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Uc de la Bacalaria (Bachellerie)
jongleur (joglar) sans grand talent et troubadour (trobador). Six
de ses pièces nous sont parvenues. Relations avec le trobador Savaric de Mauléon
dont on sait le rôle politique important en Poitou. Miquèla Stenta dans
l'Encyclopédie « Corrèze » (Paris, Bonnefond 2003, p.185).
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Ussel
Quatre trobadors appartiennent à cette famille : les trois frères Gui,
Eble, Pèire, et leur cousin Eliàs. Tous possédaient le château en commun.
Ussel, Gui d'
Troubadour. Seigneur d’Ussel. Il a deux frères : Ebles et Pèire, et un
cousin : Eliàs, eux aussi trobadors.
Gui (Guillot) naquit vers 1170. Il a donné son nom au Château de la
Garde-Guillotin qu'il habitait dans la commune de Merlines et composé plusieurs
chansons en l’honneur de Marguerite d’Aubusson et de la Comtesse de Montferrand.
Vers 1209, le légat du Pape Innocent III lui fit jurer de renoncer à la musique,
probablement parce que poésie et charge de chanoine n'étaient pas compatibles?
Peut-être parce que chanter l'amour et la femme étaient incompatibles avec les
règles de l'Eglise? Toujours est-il qu'avant d’y renoncer, Gui s’enamoura d’une noble dame de Provence, donna Monas
d'Egitto, nièce de Guillaume de Montpellier et cousine germaine de la Reine
d’Aragon pour qui il écrivit plusieurs pages. Amours malheureuses qui se
conclurent par un échec. Pour le consoler, Marie de Ventadour « La dame la plus
estimée du Limousin » lui adressa une poésie en l’invitant à répondre par une
tenson. Gui retrouva son inspiration avec succès. Il mourut vers 1230.
Eliàs avait un château dont on peut voir les ruines, à Charlus-le-Pailloux sur
la Commune de Saint Exupéry. Il nous reste huit chansons, trois pastourelles et
neuf tensons de Gui, quatre d’Ebles et six d’Eliàs. Ces oeuvres se distinguent
par leur spontanéité, leur fraîcheur et leur grâce.
sources : Office du Tourisme d'Ussel
http://www.ot-ussel.fr/communes-ot/ussel_16.htm
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poème de Gui d'Ussel
cité par Miquèla Stenta dans l'Encyclopédie « Corrèze », Paris, Bonnefond
2003, p.183. |
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L'autre jorn per aventura,
m'anava sols cavalgant,
un sonet notant ;
trobei toza ben estant,
simpl'e de bela faitura,
sos anhèls gardant.
E, quant ilh m'auzi chantant,
trais s'enant,
e pres-me pel fren e jura
qu'anc tant mal non fezi chant,
e cridès Robin no's n'an |
L'autre jour, par hasard,
j'allais seul à cheval,
notant une mélodie ;
je rencontrai une aimable jeune fille
simple et de beau visage,
qui gardait ses agneaux ;et quand elle m'entendit chanter,
elle s'avança,
prit mon cheval par le frein, jurant
que jamais je ne fis si mauvaise chanson,
et cria à Robin de ne pas s'en aller
(traduction : J. Audiau) |
Ussel, Guillaume d'
Guillaume d'Ussel, héros de la Résistance, et descendant d'Hector d'Ussel. Fils
cadet du comte d'Ussel, il est né le 7 juillet 1906 à Neuvic d'Ussel, et mort en
déportation au camp de Neckargerach (Allemagne). Fils d'officier, il apprend
très jeune le sens du mot Patrie et suit l'exemple paternel en choisissant
Saint-Cyr, d'où il sort dans un rang honorable. Il sert dans l'armée de
pacification du Maroc, et en 1939, il est capitaine sur le front de France.
Blessé, évacué, sa convalescence à peine terminée, survient l'armistice de 1940
; il prend son poste d'instructeur à l’Ecole de Saint-Cyr, repliée à
Aix-en-Provence. Ses cours sont axés sur la revanche, mais il n'aura pas le
temps de former de nouveaux combattants, l'Armée étant dissoute. Il regagne
Neuvic d'Ussel et rentre dans la résistance, sous le pseudonyme de « Nicolo »
où, sous les ordres de Raymond Faro, de Guédin et de Vaujour, il organise l'AS
(Armée Secrète). Il ne verra pas la libération, car il est arrêté à Brive lors
de la rafle du 5 mai 1944. Déporté, torturé, il ne faiblira pas et mourra au
camp de Neckargerach. Un de ses compagnons d'infortune lui glissa dans la bouche
un tube d'aspirine dans lequel il avait inscrit son nom, ce qui permit de
l'identifier et de l'inhumer dans le caveau de famille à Neuvic d'Ussel.
source :
http://perso.wanadoo.fr/maddens/Rues-Brive/main.htm (site malheureusement fermé)
Ussel, Hector d'
Jean, Jacques, Hector d'Ussel, héros de l'épopée napoléonienne, né à Brive
le 13 septembre 1785, est mort au champ d'honneur le 21 juillet 1811, sous
les murs de Fontes, près de la ville Halama en Espagne. Quand la révolution
éclata, son père, Hyacinthe d'Ussel, fut nommé par ses concitoyens
commandant de la garde nationale de la ville d'Ussel, avant d’être le
premier maire élu de cette ville. Il commanda le 6ème Dragon à l'armée du
Nord et fut destitué comme noble, le 5 février 1794. Son fils Hector avait
alors 9 ans. Après une éducation en famille, puis à Tulle, il passe une
année studieuse à Paris, où il étudie les mathématiques. Il entre à l’École
spéciale militaire de Fontainebleau le 19 Février 1805. Il est
sous-lieutenant au 106ème Régiment d'Infanterie le 19 avril 1806, puis, à sa
demande, muté au 16ème Dragon, où il sera nommé lieutenant le 24 avril 1810.
Il se distingue particulièrement à la bataille d'Eylau, le 8 février 1807,
ainsi qu'à celle de Friedland, 14 juin 1807. Il est fait chevalier de la
Légion d'honneur le 1er octobre 1807, il a 22 ans. Il combat en Espagne et
est fait officier de la Légion d'honneur, le 22 décembre 1810. Son nom est
gravé en lettres d'or sur le monument qui commémore, au cimetière de Brive,
les enfants de la ville morts au champ d'Honneur.
source :
http://perso.wanadoo.fr/maddens/Rues-Brive/main.htm (site malheureusement fermé)
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