Sahuguet, baron Joseph de
Joseph de Sahuguet d'Armarzit, baron d'Espagnac, naquit à Brive le 28 mars 1743 et mourut à Paris en 1783, en l'hôtel des Invalides dont il était gouverneur. A dix-sept ans, il embrassa la carrière des armes. Il fut l'aide de camp du maréchal Maurice de Saxe dont il fut l'ami et l'historien. Une inscription dans la nef principale des Invalides rappelle qu'il fut Lieutenant Général et Grand-Croix de Saint-Louis et gouverneur des Invalides de 1766 à 1783.
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Sahuguet, Jean Joseph de
Jean, Joseph, François, Léonard de Sahuguet d'Amarzit naquit à Brive le 12 octobre 1756 et décéda le 26 décembre 1802, à Tabajo ou Tabago (Petite île des Antilles anglaises). Il fit des études au collège des Doctrinaires à Brive. Il semble qu'il fut doué d'une facilité extraordinaire pour apprendre les langues. Il choisit la carrière des armes. Il était l'un des cousins du baron d'Espagnac. Il servit le Roi, la République et l'Empereur et finit sa carrière en prenant possession, comme gouverneur, de Tabago, île importante des Antilles que les anglais venaient de rendre à la France par le traité d'Amiens du 25 mars 1802. Il y mourut, deux mois après son arrivée, de la fièvre jaune. Une très intéressante étude biographique très documentée est parue dans le bulletin de 1901 de la Société Scientifique, Historique et Archéologique de la Corrèze, sous la signature de Mr Rebière.
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Saintoyant, Jules
Jules, François, Saintoyant naît à Nemours (Seine-et-Marne), le 5 avril 1869, et meurt à Brive le 7 février 1949. Le commandant Jules Saintoyant est officier d'ordonnance de Pierre Savorgnan de Brazza ; il participe à la colonisation pacifique du Congo et ramène en France en 1905 le corps de son chef. Il est tout à fait exact de parler de « colonisation pacifique » pour le Congo, lorsque l'on sait que Brazza arrive en 1888 avec une troupe d'une vingtaine d'hommes, pour la plus grande part des sénégalais, dont le sergent Malamine, qu'il laisse avec cinq autres sénégalais, sur un tertre au bord du fleuve Congo, endroit qui deviendra plus tard la « case de Gaulle », propriété considérée, encore à l'heure actuelle, comme territoire français. Saintoyant vient en retraite à Brive et, en 1936, il adhère à la Société Scientifique, Historique et Archéologique de Brive. Il demeurait à l'époque au 18 boulevard Carnot, qui devait devenir boulevard maréchal Pétain en 1941, et, à la Libération, boulevard général Kœnig. Il était membre de la Société de l'histoire des colonies, pour laquelle il écrivit de nombreux articles dans ses bulletins. Ecrivain consacré et averti, il a laissé plusieurs ouvrages appréciés, notamment une Histoire de la colonisation française. Il fit don à la Société Scientifique, Historique et Archéologique de Brive de deux opuscules, l'un intitulé « Des politiques religieuses et indigènes », et l'autre sur la Représentation coloniale pendant la Révolution. Il était officier de la Légion d'honneur.
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Salviat, François
La famille Salviat, alliée aux Vielbans, est une des très anciennes familles de Brive. Deux études très approfondies, faites, l'une par Louis de Nussac en 1923, et l'autre par Jean Jost, tous deux membres de la Société Scientifique, Historique et Archéologique de la Corrèze, et publiées dans les bulletins de 1923, 1990 et 1991, méritent d'être consultées si l'on veut connaître la famille Salviat. Tout ce que nous avons écrit est issu de ces études.
François Salviat, né le 23 février 1666, à Brive, au domaine du Teinchurier, décédé à Brive, le 6 ou le 7 juillet 1733. Il étudia la médecine, et acheta en 1694 la charge de médecin du Roi dont il devint le conseiller du Roy et le médecin ordinaire. La même année, il fut élu consul de Brive, réélu en 1727, et nommé médecin de l'hôpital en 1732. Il tenait à jour ses livres de comptes, avec des commentaires sur les récoltes de ses terres et vignes, ainsi que sur la météorologie régionale. François Salviat, fils du précédent, né à Brive, le 2 février 1706, et décédé aussi à Brive, le 11 septembre 1746. Il fut avocat juge ordinaire de Brive et de Malemort. Il épousa Jeanne Dufaure, fille d'un avocat brivois, dont il eut deux enfants. C'est donc lui qui assura la descendance des Salviat et fit fructifier les domaines.
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SASSY, Marcelle
originaire d'Uzerche, elle fut directrice de l'École Normale de Limoges, de 1967 à 1977 ; de 1977 à 1979, elle est déléguée régionale de l'ONISEP, puis inspectrice d'académie à Guéret, jusqu'en 1982, en tant que directrice des services départementaux de l'Éducation Nationale. De 1982 à 1988, elle occupera un tel poste mais à Limoges. Depuis octobre 1982, elle est chargée de mission auprès du Recteur, inspectrice pédagogique régionale. Mme Sassy est une personnalité très représentative du Personnel de l'Éducation Nationale.
(© H. Demay, Limousins)

 

Sébastien, Patrick  (Patrick Boutot)
né à Brive-la-Gaillarde en le 14 novembre 1953 - enfance à Juillac
http://juillac.net.free.fr/personnalites.htm
Un animateur de troisièmes mi-temps devenu imitateur puis à nouveau animateur. L'initiateur du Grand bluff, a le record des audiences. Il fait aujourd'hui les beaux jours de France 2 avec Le plus grand cabaret du monde. Né en 1953, Patrick Boutot pratique dès son plus jeune âge le rugby. Normal pour ce natif de Brive-la-Gaillarde. Le monde de l'ovalie lui donne le goût de la fête, des gueuletons entre amis, des blagues de potaches. Il est bien dans son élément. C'est déjà un animateur. Des vestiaires, seulement. Mais l'endroit devient trop exigu pour ce jeune homme âgé alors de 22 ans. Il part donc tenter sa chance à Paris en 1975 où, très vite, ses dons d'imitation font merveille. La spirale de la célébrité l'envahit. Il fait la fête. Tout le temps. De noces bien arrosées en cigarettes fumées à la chaînes, les cordes vocales sont martyrisées. Son répertoire devient limité. Que faire alors pour une vedette du music-hall habituée aux succès ? Au cours de ses nombreuses prestations télévisuelles, Sébastien a ressenti la puissance, à l'époque, d'un Guy Lux. Il sera donc présentateur. Et producteur. Coup de chance, Farandole, Carnaval, Sébastien c'est fou... autant de succès qui confirment son aisance, sa gouaille, son imagination. Et forcément, son talent.
© France-2 et Téléstar (http://www.telestar.fr)

Ségéral-Verninac, Ursule
Ursule Ségéral naquit à Brive le 17 pluviôse de l'An VII de la République française et indivisible (6 ou 13 février 1798) et y décéda le 16 novembre 1878. Fille de Guillaume Ségéral, médecin militaire, elle épousa le médecin militaire de Verninac. Le 24 juin 1877, par testament olographe dont l'original fut déposé au rang des minutes de Maître Massénat, notaire à Brive, (une copie nous a été remise par Maître Coussirat, successeur de l'étude Massénat), elle prit les dispositions ci-après : « …je nomme et institue pour ma légataire universelle, la ville de Brive, à la charge par elle d'accomplir mon testament et de créer dans ma grande maison un établissement qui portera le nom de maison Ségéral où seront réunis dix petits orphelins… » Ce fut fait sous le nom d'Orphelinat Ségéral-Verninac. Cette maison (hôtel particulier) existe toujours au 21 du boulevard Kœnig, et est aujourd'hui le siège d'une garderie d'enfants. Elle se présente au fond d'un jardin à la française, comme un bâtiment rectangulaire de style renaissance, flanqué de deux pavillons aux extrémités ; au milieu de la façade un fronton triangulaire sur lequel est gravée la date de construction 1593, domine la porte d'entrée. Son appellation originelle était « Hôtel des Brandes », signifiant bruyères, et le quartier reçut le nom de la Brande. C'est Jean Du Verdier, président de l'élection de Brive (tribunal pour les affaires financières) qui le fit édifier. Au XVIII e siècle, le duc de Noailles, lors de son exil à Brive (1722), y résida. Vendu en 1784 à François Lidon, le futur conventionnel, son fils Alexandre en hérita et légua l'hôtel à sa sœur Anne Lidon, veuve d'Antoine Battut, laquelle donna, la même année, ses biens à son frère Jean-Anne Lidon, le curé constitutionnel de Brive en 1789 ; ce dernier le revendit au docteur Ségéral le 7 juin 1826. Le salon et la chambre de madame de Verninac furent le siège de la Société Archéologique de Brive de 1917 à 1928. Il semble bien que les jardins en façade sur le boulevard Kœnig aient été quelque peu amputés, au cours des temps.
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Ségur, Guy V de
En 1202, Guy V de Ségur participe à la 4ème croisade. Plus tard, au rang de confident du roi Henri IV de France, se trouve un Ségur-Paidaihlan. Au XVIIème siècle, on signale Henri François, comte de Ségur : il prit part à la guerre de succession d'Autriche.

Ségur, Joseph Alexandre, vicomte de
Frère de Louis Philippe, Joseph Alexandre fut colonel à la fin du dix-huitième siècle.

Ségur Louis-Philippe, comte de
Il fut grand maître de cérémonie sous Napoléon Ier, et ambassadeur à Berlin.

Ségur, Philippe Henri, marquis de
Marquis de Ségur, maréchal de France (1724-1801). On lui doit la création d'un corps permanent d'officiers d'état-major.

Ségur, Sophie de (née Rostopchine)
Sophie Rostopchine deviendra la comtesse de Ségur en épousant le comte Eugène.

Ségurel, Jean
Jean-Baptiste Ségurel, né le 13 octobre 1908 à Chaumeil (Corrèze), y est décédé le 29 décembre 1978. Fils de François Ségurel et de Marie Géraudie, petits propriétaires terriens, avec un cheptel de cinq à six vaches, qui avaient ouvert un café auberge dans leur ferme, début sans doute des fermes auberges. Jean-Baptiste, très tôt, manifeste des dons pour la musique ; mais sa famille n'a pas les moyens de lui offrir des cours de solfège, c'est donc auprès des musiciens des bals de villages qu'il fait son apprentissage de violoniste d'abord, d'accordéoniste ensuite. Ce dernier instrument le rendra célèbre au point que les premières notes de ses Bruyères Corréziennes s'égrènent encore lors de l'arrivée des trains en gare de Limoges-Bénédictins. Il est un de ceux qui ont le mieux fait connaître la Corrèze et le Limousin et, pendant la période de la dernière guerre, ses chansons et sa musique firent le tour des fêtes régionales pour devenir nationales. Nous citerons ces quelques lignes, de Michel Peyramaure, pour situer Jean Ségurel : « Il était fait pour les célébrations populaires, les ivresses païennes, les orgies de musique et de danse des Gaulois. Ses cours d'amour sentaient la basse-cour plus que la bergamote. Il était le dieu ivre de sa propre joie de vivre ». Il fut parmi les millionnaires de la production de disques. Pour mieux connaître cet homme assez extraordinaire, il faut lire le livre de Roland Manoury : Jean Ségurel : « Un accordéon dans la bruyère ».
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Noter l'existence, l'ampleur, et la persistance du "phénomène Ségurel" s'avère, depuis longtemps, superflu.
Par delà les modes, Jean Ségurel fut (et demeure, bien après sa mort) le personnage corrézien le plus célèbre de la musique populaire, et de l'accordéon. Il a composé, signé ou co-signé une quantité ahurissante de "morceaux" de musique (*).
Effectivement, Jean Ségurel aura co-signé de nombreux titres, avec beaucoup de musiciens-compositeurs de la région. Parmi ceux-ci, on peut citer : Lucien Lansade ; Jacques Foucaud (un virtuose qui, plus tard, dirigera une association musicale limougeaude) ; Roger Peyrièras, un autre "as de l'accordéon" (1er finaliste des coupes de France de l'accordéon (1956) - 4 premiers prix internationaux - soliste à Radio-Limoges (1957-1959) - finaliste de la Coupe de France d'accordéon, catégorie seniors classiques (1959) - professeur d'accordéon (1960) - Premier (et seul) chef d'orchestre régional à avoir consacré régulièrement une partie de son "répertoire de bals" aux chansons de Georges Brassens (1956-1963). Du reste, les années 1950-1960 constituent une période faste et féconde pour tous les "ménétriers du dimanche" (et de la semaine), épisodiques ou permanents qui, un jour ou l'autre, ont eu à rencontrer Jean Ségurel, à travailler avec lui, voire... grâce à lui.
A l'instar de son ami Robert Monédière, il a enregistré (notamment chez Odéon) un nombre considérable de disques. Pour mémoire, on peut évoquer le succès fantastique (et permanent) d'une certaine valse intitulée : "Bruyères corréziennes" (musique de Jean Ségurel, paroles d'un instituteur de meymac, nommé Leymarie). La popularité de Jean Ségurel se révèle tellement enracinée dans la mémoire collective que Chaumeil - où se trouve, notamment, sa maison - est devenue une sorte de lieu de "pélerinage", toujours très visité.
site internet : http://perso.wanadoo.fr/mdcn/segurel.htm

Selva, Blanche
Blanche Selva, née à Brive en 1884, mourut à Saint-Amand-Tallende (Puy-de-Dôme) en 1942. Elève de Vincent d'Indy, elle donna une exécution complète de l'œuvre pour piano de Bach, en 1904, et contribua par là à remettre en honneur ce célèbre compositeur. Elle servit également, avec conviction, l'école de musique française contemporaine. Elle eut, comme professeur à la Scola Cantorum, une influence considérable sur la technique pianistique.
source : http://perso.wanadoo.fr/maddens/Rues-Brive/main.htm (site malheureusement fermé)

Semeur-Bourzat, Pierre
(Brive, 1800-1868)
Personnage généreux et fort instruit, il fut donné comme "l'avocat des pauvres".

Serre, Jean-Baptiste
Jean-Baptiste Henri Serre naquit à Brive le 12 novembre 1764 et y mourut le 14 janvier 1809. Il appartenait à une des plus anciennes familles de Brive. Son père, Jean Serre, avocat du roi au présidial de Brive, qui s'était établi à Bordeaux, fut exécuté le 9 messidor an II (27 juin 1794) ; il était l'ami des Girondins, et notamment de son compatriote Lidon. Il avait fait donner à son fils, au collège de Brive, tenu par les Doctrinaires, une instruction sérieuse. Le père et le fils ont laissé un manuscrit Histoire de Brive ancienne, préfacé par Lacoste du Bouig et imprimé par Verlhac en 1886, dont l'abbé Leymonerie s'est servi pour son Histoire de Brive. Henri Serre, ainsi que son oncle et Croza (Voir), avaient été dénoncés comme contre-révolutionnaires à l'instigation des Jacobins. On notera que ces personnes ont, par la suite, rendu de grands services à la cité dont ils ont été les élus. Lors de la réorganisation des municipalités, après la Révolution, Jean-Baptiste Henri Serre fut nommé conseiller municipal par décret du Consulat et, le 16 juillet 1804, il fut élu maire en remplacement de Lalande démissionnaire. A peine installé, il reçut à Brive (15 août 1804) le célèbre jurisconsulte Treilhard, enfant de Brive, que l'empereur avait envoyé à Tulle afin de présider le collège électoral du département. Un des premiers actes de son mandat fut la révision des tarifs de l'octroi pour permettre la création d'un bureau de bienfaisance. Il fit édicter un règlement de police, venant à point après la période troublée que la ville venait de traverser. Ce dernier concernait la sûreté, la propreté et la salubrité, la liberté des rues et places publiques et les commerces de boulangerie et boucherie. Il aida Crozat dans son œuvre de bienfaisance envers l'hôpital et les pauvres. Il fit lever un plan de Brive par le géomètre Blot, avec une très grande exactitude, afin de permettre une étude des tracés futurs des nouvelles voies et places. Il préconisa l'ouverture de ce qui sera plus tard la rue Toulzac afin de permettre à la nationale Paris-Toulouse de traverser Brive. Homme de cœur, il devait mourir, victime de son dévouement, en surveillant tout particulièrement l'évolution d'une maladie infectieuse, probablement la peste, qui s'était déclarée parmi les prisonniers espagnols casernés dans l'ancienne église des Récollets. Il fut atteint par la maladie et succomba. Sa mort fut un véritable deuil public. Tenant compte des dangers de propagation de la maladie, il fut inhumé le jour même de sa mort.
source : http://perso.wanadoo.fr/maddens/Rues-Brive/main.htm (site malheureusement fermé)

 

Signol, Christian

Christian Signol est né en 1947, aux Quatre Routes, un hameau du Quercy blotti au pied des causses de Martel et de Gramat. Le petit garçon mène une existence heureuse entre ses parents et ses grands-parents. Son univers s’étend de l’école communale (dont il dévore la bibliothèque) à la campagne environnante. Les moissons, les vendanges, la cueillette des champignons, les parties de pêche l’été sur la Dordogne sont autant de « bonheurs d’enfance ». A onze ans, il est mis en pension au lycée de Brive. Il vit comme un drame cet éloignement du pays natal. Il dira plus tard : « Cette déchirure a fait de moi un écrivain ». Après des études universitaires de lettres et de droit, Christian Signol débute dans la vie professionnelle comme rédacteur administratif à la mairie de Brive-la-Gaillarde, où il s'est fixé en 1970 après son mariage.
Christian Signol est, avec Claude Michelet, l'écrivain le plus populaire de l'Ecole de Brive. C'est en 1984 qu'il a publié son premier livre, Les Cailloux bleus. Au rythme d'un roman par an ensuite (dont la magnifique trilogie de La Rivière Espérance), il a bâti une œuvre baignée par le parfum de la terre. Il est heureux de se dire l'héritier d'une longue ligne de gens courageux et fiers, originaire du Périgord par son père et du Quercy par sa mère. D'où des personnages d'une ampleur et d'une sincérité plus vraies que nature où le poids naturel des racines écrase les modes et le parisianisme le plus frelaté.
source : http://www.quercy.net/hommes/csignol.html
autre site entièrement consacré à Christian Signol :
logo Figures de style

 

Simonet, Thérèse
Thérèse Simonet, née à Brive le 12 novembre 1886, y décède le 25 octobre 1951. Son père, aîné d'une famille de trois enfants, mineur à Saint-Eloi-les-Mines (Puy-de-Dôme) est appelé à Brive au 126e Régiment d'infanterie pour faire son service militaire. Il fait la connaissance de Marie-Antoinette Delord avec laquelle il se marie, puis entre au chemin de fer du PO où il devient mécanicien sur machine à vapeur. Thérèse, née au 22 rue de Lestang (elle demeurera par la suite au 1 avenue d'Alsace-Loraine, dans la maison où son frère avait sa boutique d'horloger bijoutier), est l'aînée de trois enfants. Elle fait ses études au collège de jeunes filles de Brive et poursuit ensuite des études d'infirmière. Elle devient infirmière à la Croix-Rouge, puis, en 1925 infirmière diplômée d'Etat, en 1934 infirmière Major ; en 1944, elle est nommée infirmière visiteuse des prisons ; en 1948, elle est promue assistante sociale et devient également juge suppléante au tribunal pour enfants. Bien que catholique pratiquante, amie de l'abbé Bouilhac, archiprêtre de Saint-Martin, elle se consacre entièrement aux œuvres laïques, tout en suivant de près l'éducation scolaire et religieuse de sa filleule Marcelle Sol, lorsque celle-ci devient orpheline : cette dernière était née à Brazzaville (Congo) dans une concession agricole que gérait son père, près de Mossendjo. Ce dernier atteint d'un maladie incurable dut rentrer en France. Thérèse Simonet soignera et assistera dans la mort cet homme qui était un ami de la famille. Marcelle Sol nous a donné des détails qui lui laissent penser très fortement que Thérèse Simonet avait sans doute un sentiment plus fort que de l'amitié pour son père, et c'est probablement la raison ou une des raisons qui feront qu'elle restera célibataire. Nous ne pouvons démontrer dans ce dictionnaire tout le dévouement et la générosité de Thérèse Simonet. Femme de caractère, elle était autoritaire bien que généreuse, et parfois, donnait d'elle à certains, une impression de sectarisme. Elle fonda, vers 1925, avec le comte de Chalup, monsieur de Nussac et madame Lescure, directrice de l'école du pont cardinal, la société de danses folkloriques, les « Pastourelles limousines », constituée uniquement de filles (ce n'est que vers 1940 que des garçons vinrent participer aux danses). Ne pouvant retracer entièrement sa carrière, toute tournée vers les « Autres » (malades, malheureux, pauvres), nous nous bornerons à citer ses principales fonctions et les distinctions dont elle fut honorée. Parmi les fonctions : Présidente de l'Amicale des anciennes élèves des écoles laïques de jeunes filles (1910), présidente des cantines scolaires (1928), membre du comité de la Croix-Rouge Française, membre du comité départemental de la fédération des œuvres laïques, déléguée du ministère de la Justice à la visite et au service médical des prisons, vice-présidente des Colonies de vacances, membre de la commission administrative de l'asile Ségéral-Verninac. Les distinctions furent : Palmes académiques en 1924, Officier de l'Instruction publique en 1931, Médaille de vermeil de la Croix-Rouge en 1944, chevalier du Mérite social en 1944, chevalier de la Santé Publique en 1946 et chevalier de la Légion d'honneur en 1950.
source : http://perso.wanadoo.fr/maddens/Rues-Brive/main.htm (site malheureusement fermé)
Thérèse Simonet a obtenu le Brevet Elémentaire et le Brevet de Capacité pour l'Enseignement.
Elle a exercé plusieurs métiers : institutrice, infirmière, juge suppléant au tribunal pour enfants, assistante sociale.
Sa vie est caractérisée par un dévouement et un altruisme de tous les instants, à la Croix Rouge, aux oeuvres de protection de l'enfance, aux blessés des deux guerres.
Animatrice du Cercle Laïque Briviste, elle a fondé en 1929 un groupe foklorique dénommé la "Yoyette".
En 1948, elle a obtenu la Légion d'Honneur, puis elle a donné son nom à une rue et à une école laïque briviste.

  • Infirmière
  • Résistante M.L.N
  • Membre du bureau de l'Hygiène Sociale
  • Fondatrice des Pupilles de l'Ecole Publique
  • Juge suppléant au tribunal pour enfants
  • Infirmière Major à la Croix-Rouge
  • Fondatrice d'un groupe folklorique : les Pastourelles du Bas-Limousin
  • Dame de cantine
  • Fondatrice de la colonie de vacances : La Bourgeade
  • Institutrice
  • Assistante sociale
  • Présidente de l'Amicale des anciennes élèves du collège de jeunes filles
  • Vice-présidente de l'Amicale des anciennes élèves des écoles laïques de jeunes filles
  • Déléguée départementale des Amis des Aveugles de Guerre
  • Membre de la Caisse des Ecoles
  • Déléguée de la Commission Administrative du Bureau de Bienfaisance
  • Membre du Comité de la société gymnique "la Gaillarde"
  • Membre du Comité Départemental de la Fédération des Oeuvres Laïques
  • Membre du Comité de la Mutuelle des Ecoles Laïques
  • Déléguée par le Ministère de la Justice au service médical des prisons
  • Membre de la Commission Administrative chargée du fonctionnement de l'Asile
  • Sègeral Verninac.
  • Membre du Conseil d'Administration de la Garderie Municipale
  • Membre du Conseil d'Administration de la Crèche Municipale.

© http://apella.ac-limoges.fr/ia19/site2001/biblio/Homcel/tsimonet/Accueil.html

 

Solier, François
François Solier, né à Brive en 1558, est décédé à Saint-Macaire (Gironde), le 26 octobre 1628. Il semble qu'il y ait eu déformation dans l'orthographe du nom lors de la mise en page des plans de la ville : ce dernier, sur la plaque, ne comporte pas de « S » à la fin. A dix-sept ans, il entre à la Compagnie de Jésus. Après avoir professé la rhétorique pendant dix ans, le père Solier est, pendant cinq ans, maître des novices au collège de Verdun (Meuse), puis, pendant quinze ans, prêche avec succès en diverses églises de France. En 1597, il est choisi par ses supérieurs pour être le premier recteur du collège de Limoges (Haute-Vienne) où il demeure jusqu'en 1607. Il est alors envoyé à Saintes (Charente-Maritime) pour y fonder un collège avant de se retirer à la résidence de Saint-Macaire-sur-Gironde, dépendant du collège de Bordeaux (Gironde). Le père Solier à laissé à sa mort « Une histoire ecclésiastique des îles et royaumes du Japon » et une vingtaine de traductions d'ouvrages pieux. Les trois très excellentes prédications prononcées au jour de la béatification du glorieux patriarche, le bienheureux Ignace, fondateur de la Compagnie de jésus, valurent à sa traduction d'être censurée par la Sorbonne. L'auteur se défendit avec vigueur et l'ouvrage put être publié dans « Le Mercure ».
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Soudeille, Henry
Voir sa rencontre avec René Limouzin et une vivante description des gabariers de la Dordogne
parce que Henry Soudeille a vécu ce qui aujourd'hui fait partie des plus initiatives touristiques les plus heureuses qui soient

Souham, général Joseph
Joseph Souham, né le 30 mai 1760 à Lubersac (Corrèze), est mort à Paris, le 28 avril 1837, rue de Londres. Il était le fils de Marie Dandaleix et de Joseph Souham. Son frère aîné ( baptisé Joseph également) avait été enregistré sous l'orthographe Souam. Issu d'une famille de la petite bourgeoisie et de propriétaires terriens par sa mère, il perd son père à l'âge de dix ans et est élevé par sa mère, avec qui il garde des liens très étroits. Affecté d'un bégaiement assez prononcé, il est possible que cela l'ait empêché de poursuivre des études : nous n'avons pas trouvé d'indications à ce sujet. Homme d'une relative grande taille (6 pieds, soit 1,95 mètre), il s'enrôle le 17 mars 1782 dans l'armée, au 8ème régiment de cavalerie, le régiment des cuirassiers du roi, comme simple soldat et, lors de son incorporation, se déclare cultivateur, bien que fils de bourgeois. Il sert quatre ans et rentre à Lubersac. Cousin du conventionnel Chambon, il est avec lui au club de la Révolution lorsqu'elle éclate. Le 16 août 1792, il est deuxième lieutenant-colonel au deuxième bataillon de la Corrèze. Il participe à la bataille de Jemmapes et à celle de Dunkerque. Il y est nommé général le 20 août 1793. En 1794, il sert dans l'armée de Pichegru, où il se distingue dans les batailles du Mont-Cassel (Nord), lors de la prise de Courtray (Belgique) et de celle de Nimègue (Belgique), le 8 novembre 1794. Nommé commandant en chef des départements réunis en septembre 1796, il passe, en 1800, à l'armée du Rhin, sous Moreau, où il se distingue encore. Mis à l'écart pour ses relations amicales avec ce dernier en février 1804, il est même enfermé à la prison de l'Abbaye pendant quarante jours avant d'être remis en liberté et affecté à l'armée de Catalogne sous les ordres de Gouvion-Saint-Cyr, ce qui semble être une forme de disgrâce. Ses services lui valent le titre de comte de l'Empire. Rentré en France pour soigner ses blessures, il est nommé à l'armée du Portugal en 1812. En 1813, il est en Allemagne, blessé à la bataille de Lützen (Allemagne), puis à Leipzig (Allemagne). Il commande, sous les ordres de Mourmont, la 2ème Division de la réserve de Paris. Le 30 mars 1815, Mourmont, après avoir réuni ses généraux, décide de se mettre aux ordres du gouvernement provisoire. Souham, pour épargner ses hommes, le suit dans sa démarche et, de fait, se rend à l'ennemi. Le 1er juin 1814, il fut fait chevalier de l'Ordre de Saint-Louis. Le 9 avril 1815, lors de son retour, l'Empereur Napoléon le destitue de ses titres. Il poursuivit sous la Restauration une carrière sans grand éclat. Le nom de cette rue fut attribué lors de la délibération du conseil municipal du 16 février 1901, mais il y avait déjà eu une rue dénommée du même nom le 4 juin 1892 avec la mention : « Général du premier Empire, modeste et persévérant ».
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Soumy, Jean-Guy

photo © D.R : John Foley / Opale

Biographie
Jean-Guy Soumy est Limousin, né en 1952. Il a suivi des études de physique et de mathématiques à l'université de Limoges, et est actuellement professeur de mathématiques à l'Institut universitaire de formation des maîtres du Limousin. Il a acquis avec la trilogie des « Moissons délaissées » (1992), « Les Fruits de la ville » (1993) et « Le Bouquet de la Saint-Jean » (1995), tout à la fois la notoriété et l'amitié de la bande de Brive.

Bibliographie
Les Moissons délaissées (Robert Laffont, 1992) Prix Mémoire d'oc Toulouse ; grand prix
littéraire de la Corne d'or limousine
Les Fruits de la ville (Robert Laffont, 1993) Prix Terre de France / La Vie (Foire de Brive)
Le Bouquet de saint Jean (Robert Laffont, 1995)
Julie de bonne espérance (Robert Laffont, 1996)
Rentrées des classes (Robert Laffont, 1997)
La Belle Rochelaise (Robert Laffont, 1998)
L'Or du temps (Robert Laffont, 1998)
Les Affluents du ciel (Robert Laffont, 1999)
Un jour de bonheur (Robert Laffont, 1999)
Rendez-vous sur l'autre rive (Robert Laffont, 2001)
Des maisons au coeur (Robert Laffont, 2001

 

Souny, Lucien
(Tulle, 1947)
En 1978, il reprend une librairie du Centre-ville à Limoges et la dénomme « Le Plaisir du texte ». En 1982, il devient éditeur.
Le premier ouvrage qu'il édite concerne le C.S.P. de Limoges : il est dû à Jean-Luc Thomas (journaliste) et Yannick Combet (photographe).
Parmi les ouvrages édités par L. Souny (jusqu'en 1990), figurent notamment des romans de Panoxó (André Dexet), « L'affaire Barataud » (Josiane et Alain Deschamps) ; « L'histoire des francs-maçons à Limoges » (Michel Laguionie),...

 

Soudeille, Henri
(Lapleau, 11 août 1902).
Son père était facteur et sa mère, Philomène Malissard, paysanne.
En 1918, il entre à l'École Normale de Tulle et il devint dès 1924 : instituteur à Spontour, dans la vallée de la Dordogne, lui, "l'enfant du plateau". Il y prit sa retraite en 1960.
Ce militant laïque, enseignant hors-pair, bien implanté dans ce site exceptionnel de Spontour, développe de très nombreuses activités post et péri-scolaires. Avec henri Soudeille, on fait connaissance avec ce monde bien particulier des gabariers et des pêcheurs de la Dordogne.

 

Spalarossa, Jeanne

Coup de théâtre dans l'univers de la BD : Bécassine n'est pas Bretonne, mais Limousine. C'est la découverte de Christian Gaumy, ex-conservateur de la bibliothèque universitaire de Limoges. Un passionné de littérature dessinée qui a passé au crible les aventures de la naïve et dévouée servante.
Bécassine, par exemple, confond les homards et les spahis, pour leur identique couleur rouge. Ce qui, pour une Bretonne, est déjà incongru. C'est aussi peu croyable, estime Christian Gaumy, qu'un Corrézien qui ne saurait pas ce qu'est un cèpe. Mais c'est surtout dans l'analyse du substrat folklorique que ce briseur de certitudes trouve ses arguments les plus convaincants. Dans « Le réveillon de Bécassine », par exemple, les traditions et légendes évoquées n'ont rien de breton et tout de limousin.
C'est que si le dessinateur, Joseph-Porphyre Ponchon, était bien Breton, la romancière et journaliste qui écrivait les histoires était Corrézienne, issue d'une grande lignée de Brive, la famille Gilibert de Merlhiac. Jacqueline Rivière, de son vrai nom Jeanne Spalarossa, devint à Paris rédactrice en chef de La semaine de Suzette et de La Veillée des chaumières. Mais elle continua à collaborer à Lemouzi, la revue occitane de l'Escola Lemosina Felibrenca
© Georges Chatain : Le Point 08/11/02 - N°1573

 

Sylvestre Charles
(Tulle, 2 février 1889 - Bellac, 31 mars 1948)
Il s'installe à Peyrat-de-bellac où, du reste, il finira ses jours.
Dans ses romans sentimentaux et rustiques, il introduit "une passion amoureuse peinte avec excès" :
"L'amour et la mort de Jean Pradeau" (publié en feuilleton par "Le temps) ; "L'orage sur la maison" (1921) ; "Aimée Villard" (1924) ; "Prodige du coeur" (1926) ; "La prairie et la flamme" (1929) ; "Le voyageur rustique" (1929) ; "Pleine terre" (1931) ; "Au soleil des saisons" (1933).
Il évoque la campagne limousine dans : "Le nid de l'épervier" ; "Le passé d'amour" ; "Le démon du soir".
Fécond mais modeste, Charles Sylvestre est à ranger parmi les très grands auteurs.
*Charles Sylvestre a obtenu :
- le prix Jean Revel (1924) pour "Aimée Villard"
- le prix Fémina pour (1926) pour "Prodige du coeur"
- un grand Prix de l'Académie Française (1936) pour l'ensemble de son oeuvre.

Parmi les "cadets" limousins de Charles Sylvestre (et aussi de Robert Margerit), on peut citer ceux qu'évoque - entre autre - une revue régionale (Limousin Magazine - janvier 1989) : "On a parlé de "l'école de Brive" pour désigner les quatre ou cinq auteurs à succès, comme Claude Michelet ou Michel Peyramaure, qui ont leurs racines en Limousin. Deux autres écrivains sont à ajouter à la liste de ces gloires régionalo-littéraires : Jean Colombier, dont les "Matins céladon" ont une indiscutable valeur (Calman-Lévy 1989), et G. Princeau, dont le premier roman : "Je suis tout seul et j'ai la fièvre", vient de paraître (Buchet-Chastel 1989)".
Citons encore Claude Duneton (né en Corrèze), à la fois écrivain et comédien (au cinéma), auteur (entre autres) d'excellents livres d'érudition.
On ne saurait passer sous silence des écrivains tels que Daniel Deplant (Saint-Junien), ou encore Marcelle Delpastre (corrézienne). Celle-ci est l'auteur de nombreux poèmes, ainsi que d'ouvrages comme : "Les contes populaires du Limousin" ; "Sorcellerie et magie en Limousin". Ses trois derniers livres (au début de 1990) sont : "La tranchada" (le passage) ; "L'oit jos la luna" (Le jardin sous la lune) ; "Natanaël jos lo figuier" (Natanaël sous le figuier). Un film lui a été consacré, en novembre 1990, par FR 3 Limousin ("M. Delpastre, le chant végétal").

sources :
les sites internets mentionnés et notamment :
Henri Demay, "Limousins à la Une" ; 87130-Neuvic Entier, Editions de la Veytizou
(téléphone : 05.55.69.71.24)
(lecture : Thierry Lefebvre)

 

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