
de Tardy à Tornade
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Tardy, Michel
(Tulle, 1939)
Sculpteur,
peintre et dessinateur. Depuis 1975, à travers plusieurs expositions
personnelles, dont quatre à Paris et une à Amsterdam, il présente ses œuvres
et à partir de 1986 il est permanent à la Galerie Pétridès aux côtés de
Vlaminck, Utrillo, Foujita, Marquet, Renoir...
Son évolution primordiale se situe dans le figuratif autour de deux thèmes
principaux: le monde animal et le nu féminin. Il modèle la terre, moule la
sculpture, la fait fondre, cisèle la sculpture, puis patine le bronze, et il
jaillit chaque fois une âme toute particulière, issue de l'équilibre réalisé
entre masse et volume.
Le chat, aux allures félines et racées auquel Tardy mêle beauté et
tendresse, le cheval, dans ses mouvements nobles et déliés ou encore
l'insecte, avec toute sa force traduite par le métal.
Mais c'est surtout la Femme qui domine sa pensée, ses rêves. Il lui
donne la grâce des déesses de la Grèce Antique, la sensualité et l'élégance
à travers beauté. Et l'on ne se lasse pas de la regarder sous tous aspects,
qu'ils soient dynamiques ou méditatifs. Dans le domaine de la sculpture
monumentale, il a effectué celle du collège de Morangis puis - en plaques de
cuivre soudées - il figurera un coureur de cent mètres, à l'entrée du
gymnase Jesse Owens de Palaiseau.
© Galerie Marie Laure H.
http://www.marie-laureh.com/noflash/sculptures/tardy/ |
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Teillac, Jean
(Marcillac-la-Croisille, 6 septembre 1920-1994)
Une vie professionnelle pleinement dévouée à la science et au service de son
pays, telle est bien celle de Jean Teillac. Héritier des grands pionniers de
la science nucléaire française, formé par Irène et Frédéric Joliot-Curie, il
s’est trouvé placé, quand il parvint aux postes de responsabilité, à la
charnière entre les questions relevant de la science, de la politique et des
problèmes de société.
Issu du monde paysan, attaché à sa Corrèze natale (Marcillac-la-Croisille),
il enseigna pendant deux ans comme instituteur avant de s’inscrire à la
faculté des sciences de Paris. C’est à cette époque qu’il épousa l’étudiante
en médecine, elle aussi futur professeur, qui l’accompagna tout au long de
sa vie, et dont il eut trois enfants. Attiré par la recherche, il est
remarqué par Irène Joliot-Curie, qui l’intègre dans l’équipe de l’Institut
du radium, où il prépare sa thèse de doctorat en physique nucléaire. Après
la mort d’Irène puis de Frédéric Joliot, il succède en 1959 à ce dernier à
la fois comme directeur de l’Institut du radium et comme titulaire de sa
chaire de professeur. Ce dernier titre est et restera pour lui un grand
honneur, mais c’est aussi une charge exigeante: “L’amateurisme n’est pas de
mise devant un amphithéâtre de trois cents personnes”, aimait-il à rappeler.
Successeur de Joliot, il l’est aussi comme directeur de l’Institut de
physique nucléaire, qui vient d’être créé dans la toute nouvelle faculté des
sciences d’Orsay. Le site est vaste, il va pouvoir y installer un grand
laboratoire de physique nucléaire. Plus tard, une synergie sera recherchée
avec le Centre d’études nucléaires de Saclay, qui lui est proche.
À la fin des années 1960, la physique nucléaire pratiquée dans les
universités et au C.N.R.S. apparaît comme trop dispersée. Il faut de grands
appareils à vocation nationale pour les nouveaux besoins de la recherche.
Avec André Blanc-Lapierre, Jean Teillac se fait le protagoniste tenace d’une
réforme du C.N.R.S. permettant une organisation fédérative. Son pouvoir de
persuasion bouscule les réticences: en 1971 est créé au sein du C.N.R.S.
l’Institut national de physique nucléaire et de physique des particules
(IN2P3), dont Jean Teillac est nommé directeur. Cet institut gérera les
grands équipements communs et coordonnera, avec le Commissariat à l’énergie
atomique (C.E.A.), la participation des différents laboratoires français au
Centre européen de recherches nucléaires (C.E.R.N., devenu ensuite le
Laboratoire européen pour la physique des particules). En outre, un
partenariat fécond entre l’IN2P3 et le C.E.A. permettra la création de
nouveaux laboratoires nationaux, tels Saturne à Saclay et le grand
accélérateur national à ions lourds (G.A.N.I.L.) à Caen, dont le rayonnement
dépasse rapidement les frontières de la France.
Le professeur Jean Teillac est nommé en 1975 haut-commissaire à l’énergie
atomique, charge qu’il assumera pendant dix-huit ans. À ce titre, il est
appelé à jouer un rôle essentiel à la fois dans le choix des orientations
scientifiques du C.E.A. et dans le domaine de la sûreté. En matière
militaire, ses responsabilités de sûreté sont particulièrement importantes
et débordent largement le cadre du C.E.A.: il préside le comité d’étude
chargé du contrôle de la sécurité des systèmes d’armes nucléaires et la
commission chargée de la sécurité des sites d’expérimentation nucléaire. La
sûreté est pour lui une affaire de la plus haute importance au sujet de
laquelle il “appelle à une vigilance sans relâche et sans relâchement”.
Jean Teillac est aussi membre du Conseil économique et social: choisi comme
rapporteur pour l’avis du Conseil donné sur le projet de loi relatif à la
recherche et au développement économique (1985), il l’est encore sur
l’insuffisance de la recherche pour l’économie française (1989) et enfin sur
le bilan scientifique et technologique des réacteurs à neutrons rapides
(1993). Resté proche de l’Université, il participe d’autre part avec Laurent
Schwartz au premier Comité national d’évaluation des universités et, plus
récemment, au conseil d’orientation de la jeune université d’Évry.
Hors de France, Jean Teillac est un conseiller très écouté en matière de
politique scientifique internationale: il joue un rôle important au
C.E.R.N., où il représente la France jusqu’en 1985. Il en préside le Conseil
de 1978 à 1981, au moment où se prend la décision de construire le L.E.P.
(laboratoire électrons-positrons), qui deviendra pendant de nombreuses
années le phare de la recherche mondiale en physique des particules. Il joue
un rôle tout aussi capital dans le programme de fusion thermonucléaire
contrôlée des Communautés européennes. En 1975, le projet J.E.T. (Joint
European Torus) se trouve dans une phase difficile: discussions techniques
et choix du pays hôte entravent le lancement de ce qui doit être la première
entreprise commune européenne. Agissant avec doigté mais aussi avec
détermination, Jean Teillac réussit à obtenir un consensus tant sur le site
(Culham en Angleterre) que sur la solution des problèmes techniques et la
mise en place d’une organisation efficace. Il se voit confier la présidence
du Conseil J.E.T. durant la période de construction de l’appareil, qui
deviendra par la suite le plus performant au monde.
D’une grande culture scientifique, Jean Teillac est un merveilleux
pédagogue. Il sait parler science aux responsables politiques, et politique
aux hommes de science. Plus qu’un homme de dossier, c’est un homme de
réflexion et surtout de communication. Il recherche les relations directes
et c’est un remarquable meneur de réunions. Courtois mais ferme, il admet
les opinions contraires, les provoque parfois, mais ne tolère pas qu’on
mette en doute sa bonne foi et son honnêteté, au risque de répliques
vigoureuses de sa part.
Créer un pont entre les scientifiques et l’opinion, rapprocher la science du
citoyen ont toujours été pour lui des objectifs prioritaires. Placé par ses
fonctions au cœur des dossiers les plus délicats du domaine nucléaire, cet
humaniste convaincu n’a jamais douté de l’intérêt de l’énergie nucléaire
pour la France, tout en portant grande attention aux débats de société
qu’elle suscite dans la nation. En 1991, il livra le fruit de ses réflexions
lors d’un colloque consacré à l’éthique et à l’information dans le domaine
nucléaire. Conseiller écouté des gouvernements successifs, il a joué un rôle
discret mais notable dans la continuité et le “consensus français” en
matière de politique nucléaire.
Homme intègre, doté d’un solide bon sens, allant toujours à l’essentiel, il
exprimait sans détour ce qu’il pensait tout en restant amène, surtout quand
il s’agissait de dire non: “L’hypocrisie est la pire des attitudes,
confiait-il, mais la générosité est la plus belle des qualités.” Généreux et
chaleureux, Jean Teillac le fut tout au long de sa vie, et d’abord pour sa
famille à laquelle il était fort attaché. Faut-il mettre sa sérénité et son
équilibre au compte de la profonde connivence qui le liait à son épouse?
Disponible et fidèle dans ses amitiés, c’était un homme foncièrement
désintéressé, un esprit parfaitement indépendant, une haute autorité morale.
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Ténèze, Roger, Elie
Né à Brive le 2 février 1904, décédé à Donzenac 16 février 1976. Journaliste, puis rédacteur à « La Voix du Nord »
à Lille (Nord) pendant plus de vingt ans, il regretta toujours son Limousin
natal et ne s'accoutuma jamais aux plaines des Flandres. Son oeuvre est celle
d'un exilé où dominent amertume et désespoir d'un homme qui a l'impression
de mener un combat d'arrière-garde. D'écrire pour des lecteurs
inexistants. Il se réfugie donc dans la poésie avec Las Flamencas (1963)
où transparaît la nostalgie du pays lointain. Ce sont aussi Prima
Ivernala et Lo Vielh pais en 1965, sorte de confirmation de
l'art de Ténèze. Il vouait aussi un véritable amour pour la langue limousine et collabora au Collège d'Occitanie de Joseph Salvat.
Vers les années 1960, il fit ainsi paraître plusieurs écrits en prose, Lo Libre d'Images
(1961) et Noreia (1969). N'oublions pas Prima Ivernala et
Lo Vielh païs (1965), ainsi que des pièces qu'il adressait au
concours de l'Académie des Jeux Floraux à Toulouse, où elles furent
récompensées.
sources :
http://perso.wanadoo.fr/maddens/Rues-Brive/main.htm (site malheureusement fermé)
et Miquèla Stenta dans l'Encyclopédie « Corrèze » (Paris, Bonnefond 2003,
pp.189-190). |
Dins 'quel pais ont res n'es meu,
ostal o bòria sei vengut un jorn de degreu ;
Agra memòria !
Mos uelhs sailavan lo rebat
d'un cial d'enfança, ont los quites nivolàs
son alegrança |
Dans ce pays où rien n'est à moi, maison ou terre,
je suis venu un jour de disgrâce.
Triste mémoire !
Mes yeux gardaient le reflet
d'un ciel d'enfance,
où les gros nuages mêmes sont allégresse. |
Teulade, René
Maire d'Argentat, ancien Ministre des Affaires sociales
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Thomas, Louis
Louis Thomas naquit à Brive le 14 juin 1872 et y mourut le 7 mai 1948. Après des
études à Brive, au collège Cabanis, il étudia le droit, probablement à Toulouse
(Haute-Garonne), avant de s'inscrire au barreau de Brive, où il fut un avocat
très apprécié. Il se maria, le 27 juin 1900, avec Jeanne Lachèze dont il eut
deux enfants, Georges et Marie-Germaine. Il devint maire de Brive le 15 mai 1904
: il fut à l'époque le plus jeune maire de France, il n'avait pas trente-deux
ans. C'est au cours de son mandat que fut inhumé à Brive le colonel Germain, à
qui la ville fit des funérailles solennelles, digne de ce grand soldat, natif de
la cité. Il prit prétexte, le 25 mai 1906, pour démissionner de son mandat,
d'une crise d'ordre financier avec le conseil municipal ; il y avait déjà à
cette époque des dissensions sur le budget municipal. En fait, il semble que,
s'étant présenté contre le Docteur Lachaud aux élections législatives de 1906 et
ayant été battu de près de 1500 voix, il ne voulut pas rester maire ; toutefois
il resta conseiller municipal jusqu'en 1912. En 1917, il acheta la charge du
greffe du Tribunal civil de Limoges, (Haute-Vienne), où, pendant treize années,
dans des locaux insalubres, il se dépensa beaucoup (plus de quatorze heures de
travail par jour), du fait d'un manque important de personnel dû à la guerre de
1914-1918. En 1930, il fut, sans doute, le premier en Limousin sur lequel on
diagnostiqua un infarctus du myocarde, suivi d'une hémiplégie droite avec
aphasie qui lui laissa un grave handicap de la parole et de la marche. Homme bon
et généreux, aimant le contact des personnes et la communication avec autrui, il
souffrit moralement beaucoup de son état. La fin de sa vie fut un calvaire, lui
qui aimait beaucoup être avec ses petits-enfants et rencontrer ses anciens
administrés, son handicap de la parole le gênant beaucoup pour communiquer avec
eux. Son fils Georges assurant le greffe à Limoges, il resta à Brive avec son
épouse, sa fille et son gendre, le Docteur Emile-François Laubie, probablement
le premier psychiatre installé à Brive, en 1933. Lors de son décès, le maire
Chapelle et le bâtonnier Tassain lui rendirent hommage en prononçant son éloge
funèbre. Le bâtonnier rappela son talent, reconnu de tous, sa courtoisie, sa
franchise, la sympathie et l'estime de ses confrères. Le maire Chapelle souligna
qu'en peu de temps, il s'occupa activement des aménagements de la place Thiers,
suite à la démolition de l'hôpital Dubois, de la création d'un nouveau quartier
dans les terrains laissés vacants, de la suppression de certaines constructions
accolées à l'église Saint-Martin et de la création de l'école du pont cardinal :
il rappela que Louis Thomas avait tout particulièrement œuvré pour la solidarité
sociale et l'enseignement public.
source :
http://perso.wanadoo.fr/maddens/Rues-Brive/main.htm (site malheureusement fermé) |
Thomasson, Bernard
journaliste à FR3 Limousin.
(© H. Demay, Limousins) |
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Tillinac, Denis
http://www.laffont.fr/brivetillinac.htm
Denis Tillinac est né en 1947 à Paris.
Écrivain, journaliste, éditeur à La
Table Ronde, il est le
plus parisien des provinciaux et le plus provincial des parisiens.
Depuis
1980, il a publié une
vingtaine de livres (romans, récits, essais), dans lesquels l'on reconnaît
sa plume vive et
impertinente, sensible et tendre quand il le faut, qui lui vaut une belle
réputation littéraire et l'a
doté de quelques prix.
photo : © D.R : Ulf Andersen / Iliade
Bibliographie
Le Rêveur d'Amérique (Robert Laffont, 1980)
Le Bonheur à Souillac (Robert Laffont, 1982) Le Prix libre
L'Été anglais (Robert Laffont, 1983) Prix Roger-Nimier
Spleen en Corrèze (Robert Laffont, 1984)
À la santé des conquérants (Robert Laffont, 1984)
L'Ange du désordre (Robert Laffont, 1985)
Spleen à Daumesnil (Le Dilettante, 1985)
Les Buts de ma vie (Robert Laffont, 1986)
L'Irlandaise du Dakar (Robert Laffont, 1986)
Maisons de famille (Robert Laffont, 1987) Prix Kleber-Haedens
Un léger malentendu (Robert Laffont, 1988)
Le Bar des palmistes (Arléa, 1989)
La Corrèze et le Zambèze (Robert Laffont, 1990) Prix Jacques-Chardonne ;
prix Littérature
et Tourisme
L'Hôtel de Kaolac (Robert Laffont, 1991)
Les Corréziens (Robert Laffont, 1991)
Le Retour de d'Artagnan (La Table ronde, 1992)
Rugby blues (La Table ronde, 1993)
Le Jeu et la Chandelle (Robert Laffont, 1994)
Elvis, ballade sudiste (La Table ronde, 1996)
Dernier Verre au Danton (Robert Laffont, 1996)
Rentrées des classes (Robert Laffont, 1997)
Don Juan (Robert Laffont, 1998)
L'Or du temps (Robert Laffont, 1998)
Un jour de bonheur (Robert Laffont, 1999)
Des maisons au coeur (Robert Laffont, 2001) |
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Tobé, François
(Brive, 12 juillet 1918 - )
Médecin. Il est directeur (en 1960) des sanatoriums de Sancellemoz devenus
« Centre médico-chirurgical de cure et de réadaptation ». Egalement
chirurgien, il est membre de l'Union Internationale contre la tuberculose ;
de la Société française des maladies respiratoires ; de la Société de
chirurgie thoracique et cardio-vasculaire de langue française. Il est
chevalier de l'ordre national du mérite
(© H. Demay, Limousins) |
Tornade, Pierre (pseudonyme de Tournadre)
(Bort-les-Orgues, 21 janvier 1930)
Comédien. Il a joué dans de nombreuses pièces de théâtre, telles :
- Irma la douce (1956, 1957, 1958)
- Drôle de couple (1967)
- Trois hommes sur un cheval (1969)
- Occupe-toi d'Amélie (1970)
- Vos gueules les mouettes (1972-72)
- La Belle Hélène (1976-77)
- Le Charimari (1981), etc...
Interprète au cinéma, il a tourné notamment dans :
- Le petit baigneur (1967)
- Un cave (1971)
- Mais où est donc passée la 7e compagnie ? (1973)
- Dupont-Lajoie (1975)
- On a retrouvé la 7e compagnie (1975)
- Adieu, poulet (1975)
- Général, nous voilà (1978)
- L'oeil du maître (1979)
- Le chêne d'Allouville (1980), etc...
(© H. Demay, Limousins)
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