
de Toulzac à Turgot
Toulzac, Antoine de
Antoine de Toulzac, né à Brive en 1772, y est mort en 1853. Fils d'un lieutenant
criminel au présidial de Brive, il est, le 26 juillet 1830, nommé maire de
Brive, à la veille de la Révolution, et le restera sept ans durant. En 1823, une
rue fut percée depuis la place de l'église Saint-Martin, appelée alors place de
la Fraternité, jusqu'à la place du Civoire, de nos jours place des patriotes
martyrs, et fut tout bêtement appelée rue Neuve. En 1832, Toulzac et son conseil
municipal continuèrent le percement jusqu'à l'ancienne porte de Corrèze. Le
conseil en date du 5 novembre 1832 décida, alors qu'il était absent et malade,
de donner son nom à la nouvelle rue. Trois conseillers lui portèrent la
délibération qui mentionne : « Aujourd'huy (sic) cinq Décembre mil huit cent
trente deux… considérant que depuis bien des années la grande majorité des
habitants désirait (sic) que cette rue fut ouverte ; et que dans l'endroit où
était un sale ruisseau et des maisons tombant en ruine, l'œil aujourd'huy se
repose agréablement sur de beaux édifices et de riches magasins ; que c'est aux
soins multiplier (sic), au zèle et à l'activité de mr (sic) Toulzac que la
commune est redevable de l'exécution d'un tel projet… » et le conseil a voté à
l'unanimité la résolution de donner le nom de Toulzac à la rue Neuve.
source :
http://perso.wanadoo.fr/maddens/Rues-Brive/main.htm (site malheureusement fermé)
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Treich-Laplène, Marcel
(Tulle, 24 juin 1860 - décédé au large de Bassam, le 9 mars 1890)
Son
père, Jean-Baptiste-Gustave Treich-Laplène est notaire, puis devient maire
de la ville jusqu’en 1870. Plus tard, il vend son étude et entre dans la
magistrature coloniale. Il meurt à Mayotte en 1882.
Marcel Treich-Laplène fait ses premières classes à Ussel puis chez les
frères de la doctrine chrétienne pour enfin passer son bac de lettres au
collège des Jésuites de Poitiers. A la fin de ses études, il part en Algérie
où son père vient d’être affecté. Il y fait son service militaire où il
insiste auprès de ses supérieurs pour prendre part à une expédition en 1881
ayant pour but de "mater" les révoltes du Sud Oranais. En 1882, il se voit
obligé de retourner en métropole : il s’installe à la Rochelle.
Il "découvre" le commerce important entre la France et les colonies d’
Amérique. Ses activités de plus en plus intenses, connaissent un essor
particulier dans les années 1860, après l’installation sur la côte
occidentale d’Afrique, d’un négociant rochelais du nom d’Arthur Verdier. Le
jeune homme occupe la fonction de maître-répétiteur au lycée de la Rochelle.
Il envisage de s’inscrire à la faculté de droit pour préparer une licence.
C'est le préfet de la Rochelle, monsieur Lagarde, qui présente l’un à
l’autre Marcel Treich-Laplène et Arthur Verdier dans les premiers mois de
1883; ce dernier connaissait le jeune maître répétiteur de sa ville dont le
sérieux était parvenu à ses oreilles depuis plusieurs mois : Marcel avait
toujours été très apprécié de son proviseur. Celui-ci connaissait également
monsieur Verdier qui le comptait parmi les relations métropolitaines utiles
pour la réussite d’affaires comme celles qu’il allait entreprendre en
Afrique au moment où la France relance sa politique coloniale après la
défaite de 1870.
Le fondateur de la Côte d'Ivoire
Treich-Laplène s’embarque pour la Côte d'Ivoire en août 1883 pour un voyage
de trois semaines au comptoir d'Assinie où dans un premier temps il exerce
la fonction d’agent dans la plantation d’Elima. Il part ensuite pour Grand
Bassam. Cette bourgade le surprend par son charme, son animation et sa
prospérité naissante.
Au printemps 1884, il retourne à Elima où il est fait gérant responsable de
cette immense plantation de café de 125 hectares qui donnera ses premières
récoltes en 1889. Mais Treich-Laplène ne s’arrête pas là et projette de la
transformer en un jardin d’arbres fruitiers capable de fournir toute la
colonie en fruits.
De 1883 à 1887 (période où il reste à Elima), il construit une boutique, un
dispensaire, un château d’eau et une école. Il a donc contribué à
l’amélioration des conditions de vie dans le village et les habitants lui en
sont très reconnaissants. Mais le village d’Elima n’est qu’une étape dans la
vie coloniale de Treich-Laplène qui ne tarde pas à partir vers d’autres
destinations.
C’est ainsi que le 2 mai 1887, il part en expédition pour Bondoukou afin d’y
établir des traités d’alliance au nom de la France. Il effectue le même
travail à Bettié et le 23 mai 1887, cette région est placée sous protectorat
français. Ces traités sont utiles pour les visées coloniales de la France et
constituent un obstacle aux prétentions anglaises. Après ces voyages, il
regagne la plantation d’Elima où il retrouve ses activités antérieures.
En novembre 1887, Treich-Laplène revient en France où il publie son récit de
voyage et reçoit la grande médaille d’or de la société de topographie de
France.

En décembre 1887, il repart pour Assinie où il ne reste que jusqu’en mai
1888 : il est contrait de regagner la France car il souffre d’une Fièvre
paludéenne. Le 4 août 1887, de retour à Assinie il apprend qu’il doit partir
pour une expédition dans le Bondoukou. Le 7 septembre 1888, l’expédition se
met en route pour la capitale. Le 16 octobre 1888, il signe un traité avec
le roi. Le 24 octobre, il se rend à Bondoukou où il assiste à des sacrifices
humains qui le choquent beaucoup. Par la suite, il rédige un article sur ce
sujet, publié dans le grand quotidien national "Le Temps" du 15 janvier
1889. Marcel Treich-Laplène est fait chevalier de la légion d’honneur le 2
avril 1889 par le Président de la République Sadi Carnot. A nouveau, atteint
d’une fièvre, il est rapatrié d’urgence vers la France, mais meurt sur le
bateau en mars 1890. D’abord enterré à Grand-Bassam, son corps est transféré
à Ussel le 27 septembre 1891.
On considère Marcel Treich-Laplène comme le fondateur de la Côte d’Ivoire où
une ville porte son nom: Treichville. Une stelle offerte par "le souvenir
colonial français", se dresse à Grand-Bassam.
A Ussel, un monument fut inauguré le 22 août 1897. Il fut d’abord installé
sur un boulevard qui sera par la suite baptisé : Boulevard Treich-Laplène,
puis est déplacé à divers endroit de la ville pour se retrouver aujourd'hui
dans un parc à proximité de la mairie.
© Institution Notre-Dame de la Providence à
Ussel en Corrèze
http://www.notredame-ussel.asso.fr/Marcel_Treich_Laplene.htm
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Treilhard, Jean-Baptiste
Jean-Baptiste Treilhard naquit à Brive le 3 janvier 1742, et mourut à Paris
le 1er décembre 1810. Son père était avocat au Présidial de Brive, juge de
l'abbaye d'Obazine, fermier et administrateur des terres du duché de
Ventadour, premier consul de Brive en 1740, et maire perpétuel de la ville en
1769. Elève du collège des doctrinaires à Brive, Jean-Baptiste reçut un
enseignement conciliant les exigences de la science et de la foi. Une anecdote
raconte qu'en 1761 trois jeunes voyageurs, en route vers Paris, se rencontrèrent
près d'Avallon (Yonne), et cheminèrent ensemble vers la capitale, où ils
allaient chercher fortune. Ils se confièrent leurs rêves, leurs espérances : le
premier venait de Montpellier, où il avait étudié la médecine, le deuxième,
natif d'Avignon, se voyait prédicateur, le troisième était Treilhard. Approchant
de Paris, ils entendirent le gros bourdon de Notre-Dame sonnant à toute volée. -
« Entendez-vous cette cloche », dit Treilhard au deuxième, l'abbé Maury, « elle
annonce que vous serez Archevêque de Paris ». « Probablement quand vous serez
ministre ! » répliqua celui-ci en riant. « Et moi que serai-je ? » s'écria le
premier. « Vous, vous serez médecin du Roi ». Les trois prophéties devaient se
réaliser. Ses études achevées, Treilhard débuta dans la vie publique comme
avocat au Parlement, sous le double patronage de Turgot et de son concitoyen
l'abbé d'Espagnac, ami de sa famille et frère du général. Ses mérites naturels,
la vigueur de son esprit, son intelligence vive et droite, sa religion du
devoir, toutes ces fortes qualités, soutenues par une grande puissance de
travail et aussi par la foi qu'il avait en lui, lui permirent d'acquérir
rapidement au Barreau de Paris une place éclatante et de devenir, sans tarder,
l'égal des plus illustres maîtres. Ce jeune talent, il allait le mettre au
service de sa ville natale dans la lutte qui l'opposait, depuis plus de vingt
ans, au duc de Noailles, qui réclamait, au nom des familles de Turenne et de
Malemort, ses ascendants, la propriété des murs et des fossés de la ville. Une
autre prétention était encore plus sensible à la dignité des habitants : le duc
voulait interdire aux consuls de porter le titre de baron et envisageait que,
revêtus de leur robe consulaire, ils vinssent lui présenter les clefs de la
ville et lui rendre hommage à genoux : Malgré son éloquence et son art,
Treilhard ne put convaincre les juges et il perdit sa cause, mais acquit
l'estime et la reconnaissance de ses concitoyens. La Révolution le vit membre de
la Convention qu'il présida pendant une partie du procès de Louis XVI, votant la
mort du roi sous réserve de l'appel à la Nation. Sous le Directoire, il présida
le Conseil des Cinq-Cents mais ne réussit pas à s'imposer comme membre du
Directoire. Son titre de gloire résida dans l'importante contribution qu'il
apporta à l'élaboration du code civil. Aussi Napoléon, après avoir proclamé
l'Empire, combla-t-il d'honneurs l'éminent jurisconsulte. Eugène Marbeau le
décrit comme « un homme honnête et droit qui se contente de faire son devoir
dans la situation où la fortune le place, mais qui ne cherche pas à diriger sa
vie et à dominer les événements ».
source :
http://perso.wanadoo.fr/maddens/Rues-Brive/main.htm (site malheureusement fermé) |
Treuil,
Hervé
peintre amateur à Objat
agriculteur de profession, il peint pour son plaisir
Troyat, Henri
Henri Troyat, de l'Académie Française, marié à une originaire de la de Bugeat, y
fit de nombreux séjours et y puisa son inspiration pour son livre « Les
semailles et les moissons ».
sources : site de Jean-Pierre Mourieras
http://perso.wanadoo.fr/jean-pierre.mourieras/celebrites.htm
renseignement transmis par Richard Levieux
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Turenne, famille
Turenne, village médiéval, connu pour son antique château fort depuis
le Xe siècle au moins, et dont les vicomtes, héritiers des Malemort, furent
co-seigneurs de Brive avec les Consuls, et luttèrent longtemps contre la ville.
Le plus illustre fut : Henri de la Tour d'Auvergne, vicomte de Turenne, né à
Sedan (Ardennes) en 1611, fut tué à Salzbach (Bourg d'Allemagne, province de
Bade) en 1675. Maréchal de France avec Condé, il remporta les victoires de
Fribourg (Suisse) en 1644, de Nordlingen (Canton de Bavière) en 1645, et en
1647, il gagna la bataille de Somershausen (Flandres-orientales près de Gand),
qui contribua beaucoup à la conclusion de la paix de Westphalie. Pendant la
Fronde, Madame de Longueville l'entraîna un moment dans le parti hostile à
Mazarin, mais après avoir été battu à Rethel par le maréchal d'Hocquincourt, il
se rallia à la Cour et battit Condé dans le faubourg Saint-Antoine (Paris), en
1652, bataille gagnée grâce aussi au canon de la Bastille, que fit tirer
Mademoiselle de Montpensier. Ses succès en 1658, notamment la bataille des Dunes
(près de Dunkerque), permirent la conclusion du traité des Pyrénées en 1659. Il
commanda l'armée française pendant la guerre de Dévolution en 1667, (guerre que
fit Louis XIV au décès de Philippe IV d'Espagne, pour obtenir les Pays-Bas, au
nom de sa femme Marie-Thérèse), et, pendant la guerre de Hollande (1672), il
s'illustra durant l'hiver de 1675 par sa belle conquête de l'Alsace. Il allait
vaincre, sur le Rhin, le général autrichien Montecuccoli, lorsqu'il fut tué par
un boulet à Salzbach. Le général, en apprenant sa mort, dit de lui : « Il est
mort ? Un homme qui faisait honneur à l'Homme ». Cette mort fut un deuil
national. Très simple, très modeste, très bon pour ses soldats, il tirait sa
valeur militaire surtout du calcul et de la réflexion. Il a laissé des Mémoires.
source :
http://perso.wanadoo.fr/maddens/Rues-Brive/main.htm (site malheureusement fermé) |
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Turgot, Anne Robert Jacques, baron de l'Aulne
Anne, Robert, Jacques Turgot, baron de l'Aulne (Bretagne) naquit à Paris en 1727
et y mourut en 1781. Intendant de la généralité de Limoges, puis ministre des
finances sous Louis XVI, il voulut entreprendre de grandes réformes inspirées
par les doctrines des philosophes, et en particulier des physiocrates. Ces
derniers, sous l'influence du philosophe Quesnay, défendaient la doctrine du «
laisser faire » et du « laisser passer ». Cette méthode a fait naître l'économie
politique et fut une partie de l'œuvre fiscale de la Constituante. Turgot
supprima les douanes intérieures et voulut établir la liberté du commerce et de
l'industrie, en supprimant les organismes de défense corporative du type
Maîtrise et Jurande, mais il ne put triompher de la routine et du mauvais
vouloir des classes privilégiées. Intendant de Limoges, il transforma le
Limousin en construisant des routes, en implantant des industries textiles, en
introduisant la culture de la pomme de terre et l'élevage du mouton mérinos.
C'est Turgot qui favorisa l'implantation de Le Clere à Brive. Il chercha à
dynamiser le commerce et l'industrie en diminuant les impôts et les charges de
l'Etat. Vivement attaqué par la reine et les privilégiés, peu aimé de l'église
et combattu par les partisans de la guerre à l'Angleterre qu'il repoussait par
souci d'économie, Turgot perdit la confiance du roi et se retira le 12 mai 1776.
L'apport de Turgot à l'industrie et au commerce est en général mal connu. Ses
écrits tels les Lettres sur la tolérance (1754), Réflexions sur la formation et
la distribution des richesses (1766), furent peu lus. Il collabora à
l'Encyclopédie.
source :
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