nations, 4 médailles d’or aux Jeux Méditerranéens, 2 médailles d’argent aux Championnats d’Europe. Il a parcouru les cinq continents et " ses résultats témoignent de son intelligence, de sa volonté et de sa méthode ", comme le dit si bien Roland Jounay, 10 fois international du 400 m haies en Equipe de France et coéquipier d’Alain Mimoun entre 1946 et 1952.
Mais en plus d’un bon athlète, Alain Mimoun a aussi été un bon soldat. Il fut décoré par 4 Présidents de la République Française : Commandeur de la Légion d’Honneur, de l’Ordre National du Mérite, Commandant de l’Ordre du Mérite Sportif.
Alain Mimoun est un homme bon et naturel. De nombreuses plaques et statues ont été érigées en son nom. Il est d’ailleurs le fondateur du Centre Sportif de Bugeat.
source : O.T. d'Ussel
Office de Tourisme d' USSEL
Place Voltaire 19200 USSEL
Tél. : 05 55 72 11 50 - Fax : 05 55 72 54 44
http://www.ot-ussel.fr/
OT-USSEL@wanadoo.fr 

Moissinac-Massenat, André
(Brive, 9 juillet 1925).
Ingénieur de l'Ecole navale, il est (en 1947) enseigne de vaisseau, et participe à la campagne d'Indochine (1948-1950). Il est lieutenant de vaisseau en 1953, et capitaine de corvette en 1962 ; capitaine de frégate en 1967. Professeur à l'Ecole supérieure de guerre navale (1971-1973), il est promu capitaine de vaisseau (1973) ; puis chef d'état-major de l'inspection des armements nucléaires (1974-1976). Nommé contre-amiral en 1981, il devient inspecteur des réserves et de la mobilisation de la marine.
Il est officier de la Légion d'honneur et de l'ordre national du Mérite, et Croix de guerre des T.O.E.
(© H. Demay, Limousins)

Monédière, Robert
(né à Paris le 9 avril 1918)
Né à Paris, mais ses parents sont de Chaumeil (joli petit hameau de Saint-Augustin). « Il ne sait pas trop comment il est venu à l'accordéon » : sans doute sous l'influence de Jean Ségurel qui - de dix ans son aîné - joue déjà de cet instrument. Robert Monédière commence alors à « faire des noces » de campagne.
En 1938, il accomplit son service militaire, puis c'est la Guerre. Prisonnier en Haute-Bavière, il ne retrouve sa Corrèze qu'en 1945.
Dès son retour, il décide « qu'il fera le métier de musicien et d'accordéoniste ». Il joue et il compose : à la SACEM, ce sont plusieurs milliers de ses compositions qui sont enregistrées. Il fait aussi « tandem » avec Jean Ségurel, André Thivet, et plusieurs autres musiciens.
Chez DECCA (durant vingt ans), chez CARRERE (pendant trois ans), chez ILD (dès 1980), il signe plus d'une centaine d'enregistrements, vendus à plus de six millions d'exemplaires. En 1990 il recevait son sixième disque d'or.
Robert Monédière est celui qui a « su faire naître la Corrèze aux oreilles françaises ».
Par ailleurs, il a été conseiller municipal de Chaumeil dès 1959. En 1971, il fut adjoint au maire. De 1977 à mars 1989, il fut maire de Chaumeil.
Robert Monédière est chevalier de l'Ordre du Mérite (1988).

Monjauze, Pierre Henry
Pierre, Henri Monjauze, naquit à Objat le 15 mai 1865 et mourut à Brive le 18 octobre 1940. Fils d'un notaire d'Objat, il fit sans doute ses études à Brive, puis épousa mademoiselle Lascombe, fille d'un préfet de Constantine (Algérie). Fin lettré, il se consacra tout entier à la littérature avec son ami Pierre Verlhac. Il orthographiait son prénom Henry. De ces deux écrivains, Louis de Nussac cite parmi leurs œuvres : L'Etang (feuilleton du « Temps » 1903), L'Homme qui rame (Paris 1923). Ecrivains mais aussi auteurs dramatiques en prose et en vers, toujours d'après Nussac, ils donnent dans le théâtre local Tout Brive y passera (1886), écrivent aussi un poème de circonstance : Les Excursionnistes (1888), adaptent à la scène un poème héroï-comique : La Questions des eaux à Brive (1895), ils firent jouer à l'Odéon : Le Grand Aïeul (1903), pièce écrite à l'occasion du centenaire de l'entrée des œuvres de Pierre Corneille à l'Odéon, et publièrent Les Troubadours (Paris 1912).
source : http://perso.wanadoo.fr/maddens/Rues-Brive/main.htm (site malheureusement fermé) 

Monteil, André
(Juillac, 15 août 1915).
Elève à l'Ecole normale supérieure, il est agrégé de l'Université. Professeur de lettres au lycée de Quimper (1938-1940), il sera bientôt député ("républicain populaire"), en 1945-1946 (assemblée constituante), puis de 1946 à 1958 (assemblée nationale). Secrétaire d'état à la Marine (1950-1951), et de nouveau, de juin à novembre 1954, il devient ministre de la Santé publique (1954-1955). Il sera encore maire de Quimper (1955-1959) ; sénateur du Finistère (1959-1971) ; président de l'Alliance France-Israël (1971) ; vice-président de la ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (LICRA), dès 1971.
Il est officier de la légion d'honneur ; Croix de guerre 39-45 ; Bronze Star Medal.
(© H. Demay, Limousins)

Monteil, Jean
Jean Monteil naquit à Cau, commune de Bar, le 20 juillet 1887 et mourut à Montpellier (Hérault), le 10 mars 1978, chez sa fille ; son corps fut inhumé à Brive. Descendant d'une famille d'agriculteurs, il fit ses études primaires dans sa commune, puis à l'école primaire supérieure d'Uzerche ; il intégra ensuite l'Ecole normale d'instituteurs de Tulle. A la sortie de cette dernière, il fut nommé instituteur à Ayen. En 1906, il s'engagea volontaire et fut incorporé au 80e Régiment d'Infanterie, comme soldat de 2e classe, promu caporal en 1907. Mis en disponibilité le 28 avril de la même année, il fut affecté au Régiment d'infanterie de Tulle, où il sera nommé sergent en 1908. Rappelé à la mobilisation de 1914 au 92 e Régiment d'Infanterie, il sera nommé sous-lieutenant, et affecté, le 10 mai 1915, au 105e Régiment d'Infanterie. Il termina la guerre comme chef de bataillon (commandant), après avoir été blessé trois fois et décoré, sur le champ de bataille, de la Légion d'honneur, le 7 août 1918. La guerre finie, il reprit son métier d'instituteur et devint directeur de l'école Firmin Marbeau à Brive. En 1939, il fut mobilisé au 126e Régiment d'Infanterie à Brive, comme chef de bataillon à l'état-major du régiment, commandé par le colonel Duché. En avril 1940, il fut détaché à la subdivision de Pau (Pyrennées-Atlantiques) pour l'instruction des deux contingents de la classe 1939. De retour à Brive fin juillet 1940, il prit sa retraite, et fut sollicité par de nombreuses associations d'œuvres sociales, notamment la Caisse des écoles, la Caisse d'allocations familiales, dont il sera le président jusqu'à sa mort. Lors de l'annulation des élections communales de 1965, il fit partie de la délégation spéciale nommée par le Préfet, pour administrer la commune jusqu'aux élections suivantes, qui donnèrent la majorité à la liste du Rassemblement du Peuple Français, conduite par Jean Charbonnel. Outre la Légion d'honneur déjà citée, il était décoré de la Croix de guerre 1914-1918 avec huit citations.
sources : http://perso.wanadoo.fr/maddens/Rues-Brive/main.htm (site malheureusement fermé)

Monteil, Parfait Louis
Parfait, Louis, Monteil, né à Paris, en 1855, est mort à Herblay (Val d'Oise), le 29 septembre 1925. Fils d'une famille originaire de la Corrèze, son père était sous-officier de la Garde Impériale. Il commence ses études primaires à l'Ecole des Enfants de Troupe de Tulle où, à dix ans, il obtient une bourse pour le Lycée Impérial de Périgueux (Dordogne). Il entre en 1874 à l'Ecole Spéciale de Saint-Cyr. Le 30 septembre 1876, Monteil reçoit sa nomination à un poste de sous-lieutenant dans le corps de l'Infanterie de Marine basé à Cherbourg. Le 5 octobre 1877, le sous-lieutenant Monteil s'embarque pour le Sénégal, où il fait la connaissance de Gallieni. Après une affectation dans les bureaux de l'Etat-major de ce dernier, il est chargé de relever l'itinéraire d'une voie ferrée entre Saint-Louis et Bakel. Tout de suite, il révèle des qualités d'explorateur et de patient négociateur auprès des chefs de villages, qui le rançonnaient au passage. Après cette première mission, il dirige, avec le grade de commandant, l'expédition entre le Sénégal et le Niger (1890-1892), avant-première de la traversée de l'Afrique, du Niger au Tchad et à Tripoli (Lybie), qui le classe parmi les grands explorateurs ; il parcourt à pied plus de 5000 kilomètres, sans carte, avec un ravitaillement réduit au minimum, et sans tirer un seul coup de fusil, si ce n'est pour se procurer de la viande. A l'issue de cette mission, il connaît la gloire éphémère de l'opinion. Après cet exploit, lui est confiée l'étude de l'expédition Congo-Nil, qui ne se réalisera que plus tard, avec Marchand. Il dirigea l'expédition guerrière de Côte-d'Ivoire contre le roi Samory, qui s'opposait à toute pénétration de cette région de forêt équatoriale, très difficile d'accès. Au cours des quinze jours que dure l'expédition, il livre avec ses hommes dix-huit combats victorieux ; grièvement blessé au bras, il ne réussit pas à entrer en négociation avec le roi Samory. Sa blessure met fin prématurément à sa carrière coloniale et militaire. A Tulle, au numéro 4 de la rue Rodolphe Peyre, une plaque a été posée sur la maison de ses parents, rappelant ses états de service.
sources : http://perso.wanadoo.fr/maddens/Rues-Brive/main.htm (site malheureusement fermé)

Monteil, Pierre
(St Augustin, 30 septembre 1925).
Elève à l'Ecole normale supérieure, et à l'Ecole pratique des hautes études, il est docteur ès lettres, et agrégé de grammaire. En 1963, il est maître de conférences, puis (dès 1964) professeur titulaire de la chaire de philosophie classique et de grammaire comparée à la faculté des lettres de Dijon. Il a publié : "La phrase relative en Grec ancien" (1963) ; "Beau et laid en latin" (1964), édition commentée de Théocrite ; Idylles II, V, VII, XI, XV (1968) ; "Eléments de phonétique et de morphologie du latin" (1970). Etc.
Il est officier des palmes académiques.
(© H. Demay, Limousins)

Monteil, Renée
Renée Monteil, née à Brive le 29 octobre 1923, y décéda le 15 janvier 1977. Son père, cordonnier, mourut peu de temps après sa naissance et sa mère, Jeanne Monteil, sans ressources et ayant un enfant à charge, trouva une place à l’orphelinat Segeral-Verninac de Brive dont elle deviendra la directrice. Pendant plus de trente ans, elle s’efforça de recréer une ambiance familiale pour ces jeunes déshérités. Sa fille Renée, seule fille parmi une vingtaine de garçons, se trouva confrontée très tôt à la misère morale de ses petits camarades. C’est probablement la raison qui la conduisit à continuer l’exemple maternel en consacrant sa vie à essayer de venir en aide aux plus démunis. Elle suivit des cours de secourisme, puis plus tard d’infirmière à la Croix-Rouge. Pendant la dernière guerre, aux cotés de madame Duché (femme du Général) elle participa à la Résistance et, à la Libération, contracta un engagement au titre des Auxiliaires Féminines de l’Armée de Terre (AFA) de la 1ère armée et fut affectée au service social de l’armée Rhin-et-Danube. Après son mariage en 1947 avec l’adjudant-chef Juge, elle se retrouva en 1950 au Maroc où elle fut affectée, à titre civil, à la Protection Maternelle et Infantile. Elle apprit rapidement les rudiments de la langue arabe qui lui permirent d’exercer avec efficacité dans la « Médina », à tel point que les marocaines l’avaient surnommée « Toubiba » (La doctoresse). De retour en France en 1962, elle s’occupa activement du Foyer des Jeunes Travailleuses « Sainte-Claire » avant de devenir en 1972 déléguée départementale du Secours Catholique. Elle était membre du Comité de Surveillance de la Prison de Brive, jusqu’à sa brutale disparition à l’âge de cinquante-quatre ans. Sa vie a été consacrée à l’écoute et à l’aide de ceux qui étaient dans le besoin, moral ou matériel.
sources : http://perso.wanadoo.fr/maddens/Rues-Brive/main.htm (site malheureusement fermé)

 

sources :
les sites internets mentionnés et notamment :
Henri Demay, "Limousins à la Une" ; 87130-Neuvic Entier, Editions de la Veytizou
(téléphone : 05.55.69.71.24)
(lecture : Thierry Lefebvre)

 

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